Eric Zemmour : « L’euro made in China » (vidéo)

Si on en croit Sarkozy nous avons échappé à une catastrophe mondiale. Mais grâce à son courage, la situation est sous contrôle. Mieux même, maintenant chaque français devra se réjouir de vivre dans une Union Sino-Germanique généreuse et vigilante.

Bien sûr, si nous voulons bénéficier de toute sa protection, il faudra montrer un maximum d’obéissance à ceux que nous considérions hier encore comme les dépeceurs de notre industrie… conséquences prévisibles du baiser de la mort.. Et dire qu’il existe encore quelques naïfs qui rêvent de protectionnisme aux frontières de l’Europe; ils peuvent commencer à ranger leurs ambitions aux placards, l’Union Sino-Germanique sera l’avant garde d’un monde ouvert au grand vent de la rigueur, de la récession et de la désindustrialisation définitive.

Voilà donc le seul bilan que l’on peut et que l’on doit tirer de la fameuse réunion dite  » de la dernière chance » : Pour sauver l’euro et gagner du temps sur les échéances électorales, Sarkozy et Merkel ont choisi de sacrifier l’indépendance de l’Europe et creuser encore plus profond le trou dans lequel on s’enterre.

L’économiste Jacques Sapir nous avertit: Les conséquences de cet accord partiel seront très négatives. Pour un répit de quelques mois, sans doute pas plus de six mois, on condamne les pays à de nouvelles vagues d’austérité ce qui, combiné avec le « credit crunch » qui se produira au début de 2012, plongera la zone Euro dans une forte récession et peut-être une dépression. Les effets seront sensibles dès le premier trimestre de 2012, et ils obligeront le gouvernement français à sur-enchérir dans l’austérité, provoquant une montée du chômage importante. Le coût pour les Français de cet accord ne cessera de monter.

A bon entendeur…. courage !!!


Eric Zemmour : "L'euro made in China" par rtl-fr

Un député européen moyen gagne plus que la chancelière Merkel…(vidéo)

Quand les européïstes Cohn-bendit, sarkosy, Hollande ou Mélenchon vous disent: Ils faut sauver l’Europe; comprenez qu’il faut sauver le système qui les nourrit.
Car si la construction Européenne est un joli rêve qu’ils tentent de vous vendre depuis plus de 30 ans, c’est aussi une grosse administration qui engraisse celles et ceux qui la servent.

Et aujourd’hui, alors qu’ils s’apprêtent à vous vendre au plus offrant, alors qu’il sont prêts à sacrifier les peuples et la démocratie sur l’autel de leurs idéologies mortifères, les députés européens les plus malins parviennent à percevoir des mensualités qui s’élèvent à presque 15 000 euros, grâce à un système généreux d’indemnités journalières.

Et quand une équipe de télévision s’intéresse au sujet, les journalistes se font virer manu militari !

Zemmour: L’Europe fédérale menace ou solution ?

Un gouvernement européen à la tête d’un État fédéral européen; la voilà la solution. Avec un ministre des finances pour nous dicter ce que nous devons faire. Pour nous dire les bonnes décisions à prendre, et les mauvaises à éviter. Un moment que ça les travaille les intelligents qui nous gouvernent depuis 30 ans.

L’objectif aujourd’hui c’est la fin des Nations… un coup de canif dans le jarret des égoïsmes nationaux. Égoïsmes nationaux: imprégnez- vous bien de ces deux mots… vous allez en bouffer de l’égoïsme national… les euro béats ne manqueront jamais de vous balancer leurs formules de communicants sur les plateaux télé qu’ils monopolisent… Et on peut compter sur leur savoir-faire en matière de comédie… avec la mine sérieuse des gens qui savent et le froncement de sourcil qui va si bien aux margoulins… je ne me fais pas d’illusion, ils trouveront toujours quelques crétins pour les croire…


Eric Zemmour : "L'Europe fédérale : menace ou… par rtl-fr

Zique de la semaine : Jean Louis Murat, la montagne, et Baudelaire. (vidéo)

Il faut vendre les prés pour des usines. Et aussi des rond-points. Et des grandes surfaces. Il faut vendre les prés pour que sortent de terre les immeubles où viendront s’entasser ceux du grand remplacement. Vendre les prés pour des parkings, des entrelacs de routes à trois voies et des 4 x 3… il faut vendre des prés… et après ?. C’est un constat et une question que pose Jean Louis Murat dans sa chanson  » Il faut vendre les près » tirée de son dernier album «Grand lièvre».
Jean Louis Murat l’auvergnat connait bien le monde paysan. Il aime la région dans laquelle il vit loin du tumulte bavard de la capitale. Et il ne manque jamais une occasion de défendre ce qui lui semble être aujourd’hui menacé. Comme dans cet entretien donné à Marianne, dans lequel il déplore la victoire de la plaine sur la montagne :

C’est la victoire des gens des plaines sur ceux de la montagne. C’est une idéologie de la société qui ne veut être surplombée par rien. A leurs yeux, la montagne, c’est fait pour faire du ski ou du trecking, mais certainement pas pour qu’il y ait des paysans et des gens qui y vivent. Donc il faut faire des mégapoles de millions d’habitants où on ne sait pas quoi leur donner à bouffer. C’est une façon horizontale de voir les choses, de mettre tout le monde dans les plaines et dans les villes, d’abandonner l’aspect vertical des choses…
Il n’y a plus personne dans les montagnes et dans les campagnes. Je ne supporte pas le fait citadin et je ne supporte pas les gens des plaines. Pour moi, la plaine c’est la fin du monde.

Lire la suite Zique de la semaine : Jean Louis Murat, la montagne, et Baudelaire. (vidéo)

Lire la suite

Mensonges et manipulation à propos de la manifestation FLN du 17 octobre 1961 à Paris

Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, par le biais d’une machination particulièrement bien orchestrée, policiers, gendarmes mobiles, CRS et Harkis engagés le 17 octobre 1961 à Paris dans une opération de maintien de l’ordre, sont devenus des agresseurs accusés d’avoir massacré 300 manifestants algériens, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

Tous les ans depuis 1991, ceux que le FLN désigne sous le nom de « Frères des Frères »,  organisent à grand renfort médiatique une cérémonie à la mémoire des « Martyrs Algériens » du 17 octobre 1961. Au mois d’octobre 2000, les « Frères des Frères » ont créé l’ « Association 1961 contre l’oubli ».
Cette année, la commémoration a pris un éclat particulier avec la présence du candidat socialiste aux futures élections présidentielles lequel a lancé une rose rouge à la Seine en mémoire des manifestants qui y auraient été noyés…
Or, contrairement à ce qui est affirmé par des médias dont l’inculture est à l’égal de l’esprit partisan, le 17 octobre 1961, il n’y eut pas de massacre d’Algériens à Paris.
Revenons aux faits. Nous sommes en pleine guerre d’Algérie et le FLN qui cherche à prendre le contrôle de la communauté algérienne vivant en France organise une manifestation  surprise et clandestine devant converger vers la Place de la Concorde et l’Elysée afin de montrer sa force et pour peser sur les pourparlers de paix qui ont lieu à Evian.
Assaillis de toutes parts, les 1300 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non 7000 comme cela est toujours dit, firent preuve d’un grand sang-froid et d’un immense professionnalisme se traduisant par un bilan des pertes « modéré » dans de telles circonstances.

Moody’s menace le triple A de la France.

La France est tenue en laisse. C’est l’UMP et le PS qui lui ont mis la corde au cou, et ce sont les marchés financiers qui la tiennent des deux mains. Plus les jours passent, et plus la laisse se tend et nous étouffe. On vous l’a dit: la France, quoi qu’en disent l’UMP et le PS, va perdre son triple A. Ce n’est qu’une question de mois. Sarko et son gang tentent de gagner du temps. Leur objectif aujourd’hui est de convaincre les agences de notation de nous pénaliser le plus tard possible, après la présidentielle par exemple.

Mais l’agence Moody’s montre des signes d’impatience. Cette nuit, elle a décidé de menacer notre triple A, en raison des doutes qui pèsent sur notre capacité budgétaire.
Si la France perd sa note, l’addition sera salée pour tout le monde, et particulièrement pour les contribuables et les salariés de ce pays. Et on assistera alors à l’effondrement du château de carte européen.

Voir aussi:

Notre pays ne mérite déjà plus son triple « AAA… mais il y a un accord aujourd’hui entre le gouvernement et les agences de notation

Le gouvernement français fait tout pour empêcher que la note AAA soit abaissée avant la présidentielle de 2012.

Radio France:  » Écoutez la propagande  » ! (vidéo)

J’ai pris l’habitude de désigner France inter comme une radio soviétoïde car elle impose à ses auditeurs une propagande gauchiste impensable en démocratie. Le paroxysme de cette intoxication est atteint tous les jours à 15h00 avec l’émission Là bas Si j’y suis de Daniel Mermet et ses compagnons du Monde diplomatique.
Pour toute personne un peu intellectuellement honnête cette situation est une évidence, or elle n’est jamais dénoncée.

La liberté d’expression à géométrie variable :

Il y a quelques années le journaliste Fabrice le Quintrec a été mis au placard de France Inter pour avoir cité dans sa revue de presse le journal très catholique Présent. Erreur fatale !. Fabrice le Quintrec avait pourtant pris la précaution de citer les journaux d’extrême gauche: Rouge et Charlie Hebdo, mais cela ne suffit pas à calmer les ardeurs inquisitoriales de la gauche morale et de ses petites juges Robespiérristes.


Le Quintrec, itinéraire d'un mouton noir… par revue-medias

Radio France, un acteur significatif du totalitarisme soft

Le site Fdesouche, dont on peut penser qu’il est un peu trop obsédé par les questions de métissages et de diversité, a toutefois quelques réactions bien senties sur le fonctionnement des média et de la propagande a laquelle nous sommes soumis.

Dans un article finement argumenté, le Paysan savoyard dénonce la surreprésentation des idées progressistes et modernistes de la gauche sur France inter. Les mêmes critiques pourraient être formulés pour la pensée monolithique qui sévit à la télévision.

Lire la suite de Radio France:  » Écoutez la propagande  » ! (vidéo)

Lire la suite

François Hollande, à l’instar de Nicolas Sarkosy, est le candidat des banques et des mondialistes !!! (vidéo)

L’Européïste et mondialiste François Hollande, vient d’être élu comme étant le meilleur représentant des socialo-bobos à la présidentielle. En digne héritier de J. Delors et de M. Rocard, « l’impétrant flamby« , responsable d’une augmentation de 38 % de la dette du département qu’il dirige, devra la jouer fine pour faire croire aux français qu’il a une autre vision que celle de Sarkosy. En effet, les deux candidats ont en commun 30 ans de complicité idéologique, ils partagent le même dogme européo-fédéraliste et la même politique mondialo- libérale, immigrationniste, multiculturaliste, anti-républicaine et anti-patriotique…on ne peut donc pas en toute logique compter sur François Hollande et son gang socialiste pour permettre à la France et à son peuple de recouvrer sa souveraineté.

Même le Wall Street journal en convient. Pour le journal américain le prochain duel Hollande/Sarkosy si il a lieu sera davantage un duel de style qu’un duel d’idée :

Rappelons, pour mémoire, que ce sont les socialistes qui ont permis la fusion entre les banques de dépôts et les banques d’affaires. Ce sont eux qui ont voté en faveur du traité de Lisbonne, (rejeté par le peuple) et qui nous interdit, n’en déplaise au Démondialisator Montebourg, toute forme de protectionnisme aux frontières de l’Europe. Ce sont eux qui ont inscrit dans la Constitution française (art.88-1 et suivants) la supériorité juridique des traités communautaires sur les lois votés par notre parlement. Ils ont tout signé, tout ratifié, tout organisé, pour que la situation soit celle que nous connaissons aujourd’hui.

Et il faudrait être irresponsable pour croire encore aux calembredaines que vont psalmodier les socialistes durant la campagne électorale qui vient.

Lire la suite de François Hollande, à l’instar de Nicolas Sarkosy, est le candidat des banques et des mondialistes !!! (vidéo)

Lire la suite

Le gouvernement français fait tout pour empêcher que la note AAA soit abaissée avant la présidentielle de 2012.

Le chroniqueur nicolas Doze avouait il y a peu : Notre pays ne mérite déjà plus son triple « AAA… mais il y a un accord aujourd’hui entre le gouvernement et les agences de notation
.
Dernièrement, nous notions que la situation de la banque Dexia allait certainement nous entrainer vers une dégradation accélérée de notre note.

Et aujourd’hui c’est le ministre des Finances belge, Didier Reynders qui vient confirmer notre intuition. Dans un entretien accordé au journal belge L’Echo, déclare que le gouvernement français fait tout pour empêcher que la note AAA soit abaissée avant la présidentielle de 2012.

« Ils ont eu beaucoup de résistants durant la Deuxième guerre, mais dans le dossier Dexia, ils ont collaboré, même si les intérêts n’étaient pas toujours identiques. J’étais prêt à maintenir la clé de répartition des garanties de 2008, 60 % pour la Belgique. Eux craignaient de mettre leur rating en danger s’ils assumaient trop de garanties. Ils veulent absolument éviter une révision de leur rating en pleine campagne présidentielle. Pour nous, la priorité était de sécuriser Dexia Banque Belgique, et de ne pas la payer trop cher, pour rester en dessous des 3 % de déficit. »

L’affaire est entendue: que ce soit avant ou après la présidentielle, la note de la France sera abaissée… et le nouveau président devra affronter une situation bien pire que celle qui nous ai présenté par l’UMPS et nos média complices.

N’oublions jamais: la banqueroute de la France, nous la devons à 40 ans de politique européiste et mondialiste menée par le PS et l’UMP.

Christopher Caldwell :  » L’islam est le plus grave problème posé à l’Europe »

Le journaliste du Financial Times Christopher Caldwell a mis trois ans pour trouver un éditeur français qui accepte de traduire son livre : Reflections on the Revolution in Europe: Immigration, Islam and the West.
Un livre qui confirme le constat établit par Gilles Kepel dans son rapport sur l’Islam en banlieue, et qui accrédite les propos tenus par quelques esprits libres qui ne cessent depuis de longues années de tirer la sonnette d’alarme.

L’ouvrage enfin traduit a pour titre : Une révolution sous nos yeux. Comment l’islam va transformer la France et l’Europe. La préface de cette édition est signée de la démographe Michèle Tribalat, une spécialiste de l’immigration. «Les Français, et les Européens en général, écrit-elle, doivent lire ce livre car c’est d’eux qu’il est question et jamais on ne leur a parlé comme le fait Christopher Caldwell.»

Décrivant la progression de l’immigration dans tous les pays européens, spécifiquement de l’immigration musulmane, l’auteur pose une question résumée par le sous-titre de l’édition américaine : «L’Europe peut-elle rester la même avec en son sein des peuples différents?» Question cruciale, que le politiquement correct à la française voudrait enterrer. Il faut donc se féliciter qu’un esprit libre, venu du Nouveau Monde, apporte sa contribution à un débat essentiel pour notre avenir.

Une interview de Christopher Caldwell par Jean Sévillia pour le Figaro. Lire la suite

La fourberie européiste de Madame Aubry… et des socialistes !

Un article de François Asselineau datant du 11 juillet 2011.

Mme Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, vient de déclarer, à l’occasion d’un voyage à Turin, qu’il fallait construire… une « AUTRE EUROPE ».

Elle a cependant précisé que « Construire une autre Europe, ça ne se construit pas du jour au lendemain. » (cf. http://www.leparisien.fr/flash​-actualite-politique/martine-a​ubry-a-turin-une-etape-pour-co​nstruire-une-autre-europe-08-0​7-2011-1525845.php) C’est en effet le moins que l’on puisse dire !
Comme je le rappelle dans mes conférences, le slogan de « changer d’Europe » était non seulement celui du PS aux élections européennes de 2009 mais aussi celui du PS aux élections européennes de 1979, voici exactement 32 ans.

Mais pour comprendre à quel point Mme Aubry se moque des français, il n’est pas inutile de rappeler ici :

1°) – que le traité de Maastricht a été négocié, conclu, puis signé le 7 février 1992 par François Mitterrand et son ministre des affaires étrangères M. Roland Dumas, tous les deux membres du PS ;

2°) – que le PS a appelé à voter Oui au référendum du 20 septembre 1992 sur ce traité de Maastricht ;

3°) – que Mme Aubry était à l’époque parfaitement solidaire de ce traité de Maastricht et de sa ratification ; elle l’était d’autant plus qu’elle était l’un des membres les plus influents du gouvernement où elle siégeait comme ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (du 15 mai 1991 au 28 mars 1993) ;

4°) – que, cinq ans après, le traité d’Amsterdam a été négocié et signé par le gouvernement socialiste français (le 2 octobre 1997) et qu’il est entré en vigueur le 1er mai 1999 ; c’est-à-dire pendant toute la période où M. Lionel Jospin était Premier ministre (du 2 juin 1997 au 6 mai 2002) et que Mme Aubry était ministre de l’Emploi et de la Solidarité (du 4 juin 1997 au 18 octobre 2000) ;

5°) – que, quatre ans encore après, le traité de Nice a été signé le 26 février 2001, alors que M. Lionel Jospin était toujours Premier ministre (du 2 juin 1997 au 6 mai 2002) ;

6°) – que la grande majorité des responsables du PS – et notamment Mme Aubry – ont appelé à voter OUI au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne ;

7°) – que la grande majorité des parlementaires du PS ont avalisé la forfaiture du traité de Lisbonne en votant OUI à la ratification de ce traité le 4 février 2008, nonobstant le refus de 55% des Français à la constitution européenne dont il n’était que la simple reprise ; Mme Aubry, bien que n’étant pas parlementaire, a approuvé cette ratification.

En d’autres termes, Mme Aubry a continuellement soutenu, souvent au plus haut niveau de l’Etat et depuis 19 ans, l’ensemble de la construction européenne : elle a soutenu, voté ou appelé les Français à approuver les traités de Maastricht, Amsterdam, Nice, la Constitution européenne, et le traité de Lisbonne.

Dans ces conditions, son soudain appel à bâtir une « autre Europe » n’est qu’une fourberie politicienne de plus. Il s’agit d’un mépris éhonté des électeurs et d’une insulte à l’intelligence des Français.

François Asselineau

Paru sur le site http://www.u-p-r.infos

François Hollande : on n’est pas là, simplement, pour être des protecteurs de nos propres citoyens (vidéo)

Arnaud Montebourg peut bien raconter des sornettes à tous ceux qui sont assez naïfs pour le croire, il y a une évidence contre laquelle il ne peut lutter: un socialiste ne sera jamais protectionniste. Pourquoi ?. Parce qu’il est internationaliste comme n’importe quel mondialiste. Et ce n’est pas un hasard si les ultra-libéraux américains viennent tous de la gauche… ils sont intrinsèquement sans-frontièristes, sans-papièristes et beni-Oui-Ouistes !

Mais la gauche n’a pas de pudeur. Elle qui fut responsable des plus grandes privatisations et qui n’hésita jamais à brader notre souveraineté nationale, se présente aujourd’hui devant le peuple en lui faisant croire qu’elle va le protéger.

Le cynisme en politique n’a pas de limite. Voilà ce que déclarait François Hollande quelques mois avant de faire les yeux doux à Montebourg:

Hollande : La vraie identité du Parti Socialiste, et des socialistes européens, puisque pour faire l’Europe il faut quand même le faire avec d’autres, c’est d’organiser un continent capable d’assurer l’échange, parce qu’on n’est pas là simplement pour empêcher les plus pauvres que nous de faire venir leurs produits, parce que si c’est ça le protectionnisme, pas pour nous ! Parce qu’est-ce que ce serait comme conception, finalement, de la solidarité à l’égard du Sud, si par rapport à des produits fabriqués par le Sud…

Todd : Ça c’est la rhétorique (inaudible) de gauche pour ne rien faire !

Hollande : Non ! non ! Je pense que c’est quand même très important de défendre…

Todd : …de défendre le sous-prolétariat indien, c’est vrai. Mais ça n’est pas ce qu’attend votre électorat.

Hollande : Enfin ! Je suis désolé, mais je crois qu’on a aussi une mission internationaliste, on n’est pas là, simplement, pour être des protecteurs de nos propres…

Todd : …citoyens !

Les primaires socialistes sont un recul démocratique. Pourquoi ? (Vidéo)

Comme nous l’avons déjà souligné les primaires aggravent la bipolarisation du PS et de l’UMP au détriment des autres partis politiques et du peuple qui attendent la proportionnelle et pour certain une république référendaire.

Notons au passage que les sermons de morales démocratique prêchés actuellement par le clergé de gauche a de quoi faire sourire ceux qui ont un minimum de mémoire. Rappelons que l’ensemble des députés socialistes ont choisi d’effacer le NON du peuple Français sur la constitution européenne en allant voter OUI au traité de Lisbonne.

Quatre cent mille beaufs de gauche ?

Il faut rendre grâce à Arnaud Montebourg, ne serait-ce que parce qu’on lui doit un spectacle désopilant, ça n’arrive pas tous les jours. Les deux finalistes, qui jusque-là se signaient en entendant le mot « protectionnisme », resteront, grâce à leurs contorsions pour prouver qu’ils avaient toujours été proches des idées « d’Arnaud », dans les annales de la tartuferie politique. À entendre les « impétrants » et leurs fabricants de bobards respectifs, le petit Montebourg n’avait pas encore du poil au menton que Martine Aubry et François Hollande bataillaient déjà contre la mondialisation « néo-libérale ».

Dès dimanche soir, François Hollande évoquait « une France qui doit se faire respecter, y compris dans ses échanges » avant de s’adresser aux électeurs égarés sur le mode « je vous ai compris ». La maire de Lille, elle, ne s’est pas trop foulée, se contentant de chanter l’air de « la vraie gauche c’est moi ». Interrogée par Laurence Ferrari sur le succès de Montebourg, elle a sorti sa formule magique – le « changement » : le message du vote a-t-elle dit, c’est que les gens veulent « un changement profond et j’incarnerai ce changement. Il faut que ça change vraiment et que ça change enfin. Il faut un vrai changement de gauche. » Quelqu’un a dû lui faire croire qu’à chaque fois qu’elle disait « gauche » ou « changement », elle gagnait 100 voix. Quant à Laurent Fabius, qui s’est soudain rappelé qu’il avait été en 2005 le chef de file des « nonistes » de gauche avant de rallier le camp du « oui », il faut saluer sa performance dans le genre « je parle pour ne rien dire » sur RTL mardi matin : « les électeurs d’Arnaud Montebourg peuvent se retrouver dans la ligne de Martine sans que Martine ait à changer de ligne », a-t-il décrété. Elle est bonne celle-là.

Au passage, il est significatif que les commentateurs les plus favorables à la ligne de Montebourg, y compris à Causeur, admettent sans la moindre discussion qu’il se situe à la gauche du PS, comme s’ils avaient intériorisé l’idée que ce qui est bien est de gauche.

Tout le monde s’accorde à dire que le député de Saône-et-Loire occupe l’espace politique qui était en 2002 celui de Jean-Pierre Chevènement, mais on préfère oublier, comme le principal intéressé d’ailleurs, qu’il entendait précisément casser le rideau de fer de la vie politique française. C’est que pactiser avec l’ennemi – la droite- est un crime bien plus grave qu’avoir applaudi ou accepté les politiques dont on observe aujourd’hui les ébouriffants résultats.

S’il y a un enseignement à tirer de la primaire, il est pourtant que le clivage idéologiquement structurant n’est pas celui qui sépare la droite de la gauche mais celui qui oppose les adeptes de la raison mondialiste à ceux que, faute de mieux, on qualifie de souverainistes et qu’on trouve aussi bien à droite qu’à gauche, à l’extrême droite qu’à l’extrême gauche.

Les deux nouveaux amis de « Démondialisator », amusant surnom inventé, me semble-t-il, par Marc Cohen, se trouvent être, l’une la fille de Jacques Delors, l’autre l’ex-chef de l’ex-courant deloriste. Comme il paraît que le nom de Delors ne dit rien aux moins de vingt ans, rappelons que ses héritiers le vénèrent comme le père-fondateur de la merveilleuse Europe qui est, comme le dit Alain Juppé, l’avenir d’une France condamnée par le sens de l’Histoire et qu’il a été l’un des plus ardents propagandistes du dogme libre-échangiste hors duquel il n’y avait point de salut – qui ne préfèrerait l’ouverture à la fermeture ?

Sauf distraction de ma part, on n’avait guère, jusque-là entendu Aubry et Hollande s’insurger contre la croyance selon laquelle la disparition des frontières était notre avenir inéluctable et radieux – il me semble même qu’ils ont participé avec ardeur à la traque des « hérétiques », régulièrement accusés de vouloir revenir au sombre âge des nationalismes. Bien sûr, ils n’aiment pas les délocalisations, les inégalités et les riches – ils sont de gauche, vous dit-on. Ce qui revient à détester les effets dont ils chérissent les causes.

Cette croyance aveugle avait en outre l’avantage de rejeter dans les limbes des classes populaires dont on ne savait que faire. Coup de chance, non contents de sentir mauvais sous les bras et d’être des arriérés incapables de s’adapter au monde nouveau, ces beaufs se sont jetés dans les bras du diable lepéniste. Bon débarras ! L’ennui, c’est qu’ils votent et qu’on peut difficilement être élu sans eux. D’où la popularité nouvelle de Montebourg : « C’est le seul qui puisse parler aux électeurs du Front national », m’a confié le patron de Libération, Nicolas Demorand. Qu’il apparaisse nécessaire de parler à ces brebis égarées jusque-là cantonnées derrière un improbable cordon sanitaire, voilà qui est incontestablement un progrès.

Ne nous emballons pas. Montebourg « sauveur de la gauche », c’est à voir. On peut compter sur le champion du PS, dès qu’il sera désigné, pour s’empresser d’oublier toutes les qualités qu’il trouvait ces derniers jours au bel Arnaud et à ses idées. Quant à celui-ci, sur le plateau de France 2, il a donné le sentiment de jouer la suite de sa carrière plutôt que l’avenir de la France – sans doute était-il de mauvaise humeur.

Reste que grâce à cette primaire si réussie puisque tous les médias le disent, les idées défendues par Montebourg et bien d’autres ont acquis une dignité nouvelle : il est désormais permis de les discuter. C’est peu et c’est beaucoup. Cela ne sauvera pas la gauche, ni la droite bien sûr, mais on ne voit pas bien pourquoi il faudrait les sauver. En revanche, cela réjouira tous ceux qui, au-delà de leurs différences, partagent la conviction que les gouvernants élus doivent et peuvent retrouver les capacités d’action sur le réel qu’ils ont volontairement abandonnées à une palanquée de mains invisibles. C’est ce que veulent les peuples: cela s’appelle la politique. Et c’est la seule chose qu’il faille sauver.

Elisabeth Levy

Jean-Claude Michéa : le complexe d’Orphée (vidéo)

Très proche de la pensée de Marcel Mauss et grand admirateur de Georges Orwell, Jean-Claude Michéa est sans aucun doute l’un des penseurs les plus intéressants de ces 20 dernières années. Longtemps maintenu dans la confidentialité d’un lectorat attaché à ses productions souvent iconoclastes, Michéa est aujourd’hui invité dans quelques média.
Il publie ces prochains jours « le complexe d’Orphée », un livre dans lequel il continue à dénoncer la Gauche et sa religion du progrès qui lui empêche de regarder dans le rétroviseur et éprouver le moindre pincement de cœur pour le monde d’hier, qu’elle juge forcément réac.
Il s’en prend au mépris manifesté par la gauche morale pour la culture populaire et l’accuse d’avoir abandonné les ouvriers au profit des minorités et des immigrés.

Jean-Claude Michéa propose une nouvelle fois son « anarchisme tory », inspiré de la pensée d’Orwell qui ne fut pas seulement l’auteur de 1984 mais aussi un penseur politique brillant. C’est grâce à cet « anarchisme-conservateur » que Michéa construit une Gauche à la fois radicale et conservatrice qui accepte de regarder en arrière et qui ne considère pas les mœurs des gens ordinaires avec l’œil hautain de certains bourgeois des grands centres urbains.


les matins – Jean-Claude Michéa par franceculture

En Tunisie et en Egypte, les islamistes s’en prennent aux chrétiens (vidéos)

Cela devait être un printemps démocratique. Une belle épopée citoyenne et révolutionnaire. Les commentateurs assermentés du système nous avaient prévenu du changement : attention, le soleil va se lever au sud.
Mais le réel, facétieux et souvent tragique, se moque pas mal des convictions à l’emporte pièce de nos manipulateurs. Aujourd’hui en Egypte et en Tunisie, ce sont les islamistes qui deviennent majoritaires. Des islamistes qui persécutent les chrétiens et exigent l’application de la Charia.

Alors nos pseudo-experts, après nous avoir servi leurs analyses fallacieuses, cherchent aujourd’hui à nous rassurer. Selon eux les islamistes d’Egypte et de Tunisie sont de gentils démocrates. Une opinion que partage d’ailleurs notre ministre de la défense, Alain Juppé (1), que le système politico-médiatique s’acharne à nous présenter comme un grand homme d’État :

“Le dialogue que j’ai eu avec l’ensemble de cette délégation, et en particulier avec les membres des Frères musulmans, a été intéressant, et m’a permis de bien mesurer que la présentation qui est faite parfois de ce mouvement mérite d’être éclairée et approfondie”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue de sa visite au Caire. » alain Juppé, le figaro

On se réjouirait presque de cet optimisme si celui-ci ne ressemblait pas à l’expression un peu niaise de l’incompétence. Juppé devrait arrêter son abonnement au très islamophile Monde Diplomatique, et lire les propos plus nuancés et plus prudents du sociologue tunisien Larbi Sadiki sur les révolutions arabes. Interrogé par le journal algérien l’Expression, ce dernier s’est montré assez circonspect sur les mouvements islamo-conservateurs :

« le spectacle que reflètent, aujourd’hui, les rues tunisiennes et égyptiennes ne prête guère à voir l’avenir en faveur de la démocratie. L’organisation, les liens et réseaux, clandestins et informels tissés par les islamistes durant les dictatures répressives, sont actionnés et mis en marche pour asseoir un islamisme politique et idéologique. Ils peuvent même confisquer les acquis arrachés par des centaines de milliers de jeunes manifestants et réseaux de masse, qui ont fait tomber les dictatures.
En Egypte par exemple, les mouvements islamistes sont bien solides et enracinés dans les entrailles de la société, d’où même le président déchu Hosni Moubarak n’a pu les contenir et les contrôler et ce, en dépit des campagnes de répression qu’il avait menées contre eux. Voire, ils détiennent des biens et intérêts économiques. Aujourd’hui, sur le terrain, les islamistes sont donc présents au sein de toutes les catégories sociales. Et, ils s’expriment, haut et fort, dans les places publiques et officielles.
 » (l’expression)

On attend donc avec impatience les explications de nos experts de la révolution arabe. Ceux qui hier encore traitaient de fascistes les rabats-joie qui osaient émettre des doutes sur le caractère démocratique des révoltes égyptiennes et tunisiennes.

On aimerait que nos grands savants à têtes plates nous expliquent pourquoi 300 islamo-démocrates,
un peu salafistes sur les bords, ont tenté d’incendier dimanche le siège de la télévision privée Nessma à Tunis après la diffusion vendredi soir du film franco-iranien Persepolis et d’un débat sur l’intégrisme religieux ?

Qu’ils nous expliquent aussi pourquoi nos aimables démocrates, un peu islamistes radicaux sur la tranche, ont fait une violente irruption mercredi dans la faculté de lettres de Sousse, à 150km de Tunis, pour tenter d’imposer l’inscription d’étudiantes portant le niqab, en menaçant d’égorger le doyen de la fac.

Quand vont s’émouvoir les mandarins de la bonne cause sur la violence qui s’abat contre les chrétiens Coptes d’Égypte ? Un chrétien serait-il trop catholique pour susciter la compassion de nos maîtres-censeurs ?
Ces chrétiens qui voient depuis des mois leurs villages et leurs églises brûlés par les islamistes et l’armée ne sont pas des victimes assez politiquement correct ? Leurs filles enlevées et violées ne respectent-elles pas assez les codes de la diversité ? (2) Leurs fils massacrés en toute impunité n’offrent-ils pas assez l’image de l’icône du martyr palestinien tant vénéré par la gauche ?
Le chrétien n’est pas assez Hype, voilà donc son problème, sa faute et son erreur.


Égypte : heurts mortels entre coptes et policiers par BFMTV

Aujourd’hui, avec courage, et sans attendre le soutien de leurs frères occidentaux qui ne viendra jamais, les coptes se révoltent contre les traitements qu’ils subissent, au risque de se faire massacrer par l’armée qui n’hésite plus à tirer à balles réelles dans la foule. Ce dimanche 9 octobre, dans le centre du Caire, la répression a fait 24 victimes.

Devant la situation une question se pose : les chrétiens seraient-ils devenus indésirables dans leur propre pays ?
Parions que nos élites ne se bousculeront pas pour répondre à cette question !

Jérôme Cortier

(1) Il est bon de rappeler ici que Juppé a confié la mosquée de Bordeaux à Tareq Oubrou, un imam qui se dit proche des thèses du fondateur des Frères musulmans Hassan Al-banna et qui lors de ses conférences déclare ce genre de petite musique :

« L’islam comme le veut le Coran touche à tous les domaines de la vie. C’est un Etat, c’est un pays […] il regroupe toute la communauté dans une géographie. Il n’y a pas de frontières […] la frontière entre deux pays est une hérésie méprisable en islam. Les Frères musulmans ne reconnaissent pas les frontières entre les peuples musulmans. »

(2) « Le nombre de jeunes filles chrétiennes enlevées et forcées de se convertir à l’Islam depuis la révolution égyptienne du 25 Janvier » a explosé, selon le père Filopateer Gamil de l’église St. Mary de Gizeh. «Plus de deux à trois jeunes filles disparaissent tous les jours à Gizeh seul», a-t-il dit. « Les cas qui sont portés à l’attention du public sont rares par rapport à ce que les chiffres sont en réalité. »

Beaucoup de chrétiens blâment le conseil militaire pour ne pas mettre un terme à ce problème, qui a dégénéré après la Révolution en raison de «l’émergence des salafistes musulmans», déclare le militant Copte Mark Ebeid qui croient fermement que la conversion d’un infidèle chrétien permet de gagner un ticket pour le paradis, pour ne pas mentionner la rémunération qu’ils obtiennent des Saoudiens « . Assyrian International News Agency

La faute du bobo Jocelyn : entretien avec Pierre Cassen (vidéo)

Si beaucoup trouvent la gauche à pleurer, Christine Tasin et Pierre Cassen, eux ont décidé d’en rire ! Dans un livre qui a pour titre « La faute du bobo Jocelyn », les fines lames de Riposte Laïque taillent un costard bien cintré à la bobocratie de gauche. Une fable politique dans laquelle un jeune homme, Jocelyn, se réjouit de la victoire du candidat socialiste opposé à la fasciste Perrine Marienne aux élections présidentielles. Sa joie ne sera que de courte durée. Les socialistes au pouvoir vont s’allier avec les verlamistes, les adeptes d’une religion conquérante, et mener une politique désastreuse pour la France.
Jocelyn sera obligé de regretter son vote et rejoindra les rangs de la résistance.

Face à l’outrecuidance des « socialistes » ripolinés à la mode Terra Nova, Christine Tasin et Pierre Cassen dénoncent une gauche relativiste, communautariste et islamo-compatible. Une gauche devenue largement étrangère aux couches populaires et qui, par opportunisme et clientélisme, fait les yeux doux à toutes les minorités en reniant toutes les valeurs qui ont fait la richesse de ses combats passés.

C’est cette gauche que Pierre Cassen épingle dans l’entretien téléphonique qu’il a bien voulu nous accorder. Un coup de massue sur les primaires, deux tirs en direction de la police de la pensée toujours aussi vigilante, et une attaque au napalm contre le mur de la bienpensance… Pas de cadeaux pour les fâcheux. Feux à volonté !

Première partie de l’entretien avec Pierre Cassen :

Présentation du livre » la faute du bobo Jocelyn »- les primaires socialistes – les déclarations d’Elisabetn Badinter et son rétropédalage – Mosquée-caserne.

durée : 13mn

Seconde partie de l’entretien :

L’appel à la haine des islamistes- le rapport de Gilles Kepel sur l’islamisation des quartiers – Le procès d’Houria Bouteldja et la liberté d’expression.

durée : 12mn