Marion Maréchal Le Pen: «Ils ne comprennent pas que le Front national est incontournable»

INTERVIEW – La députée FN du Vaucluse, invitée vedette du Rendez-vous de Béziers, organisé par Robert Ménard, n’a pas apprécié certains propos du maire, ni la façon dont est traité son parti. Elle a quitté les lieux plus tôt que prévu.

LE FIGARO.- Votre départ précipité est-il le signe d’une rupture avec Robert Ménard?

Marion MARECHAL-LE PEN.- Non, je ne le souhaite pas. Il n’y a pas de drame et je continuerai à discuter avec Robert. Mais s’il explique que ses idées devront s’incarner si le Front national ne les reprend pas, que devons-nous en conclure? Doit-on imaginer une nouvelle candidature pour la présidentielle? Une tentative de prendre deux ou trois points au FN et d’empêcher Marine Le Pen d’accéder au second tour? Moi, je ne partage pas cette stratégie. On peut avoir des alliés critiques, mais compte tenu de l’urgence de la situation, accordons-nous au moins sur le fait que le FN est le seul parti capable de changer les choses.

La vivacité des débats et des déclarations n’était-elle pas prévisible?

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«L’Algérie est une bombe à retardement»

50% de la population algérienne à moins de 30 ans. Le jour où se pays explose, la France fera partie des victimes.


Interview Ali Benouari met en garde les Européens sur le risque d’effondrement du système algérien après le départ d’Abdelaziz Bouteflika.

Installé en Suisse depuis plusieurs années, Ali Benouari suit avec inquiétude l’évolution de la situation politique en Algérie. En 2014, l’ancien ministre des Finances du gouvernement Ghozali est retourné en Algérie et a essayé de se présenter à l’élection présidentielle. Le pouvoir a tout fait pour entraver ce retour au prétexte que l’intéressé n’aurait pas recueilli les 60 000 signatures de parrainage. Visiblement, il en faut plus pour arrêter Ali Benouari, qui tire aujourd’hui la sonnette d’alarme en prédisant une faillite financière de son pays d’ici à la fin du mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

Pourquoi montez-vous au créneau ces derniers temps pour dénoncer avec autant de véhémence la faillite du système algérien?

Parce que l’Algérie est rongée de l’intérieur et que personne ne prend vraiment la mesure de ce qui est en train de se passer. Tout le système risque de s’effondrer. Abdelaziz Bouteflika a mené le pays dans une impasse en refusant d’engager des réformes. Le système de gouvernance est à bout de souffle. En figeant les choses, il a détruit le rêve d’une union des peuples nord-africains et compromis la stabilité et l’avenir de la région.

Vous ne noircissez pas trop le tableau? Il y a tout de même l’argent du pétrole même si les cours sont au plus bas pour le moment…

Non. Le pays ne produit presque rien. Il survit grâce aux importations. Le déficit de sa balance des paiements atteindra des sommets en 2019, de même que le chômage et l’inflation. Quant à l’argent du pétrole, il a été gaspillé, pillé. Les besoins sociaux de près de 45 millions d’habitants, dont 5 millions de plus au cours de l’actuel mandat, ne pourront bientôt plus être couverts. La manne pétrolière aurait pu servir à remettre le pays sur les rails grâce à des réformes hardies. Mais cela n’a pas été le cas.

Que va-t-il se passer selon vous?

Le déficit budgétaire, qui dépasse déjà 12% du PIB, restera important et ne pourra plus être financé, dès l’année prochaine. S’il n’est pas résorbé d’une manière ou d’une autre, il ne sera plus possible de payer les fonctionnaires, d’assurer les services publics et de maintenir les subventions aux catégories sociales les plus vulnérables. La loi de Finances 2016 a sonné le début de l’austérité. Les troubles sociaux ont déjà commencé. Les grèves et émeutes ne pourront plus être calmées comme autrefois par des hausses des salaires parce qu’il n’est plus possible de compter sur l’augmentation de la rente pétrolière. Ce modèle tire à sa fin. Si on continue sur cette lancée, l’Algérie court à la faillite et les effets s’en ressentiront bien au-delà des frontières du pays.

Pourquoi êtes-vous aussi remonté contre les dirigeants européens et français notamment?

La France doit arrêter de soutenir une dictature qui n’a rien à envier à celles de Ben Ali, de Moubarak ou de Kadhafi. Elle doit aussi cesser de fermer les yeux sur les fortunes colossales soustraites au peuple algérien et qui sont investies en France. Le défilé des politiciens français qui viennent chercher des soutiens à Alger avant chaque campagne est aussi indécent qu’insupportable. La France et l’Europe doivent changer leur attitude et prendre conscience de ce qui est en train de se jouer. L’Algérie est une bombe à retardement. Et pas seulement pour elle-même. Ce pays est le plus grand pays d’Afrique. Il jouit de plus d’une position géographique très particulière, face à l’Europe de l’Ouest avec laquelle il entretient des liens denses et multiformes, mais aussi du fait de ses frontières. Si le pays bascule dans le chaos, la crise syrienne fera figure de fait divers. (TDG)

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Toutes les propositions de ‘Oz ta droite’

Lu sur Fdesouche

Les propositions qui ont été adoptées à mains levées en conclusion du Rendez-vous de Béziers organisés par Robert Ménard.

 

Parce que la France a besoin d’identité et d’autorité.
Parce que la politique n’est pas un métier ni la France une entreprise.
Parce qu’il vaut mieux ouvrir les portes par le mérite que les fermer par l’argent.
Parce qu’à force de naturaliser en masse, on dénature en bloc
Parce que mieux vaut le risque dans la liberté que la certitude dans l’assistanat.
Parce que mieux vaut une préférence nationale que l’appauvrissement général.
Parce que l’insécurité est une guerre et l’ordre une libération.
Parce que mieux vaut faire des enfants que les importer.

Oz ta droite !

Oz ta droite, ce n’est pas un programme, c’est une frontière. Celle que la gauche interdit de franchir. Celle qu’une partie de la droite ne passe qu’en contrebande, le temps d’une élection. Une frontière qui délimite le monde dans lequel nous vivons de celui dans lequel nous pourrions vivre.
Un monde où les mots auraient un sens, où les actes ne seraient pas feints, où le débat ne serait pas le monologue des miroirs. Un monde où le réel serait enfin affronté et pas dénié ou détourné.
Un monde où la personne prendrait le pas sur l’individu, le peuple sur le marché, le politique sur le juridique.
Pour rejoindre ce monde, il suffit de passer la frontière.

Passe la frontière ! Oz ta droite !

De l’air

  • Moratoire de cinq ans sur les impôts ainsi que les réformes des collectivités territoriales.
  • Fin du statut de fonctionnaire, sans rétroactivité, pour les agents des ministères non régaliens et les collectivités territoriales.
  • Abolition des lois attentatoires à la libre d’expression.
  • Principe de supériorité du politique sur le juridique : limitation du contrôle de constitutionnalité.
  • Simplification radicale des normes et obligations administratives pour les agriculteurs, artisans, commerçants, professions libérales, PME, sous un seuil de chiffre d’affaires déterminé.
  • Mise en place du « chèque scolaire » pour donner aux familles le libre choix de l’école.
  • Moratoire sur l’ouverture de grandes surfaces.
  • Supprimer le principe de précaution et instaurer une liberté d’expérimentation.
  • Exiger la préférence agriculturelle française.

De l’effort

  • Suppression des 35 heures.
  • Retraite à 65 ans.
  • Moratoire sur les dépenses budgétaires hors Famille et Défense jusqu’au retour de l’équilibre budgétaire et afin de réduire la dépendance envers les banques.
  • Priorité aux économies dans le domaine de l’Etat providence.

De l’ordre

  • Dénoncer l’adhésion de la France aux articles de la Convention européenne des droits de l’homme qui privent la police et la justice françaises des moyens de mener à bien leurs missions.
  • Déchéance de nationalité pour les terroristes et les apologistes du terrorisme.
  • Installation d’un poste de gendarmerie permanent, couplé à des moyens juridiques spécifiques et conséquents dans une première série de 100 zones de « non-France » jusqu’à complet rétablissement de la présence républicaine et française.
  • Abaissement de la majorité pénale à 15 ans.
  • Expulsion systématique des condamnés étrangers à l’issue de leur peine de prison et conclusion d’accords bilatéraux pour que ces étrangers purgent leur peine de prison dans leur pays.
  • Création d’une Garde nationale composée de volontaires sélectionnés, âgés de 25 à 50 ans, sans double nationalité, et constituée sur une base départementale, pour un effectif total de 100 000 hommes et femmes.
  • Nouvelle réglementation sur la légitime défense pour les forces de l’ordre.
  • Supprimer la règle qui permet à tous les condamnés à moins de deux ans de prison d’échapper à la prison.

De l’indépendance

  • Sortir la France de l’organisation militaire intégrée de l’OTAN afin de retrouver notre souveraineté stratégique.
  • Rétablissement de la supériorité des lois françaises sur la réglementation européenne et les traités internationaux par une réforme de la Constitution adoptée par référendum.
  • Maintien du parc nucléaire français.
  • Augmentation de la part du PIB consacré aux armées et à la défense pour atteindre 3%.
  • Engagement à refuser le traité transatlantique.
  • Suspension de l’espace Schengen.
  • Favoriser des voies alternatives à l’Ecole Nationale de la Magistrature pour déformater les futurs magistrats.

Du mérite

  • Liberté donnée aux universités de sélectionner à l’entrée leurs étudiants, quel que soit le cycle.
  • Élargissement des bourses scolaires au mérite.

Du sens

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Verdun: la mise en scène des jeunes qui courent à travers les tombes fait polémique

Cette cérémonie a été encore une fois l’occasion pour l’oligarchie de nous vendre sa propagande immigrationiste, européiste, anti-nationale et mondialiste.
Mais ce qui choque c’est le festivisme déplacé dans ce contexte. Feu Philippe Murray nous avez prévenu.


La mise en scène de la grande cérémonie de commémoration de la bataille de Verdun ce dimanche confiée à un cinéaste allemand ne plaît pas à tout le monde. Outre des internautes indignés, le FN a déjà marqué son opposition à cette scène montrant des jeunes courir à travers les tombes de l’ossuaire de Douaumont.

[…] une scénographie conçue par le cinéaste allemand Volker Schlöndorff où 3.400 jeunes, Continuer la lecture de Verdun: la mise en scène des jeunes qui courent à travers les tombes fait polémique

Autriche : soupçons d’irrégularités sur l‘élection présidentielle

En Autriche, une enquête a été ouverte pour irrégularités trois jours après la victoire à l‘élection présidentielle du candidat écologiste, Alexander van der Bellen, sur le candidat nationaliste Norbert Hofer. .

Dans cinq bureaux de votes, le dépouillement des votes par correspondance aurait commencé trop tôt et sans la présence d’une commission de contrôle. Le FPÖ, le parti d’extrême-droite, exclut pour l’instant toute contestation des résultats.

“Les résultats démocratiques doivent être respectés, a affirmé le chef du parti, Heinz Christian Strache. Il y a de nombreux soupçons de la part de la population, ils doivent être vérifiés par des juristes et des gens indépendants. Le peuple n’aime pas ce genre de choses, il veut avoir confiance en la démocratie et l’Etat de droit et nous devons nous en assurer.”

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«Populisme, nationalisme, extrême droite» : et si on arrêtait avec les poncifs ?

Au moment des élections en Autriche, de nombreux commentateurs ont fustigé le «populisme» du candidat du FPÖ. Retour sur une notion souvent abordée de façon paresseuse, estime Vincent Coussedière, agrégé de philosophie.

«Le populisme est anti-islam et (ou) anti-immigré et (ou) anti-européen»: Fort bien, mais un tel reproche suppose t-il alors qu’il faut être pro-islam ou pro-immigré ou pro-européen?

Le discours sur le «populisme» fonctionne comme une idéologie paresseuse, par laquelle les élites politiques et intellectuelles cherchent à éviter le défi qui leur est posé: reconstruire une véritable offre politique. Les exemples pris ci-dessous de cette novlangue ne sont bien sûr pas exhaustifs… […]

Si montée du populisme il y a, ce n’est pas celle d’une idéologie concertée et structurée comme au temps du fascisme et du communisme. C’est celle d’une demande politique des peuples européens confrontés à des défis communs qui ne sont pas pris en charge par les soi-disant partis de gouvernements. […]

Marine Le Pen : Présidente du Front National (France); Nigel Farage : Président du Parti pour l’Indépendance du Royaume-Uni (UKIP) (Royaume-Uni) ;Frauke Petry : Présidente de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) (Al:emagne): Matteo Salvini : Secrétaire fédéral de la Ligue du Nord (LN) (Italie)

L’hésitation des commentateurs sur la nature du populisme leur fait choisir souvent d’autres expressions: «repli nationaliste» et «extrême droite» sont les plus fréquemment employées. L’ennui est que ces expressions ne sont pas plus précises et pas moins dénuées d’ambiguïtés que celle de «populisme». […]

Quant à l’ «extrême droite», de quel extrémisme parle-t-on et de quelle droite? L’extrémisme suppose une visée révolutionnaire ou l’usage de la violence, ce qui ne s’observe pas pour nombre de mouvements populistes européens, la «droite» quant à elle peut être pensée sur un plan économique (ultra-libéralisme) ou institutionnel (nostalgie monarchique) ou moral (mœurs)? […] Continuer la lecture de «Populisme, nationalisme, extrême droite» : et si on arrêtait avec les poncifs ?