Apartheid à l’envers en Afrique du Sud (vidéo)

La BBC, connue pour des opinions plutôt de gauche et que l’on ne peut donc soupçonner ici de parti pris, a consacré à ces questions en mai dernier un film intitulé « Les Blancs ont-ils encore un avenir en Afrique du Sud » ? Dans l’article de John Simpson accompagnant le film on lit « ceux qui souffrent le plus maintenant, ce sont les membres les plus faibles et les plus vulnérables de la communauté blanche ». Et il décrit un camp, parmi quelque 80 autres – même si ces chiffres sont contestés en partie – en Afrique du Sud où vivent des Blancs pauvres, « sans eau, sans éléctricité…Les habitants vivent de deux repas quotidiens de bouillie de maïs qui leur sont apportés par des bénévoles…ils n’ont pas de sécurité sociale, pas de recours, pas plus qu’il n’y en avait pour ceux qui n’étaient pas blancs sous le régime de l’apartheid ».

Quant aux Blancs « qui se trouvent bien plus haut sur l’échelle sociale, ils sont très menacés, cette fois littéralement. Pratiquement toutes les semaines les médias rapportent localement le meurtre de fermiers blancs, bien que l’on n’en entende pas beaucoup parler dans les médias en dehors de l’Afrique du Sud ».

En Afrique du Sud un fermier blanc risque deux fois plus d’être assassiné qu’un policier et les policiers mènent une vie particulièrement dangereuse. Les assassinats de fermiers sont souvent particulièrement brutaux ». (( Mieux vaut, en effet, pas voir les photos de leur corps…)) D’ailleurs, « il y avait 60.000 fermiers blancs en Afrique du Sud. En 20 ans ce chiffre a été divisé par deux »…

On notera que ces fermiers sont des descendants de Blancs qui s’installèrent sur ces terres il y a des siècles ; leurs cultures y étaient florissantes. Depuis la fin de l’apartheid divers programmes ont été mis en place, tels que la redistribution de terres – à des Noirs-. Qui n’a pas donné les résultats escomptés, tant s’en faut, les nouveaux fermiers inexpérimentés s’étant avérés être de piètres agriculteurs….D’où une destruction de l’agriculture.

Une forte criminalité en hausse…

Une carte répertoriant les lieux de ces attaques existe. On notera que les coupables semblent bénéficier d’une impunité quasi totale. Peut-être parce que les forces de l’ordre sont débordées dans un pays où règne une criminalité en forte progression. Des chiffres officiels indiquent 16 259 meurtres pour 2012 / 2013 – d’avril à mars -, soit 45 meurtres par jour… Avec 16.363 tentatives de meurtre, soit une augmentation de plus de 10 % en un an. Quant aux agressions sexuelles rapportées, elles étaient de 66 387
Entre autres chiffres éloquents…. Ce qui donne un aperçu des conditions socio-économiques du pays.

Une population noire favorisée pour l’emploi mais qui stagne

Les revenus de la population noire et celle qui est composée de métis n’ont d’ailleurs guère évolué, alors que les revenus de la population blanche ont fortement baissé en moyenne, seule une minorité de Blancs restant pour l’heure fortunés. Seuls les revenus des Asiatiques ont progressé. Ce qui constitue un éhec cinglant de l’ANC et du gouvernement sud-africain.

Gouvernement qui a pourtant mis en place une série de mesures donnant la préférence aux Noirs pour de nombreuses catégories d’emplois. Ce ne sont plus ni les compétences, ni l’expérience qui priment mais la couleur de la peau des candidats Avec les résultats que l’on voit…Et qui, qu’on le veuille ou non, a des similarités troublantes avec l’apartheid d’antan…

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Depuis la fin de l’apartheid, des milliers de Sud-Africains blancs sont devenus pauvres. Ils accusent le gouvernement et les politiques de discrimination positive, qui favorisent les employés noirs.

Maintenant, beaucoup d’Afrikaners sont dépendants de la charité . Le gouvernement Sud Africain, comme veut le faire Sarkozy, donne la priorité aux Noirs dans l’emploi, fixe des quotas de noirs pour les entreprises et favorise les sociétés appartenant aux Noirs.

Mais de nombreuses critiques accusent le gouvernement de négliger ses responsabilités vis-à-vis des citoyens blancs. Comme le souligne le syndicaliste Kallie Kriel :

« Il est ironique qu’un gouvernement qui a combattu les lois raciales soit en train de faire exactement la même chose. »