Archives de catégorie : Culture, idées, Média…

Houellebecq chante les louanges de Trump dans un magazine américain

Dans le magazine « Harper’s », l’écrivain explique, qu’en matière de politique internationale, Donald Trump a le mérite d’avoir mi fin à l’impérialisme américain.

« Donald Trump est un des meilleurs présidents américains que j’aie jamais vu » : c’est ce qu’affirme jeudi le très provocateur Michel Houellebecq dans le magazine américain Harper’s, estimant que la politique du milliardaire a notamment pour mérite de confirmer la fin de l’impérialisme américain.

Les Américains « nous lâchent la grappe ». Pour l’écrivain français habitué à cultiver la controverse, la politique de désengagement international engagée par Barack Obama et amplifiée par Donald Trump est « une très bonne nouvelle pour le reste du monde ». « Les Américains nous lâchent la grappe. Ils nous laissent exister », écrit Houellebecq dans cet article, où il se félicite aussi que les Etats-Unis aient cessé de « répandre » à l’étranger leurs valeurs selon lui contestables comme la démocratie ou la liberté de la presse.

En commerce, « une saine dose d’air frais ». En matière de commerce international, « Trump apporte une saine dose d’air frais », estime encore le Prix Goncourt 2010, qui doit sortir en janvier son premier roman depuis Soumission. Ce dernier avait causé une vive polémique lors de sa parution au moment des attentats de Charlie Hebdo à Paris en janvier 2015.  Donald Trump ne considère pas le libre-échange mondialisé comme étant en soi la panacée du progrès humain, « il déchire les traités et les accords quand il pense qu’il ne fallait pas les signer, et il a raison ». Continuer la lecture de Houellebecq chante les louanges de Trump dans un magazine américain

Gilets jaunes : la crise logique d’un pays atomisé

La France est prise de la fièvre jaune. On verra bientôt des artistes afficher leurs gilets jaunes à la télévision, de peur d’être pris pour des traîtres et des vendus. C’est classique, les résistants de la dernière heure sont toujours les plus zélés. Aussi fascinant et séduisant qu’effrayant et répulsif, le mouvement des « gilets jaunes » ne saurait laisser aucun Français indifférent. Coincés entre le marteau et l’enclume, certains d’entre nous ne manqueront pas d’être, tour à tour, qualifiés de bourgeois casseur de révolution par les gilets jaunes et leurs soutiens, puis de « mettre de l’huile sur le feu » en décrivant les mécanismes qui ont légitimé la violence déchaînée contre un pouvoir jugé illégitime par une quantité croissante de Français.

Facebook contre Twitter

Et si notre pays assistait à la première révolution Facebook ? Le rôle du réseau Twitter avait été mis en évidence dans les Printemps Arabes et Maïdan, alors que la révolte des « Gilets Jaunes » s’est déroulée sur Facebook, au travers de pages de débats et de mobilisation. Twitter n’a au contraire été que peu, voire pas du tout, utilisé par les gilets jaunes. Plus élitiste, Twitter regroupe des « influenceurs », quand Facebook touche beaucoup plus de catégories sociologiques. C’est sur Facebook qu’émergent, en effet, les contestations les plus virulentes contre le pouvoir, mais aussi les rumeurs et les théories les plus farfelues.

Complexes et divers, les gilets jaunes ne peuvent être analysés de manière classique. Une contre-culture spécifique est née, nourrie Continuer la lecture de Gilets jaunes : la crise logique d’un pays atomisé

Finkielkraut sur les Gilets Jaunes : « On ne voyait pas cette France car on ne voyait que la diversité. Toutes les réserves de compassion étaient épuisées par les banlieues et les migrants »

Le philosophe Alain Finkielkraut apporte son soutien à la France des oubliés, et se sent plus proche «des ploucs que des branchés» mais s’insurge contre le «déchaînement de barbarie» qui a eu lieu samedi dernier.

Finkielkraut : (…) La classe moyenne et les classes populaires vivent en France dans un double état d’insécurité économique et d’insécurité culturelle. Ces gens ordinaires ont été chassés des métropoles par les loyers prohibitifs et des banlieues parce qu’ils ont perdu la « guerre des yeux », comme dit Christophe Guilluy.

D’autres, qui habitent depuis longtemps les villes moyennes, voient leurs commerces fermer du fait de la concurrence des grandes surfaces et leurs emplois détruits du fait de la désindustrialisation provoquée par la mondialisation. Celle-ci, qui devait signer l’apothéose de l’Occident, se transforme en défaite, au moins provisoire.

(…) Ce surgissement soudain, cette révolte des « somewhere » (les « gens de quelque part ») contre les « anywhere » (les « gens de partout ») m’a, en effet, ravi.

Le Figaro : Pourquoi cette France oubliée resurgit- elle avec tant de violence aujourd’hui ? Continuer la lecture de Finkielkraut sur les Gilets Jaunes : « On ne voyait pas cette France car on ne voyait que la diversité. Toutes les réserves de compassion étaient épuisées par les banlieues et les migrants »

Propagande racialiste : Quand l’Etat stigmatise le blanc et fait la promotion du métissage. (Maj: les autres clips sont du même tonneau)

06 Octobre 2018

Comme il fallait s’y attendre aucun film de la campagne contre les violences sexistes n’échappe à la propagande racialiste.

Pour le régime Big Other la société multi-raciale et multi-cuturelle n’existe que si on peut donner le beau rôle aux divers . Dans le cas contraire on tait les violences dont il se rendent régulièrement coupables ou on les fait purement et simplement disparaître du scénario comme c’est le cas dans le clip sur les violences au sein de la famille. Une famille hétérosexuelle, blanche et de civilisation occidentale, évidemment :


02 Octobre 2018

Dans les films français le couple que forment un noir et une blanche est toujours sympa. Le métissage c’est l’osmose, l’épanouissement du divers, la transfiguration des races… en un mot: c’est cool.

Si le film en question vise à traiter des violences faites aux femmes, le noir n’y jouera jamais le rôle du violeur. L’armée d’occupation mentale l’interdit. Et n’essayer même pas de l’imaginer, vous risqueriez de finir devant la 10ème chambre pour racisme.

En revanche il est vivement recommandé « aux réalisateurs »   propagandistes de Big Other de choisir l’homme blanc pour interpréter le rôle du salaud. Car c’est bien connu : le mâle blanc est un gros con, un pervers, un barbare et un abruti. Quand il s’assoit dans le métro face à une jeune fille, le mâle blanc se frotte les couilles et attend le moment propice pour sauter sur sa proie et la violer. Les commissariats français regorgent de ce genre de spécimen.

Heureusement il existe des couples métissés pour sauver ce pays des phallocrates consanguins blancs, …. beaucoup trop blancs….

Après la fiction de u régime immigrationiste et anti-blanc, voilà la réalité des violences en France:

dans les clips actuellement diffusés à la télévision :

Ce témoignage, d’une femme, à Nantes : Continuer la lecture de Propagande racialiste : Quand l’Etat stigmatise le blanc et fait la promotion du métissage. (Maj: les autres clips sont du même tonneau)

Livre / Frédéric Le Moal, Histoire du fascisme

Les Éditions Perrin ont publié récemment une Histoire du fascisme dont l’auteur, Frédéric Le Moal, docteur en histoire et professeur au lycée militaire de Saint-Cyr, est un spécialiste de l’histoire de l’Italie du XXe siècle.

L’auteur met en évidence les racines jacobines de la pensée du Duce, lequel fut d’abord un socialiste radical qui, après avoir fait beaucoup de concessions à la bourgeoisie, à l’Église et au roi, revint à ses origines révolutionnaires, socialistes et jacobines à compter de 1943 (création de la République sociale italienne, dite République de Salò). Frédéric Le Moal écrit :

Bolchevisme et fascisme naquirent tous les deux à l’extrême gauche du socialisme officiel. Mais si le premier demeura fidèle à l’analyse scientifique et matérialiste de Marx, le second le fut aux idéaux socialistes jacobins introduits en Italie par le Risorgimento mazzinien. Certes, il devenait le premier mouvement à combattre le communisme mais il le faisait d’un point de vue non réactionnaire, tandis que Mussolini se positionnait d’une manière alternative et concurrentielle à Lénine et non antinomique.

Le fascisme fut un syncrétisme construit à partir d’éléments aussi divers que l’idéologie socialiste la plus radicale, la philosophie de Nietszche, le nationalisme mazzinien (en partie remplacé par une forme « völkisch » et antisémite du nationalisme à partir de 1938), Continuer la lecture de Livre / Frédéric Le Moal, Histoire du fascisme

Décès de Claude Lanzmann, auteur de Shoah et mémoire du XXe siècle

L’écrivain et cinéaste est décédé à l’âge de 92 ans ce jeudi selon son éditeur Gallimard. Ami de Jean-Paul Sartre et compagnon de Simone de Beauvoir, il fut également directeur de la revue Les Temps modernes.


Quel défi immense de résumer en si peu de lignes l’existence de Claude Lanzmann. L’homme aux mille vies répétait de sa voix rauque et posée: «Je me suis fabriqué moi-même, je ne suis pas un héritier.» «La vie de Claude Lanzmann est intimement et intensément liée au XXe siècle», Continuer la lecture de Décès de Claude Lanzmann, auteur de Shoah et mémoire du XXe siècle

Les concerts britanniques de Morrissey annulés car il a apporté son soutien à Tommy Robinson

L’ancien leader de Smiths a récemment fait des commentaires de soutien au leader emprisonné de l’EDL Tommy Robinson.

Les dates de tournée au Royaume-Uni et en Europe de Morrissey le mois prochain ont été reportées en raison de « problèmes logistiques ».

Sa direction a fait l’annonce vendredi soir, affirmant que les problèmes sont « hors de notre contrôle ».

L’ancien chanteur des Smiths, 59 ans, devait jouer deux concerts à Castlefield Bowl dans sa ville natale de Manchester les 7 et 8 juillet.

D’autres spectacles avaient été programmés à Reading, Portsmouth et Edimbourg en juillet.

(…) Sky.com

Douglas Murray : « Personne n’a donné aux ONG open-borders le droit de dicter l’avenir du continent ! »

Une évidence que nos bienpensants et les bavards qui déblatèrent sur les ondes radios n’évoquent jamais: les ONG n’ont pas le droit de se substituer à l’Etat donc à la souveraineté nationale. Evidemment personne ne veut regarder la question des migrants par ce prisme là. Tous préfèrent se parer des atours d’un humanisme mal digéré.


Pour le britannique, auteur du best-seller L’Etrange Suicide de l’Europe, l’affaire de l’Aquarius met en lumière les responsabilités des ONG pro-migrants, ainsi que des autorités européennes, dans l’enlisement de la crise migratoire.(…)

Douglas MURRAY.- Il est remarquable de voir se perpétuer cette même folie que je décris dans mon livre. Sur notre continent, personne ne semble vouloir apprendre quelque leçon que ce soit ou penser autrement que dans les termes les plus courts. Quelqu’un pense-t-il vraiment qu’une fois que l’Espagne aura accueilli les quelque 600 personnes de l’Aquarius, le problème sera résolu? Qu’il n’y aura personne pour observer ce qui se passe et décider d’en faire autant en suivant le même chemin que l’Aquarius? En réalité, quelle est notre politique? Que quelqu’un qui monte sur un bateau peut faire route vers l’Europe? Que quelqu’un qui arrive ainsi en Europe a le droit d’y rester? Manifestement, c’est là notre politique actuelle. Et elle est intenable.(…)

Ce phénomène n’est-il pas aussi partiellement causé par les ONG?

Bien sûr. Tous ces phénomènes sont largement favorisés par les ONG «open borders», organisations dirigées par des gens qui sont Continuer la lecture de Douglas Murray : « Personne n’a donné aux ONG open-borders le droit de dicter l’avenir du continent ! »

Une étude internationale montre que les centristes sont les citoyens les plus hostiles à la démocratie, pas les « extrémistes »

Il n’y a pas plus dictatorial que ceux qui se présentent comme des modérés…


Les signaux d’alerte sont au rouge : la démocratie est menacée. En Europe et en Amérique du Nord, les candidats sont davantage autoritaires, les systèmes de partis sont plus instables, et les citoyens sont plus hostiles envers les normes et les institutions de la démocratie libérale.

Ces tendances ont déclenché un débat important entre ceux qui pensent que le mécontentement politique trouve ses origines au niveau économique, culturel ou générationnel. Mais toutes ces explications partagent une croyance principale : la menace vient des bords extrêmes de l’échiquier politique. Continuer la lecture de Une étude internationale montre que les centristes sont les citoyens les plus hostiles à la démocratie, pas les « extrémistes »

L’écrivain américain Tom Wolfe est décédé à l’âge de 87 ans.

Tom Wolfe était un écrivain politiquement incorrect et un journaliste génial. « Acid test » et surtout « Le Bucher des vanités » sont à lire de toute urgence si vous ne les avez pas encore lu.

L’écrivain et journaliste américain Tom Wolfe est mort, lundi 14 mai, dans un hôpital de Manhattan, à New York, a confirmé son agent au New York Times (en anglais). Le quotidien new-yorkais parle d’une infection, tandis que le Wall Street Journal (en anglais) évoque une pneumonie. Il avait 88 ans, et non 87, a rectifié son agent via l’agence Associated Press (en anglais).

Tom Wolfe était l’un des inventeurs du « nouveau journalisme », un style qui fait appel à des techniques littéraires dans la rédaction de non-fiction. Cet auteur de plus d’une dizaine d’essais et de romans était aussi connu pour son look de dandy au chic démodé. Il avait publié Le Règne du langage (éd. Robert Laffont) en 2017.

Devenu célèbre dans les années 1980 Continuer la lecture de L’écrivain américain Tom Wolfe est décédé à l’âge de 87 ans.

L’officier Arnaud Beltrame était–un bon militaire et un exemple ? Ni l’un ni l’autre.

Retour sur une affaire lamentable. Dans une armée, l’essentiel n’est pas l’héroïsme romantique, mais l’efficacité au combat : détruire l ‘ennemi passe avant tout. Se livrer en otage à la place d’une caissière comme l’a fait le lieutenant-colonel Beltrame,  avant de se faire piteusement assassiner, c’est peut–être héroïque au sens mystique, mais ce n’est pas glorieux. Un militaire n’a pas à être un héros sacrificiel mais un professionnel de l’élimination de l’ennemi. Le but  du militaire, c’est de vaincre, pas de donner sa vie gratuitement. Le lieutenant–colonel Beltrame s’est en tout cas comporté d’une manière médiatiquement spectaculaire et mystiquement sacrificielle, mais militairement catastrophique. Les autorités et les médias ont stupidement applaudi, les larmes aux yeux, tandis que les djihadistes et leurs sympathisants de plus en plus nombreux ricanent et se frottent les mains.

L’officier de gendarmerie se sacrifie mais s’humilie

Le voyou et repris de justice musulman djihadiste Radouane Lakdim, se réclamant de Dae’ch, ouvre le feu sur des CRS, le 22 mars 2017, tue ensuite trois personnes, puis prend en otage la caissière d’un supermarché à Trèbes comme bouclier humain, un pistolet sur la tempe. Les gendarmes, emmenés par le lieutenant–colonel Beltrame n’osent pas intervenir ou tirer de peur de tuer ou faire tuer la caissière.

Alors que le bon sens tactique aurait demandé d’employer la ruse et de dissimuler des gendarmes, encerclant Lakdim, afin de lui tirer dans le dos ou en pleine tête pour l’abattre avant qu’il n’ait eu le temps de tuer son otage, on assiste à cette scène hallucinante, hérésie totale, improvisation amateuriste pour tout tacticien militaire ou policier : Beltrame essaie de négocier avec le tueur Continuer la lecture de L’officier Arnaud Beltrame était–un bon militaire et un exemple ? Ni l’un ni l’autre.

Les Pâques, fête du printemps

Pâques est en quelque sorte la fête de l’équinoxe de printemps. C’est le retour du soleil, le soleil fécondant sans lequel rien ne naîtrait. L’hiver meurt, les neiges fondent, les rivières sont en crue, la nature retrouve sa verdure, les plantes leurs boutons, les arbres leurs bourgeons, le soleil est redevenu suffisamment puissant pour réchauffer la terre et lui apporter la vie. Jonquilles, primevères, jacinthes fleurissent dans les jardins et les jachères.

A l’avènement du christianisme la fête de Pâques — qui est la célébration de la résurrection du Christ (rappelons que la fête de Pâques a longtemps été la plus importante de la tradition chrétienne et qu’elle marquait le début de l’année, et cela jusqu’en 1563) — remplaça la fête d’Ostara ou fête du printemps, qui est la fête du renouveau, de la fécondité et de la fertilité dont les origines sont très anciennes. Cette fête porte le nom d’une déesse lunaire, Ostara, qu’un héros solaire aurait délivrée de la captivité au moment de l’équinoxe de printemps. On retrouve là un mythe très présent dans les mythologies européennes et même dans les contes (qui ne sont qu’une retranscription de ces mythes) auxquels Dominique Venner faisait souvent référence (*voir en encart : texte inédit). C’est Ariane Continuer la lecture de Les Pâques, fête du printemps

Boualem Sansal: « Quand j’ai lu les propositions de l’institut Montaigne sur l’islam de France, j’ai compris que le plan était un programme d’arabisation et d’islamisation ”

L’intégralité du discours de Boualemn Sansal à l’occasion de la remise du prix Varenne.

Le philosophe Clément Rosset vient de nous quitter à l’âge de 78 ans.

Clément Rosset était un philosophe tragique. Comme le dit son ami Roland Jaccard c’était un authentique schopenhauerien, la joie en prime. Ses livres vous enseignent un réalisme radical et l’unicité du réel. Ils sont un remède contre les fièvres idéologiques, des illusions, o des arrière-mondes métaphysiques et religeiux. D’une écriture limpide, joyeuse mais cruelle la pensée de Clément Rosset s’accommode mal des systèmes et des concepts.
Le livre qui permet le mieux de comprendre sa philosophie est « le réel et son double ». Il y étudie la façon dont l’Homme s’invente des fictions pour « fuir » le réel et son tragique .

Ami de cioran, clément rosset s’est fait connaitre dans les années 70 avec le livre « Lettre sur les Chimpanzés-Plaidoyer pour une humanité totale » dans lequel il se moque avec justesse des intellectuels de gauche à la mode.
A cause de cet ouvrage il sera longtemps ignoré des médias. Il n’y a que sur ces 15 dernières années que le talent de clément rosset a commencé à être salué par la presse. Nous devons cette reconnaissance à ses amis que sont Rolland Jaccard, Frédéric Schiffter et Raphael Enthoven.

Parmi les livres indispensables de Clément Rosset:

(Rediff)Clément Rosset :  » Je ne crois pas à l’idée même de remède contre la mélancolie »

Première diffusion juillet 2016

On ne devrait pas passer sa vie sans avoir lu une ligne de Clément Rosset.


Clément Rosset est philosophe.

Ancien élève de l’École normale supérieure (Ulm), agrégé de philosophie, docteur ès lettres, il a enseigné pendant 30 ans la philosophie à l’Université de Nice.

L’œuvre de Clément Rosset est consacrée à la question de l’acceptation ou du refus du réel.

François Bousquet : « Notre vie ressemble désormais à une addition d’interdit, peut-être même à une addiction à l’interdit »

Le nouveau numéro d’Éléments est en kiosques. Boulevard Voltaire a interviewé  son rédacteur en chef, François Bousquet.
BOULEVARD VOLTAIRE. Vous consacrez votre dossier à la « dictature victimaire ». Une pandémie mondiale, selon vous…

FRANÇOIS BOUSQUET : C’est la victimocratie, du grec « kratos », qui veut dire « pouvoir ». Autrement dit, la victimocratie est ce nouveau régime dans lequel le pouvoir est détenu par les victimes, réelles ou présumées. Cela leur confère un capital lacrymal, très lucratif, et les place au centre du jeu social. Or, qui dit victime dit coupable. Celui-ci est tout trouvé, c’est le fléau de la « suprématie blanche » : tout individu porteur de ce que les Américains appellent le « white privilege », le privilège blanc censé conférer un ensemble d’avantages invisibles par rapport à ce que vivent au quotidien les non-Blancs (sic). L’objectif, c’est d’abolir ledit privilège dans une nuit du 4 août mondiale depuis les États-Unis, où sévit un néo-maccarthysme hystérique qui n’est pas sans rappeler les délires ubuesques de la révolution culturelle chinoise. Il est l’œuvre de minorités « racisées » et « genrées » ; et s’appelle lutte contre le racisme, le sexisme, l’homophobie et tout ce qui est susceptible d’une suffixation phobique, des handicapés aux islamistes, selon la logique d’emballement victimaire qui commande notre monde.

Ainsi, tout un chacun, à la condition qu’il soit pourvu d’un stigmate Continuer la lecture de François Bousquet : « Notre vie ressemble désormais à une addition d’interdit, peut-être même à une addiction à l’interdit »