Archives de catégorie : Culture, idées, Média…

Manif contre l’islamophobie du 10 novembre 2019 : Quand les Indigènes de la République se félicitent de l’adhésion de la gauche aux revendications identitaires et racialistes des islamistes.

Analyse intéressante par les Indigènes de la République de la marche islamo-gauchiste. Les indigènes se félicitent de l’adhésion de l’extrême gauche à la lutte contre l’islamophobie, comprendre la défense de l’islamisme.  Ils considèrent aussi que cette manifestation marque un tournant dans l’histoire culturelle, racialiste et identitaires en France.


  • Une marche historique

Entre 20 000 et 40 000 manifestants rassemblés sous un mot d’ordre antiraciste, pour dénoncer l’islamophobie : c’est déjà un évènement en soi. La marche du 10 novembre a été, sur le plan numérique, sans contestation aucune, un véritable succès. Par l’ampleur du nombre, elle constitue même un moment qui fera date dans l’histoire de l’antiracisme en France. Ce succès est d’autant plus retentissant que la marche s’est fondée sur un appel et des mots d’ordre clairs contre l’islamophobie1. Bien qu’il persiste d’interminables débats sur la légitimité du mot « islamophobie », celui-ci a fini par s’imposer et même par triompher. Cette marche démontre qu’il est dorénavant un terme entériné par une grande partie de la gauche révolutionnaire et réformiste.

Elle est un succès par sa composition raciale : de très nombreux Musulmans ont fait le déplacement en famille, de banlieue ou de province avec des cars affrétés par le tissu associatif musulman. De très nombreux Blancs ont battu le pavé aux cotés des Musulmans, la plupart organisés à gauche dans des partis, syndicats ou associations.

La présence conséquente de la gauche blanche est d’ailleurs le principal trophée des organisateurs. L’ensemble de la gauche politique – d’une partie des libertaires (UCL), jusqu’à la gauche réformiste (LFI), en passant par le NPA et même, fait particulièrement étonnant, LO – a répondu présent. Si certaines organisations n’ont pas hésité à mobiliser massivement leurs militants et à défiler ouvertement sous leurs propres couleurs (NPA, LO, UCL, etc.), d’autres se sont limitées à envoyer leurs grandes figures. Une partie de la gauche syndicale, et pas des moindres, a aussi répondu présent : la CGT par exemple avec son porte-parole, Philippe Martinez. Celle-ci venait par ailleurs de publier un communiqué sans détour2.

Au-delà du nombre, l’acquis majeur de la marche est indéniablement la validation par une bonne partie de la gauche blanche, non seulement du terme « islamophobie », mais de la légitimité, et même Continuer la lecture de Manif contre l’islamophobie du 10 novembre 2019 : Quand les Indigènes de la République se félicitent de l’adhésion de la gauche aux revendications identitaires et racialistes des islamistes.

Frédéric Beigbeder flingue France Inter dans son nouveau livre

C’est le roman qui ne va pas, mais alors pas du tout, faire rire dans les couloirs circulaires de la Maison de la Radio, surtout au moment où elle est plombée par la grève. D’autant plus au cinquième étage, dans le studio 511 de la « Matinale ». Pas question de citer le titre de l’ouvrage (Ed. Grasset, sortie le 2 janvier) puisqu’il n’y en a pas. Mais il y a mieux : cet émoji qui rit aux larmes sur la couverture et résume idéalement le propos de son auteur, Frédéric Beigbeder, viré le 17 novembre 2018 après une chronique aussi improvisée que maladroite, succédant à une nuit quasi-blanche : la radio de service public — où aucune des personnalités brocardées n’a encore reçu le livre — est à ses yeux gangrenée par la dictature du rire.

L’Historien payé par l’Etat Gérard Noiriel avoue faire de la propagande en faveur de l’immigration dans les écoles

Propagande évidement financée par vos impôts, puisque l’association grâce à laquelle il intervient dans les écoles doit très certainement toucher des subventions publiques. On note que Noiriel est outré qu’un média puisse donner la parole à Zemmour en revanche il ne trouve rien d’anormal d’intervenir dans les écoles pour endoctriner les enfants et leur faire accepter l’immigration.
Rappelons que Noiriel est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), autant dire que c’est un agent de la propagande d’Etat. Il fut très longtemps communiste, une obligation dans les années 70  quand on voulait devenir professeur à l’université. A voir sa fiche wikipédia nous avons donc affaire ici à un Lyssenko des sciences sociales. (https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Noiriel)


Villeurbanne (69) : le meurtre de Timothy par un Afghan est un « non-évènement », selon Olivier Duhamel et Serge July

Deux ex-soixante huitards qui n’en sont pas à leur première saloperie….

Écoutez l’extrait (7min 10s jusqu’à 12min 50s)

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Serge July : « J’avais cru comprendre qu’on était face à un schyzophrène, il y a à peu près 1% de schyzophrènes dans la population, il en fait partie, et sa nationalité ou son origine afghane ne… Voilà c’est un non-évènement ! »

Olivier Duhamel : « Je suis d’accord avec vous ! (…) Il y a des non-évènements qui sont présentés immédiatement comme des évènements, et qui à eux seuls, avant qu’on réfléchisse, fabriquent du populisme d’extrême-droite »

Serge July : « (…) On peut dire qu’il y a un faux évènement qui en cachait un vrai. Dans cette scène de Villeurbanne, il y a quelqu’un qui va au devant de cet Afghan et fait tomber la violence, il s’appelle Abdelkader, c’est marrant hein ! Et bah il a fallu quand même creuser pour qu’on fasse apparaître Abdelkader plutôt que l’Afghan »

Olivier Duhamel : « Mais vous allez être immédiatement stigmatisé comme homme du politiquement correct qui refuse de parler d’immigration ! »

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Europe 1

Serge July, ex-maoïste, cofondateur du journal Libération.

Olivier Duhamel, politologue, prof à Sciences Po, ancien eurodéputé socialiste

Massacre d’Oran 7 septembre 1962 : « je n’hésite plus à parler d’épuration ethnique » (Jean-Jacques Jordi )

Jean-Jacques Jordi: le massacre du 5 juillet 1962 à Oran. (Conférence 2/3)

Jean-Jacques Jordi: l’acharnement sur le corps des européens post-mortem (Conférence 3/3)

Abdel Malik : « Il y a des Frances dans la France »

Les questions de journalistes dans la deuxième partie de l’entretien sont assez ahurissantes.


L’artiste, qui vient de publier le libre « Méchantes blessures », s’est désolé de voir « une France morcelée ». Abd al Malik était l’invité de franceinfo, samedi.
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Une « Europe des barbelés »

Selon lui, ce changement de paradigme vient d’une déception historique. « En Europe, il y avait une promesse d’ouverture et d’accueil, d’être dans une démarche totalement humaine après ce qu’on a vécu lors de la dernière guerre mondiale. Cependant, on est dans une époque où on se retrouve avec l’Europe des barbelés, avec cette problématique migratoire et celle du climat », estime Abd al Malik qui assure ne pas s’arrêter à ce constat.

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L’écrivain réclame « des actes concrets », et se désole de ne pas en voir. « C’est le rôle du politique de faire en sorte de régler les choses, de mettre du lien, de dire qu’on est un peuple uni et qu’on peut aider les gens qui sont en difficulté. Force est de constater que ce n’est pas ce que l’on voit dans le réel. C’est pour cela qu’il y a cette colère sociale. » Selon lui, cette colère génère des fractures. « On voit une France morcelée. Il y a des France dans la France », conclut-il.

(…)

(A partir de 19mn)

On est le fruit de l’esclavagisme, ce qui est lié au colonialisme… une sorte d’assignation à identité fixe… mon travail c’est de dire focalisons nous sur le fait que nous sommes des êtres humains.

Marion Maréchal : “Ce que j’aurais dit au Medef si on m’avait laissé y aller”

Cette tribune est parfaite. Elle définit exactement ce que devrait être le libéralisme. Je plussoie à chacune des lignes de ce texte.

Marion Maréchal a aussi compris l’importance qu’ont pris les médias du net. Elle ne s’exprime plus qu’à travers le prisme des réseaux sociaux et de sites amis. Et elle a raison. On ne tire aucun avantage à donner une légitimité à un journal en lui adressant une tribune quand le reste du temps il vous crache dessus pour le plus grand bénéfice des mondialistes et des immigrationistes.


J’ai failli, en ce jour, débattre à l’université d’été du Medef. Du moins, avant que je ne devienne la spectatrice amusée de mon débarquement, subi avant même que j’aie définitivement validé ma participation. Dans ce monde, le politiquement correct l’emporte manifestement sur la politesse la plus élémentaire. J’aurais dû débattre du « populisme » ou plutôt, il me revenait de le représenter. Mais le progrès des progressistes s’arrête aux portes du débat contradictoire. 

Certains ont néanmoins tenté de justifier mon invitation par mon étiquette « libérale ». Un qualificatif tantôt infamant, tantôt valorisant selon le commentateur. La difficulté du dialogue dans cette démocratie tient pour partie au fait que ce type de mot valise ne recouvre pas nécessairement la même réalité, ni le même sens dans la bouche de ceux qui l’utilisent.

Ce terme « libéral», selon qu’il renvoie à une doctrine économique ou à une philosophie politique, recoupe des notions variées voire contradictoires selon les époques.  Je n’ai pas l’espace ici de revenir sur ses différentes acceptions dans l’histoire des idées politiques ou de la pensée économique. Je m’en tiendrais donc à ce qui ne fait pas débat : son étymologie. Libéralisme découle du mot liberté.

De fait, s’il est bien une question fondamentale pour moi en économie, c’est celle de la liberté. L’une des premières choses que fit le général de Gaulle en arrivant au pouvoir en 1958 fut de s’atteler au redressement économique et financier de la France. En l’occurrence, il ne se soumettait pas à je ne sais quel diktat capitaliste, il n’était pas non plus obsédé par une vision comptable du remboursement de la dette : il agissait en patriote soucieux de l’indépendance française. Le Général avait simplement compris qu’un budget public sain est la condition de la liberté politique. Car Continuer la lecture de Marion Maréchal : “Ce que j’aurais dit au Medef si on m’avait laissé y aller”

« L’héroïsme de pacotille des nouvelles égéries progressistes »

Greta Thunberg, Megan Rapinoe, Carola Rackete… La philosophe Anne-Sophie Chazaud reproche à ces nouvelles figures féminines du combat progressiste de rester sagement dans les sentiers battus du politiquement correct.


Anne-Sophie Chazaud est philosophe, haut fonctionnaire et auteur d’un livre à paraître aux éditions l’Artilleur consacré à la liberté d’expression.


Elles s’appellent Greta Thunberg, Carola Rackete, Megan Rapinoe… Elles circulent avec aisance à travers les airs, les routes et les océans dans un monde qui, d’une certaine manière, leur appartient, afin d’y répandre la bonne parole. Elles font la une des médias, sont portées au firmament par les faiseurs d’opinion «progressistes» (autoproclamés tels), figures de proue de quelqu’improbable armada de la post-modernité bien-pensante. Elles jouent au foot, empochent de prestigieux trophées, pilotent des navires, bravent supposément les interdits, défient les puissants de la planète (surtout occidentale, c’est moins risqué) en décelant paraît-il le CO2 à l’œil nu, alertant sans relâche sur les dangers du réchauffement climatique, du sexisme, de l’homophobie, du racisme atavique de l’homme blanc ou de quelqu’autre grande cause à la mode…

(…)

On peut toutefois s’interroger sur le niveau réel de bravoure que cela requiert pour quelque star que ce soit de s’opposer publiquement au président Trump et de relayer en battant sa coulpe le sanglot de l’homme blanc. Cette hostilité affichée ne constitue-t-elle pas au contraire un passage obligé? N’est-ce pas plutôt Continuer la lecture de « L’héroïsme de pacotille des nouvelles égéries progressistes »

Claudia Gerini, actrice italienne de la série Suburra : «J’aime le gouvernement et Matteo Salvini. Le recensement des Roms est excellent »

Claudia Gerini est une actrice populaire en Italie. Et il est assez rare de voir un tel courage dans le milieu culturel.

Cet échange entre Claudia Gerini et des journalistes de la Rai Radio Uno date de juin 2018

Source : Corriere TV

Il governo e Matteo Salvini « mi piacciono, i primi passi sono stati buoni a mio avviso ». Lo ha detto Claudia Gerini a ‘Un giorno da pecora’, su Rai Radio Uno. L’attrice ha anche commentato la proposta del ministro dell’Interno di censire i rom: «  »Non mi sembra una mossa razzista, ma ottima. Perché mai noi dobbiamo essere censiti e i rom no? ». Gerini ha confessato di non aver votato né M5S né Lega e ha concluso: « l’importante è che si facciano dei passi dalla nostra parte, anche se ci sono stati degli sfondoni tipo quelli sulle famiglie Arcobaleno »

Traduction approximative:

Le gouvernement et Matteo Salvini « Je les aime bien, les premiers pas ont été bons à mon avis ». Claudia Gerini l’a dit à ‘Un giorno da pecora’, sur Rai Radio Uno. L’actrice a également commenté la proposition du ministre de l’Intérieur de recenser les Roms:  » Je ne pense pas que ce soit un raciste, c’est plutôt une bonne chose. Pourquoi devrions-nous être recensés et pas les Roms? « Gerini a avoué ne pas avoir voté pour M5S ni pour Lega et a conclu: » l’important est que nous agissions de notre côté, même s’il y a eu des bouleversements comme celle des familles arc-en-ciel  »

Eurovision : Bilal Hassani représentera la France

L’an dernier on a eu droit à une chanson pro-migrants. Cette année c’est un travelo maghrébin….
La société du spectacle est bien pire que celle prophétisait par guy Debord.


usqu’au bout du suspense ! Samedi, Bilal Hassani a remporté Destination Eurovision avec sa chanson Roi et a par la même occasion décroché son ticket pour aller défendre les chances tricolores à l’Eurovision en mai à Tel Aviv (Israël). Avec 200 points, le jeune artiste de 19 ans s’est imposé dans le concours musical de France 2 face à sept autres candidats, dont Seemone et Chimène Badi qui ont fini respectivement deuxième et troisième avec 156 et 115 points. Cinquième à l’issue des votes des dix jurés internationaux, le chanteur a fait une remontée spectaculaire grâce aux votes des téléspectateurs.

Bilal Hassani a signé sa chanson Roi, qui parle de «l’acceptation de soi», en collaboration avec Jean-Karl Lucas et Emilie Satt, du duo Madame Monsieur. Cette année, dix-huit candidats étaient en lice dans Destination Eurovision. A l’issue des deux demi-finales, il n’en restait plus que huit qualifiés pour la finale.

Philippe Muray : « Le débat »

Texte de Philippe Muray qui conserve toute sa pertinence en ces temps de Grand Débat National. Tout être un peu censé devrait fuir les débats, et les kermesses à blabla comme celles qui se déroulent quotidiennement sur les plateaux télé.


Il faudrait ne jamais débattre. Le débat, comme le reste, dans notre univers d’intransitivité galopante, a perdu son complément d’objet. On débat avant de se demander de quoi : l’important est de se rassembler. Le débat est devenu une manie solitaire qu’on pratique à dix, à cinquante, à cent, un stéréotype célibataire en même temps que grégaire, une façon d’être ensemble, un magma d’entregloses qui permet de se consoler sans cesse de jamais atteindre, seul, à rien de magistral.

Il faudrait ne jamais débattre ; ou, si l’on y tient vraiment, ne débattre que de la nécessité de faire des débats. Se demander à l’infini, jusqu’à épuisement, quelle est l’idéologie du débat en soi et de sa nécessité jamais remise en cause ; et comment il se fait que le réel multiple dont le débat prétend débattre s’efface au rythme même où il est débattu.

Mais aucun débat ne peut s’élaborer sur une telle question, car c’est précisément cette évaporation du réel qui est le véritable but impensé de tout débat.

On convoque les grands problèmes et on les dissout au fur et à mesure qu’on les mouline dans la machines de la communication. Et plus il y a de débat, moins il y a de réel. Il ne reste, à la fin, que le mirage d’un champ de bataille où s’étale l’illusion bavarde et perpétuelle que l’on pourrait déchiffrer le monde en le débattant ; ou, du moins, qu’on le pourra peut-être au prochain débat. C’est de cette illusion-là dont se nourrit le débatteur.

Pourquoi faut-il débattre ? Tout argument dont on débat est Continuer la lecture de Philippe Muray : « Le débat »

La démocratie directe : utopie contemporaine ou planche de salut ?

Flatteurs et séduisants pour le « peuple », ou du moins les groupes qui pensent en être les représentants les plus légitimes, les discours relatifs à la démocratie directe ne devraient pas être pris à la légère ou immédiatement déconsidérés.

 

Les adversaires ou les critiques se sont pour l’instant fait remarquer par la médiocrité de leurs arguments contre le « référendum d’initiative citoyenne » et ses partisans. La démocratie directe répond pourtant à une logique profondément idéaliste qu’il convient non pas de combattre par l’anathème, mais de débattre intelligemment.

Le référendum dans l’histoire de France

Commençons par tracer les contours du « RIC », avant d’expliquer plus précisément en quoi consiste la « démocratie directe » – jugée seul système véritablement démocratique par ses théoriciens -, ainsi que ce qui la différencie de notre démocratie représentative. Le référendum dit d’initiative citoyenne est un dispositif légal permettant aux citoyens d’un ensemble politique donné de proposer une question au vote à l’ensemble de la communauté nationale. Il Continuer la lecture de La démocratie directe : utopie contemporaine ou planche de salut ?

Houellebecq chante les louanges de Trump dans un magazine américain

Dans le magazine « Harper’s », l’écrivain explique, qu’en matière de politique internationale, Donald Trump a le mérite d’avoir mi fin à l’impérialisme américain.

« Donald Trump est un des meilleurs présidents américains que j’aie jamais vu » : c’est ce qu’affirme jeudi le très provocateur Michel Houellebecq dans le magazine américain Harper’s, estimant que la politique du milliardaire a notamment pour mérite de confirmer la fin de l’impérialisme américain.

Les Américains « nous lâchent la grappe ». Pour l’écrivain français habitué à cultiver la controverse, la politique de désengagement international engagée par Barack Obama et amplifiée par Donald Trump est « une très bonne nouvelle pour le reste du monde ». « Les Américains nous lâchent la grappe. Ils nous laissent exister », écrit Houellebecq dans cet article, où il se félicite aussi que les Etats-Unis aient cessé de « répandre » à l’étranger leurs valeurs selon lui contestables comme la démocratie ou la liberté de la presse.

En commerce, « une saine dose d’air frais ». En matière de commerce international, « Trump apporte une saine dose d’air frais », estime encore le Prix Goncourt 2010, qui doit sortir en janvier son premier roman depuis Soumission. Ce dernier avait causé une vive polémique lors de sa parution au moment des attentats de Charlie Hebdo à Paris en janvier 2015.  Donald Trump ne considère pas le libre-échange mondialisé comme étant en soi la panacée du progrès humain, « il déchire les traités et les accords quand il pense qu’il ne fallait pas les signer, et il a raison ». Continuer la lecture de Houellebecq chante les louanges de Trump dans un magazine américain

Gilets jaunes : la crise logique d’un pays atomisé

La France est prise de la fièvre jaune. On verra bientôt des artistes afficher leurs gilets jaunes à la télévision, de peur d’être pris pour des traîtres et des vendus. C’est classique, les résistants de la dernière heure sont toujours les plus zélés. Aussi fascinant et séduisant qu’effrayant et répulsif, le mouvement des « gilets jaunes » ne saurait laisser aucun Français indifférent. Coincés entre le marteau et l’enclume, certains d’entre nous ne manqueront pas d’être, tour à tour, qualifiés de bourgeois casseur de révolution par les gilets jaunes et leurs soutiens, puis de « mettre de l’huile sur le feu » en décrivant les mécanismes qui ont légitimé la violence déchaînée contre un pouvoir jugé illégitime par une quantité croissante de Français.

Facebook contre Twitter

Et si notre pays assistait à la première révolution Facebook ? Le rôle du réseau Twitter avait été mis en évidence dans les Printemps Arabes et Maïdan, alors que la révolte des « Gilets Jaunes » s’est déroulée sur Facebook, au travers de pages de débats et de mobilisation. Twitter n’a au contraire été que peu, voire pas du tout, utilisé par les gilets jaunes. Plus élitiste, Twitter regroupe des « influenceurs », quand Facebook touche beaucoup plus de catégories sociologiques. C’est sur Facebook qu’émergent, en effet, les contestations les plus virulentes contre le pouvoir, mais aussi les rumeurs et les théories les plus farfelues.

Complexes et divers, les gilets jaunes ne peuvent être analysés de manière classique. Une contre-culture spécifique est née, nourrie Continuer la lecture de Gilets jaunes : la crise logique d’un pays atomisé