Archives de catégorie : Culture, idées, Média…

Le PDG de Radio France veut une redevance télé « universelle et automatique »

Ce petit connard vit sur le dos des contribuables français comme l’ensemble des patrons des entreprises publiques: « (…) Delphine Ernotte, la nouvelle patronne de France Télévisions, émarge de son côté à 322.000 euros, une part variable pouvant faire grimper ce chiffre à 400.000 euros. Le salaire de Mathieu Gallet, son homologue chez Radio France, s’élève lui à 185.000 euros annuels, plus 37.000 euros de part variable. C’est moins que Véronique Cayla, présidente du directoire de Arte France (227.600 euros de part fixe).  » Extrait d’un article de BFM TV
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Le PDG de Radio France Mathieu Gallet est partisan d’une « redevance télé pour tous. » C’est le propos qu’il développe dans un entretien accordé au JDD ce dimanche.

Le gouvernement vient en effet de missionner les directions de France Télévisions, Radio France, de l’INA, de TV5 Monde et de France Média Monde de réfléchir à un projet de réforme de l’audiovisuel public, dont les travaux seront remis le 15 novembre prochain.

« Je proposerai deux orientations majeures : remettre l’usager au centre en prenant acte des nouveaux modes de consommation des programmes et penser ‘média global’ en articulant l’écrit, le son et l’image« , déclare-t-il notamment au JDD.

Mathieu Gallet a également insisté sur l’obsolescence de l’actuelle redevance. « Aujourd’hui, la redevance est payée par les personnes qui déclarent posséder un téléviseur, or cela n’a plus de sens compte tenu des modes de consommation des médias actuels, explique-t-il. Une idée pourrait être d’instituer une redevance universelle et automatique, chaque foyer fiscal contribuant à cet effort, comme c’est le cas en Allemagne ou en Suisse.  »

Le Figaro

Colonisation, Occupation, Négationnisme, Génocide : c’est cela que subit notre France

Renaud Camus

Discours prononcé à Baix, le 21 octobre, à l’occasion du premier anniversaire de « Sauvons notre pays »

J’ai longtemps reculé devant les mots. Je pensais qu’ils étaient trop forts. J’en voulais même à ceux qui les employaient car j’estimais qu’ils compromettaient notre cause par des termes trop vifs, exagérés, qui allaient effrayer autour de nous et nous faire passer pour des énergumènes. Je suis convaincu aujourd’hui qu’il ne faut plus reculer, ni devant les hommes, ni devant les faits, ni devant les termes.

Ainsi colonisation. Je l’ai dit cent fois et je le répète, nous sommes cent fois plus colonisés, et plus gravement, et plus profondément, que nous n’avons jamais colonisé nous-mêmes. L’essence de la colonisation, depuis la Grèce antique et la Grande Grèce, les colonies helléniques en Italie du Sud et en Sicile, c’est le transfert de population. Les colonisations militaires, administratives, politiques, impérialistes, sont certainement bien pénibles, pour les colonisés, mais elles ne sont rien auprès des colonisations démographiques, qui touchent à l’être même des territoires conquis, qui en transforment l’âme et le corps et qui menacent d’être éternelles, ou, à tout le moins, irréversibles.

On nous dit qu’il n’y a pas colonisation car il n’y a pas conquête militaire, pas d’armée victorieuse, pas de soldats défilant dans nos rues. On se trompe. On nous trompe. L’armée conquérante, c’est la racaille. L’instrument de la conquête, c’est ce que j’ai appelé la nocence. Ne dites pas que vous ne savez pas ce que c’est que la nocence puisque vous utilisez couramment le terme contraire, innocence. La nocence, c’est ce dont l’in-nocence est le contraire. La nocence, c’est le fait de nuire, de nuire un peu ou de nuire beaucoup, des trop fameuses incivilités jusqu’au terrorisme, en passant par les pieds sur les banquettes du RER, les arrachages de sacs de vieille dames et le grand banditisme. On notera au passage que la bonne vieille délinquance française de souche, indigène, a à peu près disparu. Elle n’a pas su prendre à temps le virage de la mondialisation, comme on dit. Elle a été remplacée.

On notera également qu’entre la délinquance de droit commun et le terrorisme il n’y a pas de solution de continuité. La progression est ininterrompue. Il y a une différence de degré, il n’y a pas de différence de nature. Tous les terroristes sans exception ont fait leurs premières armes dans la délinquance de droit commun. C’est la même carrière, la carrière militaire. D’ailleurs il n’y a pas de terroristes. Il y a des troupes d’occupation, dont les commandos les plus redoutables, à intervalles réguliers, exécutent quelques otages, comme l’ont toujours fait toutes les troupes d’occupation.

Prétendre lutter contre le terrorisme sans s’occuper de la conquête est absurde. C’eût été, à Continuer la lecture de Colonisation, Occupation, Négationnisme, Génocide : c’est cela que subit notre France

La France de Rostand n’est pas celle de Weinstein

Guillaume Bigot et Bérénice Levet reviennent sur le phénomène #balancetonporc. Pour eux, ce mouvement est symptomatique d’une américanisation des rapports entre les hommes et les femmes étrangère au modèle français de galanterie.


Dans quel monde veulent nous attirer les corbeaux du mot-clé «balance ton porc»?

Loin, très loin de notre douce France qui n’est pas seulement le pays de notre enfance mais aussi l’un des seuls à se figurer à la fois dans une forme géométrique (l’Hexagone) et sous les traits d’une jolie femme.

La patrie de Descartes est aussi la matrie de Marianne, subtile et indissociable alliance du féminin et du masculin.

La France n’est pas seulement fille aînée de l’Eglise, elle est aussi, comme nous l’a appris Du Bellay, mère des arts, des armes et des lois.

Dans toutes les salles d’Armes du monde, résonne encore l’écho de l’esprit chevaleresque français rendant honneur aux armes et aux dames!

Et nos arts que chantent-ils depuis Chrétien de Troyes dans l’univers?

Ils célèbrent jusqu’à aujourd’hui cette alliance mystérieuse, fascinante et intime de l’homme et de la femme.

La France n’est pas une terre d’amour platonique ou un système platonicien séparant l’esprit de la chair mais, au contraire, une nation charnelle offrant sa fureur et sa poitrine au vent de l’histoire.

La France est une certaine idée universelle mais aussi une série de sublimes paysages uniques qu’il faut aimer suivant les conseils de Lavisse.

La France n’est pas la patrie du « double income no kid ». Au contraire, c’est l’une des rares économies mondialisées où les femmes travaillent et élèvent leurs enfants.

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Mensonges et manipulation à propos de la manifestation FLN du 17 octobre 1961 à Paris (rediff)

Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, par le biais d’une machination particulièrement bien orchestrée, policiers, gendarmes mobiles, CRS et Harkis engagés le 17 octobre 1961 à Paris dans une opération de maintien de l’ordre, sont devenus des agresseurs accusés d’avoir massacré 300 manifestants algériens, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

Tous les ans depuis 1991, ceux que le FLN désigne sous le nom de « Frères des Frères »,  organisent à grand renfort médiatique une cérémonie à la mémoire des « Martyrs Algériens » du 17 octobre 1961. Au mois d’octobre 2000, les « Frères des Frères » ont créé l’ « Association 1961 contre l’oubli ».
Cette année, la commémoration a pris un éclat particulier avec la présence du candidat socialiste aux futures élections présidentielles lequel a lancé une rose rouge à la Seine en mémoire des manifestants qui y auraient été noyés…
Or, contrairement à ce qui est affirmé par des médias dont l’inculture est à l’égal de l’esprit partisan, le 17 octobre 1961, il n’y eut pas de massacre d’Algériens à Paris.
Revenons aux faits. Nous sommes en pleine guerre d’Algérie et le FLN qui cherche à prendre le contrôle de la communauté algérienne vivant en France organise une manifestation  surprise et clandestine devant converger vers la Place de la Concorde et l’Elysée afin de montrer sa force et pour peser sur les pourparlers de paix qui ont lieu à Evian.
Assaillis de toutes parts, les 1300 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non 7000 comme cela est toujours dit, firent preuve d’un grand sang-froid et d’un immense professionnalisme se traduisant par un bilan des pertes « modéré » dans de telles circonstances.

Jean Messiha (FN) : « Personne n’est obligé de venir chez nous ! »

FRANCE (NOVOpress) :L’énarque Jean Messiha, porte-parole des Horaces, ce groupe de hauts fonctionnaires proches du Front national, a accordé un entretien au magazine Monde & Vie sur la « question identitaire ». « Il faut commencer par dire et par être ce que nous sommes, explique-t-il. Il faut écouter ce cri du tréfonds des âges : “Deviens ce que tu es“, “Connais-toi toi-même“. On peut résumer l’évolution de la situation migratoire et identitaire de manière très simple. Dans les années 50, on disait aux personnes qui venaient en France : “Devenez ce que nous sommes.“C’était l’époque de l’assimilation. En 1980, sous couvert d’antiracisme on a abandonné cette notion au profit de l’intégration que j’appelle de première génération, qui dit aux immigrés : “Restez ce que vous êtes.“ À partir des années 2000, on assiste à l’intégration de deuxième génération, qui est une gradation de la première par laquelle on dit aux immigrés : “Devenons ce que vous êtes.“ »

En conséquence, Continuer la lecture de Jean Messiha (FN) : « Personne n’est obligé de venir chez nous ! »

« Salauds de Français, cochons de Gaulois », par François Bousquet

L’historiquement correct a encore frappé sous la forme d’une Histoire mondiale de la France. Métissée, collaborative, abracadabrantesque, hénaurme et ubuesque. C’est d’ailleurs le Père Ubu, dit Père Boucheron – docteur en patahistoire et professeur au Collège de France –, qui l’a signée. Le résultat, c’est que la France n’est vraiment pas belle à voir. Mais, Dieu merci, les migrants l’ont toujours sauvée.

C’est un peu dans cet esprit d’ouverture inconditionnelle qu’a été conçue l’Histoire mondiale de la France, véritable blockbuster éditorial sorti en début d’année moyennant le concours de 122 « historien-ne-s ». 100 000 exemplaires vendus, un pavé de 1 360 grammes, 800 pages austères découpées en 146 chapitres polémiques et autant de dates aussi fantaisistes qu’arbitraires, l’Histoire mondiale de la France a battu tous les records.

Patrick BoucheronSon maître d’œuvre, Patrick Boucheron [ci-contre], professeur au Collège de France, est un Bisounours de l’espèce savante, morose et révisionniste, figure emblématique du Nouvel Ordre moral. Bon écrivain, cédant parfois à la tentation du maniérisme, il ne se prive pas d’exhorter son lecteur à « dépayser l’émotion de l’appartenance et accueillir l’étrange familiarité du lointain » (p. 8 sq.). Le reste du temps, il adopte le registre humide et dévot des confiteor d’autrefois dans lequel il excelle. Mea maxima culpa ! C’est là, comme l’a énergiquement rappelé Patrice Gueniffey dans Le Point (20 avril 2017), une « conception de l’histoire de France culpabilisante et honteuse, visant à l’expiation : bref, le discours pétainiste appelant les Français à se repentir ». […]

[…] Toujours est-il que, selon Sartre, « abattre un Européen c’est Continuer la lecture de « Salauds de Français, cochons de Gaulois », par François Bousquet

Mélenchon et la gauche : la tentation universelle

Un texte de Gabriel Robin pour l’Incorrect

Être français, ce n’est pas une couleur de peau, c’est pas une religion, c’est adhérer à un programme commun de l’humanité », a dit Jean-Luc Mélenchon en visite à La Réunion le samedi 16 septembre 2017. S’il a indéniablement raison pour les deux premières négations, sa définition de l’appartenance à la France ne peut que faire bondir.

 

Elle rappellera d’ailleurs l’œuvre méconnue du baron Jean-Baptiste de Cloots, dit Anacharsis Cloots. Député de l’Oise, ce philosophe prussien fut fait citoyen d’honneur de la France en 1792. Dans son œuvre majeure, publiée la même année sous le titre « La République universelle ou Adresse aux tyrannicides », Anacharsis Cloots développe une pensée originale pour son temps, profondément cosmopolite, arguant que la République naissante ne devait pas se contenter d’être simplement « française », s’adressant à tous les citoyens « de la « République des hommes ».
 
Anacharsis Cloots ne décrivait-il ainsi pas le « programme commun de l’humanité » défendu par Jean-Luc Mélenchon ? S’il suffisait d’adopter une vision de l’Homme pour appartenir au peuple français, celui-ci se confondrait avec l’humanité toute entière. C’est là tout le paradoxe de Jean-Luc Mélenchon qui, croyant exalter une certaine Idée de la France, ne fait que la diluer dans un grand tout uniformisant.
Président du club des Jacobins, Cloots finit décapité à la suite du procès des hébertistes, ces « exagérés » qui agaçaient tant Robespierre, autre référence historique des Insoumis. Danielle Simonnet, actuelle coordinatrice du Parti de gauche, ne voulait-elle pas qu’une rue de Paris soit rebaptisée du nom de Maximilien de Robespierre ? Une demande qui pouvait faire sens mais qui avait été très mal justifiée, l’alliée de Jean-Luc Mélenchon estimant que l’Incorruptible « n’avait été pour rien dans l’épisode de la Terreur ».

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Laurent Bouvet : « Pourquoi une telle complaisance pour la violence d’extrême-gauche ? »

Le procès de la voiture de police incendiée a été interrompu par des militants d’extrême-gauche. Laurent Bouvet décrypte les motivations et l’idéologie de ces groupuscules radicaux.

« Tout ce qui n’est pas eux, tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux, sont des ennemis, des fascistes, des valets du capitalisme, etc., donc des gens que l’on doit combattre par la violence. Les policiers, comme ceux qu’ils ont agressés dans cette voiture, sont pour eux les défenseurs d’un système à abattre. Tout est permis à leurs yeux. Même chose avec la justice ou la presse, qui participent du système. »

« Cette extrême-gauche violente n’a pas de base sociale. On ne dispose pas de beaucoup d’éléments sur ceux qui sont en cause dans Continuer la lecture de Laurent Bouvet : « Pourquoi une telle complaisance pour la violence d’extrême-gauche ? »

«La République de Sa Majesté» : plongée dans les réseaux France-Maroc

Le journaliste marocain Omar Brouksy sort un nouvel ouvrage qui décortique les « riches et denses réseaux » entre la France et le Maroc. «La République de Sa Majesté» dresse une photo panoramique de cette toile tissée depuis le siècle dernier et ayant subi un lifting à l’occasion de l’accession au Trône du nouveau roi Mohammed VI.

Une intrication de liens politiques avec Elisabeth Guigou, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn ; économiques avec Veolia, Alstom, Groupe Caisse d’épargne ; ou culturels avec Bernard-Henry Levy, Anne Sinclair et un quarteron d’artistes et de journalistes vedettes. En vis-à-vis, le journaliste marocain Omar Brouksy cite une élite marocaine connue dans son nouvel ouvrage «La République de Sa Majesté» : de Mahi Binebine, à Ahmed Charaï, en passant par les Mehdi Qotbi. Sans oublier celles Continuer la lecture de «La République de Sa Majesté» : plongée dans les réseaux France-Maroc

Mathieu Bock-Côté: Comment être de droite dans un système médiatique de gauche?

FIGAROVOX/TRIBUNE – « droite dure», «sectarisme»: les critiques pleuvent sur Laurent Wauquiez jusqu’à l’intérieur de son propre camp. Pour Mathieu Bock-Côté, il est temps pour la droite de se libérer du carcan idéologique et politiquement correct que lui imposent les médias.

Ainsi, Laurent Wauquiez jouera un double rôle dans la campagne à la direction des Républicains: il sera à la fois le favori des militants et la cible préférée des médias. Cela en dit beaucoup sur la configuration du débat public en France. Voyons pourquoi.

Les militants républicains seront heureux d’entendre un discours qui se veut «vraiment de droite», selon la formule du jour. D’une année à l’autre, ils sont toujours à la recherche d’un leader décidé à rompre avec les codes de la respectabilité médiatique et qui ne demande plus à la gauche une permission d’exister dans son ombre. Ils ont cru le trouver de deux manières différentes en 2007 avec Nicolas Sarkozy et en 2017 avec François Fillon. Chaque fois, la déception est vite venue même si les deux hommes n’étaient pas sans mérites. Mais la transgression était surtout de façade. Sarkozy comme Fillon se sont soumis à une règle apparemment implacable: pour chaque coup de menton à l’endroit de ses sympathisants, un leader de droite doit envoyer ensuite un signal d’accommodement au système médiatique. On transgresse rhétoriquement avant de se soumettre politiquement. On déclare qu’on assumera clairement ses convictions avant de les neutraliser. Certains se demandent s’il en sera de nouveau ainsi.

Quant aux médias, ils ont décidé depuis longtemps qu’un homme de droite n’est respectable qu’à condition de ne pas l’assumer complètement et de se tenir à distance de son propre camp, comme s’il n’y était pas vraiment à l’aise.

C’est évidemment le parti médiatique qui décide des critères distinguant la droite respectable et celle qui ne l’est pas. C’est lui qui renifle les idées pour savoir si elles sont sulfureuses ou non. Wauquiez entend s’emparer de la question identitaire? Le système médiatique l’a concédé depuis longtemps au seul Front national. Celui qui à droite veut la ressaisir est accusé, selon la formule Continuer la lecture de Mathieu Bock-Côté: Comment être de droite dans un système médiatique de gauche?

Hillbilly Elégie, le roman vrai d’une classe ouvrière blanche américaine en crise

À lire aussi cette critique sur Télérama

(…)

Ce n’est pourtant pas un essai politique. Il a été écrit avant que « le Donald » ne soit désigné comme candidat par les primaires républicaines. Et cependant, oui, il donne les clefs d’un facteur décisif ayant entraîné la victoire de Trump : le basculement de son côté de ces petits blancs, électeurs des Etats ravagés par le démantèlement des vieilles industries : Michigan, Pennsylvanie, Wisconsin, Ohio, ce qui reste de la Rust Belt, la ceinture de rouille.

Rappelons que Trump a bénéficié massivement du « vote blanc ». Il est majoritaire dans cet électorat, même chez les femmes, alors qu’il affrontait, lui, le macho sans vergogne, la première candidate à la présidence de l’histoire des Etats-Unis. Mais ce qui est révélateur, c’est que Trump a obtenu ses meilleurs scores, chez les blancs qui n’ont pas fait d’études universitaires : 72 %, pour les hommes et 62 % chez les femmes. Et ce livre explique pourquoi.

Hillbilly Elégie est impressionnant parce que c’est un livre d’une rare honnêteté intellectuelle, alors qu’il est écrit depuis l’autre côté de la rive : son auteur, J.D. Vance s’est extrait de son milieu d’origine. Il a cessé d’être un hillbilly – autrement dit un crétin des collines, un Continuer la lecture de Hillbilly Elégie, le roman vrai d’une classe ouvrière blanche américaine en crise

Éric Zemmour : « L’enjeu majeur c’est l’explosion démographique du sud et l’invasion de l’Europe par le sud »

Immigration, identité, souveraineté… Ces deux acteurs aussi importants que controversés de la vie intellectuelle française se sont retrouvés au Figaro pour un débat inédit, vigoureux et particulièrement fécond.

(…)

Emmanuel TODD. – « J’ai eu une sorte de hoquet civique à la fin du livre. On a vécu une annus mirabilis de l’affrontement entre élitisme et populisme. Je prends les trois grandes démocraties libérales occidentales: les États-Unis, la France et le Royaume-Uni. Dans ces trois pays, les gens qui n’ont pas fait d’études supérieures, les «perdants de la mondialisation» se sont révoltés. Ce qu’on observe, c’est trois types de rapport des élites à cette contestation. En France, l’élection de Macron a été le triomphe de l’arrogance des classes supérieures, un écrasement des ouvriers moins éduqués. Aux États-Unis, on a une situation intermédiaire: les catégories populaires blanches ont réussi à mettre au pouvoir Trump, et les élites du parti républicain ont dû de le soutenir. »

Éric ZEMMOUR. – « Je pense que cela tient d’abord à une question politique. Marine Le Pen et le Front national sont les meilleurs agents de conservation de la pérennité et de la domination des élites mondialisées en France. Marine Le Pen n’a absolument rien compris à ce qui a fait le succès de Trump et du Brexit. D’après moi, elle n’a même rien compris aux ressorts de son propre succès. Deuxièmement, je pense que la France a été le pays, au contraire de l’Angleterre et des États-Unis, le plus méthodiquement détruit en tant que nation. Nos élites- les plus mondialisées qui soient- nous expliquent depuis 40 ans que la France était la nation de la sortie de la nation. Elles méprisent le peuple beaucoup plus que les élites anglaises et américaines. Pour moi Macron, c’est Louis-Philippe en 1830, l’alliance des bourgeoisies contre le peuple. »

Éric ZEMMOUR. – (…) « Moi je pense qu’il y a un troisième système familial qui vient s’installer en France massivement, qui est celui de l’islam, endogamique et patriarcal. Qui vient s’entrechoquer avec les deux autres auxquels il est opposé. Ce qui nous conduira à des affrontements de type guerre civile comme par le passé.
Todd est un démographe qui ne croit pas au nombre, moi je pense comme Engels qu’à partir d’un certain nombre la quantité devient une qualité, et que nous avons sur le territoire français un islam qui est en train de changer le rapport à l’espace et au temps. Bizarrement, Todd est beaucoup plus lucide sur l’Allemagne que sur la France. Il qualifie de folie la décision de Merkel d’accueillir un million de migrants, j’aimerais qu’il dise la même chose sur la France ! (…) L’islam a toujours imposé ses modèles familiaux, l’islam est inassimilable. Vous ne pouvez pas dire qu’il va se fondre dans un fond français égalitaire. »

Éric ZEMMOUR. – « Je ne suis pas un absolutiste de la nation. Je Continuer la lecture de Éric Zemmour : « L’enjeu majeur c’est l’explosion démographique du sud et l’invasion de l’Europe par le sud »

Un rescapé de la Shoah : « Si les Européens ne se réveillent pas, les musulmans seront majoritaires en Europe »

Tribune de Noah Klieger (rescapé d’Auschwitz).

Si les pays d’Europe de l’Ouest ne parviennent pas à se réveiller, ils auront peut-être dans quelques décennies une population musulmane devenue majoritaire dans les pays concernés.

(…) Quel est l’objectif des différentes organisations djihadistes: l’État islamique, Al-Qaïda et autres qui sévissent en Europe ? Revenir à une situation qui existait dans un passé pas si lointain dans un certain nombre de pays d’Europe, suite aux expéditions de conquête de l’Empire ottoman. En d’autres termes, leur aspiration déclarée est une islamisation de l’Europe et une élimination des «hérétiques».

Mais l’islam n’a pas nécessairement besoin d’attentats terroristes Continuer la lecture de Un rescapé de la Shoah : « Si les Européens ne se réveillent pas, les musulmans seront majoritaires en Europe »