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Aix : kidnappé, il raconte les quinze minutes qui ont changé sa vie

Le 12 novembre, ce commerçant aixois était kidnappé par un commando. Pendant qu’il était conduit à son magasin de Plan-de-Campagne, sa famille était séquestrée

(…) Ce 12 novembre, il est environ 6h30 du matin quand ce père de famille sort de chez lui et se dirige vers sa voiture, pour aller travailler.

« Ils m’attendaient dans ma rue, derrière mon véhicule. Ils m’ont dit de retourner chez moi. Ma femme est arrivée, ils l’ont scotchée sur une chaise, dans la cuisine. » Les trois hommes, relativement calmes, disent à l’un des deux enfants du couple de retourner dans sa chambre. « Là, ils m’ont expliqué comment ça allait se passer », poursuit le gérant.

Un homme reste à la maison, pour « garder » son épouse et sa fille. Lui, part avec deux malfaiteurs, allongé sur la banquette arrière de la voiture. « On est arrivé vers 6h45 dans la zone commerciale pour entrer dans le magasin par la porte de service avec l’un d’eux. » On lui demande la caisse. « Mais avec moi, ils n’avaient pas accès à de grosses sommes » prévient le gérant de Babou.

Qui explique par le menu : « Les sommes maximales qu’on a, en liquide, représentent 15 à 20 % du chiffre d’affaires. Pas davantage. Les caisses sont déposées tous les jours. Tous les jours, je le répète. On avait parlé, à l’époque, de 120 000 euros. C’est faux et archi faux ! Cette somme-là, on ne l’a pas en magasin, alors encore moins en espèces… Nous ne sommes pas des banques, d’autant que la moitié des achats se règlent par carte bancaire. Et de moins en moins de magasins acceptent les chèques, aujourd’hui ».

Les deux malfaiteurs mettent la main sur 13 000 euros, et repartent en le laissant là, au milieu de son magasin, encore désert. Ils donneront l’ordre à leur complice de quitter la villa, située dans le pays gardannais et de libérer la femme et la fille du gérant. « Tout ce que je demandais, c’était que cela se passe le plus vite possible, et le mieux possible » dit-il aujourd’hui, un mois après les faits. Presque trente jours, mais les souvenirs sont précis. « Bien sûr, ça fait très peur, on ne peut pas oublier ». Alors on fait avec.

(…)

 

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