Archives de catégorie : A la Une

La fin du triple A : l’échec de 30 ans de politique de l’UMP, du PS et du Modem

Voilà des mois que nous l’annoncions sur ce blog : La France a perdu son triple A. C’est à présent officiel. L’agence de notation Standard and Poor’s  a dégradé la France d’un cran et affiche des perspectives négatives. Cette dernière appréciation est d’ailleurs l’une des deux informations les plus importantes de ce Week-end : elle signifie que Standard and Poor’s évalue à « au moins une chance sur trois » qu’une nouvelle dégradation puisse intervenir en 2012 ou 2013. La deuxième information essentielle, mais passée inaperçue, c’est la rupture des négociations entre les banques et la Grèce au sujet de la restructuration de sa dette. Les pays les mieux notés risquent d’être obligés d’accroître leur aide, or ils sont de moins en moins nombreux a inspirer confiance… sauf à accepter la faillite de la Grèce et sa sortie de l’euro, la situation s’annonce encore plus difficile.

En ce qui concerne la perte du triple A, il y a longtemps que les marchés avaient anticipé la situation (1), c’est donc une demie nouvelle.

Le plus intéressant  réside surtout dans les réactions de droite et de gauche. Pour les uns c’est une condamnation des plans de rigueurs et de la politique de Sarkozy. Pour les autres c’est la démonstration que la France n’a pas su se réformer au moment où le contexte le lui permettait et particulièrement en 2000, lorsque le gouvernement Jospin décida de dilapider la cagnotte fiscale alors qu’il aurait pu combler les déficits publics.

Les plus aveugles s’en prennent aux agences de notation. Selon eux c’est en cassant le thermomètre que la fièvre disparaîtra. On leur répondra que pour ne pas être dépendant des agences de notation et des marchés financiers, il eut fallu ne pas livrer la France à la mondialisation financière comme l’ont fait les socialistes, l’UMP et le centre de Bayrou. Car de Napoléon à De Gaulle tous les grands dirigeants de ce pays ont édicté une règle souveraine : la politique économique de la France ne se fait pas à la corbeille. Il est donc inutile de regretter les évaluations des agences de notation. Mais nos hommes politiques ont une mauvaise habitude : ils déplorent les conséquences des causes qu’ils chérissent.

Et puis il y en d’autres qui préfèrent minimiser. Ne pas dramatiser. Mais ce sont les mêmes qui ont érigé le triple A en trésor national.

Et que dire de ceux qui, comme Montebourg, Sarkozy ou Bayrou, nous font croire que la France est en mesure d’imposer ses propres solutions aux autres pays européens afin de sortir d’une crise  qu’ils considèrent  à tord comme conjoncturelle alors qu’elle se dessine de plus en plus comme systémique.  Même dégradée, ces tartufes ne se rendent même pas compte que la France n’est qu’une petite souris assise dans le désert à coté de l’éléphant allemand. Prétentieuse la souris s’adresse au pachyderme en lui disant : « Je peux me mettre dans ton ombre un moment ?? Après on pourra échanger si tu veux ! « . Voilà la véritable conséquence de la perte du Triple A au niveau européen: le couple franco-allemand n’a plus de sens. Adieu les chimères des eurobonds si chers aux yeux de Montebourg, Hollande, sarkozy, et le Medef. Au revoir le protectionnisme européen qui depuis le début n’est qu’un miroir aux alouette et un attrape nigauds.

Les Conséquences

Continuer la lecture de La fin du triple A : l’échec de 30 ans de politique de l’UMP, du PS et du Modem

Arnaud Montebourg et le double discours souverainiste de la gauche !

Arnaud Montebourg a fait ces derniers jours une grande découverte : l’Allemagne défend ses intérêts. Mais où vivait Montebourg depuis ces 20 dernières années ? Ne s’est-il jamais rendu compte que l’Allemagne a toujours refusé de céder un pouce de sa souveraineté contrairement à la France qui, sous l’influence de l’idéologie européiste du PS et de l’UMP, s’est livrée pieds et poings liées aux dogmes de l’Europe des technocrates et de Jean Monnet.
Montebourg devrait plutôt s’en prendre à son nouvel allié François Hollande. C’est lui et ses mentors de l’époque qui, il y a plus de dix ans, ont confectionné un euro à la mode Allemande (1). C’est le PS auquel appartient Montebourg qui a le plus privatisé de services publiques en France, c’est lui qui a rédigé et signé la majorité des traités européens qu’ils condamnent aujourd’hui, c’est le PS qui a voté le traité de Lisbonne contre la volonté du peuple, c’est la gauche française qui fut pionnière de la dérégulation financière (2)… Montebourg peut bien sortir la panoplie du patriote et faire peur aux gogos en brandissant des casques à pointes, François Hollande peut bien prendre tous les accents souverainistes qu’il veut en déclarant : qu’il n’accepterait jamais que, au nom du contrôle des budgets nationaux, au nom de la coordination de la politique budgétaire, la Cour de justice européenne puisse être juge des dépenses et des recettes d’un État souverain »… leur prêchi-prêcha ne trompe plus personne, nous savons que ces petits boutiquiers sont prêts à tout pour séduire le chaland.

Notons au passage que l’indignation de Montebourg est la preuve de l’inanité de ses propositions en matière de protectionnisme aux frontières de l’Europe. Car il faut être naïf ou de mauvaise foi pour continuer à prétendre que la France en ruine pourrait imposer à une Allemagne souveraine et dominatrice un protectionnisme dont elle ne veut pas. Même sarko avec son plan au rabais se couche et va à la niche… ce ne sont donc pas les illusions d’un socialiste à bout de souffle et qui s’arrête au milieu du guet, qui vont impressionner l’Allemagne.

Il n’y a plus que l’incurable Cohn Bendit pour s’indigner avec la vigilance sincère d’un inquisiteur de ce genre de déclaration. Le reste n’est que pure comédie.

Car enfin, soyons lucide : que défend Arnaud Montebourg quand il s’attaque aux velléités nationalistes et protectrices de l’Allemagne ? Les intérêts de la France ? Non. Montebourg veut sauver l’Euro et la construction d’une Europe de béni-oui-oui. Et c’est là que réside la muflerie de l’internationaliste socialiste Montebourg.

Déclaration de montebourg sur son blog

Les Allemands mènent donc, sur la question de l’euro, une politique nationale, une politique servant leurs seuls intérêts : en faisant la politique des marchés et non pas des peuples, en imposant des plans d’austérité partout en Europe, en refusant les Eurobonds et l’intervention de la banque centrale européenne pour faire racheter la dette des États. Il me semble, en particulier, que les élites allemandes n’ont pas peur de proclamer qu’elles pensent d’abord en termes d’intérêts nationaux.

Soumis -même s’il s’en défend- à l’influence des dogmes post-modernes, il est tout simplement impossible à Montebourg de penser en terme de Nation et de patrie. Il va même jusqu’à militer pour des eurobonds alors que cela ne ferait que renforcer l’intégration de la France dans un fédéralisme européen sous domination allemande. C’est prendre le risque d’abandonner encore et toujours plus de notre souveraineté. Car si eurobond il y a, cela ne se fera pas sans condition de la part de l’Allemagne dans la mesure où c’est elle qui devra garantir les dettes de tous les pays de la zone euro, et ainsi mettre en péril sa bonne santé économique (3).

Cette proposition, lorsqu’elle a été publiquement énoncée par Barosso, a aussitôt provoqué une réaction négative sur les marchés financiers.
En une journée le taux d’intérêt de l’Allemagne a été relevé (plus de 2 %, la France est à presque 4 %) ce qui l’a empêché d’emprunter autant qu’elle l’aurait souhaité. C’est une spirale infernale dans laquelle les europeïstes de l’UMP et du PS sont prêts à nous balancer (4).
En militant pour des eurobonds, Arnaud Montebourg, comme tous ceux qui soutiennent cette idée, fait le choix de toujours et encore plus d’Europe fédérale, toujours et encore plus de Marché…et toujours et encore moins de démocratie et…de France.
Continuer la lecture de Arnaud Montebourg et le double discours souverainiste de la gauche !

François Hollande, à l’instar de Nicolas Sarkosy, est le candidat des banques et des mondialistes !!! (vidéo)

L’Européïste et mondialiste François Hollande, vient d’être élu comme étant le meilleur représentant des socialo-bobos à la présidentielle. En digne héritier de J. Delors et de M. Rocard, « l’impétrant flamby« , responsable d’une augmentation de 38 % de la dette du département qu’il dirige, devra la jouer fine pour faire croire aux français qu’il a une autre vision que celle de Sarkosy. En effet, les deux candidats ont en commun 30 ans de complicité idéologique, ils partagent le même dogme européo-fédéraliste et la même politique mondialo- libérale, immigrationniste, multiculturaliste, anti-républicaine et anti-patriotique…on ne peut donc pas en toute logique compter sur François Hollande et son gang socialiste pour permettre à la France et à son peuple de recouvrer sa souveraineté.

Même le Wall Street journal en convient. Pour le journal américain le prochain duel Hollande/Sarkosy si il a lieu sera davantage un duel de style qu’un duel d’idée :

Rappelons, pour mémoire, que ce sont les socialistes qui ont permis la fusion entre les banques de dépôts et les banques d’affaires. Ce sont eux qui ont voté en faveur du traité de Lisbonne, (rejeté par le peuple) et qui nous interdit, n’en déplaise au Démondialisator Montebourg, toute forme de protectionnisme aux frontières de l’Europe. Ce sont eux qui ont inscrit dans la Constitution française (art.88-1 et suivants) la supériorité juridique des traités communautaires sur les lois votés par notre parlement. Ils ont tout signé, tout ratifié, tout organisé, pour que la situation soit celle que nous connaissons aujourd’hui.

Et il faudrait être irresponsable pour croire encore aux calembredaines que vont psalmodier les socialistes durant la campagne électorale qui vient.

Lire la suite de François Hollande, à l’instar de Nicolas Sarkosy, est le candidat des banques et des mondialistes !!! (vidéo)

Continuer la lecture de François Hollande, à l’instar de Nicolas Sarkosy, est le candidat des banques et des mondialistes !!! (vidéo)

La gauche française, pionnière de la dérégulation financière ?

Rawi Abdelal, professeur à Harvard, spécialiste de politique économique, a écrit en 2005 un document de 130 pages titré Le consensus de Paris, la France et les règles de la finance mondiale, dans lequel il démontre que c’est la gauche française qui a agi avec le plus de ténacité, en Occident, «de façon paradoxale» en faveur de la dérégulation «libérale» des marchés financiers.
Rappelons que bien avant lui, en France des auteurs comme Michel Clouscard, Maurice Allais, Serge Halimi, ou encore Jean-claude Michéa avaient fait cette analyse… on regrette que le Nouvel Obs ait besoin d’aller chercher en 2011 un professeur d’Harvard pour dire ce que l’on pouvait déjà affirmer dés 1990 en France avec des auteurs Français…..

Continuer la lecture de La gauche française, pionnière de la dérégulation financière ?