Attentats de Liège et d’Oslo : un Belge s’indigne du traitement médiatique.

Indigné par le deux poids deux mesures systématique, ce belge décrit parfaitement le terrorisme intellectuel auquel nous soumettent les média de masse, devenus de véritables organes de propagande idéologiques.

J’en ai marre d’être victime du racisme chez moi. Je suis blanc, je suis chrétien et je l’assume.”

La France a gagné 4,2 millions d’habitants en dix ans

Selon la Tribune la population française a augmenté de 4,2 millions de personnes entre 1999 et 2009. Soit une croissance de 7% en dix ans. Selon l’Insee, qui publiait ces chiffres ce jeudi matin, la France comptait plus de 64 millions d’âmes au 1er janvier 2009. Par comparaison, l’Allemagne a perdu près de 400.000 habitants sur la même période, selon l’institut Destatis.

Cette augmentation de la population en France s’explique par un plus grand nombre de naissances que de décès et un solde migratoire chaque année positif.

Petit rappel: le taux de substitution en France est de 19%. 30 ans d’immigration de masse, ça pèse !

Création de l’Euro : “Il fallait tuer l’idée de nation”

Michel prieur (numismate) confirme que la création de l’Euro avait pour objectif de tuer les Nations européennes:

L’idée des fonctionnaires de Bruxelles était de supprimer toute référence nationale. Il fallait tuer l’idée de nation. La monnaie existe depuis 27 siècles, et depuis 27 siècles, toutes les monnaies sont identitaires.

Désindustrialisation: 100 000 suppressions d’emplois en 3 ans

Le bilan des européistes de l’UMP, du PS, du Modem et des verts c’est toujours plus de désindustrialisation. En trois ans, la France a perdu 900 usines, et en a gagné près de 400, ce qui fait un seuil de près de 500 usines en moins… soit 100 000 suppressions d’emplois en 3 ans.

Bravo !

L’heure du reniement des social-démocraties européennes, par Michael Hudson (I/III)

Michael Hudson est professeur d’économie à l’Université du Missouri et analyste financier à Wall Street. Il est l’auteur entre autres de Super-Imperialism: The Economic Strategy of American Empire (1968 et 2003) et de The Myth of Aid (1971).
Dans cette série d’articles, il accuse les dirigeants de nos démocraties de nous avoir jeté dans les bras d’un système financier vorace et dangereux pour la démocratie.

« La meilleure façon de comprendre la crise financière de l’Europe c’est d’observer les solutions proposées pour la résoudre. Elles dessinent un rêve de banquier, un paquet cadeau que peu d’électeurs pourraient approuver lors d’un référendum démocratique. » Michael Hudson reprend à son compte les concepts de l’économie classique pour développer une critique radicale de notre moment historique : toute rente, toute extraction de richesse permise au détriment du corps social par une position privilégiée, fut-elle assise comme hier sur la noblesse terrienne, ou comme aujourd’hui par le privilège monétaire des banques et une répartition distordue des revenus (générateurs de dette, d’abord privée, puis publique), est un coût social injustifiable, dont l’acceptation remet en cause les fondements même de la démocratie – tout comme l’ « efficacité » économique. Le sort réservé à cette rente adossée à des contrats de dette désormais sans rapport avec la réalité des revenus et de l’activité économique déterminera notre futur, avertit Hudson. Si les démocraties occidentales acceptent cette extraction prélevée par le secteur financier sur les Etats et les sociétés, cela équivaudrait à un reniement de leurs valeurs fondatrices, à l’acceptation de laisser sombrer dans la récession nos économies, nos sociétés, au seul bénéfice d’une minorité prédatrice.

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Algérie : la Turquie a la mémoire courte.

Les déclarations du Premier ministre turc, Monsieur Erdogan, à propos du « génocide » que la France aurait commis en Algérie, relèvent à la fois de l’hystérie verbale et de la plus grotesque manipulation historique. De plus, Monsieur Erdogan est bien mal placé pour parler de « génocide » en Algérie, région qui fut durant trois siècles une colonie ottomane sous le nom de Régence d’Alger (Wilayat el-Djezair en arabe et Gezayir-i Garp en turc), et dans laquelle les janissaires turcs s’illustrèrent par leurs méthodes particulièrement brutales et expéditives.

En 1520, Sidi Ahmed ou el Kadhi fut le premier résistant kabyle à la colonisation turque, réussissant même à s’emparer d’Alger et forçant le chef de bande Khar ad-Din Barberos à se replier à Djidjelli.
En 1609, les Kabyles vinrent battre les murs d’Alger puis, entre 1758 et 1770, ce fut toute la Kabylie qui se souleva. Au début du XIX° siècle, plusieurs autres insurrections se produisirent, notamment entre 1805 et 1813, puis en 1816 et enfin en 1823. Il en fut de même dans les Aurès où les Chaouias réussirent à interdire toute présence effective du pouvoir ottoman. Constantine fut un cas à part car les Ottomans y avaient de solides alliés avec la tribu des Zemoul, ce qui n’empêcha pas les autres tribus kabyles de se soulever régulièrement.
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Pour un démontage concerté de l’euro

Les temps changent. Le journal Le Monde n’a jamais pris la peine de donner la parole aux économistes critiques sur l’Euro. Nous pouvons même dire que ce journal a tout mis en oeuvre pour ostraciser les pensées contraires au dogme européiste. Rappelons ici que Maurice Allais, seul économiste français ayant reçut le prix Nobel d’économie, n’ a jamais eu les honneurs du journal de référence. Les raisons de cette excommunication nous les connaissons, Maurice Allais était libéral mais opposé au libre échangisme imposé par Maastricht, il fut un adversaire de l’immigration, un ardent partisan du protectionnisme, un critique lucide de la monnaie unique… et un allié du Front National. Il fallut attendre sa mort en octobre 2010, à l’age de 99 ans, pour qu’enfin les média hypocrites lui rendent hommage. De toute évidence: ils le préfèrent mort que vivant.

Aujourd’hui, alors qu’il a passé son temps à ridiculiser et attaquer Marine le pen et Nicolas Dupont-Aignan, le Monde donne la parole aux économistes euro-septique qui, par leurs analyses donnent raison aux candidats précitées

Pour un démontage concerté de l’euro

La véritable cause de la crise de l’euro, c’est la montée inexorable de la dette extérieure dans la moitié des pays de la zone. La nécessité de faire appel à des capitaux étrangers indique que la question cruciale est que leurs ressources propres n’ont pas été utilisées suffisamment pour développer les capacités productives des pays concernés et les rendre compétitives. Si l’on retranche les créances que possède chacun des pays, une dette extérieure nette touche les deux tiers des membres de la zone euro.

Les plus affectés sont les pays les moins compétitifs, comme la Grèce, le Portugal et l’Espagne ainsi que l’Irlande. Un deuxième groupe de pays comprend l’Italie, où la dette extérieure nette est de 27 %, et la France, dont les 30 % sont dus pour l’essentiel à une accumulation de sorties de capitaux d’investissements directs à l’étranger ; pour la Finlande et l’Autriche, la dette nette demeure minime, représentant moins de 8 % de leur PIB. Non seulement les autres pays de la zone euro ne sont pas concernés, mais ce sont au contraire des créances extérieures nettes qui apparaissent pour les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et surtout pour l’Allemagne.

Dans ces conditions, l’obstination des gouvernants à foncer, à marche forcée, dans l’impasse de l’euro ne peut conduire qu’à une aggravation générale de la situation économique en Europe. Bien que nos concurrents américain et chinois aient intérêt à la survie de la monnaie unique européenne, celle-ci est condamnée, tôt ou tard, à une explosion incontrôlable. C’est pourquoi, afin d’éviter ce désastre, les signataires de ce texte proposent qu’une concertation européenne soit engagée en vue d’aboutir au démontage nécessaire de l’euro. Celui-ci pourra se faire selon les six modalités suivantes.
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Espagne: un ancien de Lehman Brothers devient ministre de l’économie.

Le Putsch des banques sur les États européens continue. Nous avons assisté il y a quelques semaines au débarquement du gouvernement grec et son remplacement par le gang de la banque Goldman Sachs composé de Mario Draghi ( nouveau président de la Banque centrale européenne ), Mario Monti ( résident du conseil italien ) et Lucas Papadémos ( nouveau premier ministre grec )
Aujourd’hui, c’est Luis de Guindos, ancien président de la banque Lehman Brothers pour l’Espagne et le Portugal qui devient ministre de l’économie en Espagne.
C’est comme si on demandait au pédophile marc Dutroux de diriger une colonie de vacance.

À lire ou relire:

L’oligarchie impose ses hommes à la tête de États Européens.

Au Canada, des références chrétiennes en voie de disparition

Sous prétexte de ne pas heurter les sensibilités culturelles et religieuses différentes, des responsables politiques et des médias font pression depuis dix ans pour gommer les références chrétiennes entourant Noël, comme le sapin ou l’échange de vœux.

Après les chants, la crèche et le sapin, ce sont désormais les décorations et les vœux de Noël qui sont menacés de disparition dans les rues du Canada. Sous prétexte d’éviter de froisser d’autres sensibilités religieuses, élus et journalistes suppriment ce qui peut connoter chrétiennement cette fête.

L’épisode qui a fait le plus de bruit est la publication, révélée début décembre par le quotidien québécois La Presse , d’une directive de Service Canada, le programme canadien de prestations sociales, interdisant d’afficher des décorations de Noël dans les espaces publics. Devant l’ampleur de la grogne, le ministère fédéral des ressources humaines a annulé cette décision.

Au Canada, des références chrétiennes en voie de disparition

Sous prétexte de ne pas heurter les sensibilités culturelles et religieuses différentes, des responsables politiques et des médias font pression depuis dix ans pour gommer les références chrétiennes entourant Noël, comme le sapin ou l’échange de vœux.

Après les chants, la crèche et le sapin, ce sont désormais les décorations et les vœux de Noël qui sont menacés de disparition dans les rues du Canada. Sous prétexte d’éviter de froisser d’autres sensibilités religieuses, élus et journalistes suppriment ce qui peut connoter chrétiennement cette fête.
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Deux chaînes islamistes se lancent en Espagne pour Noël

Une chaîne saoudienne, une autre iranienne, vont commencer à émettre en espagnol depuis la région de Madrid. La presse espagnole couvre largement l’évènement. Avec inquiétude.

Le satellite Hispasat va émettre de la propagande islamiste. Cela commence aujourd’hui pour la chaîne iranienne Hispan TV , qui va diffuser des série iraniennes traduites en espagnol, des films et bien sûr des prédications islamiques.

Autre chaîne qui a obtenu un droit d’émission sur le même satellite, « Cordoba Television », qui ouvre ses bureau dans une ville proche de Madrid à San Sebastian de los Reyes, avec une cinquantaine d’employés, en majorité des espagnols convertis, et des professionels de grandes chaînes nationales comme Telecinco et Antena 3.Cordoba Television, référence explicite au califat que les islamistes rêvent de restaurer, est détenue par La Fondation Pour le Message de l’islam, propriété de Abdulaziz al Fawzan un cheikh saoudien qui s’est récemment distingué par des propos appellant à avoir une « haine positive » à l’encontre des chrétiens. Ce furieux est membre du Comité de supervision de la charia en Arabie Saoudite,et professeur de charia à l’Université de l’Imán Mohamed Ibn Saud… (source: El Pais)

La crise de la zone Euro et la responsabilité historique des dirigeants européens

Alors que nous entrons dans la période des fêtes de fin d’année, la crise de la zone Euro semble ne pas vouloir connaître de répit. Le sommet européen du 5 décembre n’a apporté que des espoirs, vite déçus par le retour aux réalités.

La crise est en effet bien plus profonde que le problème de la dette souveraine. Si la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie ont vu leur endettement public s’accroître dans des proportions considérables ces dernières années, c’est en raison de l’écart croissant de compétitivité avec l’Allemagne. Ceci s’est traduit par un déficit commercial croissant avec ce pays mais aussi – plus subtilement – par une plus grande sensibilité à la montée du taux de change de l’Euro depuis 2002. Ce dernier est ainsi passé de 1 Euro pour 1,05 Dollars américains en 2002 à plus de 1,40 pour revenir, vers la mi-décembre 2011 à 1,30. L’économie allemande peut résister à une telle surévaluation, mais pas celles des pays du Sud de l’Europe. La compétitivité des pays de l’Europe du Sud s’est ainsi dégradée face aux autres pays du monde du fait qu’ils étaient entraînés dans une spirale de réévaluation pour eux insupportable.
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BFM Business / Olivier Delamarche : « On sait très bien que des banques feront faillites »

« On sait très bien que des banques feront faillites en France, en Europe, on en a parlé plusieurs fois (…) elles feront faillite de toute façon, donc elles seront nationalisées, elles seront rachetées par l’État ».


Olivier Delamarche reçoit un cadeau de Noël de… par FranceDomTom

Syndicalisme français subventionné

Ils touchent 4 milliards par an de la collectivité pour 8 % de syndiqués. Subventions à gogo, permanents par milliers, gabegie… Un rapport parlementaire lève le voile. Décapant !

Des vacances à Dakar aux frais de France Télécom ! En février dernier, 12 délégués syndicaux du groupe se sont rendus au Sénégal, officiellement pour assister au Forum social mondial. Dans leurs valises, un mandat en bonne et due forme du très imposant Comité central de l’unité économique et sociale (CCUES). Pour représenter les salariés de France Télécom face à la «place importante faite au secteur des télécoms, notamment dans le cadre des relations nord-sud», la délégation a reçu un chèque de 12.000 euros. À l’heure où les entreprises serrent les coûts et l’État taille dans ses dépenses, les syndicats ne rechignent pas à envoyer leurs membres au soleil, tous frais payés, simplement «pour nourrir leur réflexion».

Gonflé? Non, une pratique plutôt ordinaire dans une France qui n’aime pas ses syndicats mais les nourrit grassement. Car si le syndicalisme n’a jamais été aussi peu représentatif dans notre pays – seuls 8 % des salariés (public et privé confondus) adhèrent à une organisation, le taux le plus bas de l’Union européenne ! -, la machine syndicale, elle, se porte bien, très bien même. Et pour cause: elle vit aux crochets des autres ! C’est la démonstration choc que font les députés dans un rapport rendu public cette semaine, et que Le Figaro Magazine a pu consulter en avant-première.

Au terme d’une commission d’enquête de six mois, de dizaines d’auditions, les élus font ce constat: la collectivité fait chaque année un chèque de 4 milliards d’euros pour financer l’activité syndicale. Presque l’équivalent du budget de l’Enseignement supérieur…

Les cotisations ne représentent qu’une part infime des budgets syndicaux: guère plus de 3 à 4% pour les organisations représentant les salariés et de 15 à 60 % selon les cas pour les structures patronales.C’est une «exception française en Europe», relèvent les parlementaires, soulignant qu’ailleurs sur le continent, «les cotisations occupent une part primordiale dans les ressources des syndicats, plus de 80% dans l’ensemble». Leur «légitimité» est à ce prix, notamment vis-à-vis des pouvoirs publics, glisse le rapport.

Ici, ce sont les détachements syndicaux, les décharges horaires, les subventions aux comités d’entreprise ou encore la gestion des organismes sociaux et de la formation professionnelle qui fournissent le gros des moyens. Un système bien huilé mis en place au lendemain de la guerre et que personne – même en ces temps de crise – n’a osé remettre en cause. Et surtout pas l’État impécunieux, pourtant avide d’économies. Y trouverait-il son compte?
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Fin de l’euro : Jacques Delors réécrit l’histoire pour sauver la face

Certains d’entre vous, ont peut être lu dans la presse, dans les pages intérieures et en petits caractères, ou même entendu à la radio quelque journaliste annoncer, en soupirant, que Jacques Delors a dit à la presse britannique que l’euro n’est pas viable et que la zone euro va couler avec lui. Ah, ah ! ah ! Si c’est le père de l’euro qui le dit… Mais n’exagérons rien, le bonhomme s’est toujours flatté d’être l’un des principaux architectes de la « monnaie unique » (1) et rien de plus que ça.

Maintenant qu’il ne fait plus de doute que cette monnaie d’occupation (ainsi que le disait Nicolas Dupont-Aignan) coure à sa perte, notre bonhomme a pris les devants et ne semble plus que soucieux de sauver la face en dégageant sa responsabilité. Ça avait commencé à l’été, au mois d’août, avec une déclaration au Monde puis au Figaro, dans laquelle il annonça que l’UE et sa monnaie sont au bord du gouffre (2). Un peu plus tard, c’est dans Le Point qu’il avait ajouté que cela n’est pas de sa faute, mais de celle des responsables politiques qui ont « tourné le dos aux faiblesses et aux déséquilibres des États membres ». (3) Par incompétence ou dogmatisme, sous-entendait-il ?
Bien entendu, Jacques Delors, lui, n’est pas un responsable politique. Un poète, peut-être ?

Ces déclarations faisaient suite aux gesticulations des messieurs et des dames qui ont pris la fâcheuse et dispendieuse habitude de s’exhiber dans des réunions archi médiatisées désignées par sommets du G20. Réunions qui n’accouchent de rien, « rien » aux yeux de Jacques Delors signifie qu’il n’en sort ni plus de fédéralisme ni plus d’Europe.
Si ledit Delors n’est pas un responsable politique et s’il a vraiment découvert sa vocation poétique sur le tard, il faudra peut-être que quelqu’un lui dise que le G20 n’est pas un organe exécutif, qu’il n’a pas de pouvoir législatif, ni aucun pouvoir, du reste. Juste un truc à produire des illusions mais qui, à coup sûr, alourdit nos impôts et la dette pharamineuse accumulée par ce gouvernement et ceux qui l’ont précédé, pour le malheur des nos enfants et petits-enfants.
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Bernard Lugan censuré sur I-Télé

Bernard Lugan, né le 10 mai 1946 à Meknès (Maroc), est un historien français spécialiste de l’Afrique. Il était maître de conférences hors classe à l’Université de Lyon III, où il assurait depuis 1984 différents cours autour de l’histoire de l’Afrique et de la francophonie. Il dispense également des conférences à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) ainsi qu’à l’École de guerre au sein du module Histoire et géostratégie de la francophonie. Docteur en histoire et docteur d’État ès lettres, cet africaniste a enseigné pendant onze ans (1972-1983) à l’Université nationale du Rwanda, pays dans lequel il a mené des fouilles archéologiques. En 2009, il a publié une histoire universelle de l’Afrique publiée sous le titre Histoire de l’Afrique, des origines à nos jours.

Contributeur régulier de plusieurs titres réputés proches de droite ou d’extrême droite dans les années 1980, via notamment des entretiens sur la situation africaine, il a aussi créé et animé pendant 12 ans la revue L’Afrique réelle. Il s’est néanmoins retiré de la vie politique dès 1971 afin de se consacrer à ses recherches historiques. Il a reçu en 1989 le prix Louis-Marin de l’Académie française pour son livre Huguenots et Français, ils ont fait l’Afrique du Sud. Il a été appelé comme expert de la défense par quelques-uns des principaux accusés de génocide au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

De toute évidence, Bernard Lugan n’est pas un bobo de gauche, et ne pense pas comme l’exige la caste médiatique.
Invité à venir présenter son dernier livre sur le plateau de Robert Ménard sur Itélé, la direction de la chaine a donc décidé de censurer l’émission enregistrée.

Cette décision relève de la censure et de l’atteinte à la liberté d’expression dont se réclament pourtant les journalistes. Une telle mesure montre que ceux qui se permettent de donner des leçons de démocratie, de tolérance et de « droits de l’homme » au monde entier ne supportent pas le parler vrai.
Les propos de Lugan étaient-ils scandaleux ?. Vous pouvez juger par vous même: voilà les quatres questions posées par Robert Ménard à son invité :

1) Dans votre livre vous écrivez que les Africains ne sont pas des « Européens pauvres à la peau noire » ; selon vous, c’est pourquoi toutes les tentatives de développement ont échoué en Afrique ?

Le refus de reconnaître les différences entre les hommes fait que nous avons imposé à l’Afrique des modèles qui ne lui sont pas adaptés. Nous l’avons fait avec arrogance, comme des jardiniers fous voulant greffer des prunes sur un palmier et noyant ensuite le porte-greffe sous les engrais. C’est ainsi que depuis 1960, 1000 milliards de dollars d’aides ont été déversés sur l’Afrique, en vain. De plus, nous avons voulu européaniser les Africains, ce qui est un génocide culturel. De quel droit pouvons-nous en effet ordonner à ces derniers de cesser d’être ce qu’ils sont pour les sommer d’adopter nos impératifs moraux et comportementaux ? L’ethno-différentialiste que je suis refuse cette approche relevant du plus insupportable suprématisme. Contre Léon Blum qui déclarait qu’il était du devoir des « races supérieures » d’imposer la civilisation aux autres races, je dis avec Lyautey qu’il s’agit de pure folie car les Africains ne sont pas inférieurs puisqu’ils sont « autres ».
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Mondialisation, délocalisations, immigration : les oligarques sont les responsables de la crise

Les oligarques essaient de faire croire que leurs très mauvais résultats sont dus à la crise. Ils appellent l’opinion à soutenir les efforts qu’ils déploient pour protéger les Français. Double mensonge.

Premièrement, les responsables directs de la crise sont précisément les oligarques.

Deuxio : contrairement à ce qu’ils prétendent ils n’ont nullement pour objectif de servir l’intérêt général. Leur souci est de sauver les banques, épine dorsale du capitalisme financier mondialisé qu’ils ont mis en place ; de sauvegarder la mondialisation contre toute tentation protectionniste ; et de protéger leur Europe libre-échangiste contre les projets souverainistes.

Décrivons schématiquement la situation :

Les États européens sont fortement endettés. Certains d’entre eux, comme la Grèce, ne peuvent plus rembourser sans faire appel à l’aide des autres États. De grands États, comme l’Italie, éprouvent désormais à leur tour des difficultés pour refinancer leur dette et les mécanismes d’aide mis en place paraissent insuffisants.

Si plusieurs États endettés se révèlent dans les mois qui viennent incapables de rembourser leurs emprunts totalement ou partiellement, les banques qui ont consenti les prêts connaîtront d’importantes difficultés. Certaines seront mises en faillite, sauf à ce que les États qui en ont les moyens leur apportent une aide.

Les difficultés de remboursement de certains États risquent d’entraîner une réduction de l’activité économique déjà très faible : d’une part parce que ces États endettés doivent réduire leurs dépenses pour que les marchés et les autres États acceptent de continuer à leur prêter ; d’autre part parce que les difficultés des banques risquent de conduire celles-ci à réduire fortement leurs prêts à l’économie.

Un cercle vicieux risque de s’installer : les réductions des dépenses publiques et des prêts à l’économie contractant l’activité, les rentrées fiscales sont par là-même diminuées, ce qui fait que les déficits au lieu de se réduire se creusent. Nous en sommes là.

Pour tenter de sortir de cette situation délétère, on voit se dessiner deux scénarios principaux. Le premier conduit à un renforcement de l’UE afin de prendre en charge collectivement les pays en difficulté (accroissement de l’aide à ces pays via des mécanismes type FESF, financement des États par la BCE, émission d’euro-obligations, fédéralisation des politiques budgétaires…). Le second scénario est celui d’un éclatement de l’euro (voire de l’UE) suivi de dévaluations compétitives, selon un processus soit concerté soit sauvage.

Face à cette crise, les oligarques poursuivent un double objectif :

  1. – Ils cherchent tout d’abord à se défausser, en présentant la crise comme un évènement fortuit, qui s’impose à eux et auquel ils doivent faire face, réclamant de leur opinion qu’elle serre les rangs autour des capitaines qui, dans la tempête, se battent pour préserver les intérêts des peuples ;
  2. – Ils veulent ensuite utiliser la crise comme une occasion de prendre de nouvelles mesures qui iront dans le sens de leur intérêt (nous traiterons du premier point dans le présent article ; un second suivra pour évoquer l’autre aspect).

Cette attitude des oligarques est une nouvelle preuve de leur impudence et de leur cynisme sans bornes. Pour parvenir à ses fins l’oligarchie compte sur le fait que la crédulité et la passivité des peuples ne rencontrent elles-mêmes guère de limites (il semble ainsi que la cote de M. Sarkozy dans l’opinion soit en train de se redresser du fait même de la crise !).

Les oligarques font comme si la crise constituait un phénomène inopiné, indépendant de leur volonté et pour lequel ils ne portent aucune responsabilité. Il s’agit là d’un complet subterfuge : la crise est au contraire une conséquence directe des politiques qu’ils conduisent depuis quatre décennies. Chacun de ses aspects – l’endettement des États, la domination exercée par les marchés financiers, les tensions au sein de la zone euro, la dégradation des comptes extérieurs de pays comme la France, la croissance faible et le chômage – est une résultante des politiques suivies. Nous le verrons en nous fondant plus spécialement sur le cas de la France.

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