Archives de catégorie : Culture, idées, Média…

André Perrin : l’intimidation écrase la vie intellectuelle en France

André Perrin est agrégé de philosophie, ancien professeur de classes préparatoires et inspecteur d’académie.
Radio Courtoisie | LJ des amitiés françaises présenté par Thierry Delcourt |23-07-2017

Professeur de philosophie, André Perrin constate que les débats qui occupent la scène médiatique contemporaine en France négligent souvent le souci élémentaire de chercher à savoir si les assertions des intervenants sont simplement vraies ou fausses.
En s’intéressant à neuf « débats » qui ont dessiné le paysage idéologique de ces dernières années, André Perrin montre à quel point l’intimidation écrase la vie intellectuelle en France.
Quelques-uns des sujets analysés :
– La réception du livre de Sylvain Gouguenheim Aristote au Mont-Saint-Michel (Seuil, 2008)
– La « théorie du genre »
– Toutes les civilisations se valent-elles ?
– Le terrorisme est-il l’arme des pauvres ?
– Expliquer, est-ce un peu « excuser » ?


Le comédien Claude Rich est mort à l’âge de 88 ans

Claude Rich sur Tv Liberté parle de Pierre Schoendoerffer

Claude Rich dans les Tontons Flingueurs incarnait la jeunesse moderne et narquoise de 68 face à la France virile et réactionnaire en voie d’extinction qu’incarnait de Ventura… toujours aussi délicieux.

« et bien soit! les manières y gagneront ce que l’affection y perdra »

Claude Rich est mort à l’âge de 88 ans, jeudi 20 juillet, des suites d’une longue maladie, a annoncé sa fille, l’actrice Delphine Rich. Le comédien s’est éteint à son domicile en région parisienne.

Né à Strasbourg en 1929, cet acteur connu pour son sourire gourmand et sa voix subtile, un peu voilée, a joué au total dans une cinquantaine de pièces et près de 80 films, dont les emblématiques Tontons flingueursLe Colonel ChabertLe Crabe-tambour ou Le Mystère de la chambre jaune.

Un acteur et auteur passionné d’écriture

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Mort de Max Gallo, un historien qui aimait la France

L’académicien s’est éteint aujourd’hui 19 juillet 2017, à l’âge de 85 ans. Véritable passionné de l’histoire de France, il aura publié plus de cent livres, et participé activement à la vie politique et intellectuelle française.

Né à Nice le 7 janvier 1932, ce fils d’immigrés italiens commence par obtenir un CAP de mécanicien ajusteur, puis un bac mathématique et technique. Mais c’est l’histoire qui le passionne ; il devient agrégé puis docteur en histoire, enseigne au lycée Masséna à Nice puis à Sciences Po Paris en 1968. Pour lui, se détacher de ses racines a été la chose la plus difficile, ainsi que l’humiliation, comme il le confie au Point: «quel prix faut-il payer pour s’arracher aux déterminismes sociaux et culturels?»

Rapidement, il écrit des «romans-Histoire», qui feront son succès. Parmi eux, la Baie des Anges (1976), la Machinerie humaine (suite de 11 romans). En 1971, il collabore avec Martin Gray pour Au nom de tous les miens, histoire romanesque d’un rescapé du camp de Treblinka, très bien accueilli. Max Gallo publie également des biographies sur Robespierre, Garibaldi, Jaurès, Victor Hugo. En 1997, sa saga sur Napoléon (Robert-Laffont) rencontre un grand succès et montre à quel point l’auteur devient une référence dans le domaine historique. Il veut faire aimer la France à la jeunesse, à travers son histoire.

Homme politique engagé Continuer la lecture de Mort de Max Gallo, un historien qui aimait la France

Tarek, une chance pour la France ?, de Jean-François Chemain

Jean-François Chemain, une décennie durant consultant dans des cabinets anglo-saxons, a choisi de passer l’agrégation d’histoire et d’enseigner dans un collège situé en zone d’éducation prioritaire. Dans cette ZEP il a eu tôt fait de constater que « l’islam, en banlieue, est une “culture de classe”, celle des “pauvres”, des “dominés”, que les “riches”, les “Français”, les gens du centre-ville piétineraient à loisir, et à laquelle chacun s’identifie peu ou prou. Un avatar de la lutte des classes, en somme » :

« On ne peut pas y échapper, ajoute-t-il, la pression exercée sur tous – même les non-musulmans, regardés avec incompréhension et impatience – par le groupe musulman est permanente. Pas forcément violente, mais implacable […] l’immense majorité des prénoms des élèves du collège est musulmane, y compris quand ils ont un patronyme d’origine européenne. Pas besoin de tenir des statistiques interdites pour constater que la domination de cette religion [l’islam] y est, non pas relative, mais écrasante, définitive, sans appel. »

Comme la pression que fait peser sur la classe, le jeune Tarek, élève emblématique car combinant au superlatif arrogance et victimisation, attitude dans laquelle son professeur voit « la clef de voûte du mystère de la radicalisation » car elle justifierait « une violence perçue alors comme légitime défense ». Ce qu’exprime une autre élève, Sonia, quand elle lance : « Tout le monde dit que l’islam est violent, alors que c’est une religion de paix… Moi, ça me dégoûte… Alors je vais finir par partir le faire, le djihâd ! » A quoi répond en écho un certain Benjamin quand est évoquée l’exécution de Danton : « Ce n’est pas un vrai martyr ! Le vrai martyr, c’est celui qui meurt en faisant le djihâd ! »

Et voici comment Tarek, encore lui, commente la décapitation de notre compatriote Hervé Gourdel en Algérie en septembre 2014 :

« J’ai regardé la vidéo du pélo qu’ils ont égorgé au bled […] Le gars il chialait, il suppliait qu’on ne le tue pas ! Ils lui ont d’abord mis quelques coups de couteau dans le ventre pour le calmer… Putain, ma parole, il n’y a qu’un Français pour mourir aussi lâchement ! »

Ce disant, il rejoint bien involontairement Albert Camus qui avait prédit dès 1957 : Continuer la lecture de Tarek, une chance pour la France ?, de Jean-François Chemain

Adapter Orwell au cinéma et en BD (5/5) avec Christian Authier et Benjamin Roure

On peut se demander ce qu’Orwell aurait pensé des adaptations de ses œuvres, lui qui s’est intéressé aux productions des cultures de masse, à une époque où peu d’intellectuels s’y risquaient. Analyse des adaptations cinématographiques et BD de George Orwell et de l’influence esthétique de « 1984 ».

avec : Christian Authier, romancier, essayiste, auteur d’un article paru dans Le Magazine Littéraire sur Orwell au cinéma
Et Benjamin Roure, critique de bande dessinée et rédacteur en chef du site BoDoï

George Orwell, quoique passé par la très chic public school d’Eton, où il a frayé avec les garçons de la haute bourgeoisie, promis à un grand avenir dans la société de classes qu’était alors la GB, n’appartenait pas à ce milieu. C’était un boursier, fils de petit fonctionnaire colonial. Il n’est pas passé par Oxford ou Cambridge, Continuer la lecture de Adapter Orwell au cinéma et en BD (5/5) avec Christian Authier et Benjamin Roure

Orwell: La novlangue, instrument de destruction intellectuelle (4/5)

George Orwell était écrivain, penseur, mais aussi praticien du langage. Dans son roman «1984», il invente la «novlangue», un langage dont le but est l’anéantissement de la pensée, la destruction de l’individu devenu anonyme, l’asservissement du peuple. Réflexions sur le pouvoir des mots.

avec : Françoise Thom, historienne et soviétologue, auteure de l’ouvrage La Langue de bois aux éditions Julliard
Et Jean-Jacques Rosat, professeur de philosophie et éditeur

Syme (du Service des recherches au Ministère de la Vérité) : « Nous détruisons chaque jour des mots, des vingtaines de mots, des centaines de mots. Nous taillons le langage jusqu’à l’os. (…) Ne voyez-vous pas que le véritable but du novlangue est de restreindre Continuer la lecture de Orwell: La novlangue, instrument de destruction intellectuelle (4/5)

Orwell fait-il l’objet d’un détournement politique ? (3/5) avec Laurent Joffrin et Alexandre Devecchio

avec : Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du quotidien Libération et auteur, l’an dernier, d’une tribune titrée « Souverainistes et libéraux, laissez George Orwell en paix ! » adressée notamment au Comité Orwell
Et Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro et l’un des co-fondateurs avec Natacha Polony du Comité Orwell, aujourd’hui nommé Les Orwelliens

Politiquement, George Orwell était un homme résolument de gauche. Sa pensée et ses interrogations se retrouvent aujourd’hui au coeur de réflexions politiquement plus diverses, à l’instar de la création du comité ‘Les Orwelliens’. Débat sur l’appropriation et la subjectivité politique.
Politiquement, cela ne souffre pas le moindre doute, George Orwell était socialiste. Dans sa Note autobiographique de 1940, il écrit « J’ai été membre un temps de l’Independant Labour Party. […] Par conviction personnelle, je suis résolument de gauche. »

Mais le socialisme selon Saint George Orwell n’a cessé d’exaspérer la gauche britannique. Dès la guerre d’Espagne, à laquelle il prend dans les rangs du POUM, il se fait remarquer. Continuer la lecture de Orwell fait-il l’objet d’un détournement politique ? (3/5) avec Laurent Joffrin et Alexandre Devecchio

TV Liberté: Michèle Tribalat et les chiffres de l’immigration

le célèbre démographe, ancien directeur de recherche à l’INED, a accepté de répondre aux questions de TVLibertés sur les chiffres de l’immigration en France. Michèle Tribalat dénonce l’aveuglement volontaire de l’intelligentsia sur le phénomène de l’immigration en France. Aujourd’hui, comme hier, les gouvernements et les élites avancent «  les yeux grands fermés ». Un entretien exceptionnel où les faits prennent le pas sur l’idéologie. Et où l’on bouscule les idées reçues.
C’est ainsi que Michèle Tribalat tord le cou à la légende de l’Islam installé de longue date en France. Elle affirme, preuves à l’appui, que les musulmans d’aujourd’hui sont presque exclusivement le produit d l’immigration récente. Le démographe appuie aussi son analyse sur un double phénomène : la désecularisation des populations originaires des pays musulmans et d’autre part la sécularisation galopante de la société française dans son ensemble.

Un été avec Homère de Sylvain Tesson. (1er émission)

L’Iliade, un poème vieux de plus de 2500 ans venu de la mer qui pétille à nos oreilles Comment expliquer son incroyable modernité ?

Un poème, surgi de la mémoire, explose dans l’éternité. Comment expliquer qu’un récit vieux de plus de 2500 ans, jailli de la mer éternelle, résonne à nos oreilles avec tant de jeunesse, avec un pétillement aussi vivace que celui du ressac sur une côte de marbre. Pourquoi ces vers paraissent-ils avoir été écrits ce matin par un très vieux frère immortel pour nous apprendre de quoi seront faits nos lendemains ?

Je vois deux hypothèses à cela : Continuer la lecture de Un été avec Homère de Sylvain Tesson. (1er émission)

Jean-Pax Méfret : « Le martyre des Chrétiens d’Orient pourrait annoncer le nôtre »

Jean-Pax Méfret est un journaliste, écrivain et auteur-compositeur-interprète français. Il a donné à nombre de ses chansons un fort contenu historique et politique. Il a récemment sorti un album: Noun, dédié aux chrétiens d’Orient dont il jouera quelques morceaux le jeudi 29 juin 2017 lors de la soirée caritative du Val-de-Grâce organisée par l’association SOS Chrétiens d’Orient.

FIGAROVOX. – Vous dédiez votre dernier disque «Noun» aux chrétiens d’Orient, est-ce vous avez l’impression que c’est un sujet dont on ne parle pas assez?

Jean-Pax MÉFRET. – Oui c’est un sujet encore trop tu. J’ai hésité avant d’en faire une chanson. C’est, au volant de ma voiture, en allant donner un concert à Fréjus que j’ai trouvé une mélodie, immédiatement enregistrée sur mon portable. Pour l’anecdote, j’ai terminé d’écrire les derniers vers dans la loge, quelques minutes avant d’entrer sur scène: «Ils meurent victimes de leur Foi/ Ils tombent à l’ombre de la Croix:/ Dans un silence qui fait douter du cœur des hommes». Après, j’ai décidé de faire un disque autour du récit des chrétiens d’Orient. Ce n’est pas la première fois que j’écris un récit. Déjà dans mon album Camerone je glissais un livret afin d’expliquer aux auditeurs l’histoire de la bataille de Camerone. Imaginez la scène: soixante-deux légionnaires ont résisté face à deux mille Mexicains. Refusant de se rendre, ils se sont battus jusqu’au bout. Dès lors, chaque année les légionnaires fêtent cet événement et louent le courage de leurs prédécesseurs le 30 avril.

À votre époque, le combat principal était contre le communisme, aujourd’hui quelle est la menace?

Je crois que le vrai défi, c’est la foi. «Sommes-nous condamnés à subir le même sort que les chrétiens d’Orient?» tel est le problème. De toute évidence, leur martyre pourrait très bien annoncer le nôtre. Partout dans le monde les chrétiens sont persécutés, c’est pourquoi, nous, de tradition et de culture chrétienne, devons relever ce défi. C’est autrement plus ambitieux que de lutter contre le communisme: notre époque est encore plus exigeante.

Le problème c’est l’islamisme? Continuer la lecture de Jean-Pax Méfret : « Le martyre des Chrétiens d’Orient pourrait annoncer le nôtre »

La France insoumise sans cravate à l’Assemblée: « Je n’ai pas envie qu’on m’impose un code vestimentaire », dit Corbière

Entre Ruffin qui annonce qu’il se paiera au smic (il a gavé de thune grâce au succès de son film et ses années passées à France Inter) et Corbière qui pense que s’habiller comme un clodo c’est rendre hommage au peuple, la France insoumise nous démontre qu’elle est constituée de rebelles n’ayant pas quitter l’adolescence.

Pour le gauchiste l’élégance et l’esthétique c’est trop bourgeois. Or s’ ils avaient vraiment fréquenté la classe populaire, ils sauraient que de tout temps les ouvriers aiment s’habiller beau lors de grandes occasions par respect pour eux et pour les autres.


« C’est le peuple qui rentre à l’Assemblée nationale. C’est en tout cas comme ça que nous l’entendons symboliquement. Il y des codes qu’on veut imposer », a déclaré ce mardi Alexis Corbière, député France insoumise de Seine-Saint-Denis. « J’ai fait campagne sans cravate et je n’avais pas de cravate sur mes affiches. Il m’arrive d’en porter mais je n’ai pas envie qu’on m’impose un code vestimentaire », a-t-il poursuivi.

Le plus d’ Éléments : Cette année là…1977, 1986 et 1953.

Nouvelle émission et nouveau concept pour TVLibertés : « Cette année-là » . Réalisée en alternance avec « Le Plus d’Éléments » , « Cette année-là » vous fait découvrir des livres, des chansons, des films, des évènements qui ont marqué la société française en bien ou en mal et qui marquent encore notre présent. Un rendez-vous classé par année, sous le signe d’un retour sur notre passé, dans la joie et la bonne humeur. Pour ce magazine, Patrick Péhèle est accompagné d’une partie de l’équipe rédactionnelle de la revue des idées « Éléments » . Continuer la lecture de Le plus d’ Éléments : Cette année là…1977, 1986 et 1953.

Bistro Libertés avec Olivier Maulin : Macron, paysans et Hanouna

Au sommaire :
Macron : En Marche vers les réformes ?
Au second tour des Législatives, Emmanuel Macron a obtenu les pleins pouvoirs pour mener ses réformes. Au programme : la moralisation de la vie publique, les réformes du Code du travail et du CICE. Faute de pouvoir peser au sein du Palais-Bourbon, les opposants à la politique du Chef de l’Etat lui promettent un 3è tour social…dans la rue. Est-ce suffisant pour effrayer durablement le locataire de l’Elysée ?

Paysans : la mort est dans le pré. Continuer la lecture de Bistro Libertés avec Olivier Maulin : Macron, paysans et Hanouna