Sarkozy et le sauvetage de l’euro : « Il devrait arrêter, franchement c’est grotesque ! »

La dette Grecque va nous couter trois fois plus que ce qu’elle nous aurait couté si elle était sortie de l’Euro dés le début de la crise. La politique économique de l’Europe est une pure folie. Et les apparatchiks de l’union Européenne espèrent nous imposer une plus grande intégration…(1)

Mais de plus en plus de voix critiques contre l’euro se font entendre.
C’est notamment le cas en Allemagne.
Le journal Handlsblatt publie aujourd’hui une lettre ouverte des patrons de petites et moyennes entreprises à A. Merkel. Il y est précisé que la chancelière a choisi « une voie néfaste avec sa politique de sauvetage permanent de l’euro ».
Ils demandent une modification des traités pour pouvoir sortir de l’euro.(2)
Il y a quelques semaines, s’était l’ancien patron des patrons allemands, Hans-Olaf Henkel,( pendant longtemps europhile convaincu) qui prônait un éclatement de la zone euro. (3)

En France, sur BFM Business dans l’émission Intégrale Bourse Olivier Delamarche, gestionnaire chez Platinium Gestion vient de mettre les « points sur les i » et demande au président Sarkosy d’arrêter ce cirque qui tourne à la tragédie…

C’est bien et cela ne fait que commencer…


Olivier Delamarche – Associé Gérant Platinum… par elouvrier

(1): http://www.prechi-precha.fr/2011/06/17/la-fin-de-letat-nation-voila-leur-reve/
(2): http://www.nationspresse.info/?p=137492
(3) http://www.marianne2.fr/Comment-les-Allemands-deviennent-eurosceptiques_a200596.html

Jean-Jacques Rosa: l’euro comment s’en débarrasser ?

Jean-Jacques Rosa vient de sortir son livre: l’euro comment s’en débarrasser ?. Invité sur France 5, l’économiste explique parfaitement la responsabilité de l’euro dans la crise grecque.
Il souligne aussi que les petits pays s’en sortent beaucoup mieux que les gros. Une analyse qui va à l’encontre de la pensée dominante qui cherche à imposer l’idée qu’il n’y a pas d’avenir en dehors de l’Europe face à la Chine, l’Inde et les USA.

( Monter le son… la qualité n’est pas très bonne ! )


Jean-Jacques Rosa sur la crise de l'euro par Antipenseunique

François Lenglet comme Marine Le Pen pense que la dévaluation c’est la solution…

François Lenglet vous a menti. Lors du tribunal inquisitorial  » Des paroles et des actes « , face à marine Le Pen (1), le chroniqueur économique a sorti l’artillerie lourde de l’illusionniste: statistiques bidons, infographies mensongères, arguments d’autorités, mensonges économiques, approximations dans les chiffres… la totale panoplie du petit terroriste intellectuel en mission pour terrasser l’infâme, Marine Le Pen.

Sauf que pour conserver un minimum de crédit au sein de la profession, François Lenglet est parfois bien obligé de dire la vérité. Et quand il dit la vérité, François Lenglet dit ce que dit Marine Le Pen.

Exemple dans sa chronique daté du 2 décembre 2010, l’économiste préconise la dévaluation et l’inflation….


François Lenglet préconise la dévaluation et… par MinuitMoinsUne


(1) Le plus drôle est sans doute quand il accuse Marine Le Pen de vouloir faire de la fausse monnaie… .

La démocratie totalitaire ou comment le despotisme oriental s’installe en Europe

Depuis 30 ans, notre système démocratique s’effiloche. Nous avons perdu des pans entiers de notre souveraineté. Le carcan juridique imposé par la construction européenne rend impossible toute tentative de gouverner la France. Seule une sortie de ce système pourrait nous permettre de recouvrer les bases fondamentales de la démocratie et de la république: Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Michel Geoffroy tente de faire le point sur la situation dans un article publié sur le site Polémia. On peut discuter de la pertinence de certain concept comme  » démocratie totalitaire » ou bien  » despotisme oriental »… mais il a le mérite de démontrer les effets pervers et antidémocratiques des décisions prises par nos gouvernants…. contre l’avis des peuples.

Le Système aime se parer des couleurs de la « démocratie », qu’il oppose bien sûr à l’horrible dictature. Les révolutions arabes ne déboucheraient-elles pas enfin sur « la démocratie » ?
Mais que recouvre ce terme exactement ? Voilà bien le problème aujourd’hui.

La démocratie comme procédure non comme contenu

La science politique classique distinguait traditionnellement les régimes politiques selon leur forme. Pour reprendre une classification basique : le gouvernement d’un seul (monarchie), le gouvernement des meilleurs (aristocratie), le gouvernement du peuple (démocratie), cette classification pouvant, bien sûr, être raffinée à l’infini.

La démocratie se définissait alors comme un processus politique particulier, dont on retrouve la définition dans la Constitution de la Ve République : « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

Mais subrepticement le Système a substitué, à cette définition objective et procédurale d’un régime politique, une approche subjective par le contenu. En clair un régime ne serait pas démocratique parce que le peuple aurait la décision finale, mais seulement si les décisions qui résultent de cette souveraineté populaire sont conformes à une certaine norme.

Pour le Système la souveraineté ne serait démocratique que si elle débouche sur des décisions conformes à ses fameuses « valeurs », c’est-à-dire conformes à son idéologie cosmopolite, égalitaire, féministe, antiraciste, marchande, repentante et aux droits de l’hominien. Le démocratiquement correct dériverait ainsi du politiquement correct.

Le démocratiquement correct : bûcher médiatique et interdits professionnels

Dans les régimes de démocratie populaire, c’est-à-dire de dictature communiste, la souveraineté populaire n’était en effet licite qu’à la condition de respecter le credo et l’appareil communistes. Sinon le désir d’émancipation ou de liberté devenait sédition ou sécession de contre-révolutionnaires ou de hooligans, et appelait une juste répression. Dans la patrie de prolétaires, puisque la classe ouvrière était par construction au pouvoir, les ouvriers ne sauraient se révolter contre le gouvernement, c’est-à-dire contre eux mêmes : s’ils le font c’est donc qu’ils sont en réalité des réactionnaires contre lesquels il faut envoyer les chars. Contre les mutins de Vendée ou de Lyon, « les amis du genre humain » avaient déjà envoyé les Colonnes infernales et la guillotine.

L’oligarchie occidentale tient le même discours et adopte la même attitude. Elle ne tue pas encore mais elle condamne déjà au bûcher médiatique et aux interdits professionnels. Le reste suivra un jour.

Les votes ne sont déjà démocratiquement valides que s’ils sont conformes à l’idéologie et aux intérêts de la superclasse mondiale. Sinon ils n’expriment qu’un prurit « populiste » de « beaufs » ou « d’extrême droite » qu’il faut non seulement négliger, mais surtout combattre.

Des conséquences fatales pour les citoyens, commodes pour l’oligarchie

Cette vision subjective de la démocratie a plusieurs conséquences fatales pour les citoyens mais bien commodes pour l’oligarchie dominante.

D’abord, elle implique que la « volonté générale » n’existe que si elle se conforme à l’idéologie dominante. Ainsi, si les électeurs irlandais refusent l’Europe de Maastricht, leur vote ne compte pas : on va d’ailleurs les faire revoter jusqu’à ce qu’ils acceptent. Si les Français refusent par référendum le 29 mai 2005 la prétendue Constitution européenne, cela ne compte pas : la volonté générale ne saurait aller, en effet, à l’encontre de son intérêt et celui-ci est justement la « construction » européenne. Si les Français ont voté majoritairement Non c’est donc qu’ils étaient mal informés. On va alors concocter le Traité de Lisbonne pour parvenir aux mêmes fins. Et pour plus de sûreté on ne le leur soumettra pas. Si Jean-Marie Le Pen arrive au second tour de l’élection présidentielle de 2002, cela ne compte pas : ses idées étant incorrectes, il n’aura pas droit à un débat télévisé avec J. Chirac, ni bien sûr à une campagne électorale normale.

Droit des minorités contre nombre de suffrages ?

Dans cette curieuse « démocratie » l’électeur se rend compte assez vite que son suffrage ne sert à rien, sinon à donner l’onction « démocratique » aux candidats et aux politiques choisis par le Système.

Car le nombre de suffrages n’importe plus, bien au contraire : ne faut-il pas justement défendre les « droits » des minorités ? Le sort et donc le point de vue des minorités immigrées, religieuses ou sexuelles importe plus que celui de la majorité maintenant. Désormais certains sont plus égaux que d’autres.

Le juge au-dessus du législateur

Cette logique militante implique ensuite nécessairement de mettre en place un contrôle idéologique des lois, c’est-à-dire, en bon français, de soumettre le législateur au juge et à ses rabatteurs associatifs.

En France la Constitution de 1958 avait institué un contrôle de la constitutionnalité des lois destiné à obliger au respect des compétences dévolues au Parlement. Il ne s’agissait là encore que d’un contrôle formel.

Mais très vite il s’est élargi au contenu des lois elles-mêmes : sont-elles conformes notamment au préambule de la Constitution, lequel renvoie à celle de 1946 d’inspiration socialiste sinon communiste ? Comme les traités internationaux ont ensuite primauté sur les lois nationales, celles-ci sont-elles conformes aux principes qui les sous-tendent ? Non seulement, par les transferts de souveraineté, le législateur national a vu son champ d’intervention se réduire par rapport à celui des institutions européennes, mais en outre son initiative nationale est maintenant bridée par un contrôle de constitutionnalité érigé en contrôle de conformité idéologique.

Il suffit de voir comment les pourtant timides initiatives gouvernementales visant à limiter l’immigration clandestine sont systématiquement contrées partout en Europe par les juges, pour voir qui est devenu le véritable souverain.

Ce n’est évidemment pas fini : par exemple, le projet de loi constitutionnelle sur l’équilibre des finances publiques veut inscrire le principe d’équilibre budgétaire dans la Constitution. C’est donc le conseil constitutionnel – ceux que les médias nomment les « sages » – qui va devenir le gardien des finances publiques ! Le législateur perdrait donc son pouvoir d’autoriser les dépenses et les impôts et finalement sa justification. Un détail de l’histoire sans doute.

Car la Révolution française s’est notamment faite contre le pouvoir des « parlements », c’est-à-dire contre le pouvoir des juges, contre leur arbitraire et leur aptitude à produire un droit procédural et complexe à l’excès. Contre la société des plaideurs et des lawyers précisément.

Mais l’oligarchie occidentale l’a rétablie à son profit.

Or il y a une différence notable entre un juge et un législateur. C’est que le premier est irrévocable – du moins en Europe –, inamovible et irresponsable. Alors que les députés et les sénateurs peuvent être révoqués par l’électeur. Ce qui change tout.

En d’autres termes, dans la « démocratie » actuelle, le souverain n’est pas responsable devant le peuple. Ce qui n’empêche évidemment pas les juges de prétendre juger « au nom du peuple français » ! Pour son bien en quelque sorte.


Les libertés publiques sous condition

Dès lors que la souveraineté doit être politiquement conforme cela signifie aussi – autre détail ennuyeux – que les droits dont le Système entend nous abreuver sont en réalité conditionnés de la même façon.

Comme le dit joliment l’article 17 de la Convention européenne des droits de l’homme, aucune de ses dispositions ne peut être interprétée comme donnant un droit « d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés reconnus à la présente Convention ».

Donc puisque cette Convention interdit par exemple ce qu’elle nomme la « discrimination », cela signifie que ceux qui sont diabolisés comme « discriminateurs » ne peuvent se prévaloir des garanties juridiques de ladite Convention. La liberté d’expression et d’opinion est bien sûr garantie. Mais sauf pour ceux que le Système veut diaboliser car leurs idées ne sont plus des opinions mais des délits. Tout est dans la nuance… Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! Ce vieux slogan totalitaire a désormais un fondement légal.

Dans cette curieuse démocratie les libertés publiques vont ainsi en se réduisant. Ce n’est pas un hasard car, contrairement à ce que prétendent les partisans des droits de l’hominien, la liberté n’est pas native : elle est une création politique de la cité, car elle découle de la souveraineté. Un peuple qui perd sa souveraineté perd donc nécessairement ses libertés. Les Européens de l’Ouest sont en train de le redécouvrir à leurs dépens.

Déni de peuple, déni de démocratie

La démocratie était enfin entendue en Europe comme le gouvernement du peuple justement, c’est-à-dire de l’assemblée des citoyens « libres », puisque la liberté découle de la souveraineté. Voilà qui est bien gênant pour le Système depuis que le divorce entre les peuples autochtones et la superclasse mondiale ne cesse de s’élargir. Changeons donc de peuple, comme le père Ubu.

L’immigration fournit un peuple de rechange en même temps que de fructueux bénéfices au patronat. C’est pourquoi le Système l’encourage. On nous explique donc maintenant que la citoyenneté se résumerait à des « papiers » ou à des droits sociaux ; qu’elle serait un droit de l’hominien et non plus un ensemble de devoirs et que ce qui compterait ce serait la résidence sur un territoire et non l’appartenance à la communauté nationale : cela serait moins « discriminatoire ». Et l’on installe la société multiculturelle. Malheureusement les sociétés multiculturelles sont par essence « multi-conflictuelles ». Car dans une société multiculturelle le « plébiscite de tous les jours » cher à E. Renan n’est plus possible puisqu’on ne se comprend plus.

Le Système a, en réalité, réintroduit une définition totalitaire de la démocratie, avec la complicité des prétendus experts en science politique et des juristes qui peuplent les universités et les prétoires, idiots utiles ou intéressés, tout contents de célébrer à cette occasion l’avènement prétendu de l’ « Etat de droit ».

Mais cette « démocratie » n’a plus rien à voir avec la conception européenne de la souveraineté du peuple. Le mot « démocratie », conformément aux lois de la novlangue, a vu son sens s’inverser. « La liberté c’est l’esclavage », avertissait G. Orwell dans son roman sinistre 1984.

Ce que l’oligarchie occidentale nomme « démocratie » signifie en réalité déni de souveraineté, déni de liberté, déni de citoyenneté, déni de peuple. C’est en vérité une nouvelle forme de DESPOTISME oriental : incarné dans un pouvoir distant et intouchable, qui entend régner sur un empire d’ilotes.

Michel Geoffroy
20/06/2011

Correspondance Polémia – 25/06/2011

Langue maternelle arabe exigée : un nouveau critère de Pôle emploi (+Audio)

Un article de Novopress. Site proche des identitaires. On voit bien comment la lutte contre les discriminations est à géométrie variable en France…. Ecoutez le son avec la conseillère de Pôle emploi….le communautarisme grignote, grignote, grignote…

24/06/2011 – 12h30 GUINGAMP (NOVOpress) – Pôle emploi aime les musulmans et le fait savoir. Dans une annonce actualisée le 16 juin 2011 (numéro de l’annonce : 838148C), Pôle emploi recherchait un sacrificateur destiné à faire le contrôle de l’abattage halal dans des abattoirs du secteur de Guingamp (Côtes d’Armor). Entre abattage halal et discrimination, il n y a qu’un pas, puisque l’annonce était destinée à un locuteur “de langue arabe maternelle”. Autant dire que non seulement pour pouvoir postuler à cette annonce d’emploi dans un abattoir breton, il fallait parler arabe, mais être également arabe par le sang, ce qui relève de la discrimination pure et simple émanant d’un organisme au service de TOUS les Français.

Pour aller plus loin dans l’enquête, des lecteurs ont d’abord appelé Pôle emploi (entretien ci-dessous), puis postulé à cette offre d’emploi en rentrant les critères exigés. Les coordonnées de l’employeur qui nous ont été renvoyées sont celles de l’ARGML, l(‘Association rituelle de la grande mosquée de Lyon). (argml@mosquee-lyon.org, 04 78 76 00 23).

Cette affaire permet de dévoiler au grand jour le développement de l’abattage halal sur tout le territoire, mais également les pratiques de Pôle emploi, qui accepte désormais que des employeurs, pourtant installés sur le territoire français, réclament l’arabe, et dans d’autres cas le chinois (mandarin), pour des métiers qui n’ont rien “d’international”.

Reste à savoir si des associations comme SOS Racisme ou le MRAP se pencheront sur cette discrimination organisée par Pôle emploi.

Suite à notre enquête, l’annonce a bizarrement été suspendue. Affaire à suivre …

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Quand le papa de Joffrin-Mouchard était le « copain » du papa de Marine Le Pen

Addendum :

Laurent Joffrin se justifie sur RMC :

( À noter: Pour les paltoquets des Grandes Gueules dont le niveau d’intelligence est aussi élevé qu’un nain de jardin sur la pointe des pieds, l’équation est simple:

A) Joffrin-Mouchard n’est pas responsable des faits et gestes de son père.

B) Marine Le Pen est responsable des faits et gestes de son père.

On appréciera aussi la défense corporatiste des journalistes de R.M.C. Joffrin a de la chance d’être un journaliste de gauche… pas sûr qu’un autre aurait eu un droit de réponse.

Le Vrai nom de famille de Laurent Joffrin est Laurent Mouchard. Un patronyme qui vous prédispose au métier de commissaire politique ou au journalisme.
Le petit télégraphiste des bobos, membre du Siècle, et ancien Young Leaders ( la voix de l’ingérence américaine en France ) a gardé de sa jeunesse gauchiste des réflexes de dictateur maoïste. Et comme tous les apprentis dictateurs de sa génération, il a conservé un gout prononcé pour le mensonge et le secret.

La preuve:

Pourquoi Joffrin, (dont le vrai nom de famille est Mouchard…) perd ses nerfs face à marine Le pen ? l’une des raisons est d’ordre psychanalytique….le papa de Laurent était très proche du papa de Marine.

Petit cachotier !

voir aussi:

http://www.liberation.fr/societe/0101282224-jean-pierre-mouchard-le-compagnon-d-edition-il-dirigeait-la-societe-visee-par-l-enquete

et

http://www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1237-Joffrin.html

Les effets destructeurs de la Mondialisation, par Maurice Allais

Nous vivons dans un pays bien étrange. Il y a encore 2 mois, toute personne qui se disait favorable au protectionnisme était vouée aux gémonies. Aujourd’hui, le mot se susurre. Il est dans la bouche et sur les lèvres de certains hommes politiques de la caste, et d’une poignée de journalistes bien comme il faut.
Pariions que dans les jours qui viennent, la multiplication des convertis ira croissant. Comme souvent, les collabos de la veille seront devenus des résistants du lendemain.
Ils dirons, sur un ton subversif, qu’ils pensent que….( blabla..) qu’ils ont toujours su que…(blablabla…).. qu’ils avaient toujours dit que…. (blablabla)
Aucun d’entre eux ne trouvera assez de courage pour vous avouer qu’ils vous ont trompé. Aucun ne vous dira qu’ils ont pendant des années ostracisé des économistes et des penseurs qui n’avaient pas le bon gout de penser comme eux.
Parmi ces hérétiques figure bien entendu Maurice Allais, le seul prix Nobel d’économie français. Parce qu’il était contre l’immigration. Parce qu’il était pour le protectionnisme. Parce qu’il était critique envers la construction européenne. Parce qu’il était proche du FN… Maurice Allais fut totalement ignoré et boycotté par le petit monde médiatico-politique.

Au regard de la situation actuelle et en lisant la lettre de Maurice Allais adressée à Monsieur Jacques Myard, Député des Yvelines en 2005 , on se dit que nous avons perdu beaucoup de temps à écouter les délires de nos sombres crétins.

« Le véritable fondement du protectionnisme, sa justification essentielle et sa nécessité, c’est la protection nécessaire contre les désordres et les difficultés de toutes sortes engendrées par l’absence de toute régulation réelle à l’échelle mondiale. »

Par Maurice Allais, Prix Nobel d’économie

Extrait d’une lettre ouverte adressée à Monsieur Jacques Myard, Député des Yvelines, 2005

Lire la suite

Hervé Juvin : En finir avec le débat interdit sur le protectionnisme. ( vidéo )

La Conférence de presse: Les-Français, le-protectionnisme et le libre échange (1) qui s’est tenue le 16 juin 2011 à Paris témoigne de cette question : l’heure est-elle au retour du protectionnisme ? Un sondage réalisé par l’IFOP établit très clairement qu’une majorité de Français, toutes tendances politiques confondues, souhaitent que la question soit abordée : ne faut-il pas aujourd’hui, face au désordre de la mondialisation et à la confusion des échanges, en revenir à une certaine forme de protection ?

Pour l’économiste Hervé Juvin,(2) auteur de l’excellent livre: Le Renversement du monde – Politique de la crise, il est temps de débattre sans tabou de toutes ces questions .


Hervé Juvin : l'heure est-elle au retour du… par realpolitiktv

(1)http://www.prechi-precha.fr/2011/06/22/conference-de-presse-les-francais-et-le-protectionnisme-video/
(2) le blog d’Hervé Juvin: http://www.agefi.fr/blogs/blogs_expert.aspx?id=15

voir aussi: Contre les tabous indiscutés par Maurice Allais

Conférence de presse: Les français et le protectionnisme ( vidéo )

Voici deux vidéos des interventions d’Emmanuel Todd, Jacques Sapir, Jean-Luc Gréau, Hervé Juvin et Philippe Murer sur le protectionnisme et le libre-échange » lors de la conférence de presse du 16 juin 2011.

Interventions de Philippe Murer, Hervé Juvin et Jean-Luc Gréau

Interventions d’Emmanuel Todd et Jacques Sapir

Sapir: Sortir de l’euro.. oui mais pas trop tard (vidéo)

« Il faut se préparer à sortir de l’euro ». « Ne pas subir une sortie de l’euro »: voilà ce que répètent depuis de nombreuses années les eurosceptiques… dans l’indifférence totale, ou le mépris.
Voilà qu’aujourd’hui le réel leur donne raison. Ceux qui hier les insultaient, commencent à les prendre au sérieux. Mais n’est-ce-pas déjà trop tard ?.
Car le risque d’une sortie de l’euro non maitrisée et subie serait particulièrement désastreuse…

Nathalie Kosciusko-Morizet se fait bâcher par Zemmour et Naulleau

Nathalie Kosciusko-Morizet est la fille du maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet, (…). Elle est également la petite-fille de Jacques Kosciusko-Morizet, résistant gaulliste et ambassadeur de France, et l’arrière-petite-fille d’André Morizet, sénateur-maire communiste, puis SFIO de Boulogne-Billancourt. Nathalie Kosciusko-Morizet est mariée à Jean-Pierre Philippe, ancien directeur de la stratégie et de la communication chez EADS (…) qui fut maire PS de Villefontaine dans l’Isère, avant d’être candidat UMP à l’élection municipale…

Nathalie Kosciusko-Morizet est donc la mieux placée pour reprocher à Martine Aubry ou Marine Le Pen de n’être que de simples héritières…

Et comme Nathalie Kosciusko-Morizet est une femme moderne, aucune mode ne lui échappe. Elle s’est donc empressée d’écrire elle-aussi un livre de « résistants » contre la bête immonde et la sorcière Marine Le Pen.
A l’instar du travail entrepris par Sainte Caroline Fourest, l’ouvrage de NKM fera date dans l’histoire de l’humanité. La ministre y expose toute l’ingéniosité novatrice de ses concepts autours desquels devrait se construire la pensée politique du siècle qui débute : le FN c’est un parti National-Caca… et voter marine Le Pen c’est prouto-fasciste !

Devant tant d’audace on comprend que la Fnac Montparnasse, véritable temple du savoir et de la connaissance, ait proposé à ses clients une séance de dédicace exceptionnelle avec cette intellectuelle d’exception.
Pas de bol : en dehors des quelques militants UMP dépêchés sur place «pour meubler», personne n’est venu acheter l’ouvrage du siècle !

Les français sont ingrats. On leur offre la possibilité d’approcher un génie, la nouvelle Hannah Arendt, la future Simone Weil (la philosophe pas l’autre…) et ils se permettent de passer à côté de l’Histoire, de boycotter.
Heureusement il y a Canal+ et ses dénicheurs de talents. Si les français ne viennent pas à NKM, NKM viendra à eux.

Sur le plateau télé du Grand Journal de Canal +, Nathalie Kosciusko-Morizet est en terrain conquis. Rien à craindre ! La chaine des bobos n’est pas du genre à lui glisser des peaux de banane sous les talons compensés de ses sabots d’écolo-urbaine. Nathalie a donc pu faire la promotion de son livre sans trop d’opposition. Chez Denisot, et Ali Baddou (fils de diplomate marocain et ancien conseiller technique au cabinet de Jack Lang au ministère de l’Education nationale) on sait reconnaitre les vrais résistants.

En revanche, sur le plateau de Laurent Ruqiuer, face à Zemmour et Naulleau, la petite princesse de la droite post-moderne s’est faite méchamment étriller. Il est temps que cette émission nauséabonde se sépare de ses deux collabos…

Regardez, un véritable carnage ! une honte à l’intelligence ! Un affront à l’histoire de la résistance. No Pasaran !

Partie 1:


NKM Vs Zemmour & Naulleau 1 [POL] ONPC 180611… par peanutsie

partie 2:


NKM Vs Zemmour & Naulleau 2 [POL] ONPC 180611… par peanutsie

partie 3:


NKM Vs Zemmour & Naulleau 3 [POL] ONPC 180611… par peanutsie

Addendum:
( un montage vidéo des trois parties a été réalisé par des partisans de Marine Le Pen… c’est ici:
http://www.youtube.com/watch?v=Hx9i6Xo0FBE&feature=player_embedded)

Présidentielle 2012 : vers la sur-normalisation des médias

Les médias français sont hyper politiquement corrects. Mais sous la pression de la concurrence d’Internet, certains journalistes avaient su prendre une certaine liberté de ton : Eric Zemmour, Eric Naulleau, Elisabeth Lévy, Robert Ménard ou Frédéric Taddéi. Leur épuration est en cours. Parce que le politiquement correct ne peut pas affronter un débat à la loyale. Parce que le Système repose sur la scénarisation d’affrontements fictifs. Parce que Nicolas Sarkozy et l’UMP ont électoralement intérêt à être opposés à des journalistes politiquement corrects. Explications.


Médias de marché ? Non médias d’influence !

Les épurés – ou ceux dont les dirigeants de l’audiovisuel réduisent la surface médiatique – ont un point commun : ils font de l’audience. A ce titre, ils se croyaient protégés par leur succès. A tort. Les médias ne sont pas financés par leurs spectateurs et leurs auditeurs. Le rôle des médias n’est pas d’informer mais d’influencer commercialement ou politiquement par la publicité et la « communication ». Patrick Le Lay avait résumé cette mission d’une formule choc : « le rôle de TF1 est de vendre du temps de cerveau humain disponible à Coca-Cola. »

Dans cette logique, il ne s’agit pas de faire réfléchir les gens mais de les endormir. Ruquier (« On n’est pas couché ») reprochait souvent à Zemmour et Naulleau leur excès de critique avec cette formule : « ce n’est pas bon pour la promotion ». La promotion de spectacles ou de livres politiquement corrects.

Le politiquement correct ne peut survivre que dans le déni de débat

La tâche des défenseurs du politiquement correct est immense : il leur faut faire croire que l’immigration est une chance pour les Français, le libre échange mondial un bienfait pour l’emploi, et le mariage gay une avancée naturelle. Or la meilleure manière d’imposer le déni de réalité, c’est le déni de débat.

De ce point de vue, les épurés sont quadruplement dangereux :

ils montrent qu’un autre discours que le discours officiel est possible ;

ils surclassent par la qualité de leurs arguments et leur vivacité d’esprit leurs adversaires ;

ils sont une menace pour les petites cylindrées intellectuelles, type Jean-Michel Aphatie ou Alain Duhamel ;

et surtout ils risquaient de faire école.

L’épuration en cours sonne donc comme un rappel à l’ordre des journalistes. C’est ce qu’on appelait à l’époque soviétique une reglaciation.

Le Système repose sur la scénarisation d’affrontements fictifs

En Occident le système mondialiste repose sur la mise en concurrence d’équipes politique défendant des projets quasi similaires. Ces oppositions sont scénarisées. Il faut faire croire aux citoyens que remplacer l’équipe A par l’équipe B, en attendant de remplacer l’équipe B par l’équipe A changera quelque chose. Les médias ont pour fonction d’intéresser les électeurs. Avant d’être un événement politique, l’élection présidentielle est un spectacle.

Le rôle des médias est de façonner l’affrontement entre les candidats susceptibles d’être élus au regard des exigences du système dominant : DSK versus Sarkozy, ou Sarkozy versus Aubry ou Hollande. De ce point de vue, Marine Le Pen n’a pas à être traitée comme les autres contrairement à ce que pensaient les journalistes en cours d’épuration. Pour faire carrière, les journalistes n’ont pas à se comporter en observateurs mais en militants : à l’image de Caroline Fourest qui sature l’espace médiatique en publiant une biographie politique sur Marine Le Pen… suivie d’un manuel de combat.

Ce ne sont pas les électeurs qui ont le droit de décider qui peut être président de la République. Ce sont d’abord les médias. Et derrière eux les puissances d’argent qui les contrôlent : la finance, les banques et l’industrie du luxe.

Paradoxalement Sarkozy et l’UMP ont besoin de journalistes politiquement corrects

Il peut paraître paradoxal qu’alors que Nicolas Sarkozy s’apprête à faire une campagne électorale axée à « droite », les journalistes les moins politiquement corrects soit épurés. Mais ces journalistes sont épurés précisément parce qu’ils montraient les faux semblants de l’opposition entre l’UMP et le PS. Et que pour l’UMP et Sarkozy la meilleure manière de passer pour « à droite » c’est d’être interrogé par des journalistes politiquement corrects et si possibles de gauche. Car ceux-ci s’intéresseront à leurs déclarations, non à leurs actes. Ils les critiqueront du point de vue politiquement correct, non du point de vue populiste. Ils rentreront donc parfaitement dans le plan com’ sarkozyste. Ce n’est pas hasard, si Ivan Rioufol est jusqu’ici épargné : lui prend au premier degré les affrontements virtuels entre l’UMP et le PS.

Une présidentielle aseptisée ?

Les télévisions s’apprêtent à organiser des débats convenus présentés par des personnalités appropriées : Alain Duhamel, Yves Calvi ou Laurence Ferrari. Les radios se mettront au diapason.

Reste à savoir quel rôle jouera Internet dans la bataille.

Andrea Massari

source
Lire aussi sur Polémia:

* Zemmour écarté, Chloé Leprince promue : extension du domaine du bobard dans les médias
* La NON-démocratie française : comment les libertés sont muselées ?

Les chinois construisent l’Europe en Pologne… et rachète la Grèce (Vidéo)

La Chine serait-elle en train d’acheter l’Europe ? Nous savons qu’elle s’intéresse de très près à la dette portugaise (1). En janvier, elle a acheté des titres européens destinés à renflouer l’Irlande. Depuis 2008, elle dispose d’une concession de trente-cinq ans sur deux terminaux de fret maritime en Grèce, et elle vient de renforcer son implantation dans le port du Pirée.

Il y a un an, un article du Financial Times nous révélait que l’organisme public chargé de la gestion des devises chinoises (Safe) détenait 630 milliards de dollars d’obligations de la zone euro, soit l’équivalent d’environ 13 % de la dette souveraine de cette dernière. (2)

L’Europe a donc toutes les raisons de faire les yeux doux à l’empire du milieu et de lui ouvrir largement ses marchés… au grand dam des entreprises européennes, qui dénoncent une concurrence à armes inégales.

La chine construit l’Europe … en Pologne

La Pologne vient de nous offrir un parfait exemple de cette concurrence déloyale et des conséquences désastreuses que produisent les politiques économiques menées par les institutions et gouvernements de droite comme de gauche en Europe depuis 30 ans.

En effet, l’autoroute A2 qui va relier Berlin à Varsovie est aujourd’hui construite par 800 ouvriers chinois, salariés dociles de l’entreprise COVEC. Et si le géant du BTP chinois a pu remporter ce marché c’est parce qu’il proposait un budget 52 % moins cher que celui évalué par le gouvernement polonais. Comment les chinois arrivent-ils à cette performance ?
Le principe est simple: il consiste à faire travailler des employés chinois sur le sol polonais aux conditions et selon le code du travail chinois… difficile de lui faire concurrence dans ces circonstances.

L’essayiste et économiste français Hervé Juvin ( dont je conseille la lecture du dernier livre: Le Renversement du monde – Politique de la crise chez Gallimard) réagit dans cette vidéo sur cette nouvelle donne sino-européenne.


Hervé Juvin : quand les Chinois construisent… par realpolitiktv

Jérôme Cortier.

(1) La chine et la dette portugaise:

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/12/21/04016-20101221ARTFIG00347-pekin-pret-a-aider-l-europe-pour-sortir-de-la-crise.php

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/05/26/04016-20110526ARTFIG00382-la-chine-s-interesse-a-la-dette-portugaise.php

(2) http://lexpansion.lexpress.fr/economie/comment-la-chine-achete-l-europe_243492.html

Libye : un rapport critique du CF2R

Que savons-nous sur ce qui se passe en Libye ? Rien.
Que nous disent les média sur ce conflit ? Rien.
Qui sont ces soit-disant rebelles pour lesquels nous nous sommes engagés ? Pas de réponse. Est-ce que nous soutenons une révolution populaire ou une guerre civile ? Silence total.

Pour les quelques journalistes qui ont travaillé sur le sujet, leurs réponses sont sans détour : derrière les insurgés, les islamistes sont à la manoeuvre. (1).
Voilà une information qui aurait dû soulever des interrogations, susciter des enquêtes supplémentaires, des débats…. Et bien non. RAS.

Il semblerait que les média français ne s’en tiennent qu’à la version du tartuffe BHL, celui par qui la guerre est arrivée.
Peu importe que celui-ci se soit fait prendre en flagrant délit de mensonge en cherchant à faire croire au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qu’il était porteur d’un message du CNT (le Conseil National de Transition, organe des rebelles libyens). Un message selon lequel « le futur régime libyen constitué par les rebelles sera un régime modéré et anti-terroriste, qui aura le souci de la justice pour les Palestiniens et de la sécurité pour Israël« , et « qu’il entretiendra des relations normales avec les autres pays démocratiques, y compris avec Israël« .

Manque de bol pour l’ineffable philosophe à paillette, Abdelhafid Roka, vice-président du Conseil national de transition (CNT) a très vite démenti ces élucubrations : « Je démens au nom du Conseil national de transition tout ce qu’a déclaré l’écrivain et philosophe Bernard-Henri Lévy au nom du CNT. Ce dernier n’a jamais demandé à Lévy de transmettre un quelconque message sur ce sujet (nouer des relation avec Israël) »…. « Le CNT n’entretiendra jamais des relations avec Israël », a-t-il affirmé tout en expliquant que les informations rapportées par les médias récemment sont infondées… (2)

C’est très certainement cette absence d’information et cette accumulation de mensonges qui auront donné l’idée au Centre international de recherche et d’études sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT) et au Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), d’envoyer une délégation internationale d’experts à Tripoli et en Tripolitaine (du 31 mars au 6 avril), puis à Benghazi et en Cyrénaïque (du 19 au 25 avril), afin d’évaluer la situation libyenne en toute indépendance et neutralité et de rencontrer les représentants des deux parties. (3)

Il en est ressorti un rapport de 44 pages. Les informations que ces organisations délivrent sont assez révélatrices de la confusion qui règne dans les rangs des insurgés :

« Il n’est nul besoin d’insister sur la nature hautement critiquable de la dictature imposée, depuis 1969, par Muammar Kadhafi à ses concitoyens.

Face à une telle situation, rien n’est plus légitime que l’aspiration à plus de liberté et de démocratie. Néanmoins, l’étude des faits conduit à affirmer que la « révolution » libyenne n’est ni démocratique, ni spontanée. Il s’agit d’un soulèvement armé de la partie orientale du pays, dans un esprit de revanche et de dissidence, qui tente de s’inscrire dans la dynamique du « printemps » arabe, dont il ne relève cependant pas.

Le mouvement libyen ne peut donc être comparé avec les révoltes populaires tunisienne et égyptienne. Plus inquiétant, le CNT s’affirme n’être qu’une coalition d’éléments disparates aux intérêts divergents, dont l’unique point commun est leur opposition déterminée au régime. Les véritables démocrates n’y sont qu’une minorité, et doivent cohabiter avec des d’anciens proches du colonel Kadhafi, des partisans d’un retour de la monarchie et des tenants de l’instauration d’un islam radical

Le CNT n’offre, en conséquence, aucune garantie pour l’avenir, malgré la détermination des démocrates, car les autres factions entendent bien orienter le conseil dans le sens de leurs objectifs.

Surtout, la Libye est le seul pays du « printemps » arabe dans lequel le risque islamiste s’accroît, la Cyrénaïque étant la région du monde arabe ayant envoyé le plus grand nombre de djihadistes combattre les Américains en Irak.

Il semble donc que les puissances occidentales ont fait preuve d’un aventurisme excessif en s’engageant dans cette crise. Ce qui devait être une victoire facile est devenu un semi-échec en raison de l’inconsistance des forces rebelles. L’enlisement des opérations des insurgés ne leur laisse que deux possibilités : un recul peu glorieux ou un engagement accru dans le conflit, notamment par l’envoi d’unités terrestres.

L’intervention occidentale est en train de créer plus de problèmes qu’elle n’en résout. Elle risque fort de déstabiliser toute l’Afrique du Nord, le Sahel, le Proche-Orient, et de favoriser l’émergence d’un nouveau foyer d’islam radical, voire de terrorisme, en Cyrénaïque.

La coalition parviendra peut-être à éliminer le guide libyen. Mais l’Occident doit prendre garde qu’il ne soit pas remplacé par un régime plus radical et tout aussi peu démocratique« 

Le rapport dénonce aussi les « dangereuses illusions » de Sarkozy :

 » Nous sommes convaincus que cet engagement irréfléchi de Paris dans le conflit libyen fait le jeu de Washington, qui laisse Nicolas Sarkozy s’afficher en moteur de la coalition, au risque, en cas d’échec, d’endosser toute la responsabilité de cette affaire. L’attitude plus discrète du président Obama permettra alors aux Etats-Unis de tirer les marrons du feu. ».

Cette affirmation vient confirmer les déclarations de Paul Craig Roberts sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan, économiste renommé et chroniqueur du Wall Street Journal. (4)
Dans un entretien du 12 mai au quotidien serbe Politika, Paul Craig Roberts déclare que l’Amérique n’a pas suscité les révolutions arabes, mais « s’est mise aux aguets lorsque les manifestations ont éclaté en Tunisie et en Égypte, et s’est très vite aperçu que les mouvements de protestation arabes pouvaient être exploités pour éliminer la Russie et la Chine de cette partie du monde, sans confrontation directe ».

En revanche en Libye…:

« Nous n’avons pas semé les troubles en Égypte ou à Bahreïn ou en Tunisie ou en Arabie saoudite. C’est bien là la grande différence par rapport aux événements de Syrie et de Libye. Là les doigts de l’Amérique sont impliqués dans les désordres, dans l’organisation des manifestations, dans leur financements, etc. »…. « La Chine a investi d’énormes sommes dans les sources d’énergie dans l’Est de la Libye et elle compte sur ce pays en raison de ses besoins énergétiques. Il s’agit ici d’une tentative de la part de l’Amérique pour interdire à la Chine l’accès aux ressources en question. L’intérêt, s’agissant des manifestations en Syrie tient au fait que les Russes y ont une importante base maritime, ce qui leur assure une présence en Méditerranée. Washington s’est décidé en faveur d’une invasion de la Libye, et fait aussi de plus en plus pression pour une intervention en Syrie, de manière à nous débarrasser des Russes et des Chinois. »

Si on en croit toutes ces informations, les réels objectifs de cette guerre nous ont une nouvelle été dissimulés.
L’armée française est-elle en train de participer à la mise en place d’un régime islamiste en Libye, comme l’ont fait les américain en Afghanistan à la fin des années 80 ?
Il serait temps que notre classe politique pose la question à qui de droit.

Jérôme Cortier

ADDENDUMdu 18 juin 2011:

Dans un entretien accordé au journal France Soir, Yves Bonnet préfet honoraire, ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et fondateur du Centre International de Recherches et d’Études sur le Terrorisme (CIRET-AVT), vient de déclarer:

F.-S. Vous accusez la rébellion d’avoir « détroussé » et « assassiné » des centaines de travailleurs africains.
Y.B. Ces malheureux se sont retrouvés pris entre deux feux. Accusés d’être des mercenaires à la solde du colonel Kadhafi par les gens de Benghazi, et détroussés par les forces de ce même Kadhafi quand ils tentaient de fuir vers la Tunisie ou l’Egypte.

F.-S. Peut-on parler pour autant, comme le fait votre mission, d’un « caractère raciste de l’insurrection » ?
Y.B. Aujourd’hui, l’insurrection désigne les gens de couleur noire comme des ennemis. Même s’ils sont libyens. Un chef de tribu nous a dit : « Nous les noirs, on ne veut plus en entendre parler. Ils ont pris le parti de Kadhafi ! ».

F.-S. Comment voyez-vous les choses évoluer ?
Y.B. (…) Certains dirigeants politiques occidentaux semblent ne pas avoir lu les rapports de leurs services de renseignements. Avec la Libye, nous disposions d’un verrou solide contre al-Qaida et contre l’immigration clandestine. Il vient de sauter

Vous pouvez télécharger le rapport :

http://www.cf2r.org/

(1) http://www.prechi-precha.fr/2011/05/03/lybie-les-islamistes-a-la-manoeuvre/

(2) http://blogs.mediapart.fr/blog/rahir/020611/libye-le-cnt-n-entretiendra-jamais-de-relations-avec-israel
(3) http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110601trib000626151/les-revolutions-arabes-ne-sont-que-des-coups-d-etat-militaires-masques.html

(4) http://www.nationspresse.info/?p=136302

La fin de l’Etat-nation, voilà leur rêve.

A la faveur de la crise, les eurocrates se sentent pousser des ailes. Leur rêve le plus fou est à portée de main: créer un gouvernement supranational qui pourrait décider de ce qui est bon ou mal pour chacun des pays adhérents à l’Union.

Dernièrement, Jean-Claude Trichet, directeur de la banque centrale européenne, a proposé de nous mettre sous protectorat en créant un ministre européen des Finances. Ce dernier serait doté d’un important budget fédéral, il assurerait la représentation auprès des institutions financières internationales et aurait un droit de veto sur des décisions nationales. (1)

C’est aujourd’hui au tour de l’ancien premier ministre de Grande-Bretagne, Tony blair, de proposer un président à l’Union Européenne.

Les eurobéats appliquent une méthode éprouvée en union soviétique par les apparatchiks de la dictature communiste: Si l’Union Européenne ne fonctionne pas, c’est parce qu’il n’y pas assez d’Europe.

En dépit de la volonté des peuples voilà ce qu’ils veulent:

Une union plus étroite et la disparition finale de l’Etat-nation.

Comme le souligne le journaliste Alasdair Palmer du Daily Telegraph, cette fuite en avant ne pourrait profiter qu’aux technocrates de Bruxelles en mal de reconnaissance et se ferait au détriment des peuples… mais qui se préoccupe encore du peuple ????

Vous ne trouverait peut-être rien sur les déclarations de Tony Blair dans la presse française. Ce silence complice n’est plus une nouveauté. La presse étrangère est parfois bien plus libre. Voilà donc la traduction de l’article d’Alasdair Palmer du Daily Telegraph.

A unified Europe will be great news for the Eurocrats

Une Europe unie : une bonne affaire pour les technocrates européistes.

La semaine dernière a vu son cortège de nouvelles désespérément familières en provenance de l’UE : des hauts fonctionnaires qui voyagent séparément en avion privé tout en faisant la morale au monde sur la nécessité de réduire les émissions de CO2 ; des parlementaires qui exigent une augmentation du budget et proposent de nouveaux impôts pour « harmoniser » davantage la situation des Etats de l’UE alors que des réductions budgétaires se font dans tout le continent.

La plupart des responsables politiques européens et la plupart des politiques mises en œuvre par l’UE manquent de légitimité et ils le savent. Quand Tony Blair a déclaré avec insistance qu’il fallait à l’Europe un « président élu », il exprimait donc la conviction profonde de presque toutes les personnes impliquées dans l’administration politique paneuropéenne, qu’une plus grande unité est meilleure pour tout le monde.

Peu importe que « le projet » manque de soutien populaire. Même le fait que les électeurs expriment leur préoccupation à propos (par exemple) de l’ouverture des frontières au sein de l’UE n’a pas le moindre effet sur la conviction des eurocrates qu’on ne peut aller que dans une direction : vers une union plus étroite et donc vers la disparition finale de l’Etat-nation.

Pourquoi soutenir que l’Etat-nation sera et doit être remplacé par les autorités européennes ? Tout revient aux propos apparemment anodins tenus par M. Blair la semaine dernière : « Il est raisonnable que les pays européens s’associent et se servent de leur poids collectif pour pouvoir exercer une influence ». Comment l’entité formée en « s’associant » en vient-elle à avoir une autorité politique légitime supérieure à celle des Etats-nations qui la constituent ? Cette question reste toujours sans réponse.

Il y a une raison évidente à ce silence assourdissant : pour la population de chaque pays, l’Etat et ses assemblées élues sont les seules institutions ayant compétence pour faire des lois qu’elle a approuvées. L’élection d’un président européen ne changera rien à cela. Elle ne fera que donner un semblant de vernis démocratique au projet d’unification alors qu’elle aura pour effet concret d’éroder le seul lien entre la façon dont les lois sont faites et la volonté du peuple. La législation qui émerge de Bruxelles ne possède pas ce lien. C’est pourtant ce sur quoi le projet européen s’est construit.

Un projet pour permettre aux eurocrates de se sentir importants

Je peux comprendre qu’une extension de l’Union européenne présente des bénéfices pour les responsables politiques du continent qui ont droit aux babioles qui vont avec leur fonction : cortèges d’automobiles, avions privés, officiels serviles et impression de pouvoir enivrante. Mais quelles sont les conséquences pour nous ?

Les partisans de cette idée affirment qu’une Europe unie sera une Europe puissante et pourra négocier de meilleurs accords en matière de commerce et de sécurité. La liberté des échanges entre les pays présente de gros avantages mais il n’est pas nécessaire pour y parvenir d’aller au delà d’une coopération entre les Etats. Il n’est certainement pas nécessaire de remplacer l’Etat-nation par une administration supranationale.

Et l’idée qu’une Europe unie sera mieux à même de défendre la sécurité et les valeurs de sa population est illusoire. « L’Europe » possède tout l’appareil d’une politique de défense unifiée : une administration de la défense, un ministère des Affaires étrangères et un ministre des Affaires étrangères.

L’opération libyenne a été décidée par l’UE mais comme Robert Gates, le ministre de la Défense américain sur le départ, l’a fait remarquer la semaine dernière, les pays européens sont incapables de l’organiser. La campagne de bombardements a nécessité « une augmentation considérable du nombre de spécialistes du tir, essentiellement américains, pour pouvoir se faire. » Après onze semaines de campagne, les pays européens « commencent à manquer de munitions et demandent une fois de plus aux Etats-Unis de venir à la rescousse. »

Si on en est là, c’est parce qu’il y a trop de pays européens qui entendent profiter des bénéfices de la coopération militaire mais sans être prêts à en partager les risques et le coût : ils veulent tout pour rien.

Ceci est d’une certaine façon rassurant, car cela montre que le projet d’union accrue échoue sur l’écueil de l’intérêt national. Ceci laisse entendre qu’au fond, il n’est rien de plus qu’un moyen destiné à permettre aux eurocrates de se sentir importants. Le drame, c’est qu’il risque ainsi de finir par détruire notre démocratie.

source

(1): http://www.prechi-precha.fr/2011/06/09/le-nouvel-age-du-colonialisme/

Jean-Jacques Rosa: « L’euro est un contresens économique »

L’économiste libéral Jean-Jacques Rosa s’exprime rarement dans les média. Ses positions ne sont pas assez économiquement correct. Seulement la situation de l’euro s’aggrave. Et c’est l’un des seuls ( avec Sapir, Gréau, Cotta…) a avoir penser sa chute et le retour à la monnaie nationale dans son livre « L’Erreur européenne » publié en 1998.
Aujourd’hui le Figaro a décidé de lui donner la parole. Les temps changent……

LE FIGARO. – Peut-on dire que la France est en partie malade de l’euro?

Jean-Jacques ROSA. – Oui, car vous ne pouvez pas appliquer la même politique monétaire, c’est-à-dire le même taux de change et le même taux d’intérêt, à des économies dont les trajectoires et les structures sont différentes. Notre économie n’évolue pas de la même façon que celle de la Grèce ou de l’Allemagne: les taux d’inflation divergent, les phases conjoncturelles ne coïncident pas, et il n’y a pas de taux de change idéal et unique, globalement applicable.

Le taux de change détermine vos exportations et vos importations, il est lui-même lié aux taux d’intérêt, et si vous n’avez pas le bon change par rapport aux conditions de votre économie, cela pénalise votre croissance. Tel est le point fondamental. La monnaie unique est un fiasco pour les économies nationales qu’elle a privées d’un amortisseur de crise essentiel dans les remous de la grande récession. Les eurosceptiques ont donc eu raison sur toute la ligne en cernant les nuisances à venir de la monnaie unique, mais la victoire de la raison a quelque chose d’amer.

Déplorez-vous qu’une politique d’intégration de l’Europe n’ait pas précédé sa construction économique ?

La politique peut corriger les inconvénients d’une même monnaie appliquée à des économies différentes. Aux Etats-Unis, par exemple, où le Massachusetts ne fonctionne pas comme le Texas, l’appareil étatique fédéral et l’impôt fédéral font que, lorsque le Texas est en plein boom, les rentrées fiscales provenant de cet Etat permettent de subventionner le Massachusetts qui est en récession. Les Etats-Unis peuvent donc supporter une monnaie commune qui, idéalement, ne convient pas à la fois au Texas et au Massachusetts, mais les transferts fiscaux permettent d’amortir le choc. Nous n’avons pas cela en Europe.

Faut-il des Etats-Unis d’Europe?

C’était l’objectif des fédéralistes, mais une telle construction n’est pas possible pour des raisons de fond. Les Etats-Unis se sont constitués au XIXe siècle, dans un contexte d’impérialisme et d’extension territoriale des nations. Un siècle et demi plus tard, et particulièrement depuis la révolution de l’information des années 1970-1980, nous observons l’exacte tendance inverse. L’Empire soviétique a éclaté. Les nations se fragmentent, on l’a vu en Europe de l’Est, et les nations qui ne comportent que quelques millions d’habitants sont le plus souvent prospères. Ainsi des pays nordiques, de la Suisse, du Canada ou de la Nouvelle-Zélande. Grâce à l’ouverture des marchés mondiaux et à la révolution de l’information, au lieu d’être un handicap, la petite dimension est devenue un avantage. Et les plus petits pays sont nécessairement plus ouverts au commerce extérieur. Dans un monde de libre circulation, même si elle vient d’un tout petit pays, une entreprise peut se développer et vendre sur tous les marchés de forts volumes à faible coût.

Une Europe fédérale aboutirait donc, selon vous, à une régression ?

Regardez l’Histoire: après la Première Guerre mondiale, dans une économie où les marchés étaient fragmentés et le protectionnisme de règle, le calcul économique consistait à dire: puisqu’il n’y a plus d’accès à un marché mondial, nous devons avoir notre grand marché impérial. Telles ont été les politiques de la Grande-Bretagne et de la France. Ces temps-là sont révolus. Il vaut mieux vendre partout dans le monde plutôt que de se limiter à un sous-ensemble régional.

À qui profite l’euro ?

Je me suis posé cette question dès l’écriture de L’Erreur européenne, en 1998, alors que la monnaie unique n’était encore qu’à l’état de projet. C’était un tel contresens économique! Pourquoi tous ces gens de gouvernement, fort intelligents, ont-ils choisi de s’engouffrer dans cette nasse? Il s’agissait à l’époque d’obliger les Européens réticents à construire un super-Etat, par l’artifice technique de l’union monétaire qui les contraindrait tôt ou tard à accepter aussi l’union budgétaire, et donc un Etat fédéral. Certains milieux patronaux ne sont pas demeurés en reste. L’euro a été soutenu de bout en bout par une coalition de dirigeants politiques, d’élites administratives, de responsables du grand patronat, parce que toutes nos industries européennes sont le plus souvent cartellisées.

L’intérêt d’un cartel est de fixer les prix ensemble, pour supprimer ainsi la concurrence, hausser les tarifs et dégager des profits plus importants. Le mouvement, élargi à l’Europe, est clair: un cartel national fonctionnera sans grand problème dans un espace fermé, sous la houlette d’autorités professionnelles adéquates. Mais dès que l’on ouvre les frontières, on se trouve aux prises avec des concurrents qui ne jouent pas le même jeu. D’où la tentation de reconstituer un cartel dans une zone plus large, avec ces nouveaux concurrents. Se pose alors le problème du contrôle des prix convenus. Si le taux de change bouge chaque jour, la tâche devient complexe. Il faut renégocier en permanence, alors que si vous supprimez les variations de change, tout redevient simple, comme à l’intérieur d’une seule économie nationale. La volonté de reconstituer le cartel industriel au niveau européen fonde la volonté de supprimer toute variation de change. Les Etats, finalement, considérés comme des entreprises, sont dans la même situation…

Cette simplification que vous reconnaissez n’a-t-elle pas des aspects positifs ?

Cela dépend pour qui ! Positifs assurément pour les cartels qui augmenteront leurs profits, mais certainement pas pour tous les autres joueurs: les cartels font monter les prix et contractent les volumes de production aux dépens des citoyens et des consommateurs. «Les gens d’une même profession, observe Adam Smith dans La Richesse des nations,ne se rencontrent que rarement, même pour s’amuser ou se distraire, sans que leur conversation n’aboutisse à quelque collusion au détriment du public…»

Manière élégante de faire du populisme…

Mais il arrive que le populisme ait raison. Il peut certes devenir outrancier et préconiser de fausses solutions, mais il reste qu’en démocratie écouter le peuple est le principe fondamental.

Le peuple va-t-il pour autant réclamer la suppression de l’euro ?

Je ne le pense pas dans l’immédiat, parce qu’il faut d’abord comprendre qu’une très large part de nos difficultés provient de cette erreur économique majeure, ce qui nécessite une assez bonne connaissance des mécanismes monétaires. Mais il n’est pas nécessaire d’être un expert pour sentir que quelque chose ne va pas et comprendre que nous faisons fausse route.

Que répondez-vous aux économistes qui voient dans l’abandon de l’euro une porte ouverte sur l’apocalypse ?

L’Etat et les entreprises ayant des dettes libellées en euros détenues à l’étranger, sortir de la monnaie unique et dévaluer le nouveau franc soutiendrait l’activité mais majorerait le poids de cette dette, exprimée désormais en francs. Les charges des contribuables et des entreprises en seraient alourdies, ce qui, en sens inverse, ralentirait la croissance. On pourrait alors envisager de ne rembourser ces dettes que pour partie (un défaut partiel de paiement), mais alors les créanciers internationaux ne nous feraient plus confiance, d’où difficulté accrue de trouver du crédit à l’étranger. Les taux d’intérêt augmenteraient, ce qui pénaliserait les finances publiques et l’activité des entreprises.

Tels sont les principaux arguments des tenants de la monnaie unique. À cela deux réponses: en abaissant le coût de nos produits à l’étranger, la dévaluation stimulera la croissance, et nous donnera par conséquent davantage de moyens pour le service de la dette.

La seconde réponse est conditionnelle: dévaluer l’euro préalablement à l’instauration d’un nouveau franc nous procurera tous les avantages de la dévaluation, mais sans majorer la dette extérieure. En effet, il ne sera plus nécessaire de dévaluer le nouveau franc après la sortie de l’euro, puisque la dépréciation de ce dernier aura déjà reconstitué notre compétitivité. Il n’y aura donc pas de nécessité de dévaluer le franc proprement dit, ni par conséquent de majoration de la dette extérieure.

La solution est là: dévaluer la monnaie unique pour en sortir ensuite sans dommages. Ce n’est nullement une utopie. Aujourd’hui, l’euro vaut à peu près 1,42 dollar. Lorsqu’il a été créé, c’était à parité: un dollar contre un euro. Il est même tombé à un moment à 0,85. Abaisser son prix en dollars n’est donc pas impossible à réaliser.

Comment expliquez-vous alors le dogme si souvent réitéré d’une monnaie forte ?

À quoi sert une monnaie forte sinon à abaisser le coût des emprunts à l’étranger? Avec une monnaie forte, les prêteurs se disent qu’ils ne seront pas volés au moment du remboursement, si bien qu’ils n’exigent pas de taux d’intérêt élevés. En revanche, avec une monnaie faible, les prêteurs exigeront des taux majorés pour compenser par avance une éventuelle perte de capital. La conclusion à en tirer est qu’une monnaie unique et forte est une redoutable machine à emprunter parce qu’elle abaisse le coût de l’emprunt. Le cas espagnol illustre parfaitement l’aspect pervers de cette facilité. Avec 6% d’inflation environ dans le pays et un taux d’intérêt fixé par la BCE à 2%, les ménages et investisseurs locaux empruntent au taux réel de -4%. D’où une frénésie d’investissement immobilier qui a provoqué un déséquilibre complet de l’activité nationale et de la position patrimoniale des emprunteurs. Ils sont allés beaucoup trop loin, puisqu’ils étaient subventionnés pour emprunter…

Globalement, au niveau européen, il ne faut pas non plus se cacher que ces facilités de financement ont exonéré certains gouvernements des efforts nécessaires en termes de réformes structurelles et de réduction des dépenses. Au lieu d’imposer une libéralisation de l’économie, l’euro a encouragé le statu quo et a paralysé les réformes véritables.

La France peut-elle concrètement retourner à une monnaie nationale ?

Tous les pays issus du démembrement de l’URSS l’ont fait. Du rouble, ils sont passés à des monnaies nationales. Dans les années 1990, après la scission de la République tchèque et de la Slovaquie, j’ai posé la question au président tchèque Vaclav Klaus de la difficulté de créer ainsi sa propre monnaie. Il m’a répondu en exactement deux mots: «Une semaine»… En une génération, une soixantaine de pays sont sortis d’une union monétaire. Aussi, lorsqu’on nous présente cette proposition comme une sorte d’horrible et exceptionnel fantasme, il faut bien prendre conscience qu’elle n’a rien que de très banal. Aujourd’hui, la monnaie est essentiellement scripturale, concrètement, des comptes en banque. Du jour au lendemain vous décrétez que votre compte de 3000 euros est désormais de 3000 francs…

À quoi correspondra exactement cette équivalence entre l’euro et le franc ?

Chez le boulanger, la baguette qui était à un euro, passera à un franc – à quoi cela sert-il? A restaurer la compétitivité internationale de nos entreprises. Cela se fera soit après une dévaluation de l’euro, comme je le préconise, avec de réels effets sur les importations, les exportations et la croissance, ou bien après la recréation du franc. Dans ce dernier cas, nous pourrons aussi en profiter pour rétablir notre compétitivité non seulement vis-à-vis des pays tiers, mais aussi vis-à-vis de l’Allemagne. Ce qui ouvrirait enfin de réelles perspectives de retour à une croissance soutenue dans un pays où l’exportation représente un tiers environ de l’acti vité totale. Le résultat de la sortie de l’euro ne peut qu’être positif, tant pour la croissance que pour notre capacité de remboursement de la dette, qui repose au bout du compte sur l’accroissement du revenu national.

Dans votre livre vous posez la question: comment tout cela va-t-il se terminer ?

Mal pour l’euro, j’imagine, mais les configurations potentielles des choix de chacun des 16 partenaires de la zone – entre sortie isolée et maintien dans un groupe restreint – sont trop nombreuses pour que l’on puisse deviner à l’avance le scénario le plus probable. Néanmoins, il y a urgence. L’euro étant surévalué par rapport au dollar, les industries françaises sont pénalisées par rapport à tous les pays dont la monnaie est liée au dollar. Nous sommes aussi surévalués par rapport à l’Allemagne, sans possibilité aucune de correction par le change. Cela fait beaucoup de handicaps pour nos exportateurs et nos industries concurrencées par les importations.

L’urgence n’est-elle pas plus pressante encore pour les PIGS ?

Avec des inflations plus élevées que la nôtre – et surtout que l’allemande -, une compétitivité fortement dégradée, des problèmes aigus de dette, certains de ces pays vont sortir très probablement de la zone euro. Je pense à la Grèce, mais aussi au Portugal, à l’Irlande, et peut-être même l’Espagne.

C’est une prédiction sérieuse ?

Pour les Grecs, assurément. Le pire est le problème du renouvellement de la dette qui arrive à terme. Il leur faudra réemprunter beaucoup entre 2012 et 2014. On multiplie donc les plans de prétendu sauvetage, alors qu’en vérité on alourdit encore leur dette en pourcentage du revenu national. Et les plans d’austérité contractent davantage l’activité écono mique, si bien que le rapport de la dette à la capacité de remboursement augmente au lieu de se réduire. Chaque prêt aggrave leur problème. D’où les réactions de rue à Athènes ou à Madrid. Pour s’en sortir, ils ne pourront que renoncer à rembourser une partie de la dette et dévaluer, c’est-à-dire sortir de l’euro.

Et nous ?

Seuls les pays les moins pénalisés par la monnaie forte pourraient rester dans l’euro: l’Allemagne et ses voisins, les Pays-Bas, l’Autriche. Si les moins bons débiteurs sortent, les marchés internationaux auront davantage confiance dans la monnaie unique. Je doute alors que l’on puisse obtenir une dévaluation importante de l’euro, comme je le souhaite. Or, à supposer que l’euro monte encore, la France devrait alors recourir à une dévaluation majeure qui augmenterait beaucoup sa dette externe. D’où la nécessité d’envisager une rapide sortie. Entre 2012 et 2014, nous allons vivre une phase critique. Si les pays du Sud sortent de la zone euro avant la France, ce sera mauvais pour nous.

Le cartel multinational de l’euro ne durera pas, la guerre de sécession a déjà commencé, dites-vous…

Oui, pour toutes les raisons évoquées précédemment: un ensemble de pays pour lesquels une monnaie unique n’est pas un élément positif peut malgré tout fonctionner s’il dispose d’un Etat central et de finances publiques fédérales, comme aux Etats-Unis. C’est ce qu’avaient en tête les partisans de l’euro qui voulaient construire un super-Etat continental. Malheureusement cette erreur de stratégie, historique, a produit des conséquences économiques désastreuses. On s’est engagé dans la voie conduisant à la centralisation pour s’apercevoir finalement qu’elle était impraticable du fait des disparités entre pays. La guerre de sécession a donc commencé.

Elle n’oppose pas uniquement des Etats entre eux, mais des populations soucieuses de leur niveau de vie, d’une part, et des Trésors publics, grandes banques et grandes entreprises, d’autre part, qui entendent défendre jusqu’au bout leur avantage d’emprunteurs et leurs cartels intra-européens. Cette guerre ne s’arrêtera qu’avec la dissolution de l’euro. Catastrophe économique oblige : le mouvement est amorcé.

Source

A LIRE aussi: Pourquoi il faut revenir au franc

L’explosion de la zone euro en perspective ? ( Vidéos )

La presse vient de publier trois articles révélateurs de la situation économique et financière dans laquelle se trouvent l’Europe et plus particulièrement la France. Des articles qui donnent encore plus de poids à ceux qui remettent en cause la Loi Rothschild de 1973, envisagent la sortie de l’Euro et la mise en place d’une politique protectionniste.
On constate qu’il est de plus en plus difficile pour les média de continuer à ignorer une vérité qu’ils ont pendant trop longtemps cherché à occulter. Les retournements de veste vont pouvoir commencer !.

Roubini prédit l’explosion de l’eurozone


Dans un article du Financial Times l’économiste Nouriel Roubini connu pour avoir, comme Maurice Allais, prévu la crise financière de 2008 estime que les pays de la périphérie européenne abandonneront l’euro d’ici cinq ans.
A l’instar de Marine Le pen ou de Nicolas Dupont-Aignan, Nouriel Roubini estime qu’il n’existe aujourd’hui qu’un moyen de restaurer la compétitivité des pays périphériques : quitter la zone euro, reprendre des monnaies nationales et déprécier. Un tel scénario parait aujourd’hui inconcevable, relève l’économiste selon qui rien ne dit que dans cinq ans une telle idée n’aura pas fait son chemin, d’autant plus si les économies des pays périphériques stagnent. A moins que l’idée d’une zone euro plus fédérale parvienne à percer, certains dirigeants européens appellent en effet à plus d’intégration européenne.
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