Pierre Cassen: Des assises à Mélenchon en passant par l’Egypte.

Pierre Cassen repond par téléphone à quelques questions sur l’actualité de ce début d’année 2011. Il revient plus particulièrement sur le débat sur l’Islam organisé par l’UMP. Et il en profite pour donner son avis sur les  » révolutions » arabes, la remise en cause du multiculturalisme par Merkel, Cameron et Sarkosy, l’immigration, ainsi que la laïcité selon le petit père sans peuple Jean-Luc Mélenchon.
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Fais pas le malin, petit bonhomme Mélenchon ! (1)

C’est un homme de gauche. Il en est ostensiblement fier. Même si la gauche a trahi ses électeurs. Même si la gauche est dans une impasse idéologique. Même si la gauche a choisi la bureaucratie européenne contre le peuple. Même si la gauche a laissé derrière elle une démocratie en lambeau et une république aux abois. Il sait tout ça. Lui-même a accompagné la débâcle. Il a participé à la mise à sac de ce qui faisait notre souveraineté (2).

Quand il le fallait, sous commandement de la gauche, il n’a pas hésité à vitupérer contre ceux qui nous mettaient honnêtement en garde face à l’omnipotence de l’Europe. Aujourd’hui, il retourne sa veste. Y a pas de doute, il est de gauche ! De la gauche sectaire. Ne lui parlez pas de la droite, il la honnit. Même si celle-ci fut plus lucide que lui.

Crânement, il catéchise: « Le Fn ? un parti de Nazi à interdire » (3). Mais pourquoi débattre avec des nazis à l’heure du petit déjeuner Jean-Luc ? Pour se faire mousser ? Pour faire croire que le Parti de gauche est une alternative ? Une alternative en mission alors ! Une alternative qui propose un ticket avec l’ anti-républicain et européiste Cohn Bendit (4). Une alternative d’escrocs qui pense une nouvelle fois se payer sur la bête. Une alternative qui, dés que l’occasion se présentera, ira dans les jupons de Martine Aubry, celle qui autorise la tenue d’une conférence du Mufti de Jérusalem, alors que le parti qu’elle dirige fut le premier à vouloir interdire les assises contre l’Islamisation. Une alternative de rabatteur pour un PS en mal de peuple.

Le petit père du peuple perdu

Le peuple justement, celui des ouvriers, celui qui depuis belle lurette ne vote plus pour la gauche.

« Des abrutis, des renégats, des social-traitres… au Goulag » claironne l’admirateur des autocrates Chavez, Castro & co (5). Non, décidément la gauche mérite mieux, et le peuple aussi.

Pourquoi ? Parce qu’en quelques minutes, l’ordonnateur du Grand Bien nous a démontré à l’occasion du débat contre Marine Le Pen sur BFM/RMC qu’il n’était en rien différent du PS.

L’immigration ? « Pas de problème, y a qu’ à régulariser tout le monde…. et puis y en n’a pas plus que dans les années 30 ! » Et bien voyons ! Les Yeux grands fermés Jean-Luc…… (6)

Et l’ Aide Médicale de l’Etat (AME) ? « Des foutaises de fascistes ».

Et l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) (7) qui permet à des vieux immigrés arrivés de la dernière pluie qui N’ONT JAMAIS TRAVAILLÉ en France de toucher UNE RETRAITE de 700 €.

- « Meuh non c’est pas vrai »

L’islam alors? « Là aussi Y a pas de problème… en matière de laïcité la priorité c’est l’Alsace et la Lorraine. ».

Dont acte ! Considérons donc que Mélenchon n’est pas le laïque qu’il prétend être. Le voile, les mosquées financées par ses amis socialistes, les revendications musulmanes à l’hôpital et dans les entreprises, les cours d’histoire sur la shoa, sur la colonisation, sur la guerre d’Algérie de plus en plus souvent remis en cause….ne posent aucun problème à Mélenchon !

Et puis l’Europe ? « Je vais exiger un SMIC Européen. ». Mais à qui Mélenchon va imposer un smic européen ??? A tous ceux qui l’ont refusé depuis plus de 20 ans. Rassurez-moi, Mélenchon ne croit pas encore à ce doux rêve qui figurait dans le programme du PS dans les années 90 ? A l’époque où Jean-Luc nous promettait une Europe aux lendemains qui chantent. Une Europe de bisounours. Une Europe friandise avec des rubans roses autours. Fini les jolis contes et la démagogie… un peu de courage !

Si dans ce débat Marine Le Pen a eu tort c’est sur un seul point : Mélenchon n’est pas Yvette Horner juchée sur un char du tour de France. Non, Mélenchon est l’une de ces baudruches politiciennes qui s’accrochent au char et qui, au premier coup de vent, se dégonfle avec fracas dans le ciel des idées. Et sur RMC, Jean-Luc a entamé son ascension. Attention, Jean-Luc va faire PSCHIIIIIT…

Jérôme Cortier

(1) A l’occasion du débat qui opposa Mélenchon à Le Pen fille, deux phrases m’ont semblé illustrer la muflerie du petit père du peuple perdu : petite dame… et faites pas la maligne…

(2) Vidéo de Mélenchon qui défend Maastricht et qui prévoit que si le non passe le soleil va s’éteindre, la mer se retirer…..

http://www.prechi-precha.fr/?p=647

(3) Vidéo où JL Mélenchon désigne Marine Le Pen comme une héritière des nazis

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/melenchon-marine-le-pen-heritiere-28657

(4) Mélenchon propose à Cohn Bendit une alliance pour les régionales : http://www.dailymotion.com/video/xbcvdk_la-proposition-dalliance-de-melanch_news

(5) Mélenchon dit tout son mépris pour les ouvriers:http://www.nationspresse.info/?p=123226

(6) Titre du livre de la démographe Michelle Tribalat qui dénoncentt la propagande immigrationniste en France http://www.lexpress.fr/actualite/societe/michele-tribalat-les-pouvoirs-publics-relativisent-l-immigration_855913.html

(7) Une pétition a été lancée par le Cri du Contribuable http://le-cri-du-contribuable.pro-petition.fr/pas-de-retraite-en-france-sans-y-avoir-travaille

Grande Bretagne : le multiculturalisme en question (entretien radio avec Vincent Latour.)

Le multiculturalisme est un terme sujet à diverses interprétations. Il peut simplement désigner la coexistence de différentes cultures au sein d’un même pays. Mais il peut aussi désigner différentes politiques volontaristes en matière de gestion politique de la diversité.

La grande majorité des pays occidentaux forment des sociétés multiculturelles. Dans ce domaine la Grande Bretagne est souvent citée en exemple. Or, depuis plus d’une décennie, des critiques longtemps jugées inopportunes, se font entendre. Face à la montée des tensions communautaires, aux revendications ethnico-religieuses et à la fracture identitaire de plus en plus visible, le multiculturalisme connaît une sérieuse remise en cause de la part d’une partie de la société britannique et de certains de ses représentants politiques.

Maître de conférences en civilisation britannique à l’Université de Toulouse 2 – Le Mirail et membre de l’équipe Europe, Européanité, Européanisation au CNRS – Vincent Latour travaille sur l’évolution de l’identité britannique (Britishness). Dans cet entretien radiophonique qu’il a bien voulu nous accorder, il retrace l’histoire des politiques de gestion de la diversité menées depuis les années 60 en Grande-Bretagne et évoque les conséquences du différentialisme libéral.

Première partie:

Durée: 22mn

Multi1 by prechi-precha

Seconde partie:

Durée: 21mn

Multi2 by prechi-precha

David Cameron : Non au multiculturalisme, Oui à la britishness (britannicité)

Décidément, le multiculturalisme ne fait plus recette. Après Angela Merkel, c’est au tour du premier ministre britannique, David Cameron, de dénoncer l’échec de la politique menée à l’égard des minorités ethniques et religieuse depuis les années 80. Fini donc la tolérance à tout va, le relativisme et le différentialisme. Stop au multiculturalisme ! Ce revirement idéologique n’est pas mince. C’est même un coup de tonnerre ! Voilà plus de trente ans que le multiculturalisme britannique nous est présenté comme le modèle à suivre. La solution idéale pour mettre un terme à nos méchantes habitudes assimilationnistes !

Aujourd’hui encore, en dépit des résultats désastreux du multiculturalisme, les verts, le PS, le Parti de gauche, les communistes, le NPA et l’UMP n’ont d’yeux que pour cette idéologie devenue le dogme des modernes branchés et l’avenir indépassable du camp du bien. Le multiculturalisme britannique ne s’est pas imposé sans accrocs en Grande-Bretagne. Comme le précise Vincent Latours, Maître de conférence en civilisation britannique à l’université de Toulouse II (1), le multiculturalisme britannique est lié au différentialisme libéral qui s’est substitué au différentialisme colonial. L’opposition entre ces deux conceptions va prendre une tournure polémique à la fin des années 60 avec le discours « les rivières de sang » prononcé par un homme de première plan au sein du parti conservateur britannique, Enoch Powell.

A l’occasion de ce discours, Enoch Powell dit se faire le relais de l’inquiétude que manifestent les anglais au sujet de l’immigration et, tel un prophète, affirme que les immigrés risquent de remettre en cause l’identité profonde de la Grande-Bretagne, et ainsi la mener à sa perte. Cette affirmation va connaitre un retentissement exceptionnel au sein des couches populaires. Enoch Powell se trouve alors soutenu par de nombreux britanniques. En réaction un mouvement anti-raciste se constitue. La polémique enfle. Enoch Powell est attaqué par une grande partie de l’élite britannique.

En secret, des membres du parti conservateur soutiennent Powell, mais le parti décide malgré tout de l’exclure du cabinet fantôme où il figurait comme premier ministrable (Shadow Cabinet). Aux élections de 1970 c’est Edward Heath qui deviendra premier ministre de la Grande-Bretagne. Dès lors, les gouvernements successifs mèneront une politique multiculturaliste que dénonce aujourd’hui David Cameron après avoir déclaré vouloir réduire l’immigration devenue trop importante dans ce pays. (3), (4)

Pendant presque 40 ans, et sur le dos du peuple britannique, les politiciens se sont servis de l’immigration et du multiculturalisme. En 2009, Andrew Neather, auteur des discours de Tony Blair, a avoué que : « le relâchement des contrôles était planifié pour ouvrir la GB à l’immigration de masse.
Outre l’entrée de centaines de milliers de personnes pour répondre aux besoins du marché du travail, il y avait également une « motivation politique » derrière la politique d’immigration…l’immigration de masse était pour le gouvernement du Labour le moyen de rendre le Royaume-Uni totalement multiculturel et « mettre le nez de la droite dans la diversité ».

Alors les déclarations de David Cameron et d’Angela Merkel signifient-elles que les dirigeants d’Europe sont prêts à ouvrir les yeux sur la situation désastreuse qu’ils ont eux-même créé ? On l’espère. Ou peut-être se rendent-ils enfin compte que les peuples grondent ! Dans ce cas, c’est la confirmation que la lutte menée commence à porter ses fruits.

En revanche, on imagine mal que cela puisse suffire à faire taire nos bêlants bien-pensants de France.

Jérôme Cortier

(1) http://www.prechi-precha.fr/?p=46″http://www.prechi-precha.fr/?p=46

(2) Nous devons être fous, littéralement fous à lier dans ce pays, pour autoriser chaque année l’entrée de 50.000 personnes, qui seront à l’origine de la future augmentation de la population d’origine immigrée. J’ai l’impression de regarder ce pays construire frénétiquement son propre bûcher funéraire.” Enoch Powell – 20 avril 1968

(3) http://www.20minutes.fr/ledirect/626181/monde-grande-bretagne-immigration-atteint-niveau-inacceptable-selon-cameron

(4)http://www.20minutes.fr/ledirect/626181/monde-grande-bretagne-immigration-atteint-niveau-inacceptable-selon-cameron

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/gb-david-cameron-rattrape-par-ses-promesses-sur-l-immigration-23-11-2010-1162571.php