Affaire de la mosquée de Poitiers : Acte de résistance face à l’immigrationnisme

Tribune libre de Paysan Savoyard pour fdsouche

L’affaire de la mosquée de Poitiers marque probablement une étape importante dans le processus en cours d’affermissement du totalitarisme immigrationniste.

(…)

Cette réaction virulente de la classe politique et des responsables gouvernementaux contraste avec l’attitude qu’ils adoptent à l’égard d’un certain nombre de faits ou de comportements ayant eux aussi un lien avec la question de l’immigration, de l’islam ou de la religion en général.

C’est ainsi que ces dernières années de nombreuses tombes chrétiennes ont été profanées (par exemple dernièrement en septembre à Goussainville ou à Albi en octobre). Des églises ont été visées par des actions hostiles (par exemple au cours de ce mois d’octobre 2012 trois églises ont été l’objet d’actes de vandalisme, à Marseille, Lyon et Carnac ; en septembre, selon des témoignages, une messe qui se déroulait dans une église de Dijon a été perturbée par un groupe de jeunes d’origine maghrébine ; en février 2011 un adolescent a jeté des cailloux sur les fidèles dans une église de Carcassonne au cours d’une messe).

L’espace public a été occupé par des prières de rue de façon illégale pendant des années dans plusieurs grandes villes. Les textes de rap comportent de très nombreuses déclarations haineuses et guerrières adressées à la police, à l’État et à la société française dans son ensemble. On peut rappeler également (comme vient de le faire Michel Onfray) que le Coran lui même, lu, appris et psalmodié par une grande partie des personnes originaires de l’immigration, contient de nombreuses proclamations hostiles et belliqueuses.

Dans la quasi-totalité des cas, ces manifestations ne donnent lieu à aucune réaction des pouvoirs publics. A l’inverse, les responsables gouvernementaux et la classe dirigeante se mobilisent fortement lorsque des tombes musulmanes sont profanées ou des mosquées taguées.

On peut également relever que les pouvoirs publics subventionnent des associations, dites antiracistes, favorables à l’immigration. Marine Le Pen a rappelé que des occupations d’églises organisées par des groupes de soutien aux immigrés clandestins n’avaient donné lieu à aucune demande de dissolution des associations en cause (par exemple au cours de ce mois d’octobre 2012 une église de Brest a été occupée par des clandestins soutenus par le Réseau éducation sans frontières ; en 1996 l’occupation de l’église St Bernard à Paris avait duré près de deux mois). On peut aussi noter que le gouvernement vient de supprimer du code pénal le délit d’aide au séjour irrégulier.

Dans le même temps, les pouvoirs publics envisagent la dissolution du groupe « Bloc identitaire ». Ils harcèlent depuis plusieurs années le blog Fdesouche, qui se consacre notamment à la mise en évidence des dangers de l’immigration massive et qui est l’un des blogs politiques les plus visités. La réaction des pouvoirs publics vis-à-vis de l’affaire de Poitiers s’inscrit dans cette logique : l’État et l’oligarchie ont choisi d’adopter, vis-à-vis des personnes et des groupes qui contestent la poursuite de l’immigration et dénoncent l’islamisation, une position partiale et déséquilibrée.

  • Une mauvaise foi assumée

Il faut relever enfin que l’argumentation des pouvoirs publics et de la classe dirigeante concernant cette affaire de Poitiers est assise sur une particulière mauvaise foi.

Alors qu’ils réclament l’organisation d’un référendum, les manifestants sont ainsi accusés de représenter un danger… pour la démocratie. Les leaders de gauche (M. Désir et M. Mélenchon) ont dénoncé « les agissements violents de ce groupuscule fanatique » alors que l’occupation de la mosquée n’a donné lieu à aucune violence. Les personnes mises en examen sont notamment poursuivies pour dégradation de biens alors que ce qui peut leur être reproché consiste à avoir déplacé des tapis de prière et de les avoir exposés à la pluie (les tapis de prière n’auraient d’ailleurs pas dû se trouver là, la mosquée étant encore en chantier).

Dans le registre de la mauvaise foi notons également pour mémoire que les mêmes journalistes et commentateurs qui condamnent sévèrement l’occupation de la mosquée se mobilisaient il y a quelques semaines encore pour défendre les activistes russes Pussy Riot, poursuivis pour avoir manifesté dans une église au cours d’une cérémonie religieuse.

La manifestation de mauvaise foi la plus évidente est aussi la plus lourde de conséquences : les manifestants sont accusés d’avoir incité à la haine raciale. La classe dirigeante fonde ici son attitude sur un raisonnement qui constitue en réalité un sophisme : « l’incitation à la haine est prohibée par la loi ; or demander l’arrêt de l’immigration revient à inciter à la haine des immigrés ; le fait de demander l’arrêt de l’immigration doit donc être prohibé ». Au terme de ce syllogisme, l’opinion qui consiste à considérer que l’immigration est nocive et doit être interrompue est devenue un délit.

  • La chasse au délit d’opinion

Afin de camoufler le fait qu’il se livre en réalité à une chasse aux délits d’opinion, le régime immigrationniste utilise deux procédés jusqu’ici particulièrement efficaces :

Lorsque les mouvements « patriotes » ou hostiles à l’immigration et à l’islamisation organisent une manifestation, le régime procède en suscitant ou en laissant se dérouler des contre-manifestations violentes d’extrême gauche. Tirant argument des troubles qui se produisent, le régime peut alors décider d’interdire pour la suite les manifestations patriotes parce qu’elles comportent un risque pour l’ordre public (c’est sur cette base qu’ont été interdites par exemple les tentatives d’organisation d’apéros saucisson-pinard).

Le second procédé est systématiquement mis en oeuvre dans les régimes totalitaires. Il consiste à discréditer les adversaires du régime en les présentant comme des personnes mauvaises, perverses ou psychologiquement dérangées. Lorsque la propagande est bien conduite, l’opinion finit par admettre qu’il est légitime de pourchasser les opposants et de leur refuser le droit de s’exprimer : la diabolisation de l’opposition ayant atteint un degré suffisant, l’opinion ne prend plus aucune distance par rapport à la propagande du régime.

C’est ainsi que les dirigeants et les collaborateurs du régime immigrationniste font grand usage de cette déclaration en forme d’aphorisme, destinée à rendre légitime la réduction au silence des opposants : « l’hostilité à l’immigration et la méfiance vis-à-vis des immigrés sont en fait du racisme : or le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit ».

Tout cela confirme nous semble-t-il que nous sommes bel et bien en France (et probablement dans la plupart des pays européens) en présence d’une évolution de type totalitaire. La gestion de la question de l’immigration conduit en effet le régime à utiliser toute la palette des techniques disponibles : la mauvaise foi grossière ; le mensonge d’Etat ; les accusations fantaisistes ; les poursuites arbitraires ; l’utilisation de provocateurs et de nervis pour discréditer l’opposition ; la création de délits d’opinions ; la propagande incessante ; l’utilisation obsessionnelle d’une novlangue (« vivre ensemble », « valeurs républicaines », « pacte social »…) ; la désinformation ; la dissimulation et la manipulation des chiffres ; autant de procédés qui constituent les marqueurs significatifs des régimes totalitaires.

  • Un durcissement croissant du régime est probable

Dans ce contexte, la réaction de l’oligarchie dans le cadre de l’affaire de Poitiers apparaît tout à fait logique et cohérente :

– Le régime est contraint de réagir de façon brutale parce que l’action menée à Poitiers, dans sa conception même et dans sa réalisation, était particulièrement efficace et dangereuse pour le système immigrationniste. Elle a reposé sur l’absence de violence ; et a mis en avant la revendication d’un référendum. Or, instruite par les sondages, l’oligarchie a pleinement conscience de ce que la majorité de l’opinion souhaiterait elle aussi que l’immigration soit arrêtée et qu’un référendum soit organisé. Il est donc important pour le régime, en essayant d’intimider ses leaders et en les faisant taire par de lourdes amendes, de tuer dans l’œuf toute initiative efficace de refus de l’immigration qui, si elle s’étendait, entrerait en phase avec l’opinion et pourrait finir par déclencher sa réaction.

L’oligarchie veut en particulier éviter à tout prix que le débat ne s’installe sur la question de la poursuite ou non de l’immigration. La question de l’immigration est certes omniprésente depuis des années dans le débat public : c’est là une conséquence inévitable de l’augmentation continue et voyante du nombre des immigrés et de l’accroissement lui aussi spectaculaire des revendications communautaristes. L’oligarchie est donc contrainte de parler d’immigration.

Mais elle parvient à stériliser le débat sur le sujet par deux moyens. Il s’agit d’abord pour elle d’organiser au sein du conglomérat gauche-droite un débat factice entre  immigrationnistes militants et partisans d’une plus grande fermeté (alors que la politique suivie, sur le sujet de l’immigration comme sur la plupart des questions, reste la même quelle que soit la majorité en place) : l’objectif de ce jeu-de-rôles est de donner à la partie de l’électorat que l’immigration inquiète l’impression que ses préoccupations sont bien prises en compte et qu’elle peut continuer à voter pour l’oligarchie.

L’autre technique consiste à dévier le débat vers des questions subalternes (voile, mosquée, nationalité…) en faisant en sorte que les questions clés ne soient jamais posées : Combien y a-t-il sur le sol français de personnes originaires de l’immigration ? Sommes-nous, ou non, en présence d’une invasion et d’un processus de remplacement de population ? Faut-il ou non arrêter d’urgence l’immigration légale et renvoyer les clandestins ? L’action de Poitiers pose la question de l’immigration frontalement : il est donc vital pour le régime d’éradiquer au plus vite les promoteurs de ce type de tentative.

– La réaction de l’oligarchie est également cohérente pour une seconde raison,

Lire la Suite