Archives de catégorie : Économie, Écologie…

Le Medef ouvre ses portes à Marine Le Pen

Le patron du syndicat patronal, Pierre Gattaz, a choisi d’inviter la candidate frontiste à présenter son projet, rompant avec une tradition anti-FN.

Entre le FN et le grand patronat, les relations n’ont jamais été simples. En décembre 2015 notamment, le patron du Medef Pierre Gattaz ne cachait pas son inquiétude face à la perspective de voir le parti fondé par Jean-Marie Le Pen emporter une ou plusieurs régions. Le représentant du syndicat patronal estimait que le projet économique porté par Marine Le Pen n’était «pas économiquement responsable», et ressemblait à ses yeux «à celui de l’extrême gauche». Pierre Gattaz veut toutefois se distinguer de celle qui l’a précédé, Laurence Parisot, par sa volonté de traiter le FN comme les autres partis à l’occasion de la présidentielle. Ce lundi, le patron du Medef a d’ailleurs suscité l’émotion parmi les adhérents de son syndicat en invitant la candidate du FN à s’exprimer devant les principales fédérations, rapporte L’Opinion.

S’il est de tradition que le Medef communique aux divers candidats ses propositions et statue sur le programme de chacun, l’extrême gauche et l’extrême droite sont traditionnellement laissés de côté. Une ligne qui a bougé au niveau local lors des dernière élections régionales. Le Medef francilien, par exemple, a reçu Wallerand de Saint-Just, au même titre que Claude Bartolone et Valérie Pécresse.

«Il semble que les faits s’imposent au Medef avec le Brexit, la mise en œuvre de la politique de relocalisation industrielle de Donald Trump aux États-Unis ou encore avec le gouffre économique qui se creuse entre la France et l’Allemagne», claironne le trésorier du FN. «Ils disent des méchancetés sur nous lorsqu’ils sont seuls à la télévision, mais ce sont des gens bien élevés par ailleurs», assure-t-il au sujet de l’hostilité historique du syndicat envers le parti de Marine Le Pen.

«La position de Gattaz est pour une fois intelligente» Continuer la lecture de Le Medef ouvre ses portes à Marine Le Pen

L’économie britannique a connu la croissance la plus rapide en 2016 en dépit du Brexit a rapporté le FMI

Le Fond Monétaire International a admit que ses prévisions sur les effets du Brexit étaient beaucoup trop négatives.

L’économie britannique à progressé de 2 % l’année dernière – beaucoup plus vite que n’importe quel autre pays du G7.

Le FMI prévoit que la Grande Bretagne va passer de 1.1 % à 1.5 % en 2017. (…)

Malgré ce, le FMI a réitéré le fait que le repli sur soi et le protectionnisme pourrait à termes affecter l’expansion économique mondiale en affirmant que  » les restrictions accrues sur le commerce mondial et sur les migrations nuiraient à la productivité et sur les salaires et donneraient un sentiment de taxation immédiate au marché »

Traduction FDS du Daily Mail

Le FMI parie sur une croissance américaine plus forte sous Trump

Il faut se souvenir de la campagne d’intimidation que le FMI a organisé contre Trump pour se rendre compte que toute cette racaille est néfaste.

Le FMI a adressé lundi un message d’encouragement à la future administration Trump en faisant le pari que son plan de relance budgétaire allait doper l’économie américaine, tout en mettant en garde contre toute tentation « protectionniste ».
A cinq jours de l’entrée en fonctions de Donald Trump, la première économie mondiale voit ainsi ses prévisions de croissance relevées de 0,1 point cette année (+2,3%) et, surtout, de 0,4 point en 2018 (+2,5%) par rapport aux projections publiées il y a trois mois, selon un rapport du Fonds monétaire international sur la conjoncture mondiale.
Ce regain d’optimisme tient principalement à « la relance budgétaire » annoncée par le président élu Donald Trump qui s’est engagé à investir massivement dans les infrastructures, note l’institution, tout en soulignant l' »incertitude » entourant encore son programme économique. Continuer la lecture de Le FMI parie sur une croissance américaine plus forte sous Trump

Protectionnisme : une donnée essentielle de l’économie de demain ?

Gabriel Robin (FN) pour Boulevard Voltaire

Comme l’expliquait l’économiste Frédéric Bastiat, en économie, « il y a ce qu’on voit, et ce qu’on ne voit pas ». Si la mondialisation des échanges est un phénomène naturel, rendu inévitable par les progrès techniques (transports et communications, notamment), elle ne saurait être totalement incontrôlable. Utilisons une image toute simple : les bateaux sont libres de parcourir les mers mais ils sont soumis à des contrôles quand ils s’aventurent hors des eaux de leurs territoires. L’évidence même. Pourquoi faudrait-il, alors, défendre un système de libre-échange total qui ne serait, en outre, appliqué qu’aux populations vivant dans l’Union européenne ?

Nations phares de la pensée libérale, les États-Unis et le Royaume-Uni ont toujours eu le souci de la protection de leurs industries stratégiques, plus encore aujourd’hui avec l’élection de Donald Trump et le triomphe du Brexit qui a porté Theresa May au 10 Downing Street. Privilégiant l’économie dite de la connaissance, les Continuer la lecture de Protectionnisme : une donnée essentielle de l’économie de demain ?

Quand Emmanuel Macron proposait de « Travailler plus, sans être payé plus »

Article de janvier 2016 Le progrès

Emmanuel Macron n’a jamais eu peur de provoquer une polémique. Vendredi, le ministre de l’Économie s’en est une nouvelle fois pris aux 35 heures, sa cible favorite : « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord ». Le ministre de l’Économie s’exprimait lors d’une rencontre avec la presse étrangère, au Forum de Davos, raconte France Info.

En substance, le ministre propose donc que les salariés effectuent des heures Continuer la lecture de Quand Emmanuel Macron proposait de « Travailler plus, sans être payé plus »

Jean Pisani-Ferry, proche de Macron, veut imposer un loyer aux propriétaires

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« Scandale, loyer fictif pour les propriétaires!! » L’édito de Charles SANNAT

France Stratégie veut étrangler les propriétaires et éradiquer les héritiers

« Taxation des loyers fictifs : un délire de France Stratégie »


Jean Pisani-Ferry vient de rejoindre l’équipe de campagne de Macron. Cet économiste est aussi commissaire général de France Stratégie. Une structure qui ne réunit pas moins de cent chercheurs a travaillé pour le compte du premier ministre Manuel Valls.  Et parmis les propositions faites par France Stratégie figure une taxe sur les propriétaires occupants  basée sur le revenu fictif de leurs biens.

En échange de la suppression de la taxe foncière, l’idée serait de déterminer le revenu théorique que pourrait procurer le bien puis de le taxer au barème et aux prélèvements sociaux à 15,5%. L’étude de France Stratégie estime ces loyers implicites à 141 milliards d’euros pour les résidences principales et à 21 milliards d’euros pour les résidences secondaires.  Continuer la lecture de Jean Pisani-Ferry, proche de Macron, veut imposer un loyer aux propriétaires

Immigration, terrorisme, sécurité : Bruxelles veut lever directement de nouveaux impôts

Günther Oettinger, qui est depuis le début de l’année commissaire au budget de l’UE, a des plans ambitieux : Il veut « modifier de fond en comble » le financement de l’Union européenne. Le moment choisi est maintenant « idéal », a déclaré Oettinger mardi soir au Parlement européen, et il a ajouté : « Nous avons besoin de nouvelles ressources. » De fortes dépenses supplémentaires inattendues justifient son initiative.

La crise des réfugiés engloutit des milliards, par exemple pour la Turquie ou pour l’Afrique. Le terrorisme et les guerres à proximité immédiate de l’UE gonflent les coûts de la sécurité intérieure et extérieure. Selon Oettinger, on ne pourra relever les défis que si l’UE a ses propres sources de financement. Il va déposer prochainement un projet de loi. […]

(Traduction Fdesouche) Continuer la lecture de Immigration, terrorisme, sécurité : Bruxelles veut lever directement de nouveaux impôts

Ne les laissons pas brader l’île Tromelin et son espace maritime !

Communiqué de presse de Marine Le Pen

Enfonçant les derniers clous d’une présidence affligeante, la majorité socialiste sortante s’apprête à porter un nouveau mauvais coup à la France. Pensant pouvoir profiter du tintamarre inaudible que va provoquer sa primaire, elle veut adopter à l’Assemblée Nationale le 18 janvier prochain un projet qui amputera le territoire national. Il s’agit de mettre en co-souveraineté avec l’Île Maurice Tromelin et ses 280 000 km² de zone économique exclusive (ZEE). D’ailleurs, comme elle le fait déjà pour ses propres eaux territoriales, Maurice ne tarderait pas à louer ses droits ainsi acquis à quelques pécheurs asiatiques. En réalité, ce texte ne serait qu’une étape avant que la France abandonne toute souveraineté sur Tromelin et sa ZEE.

Ce projet de loi est anticonstitutionnel : Tromelin appartient depuis la loi du 21 février 2007 aux Terres Australes et Antarctiques Continuer la lecture de Ne les laissons pas brader l’île Tromelin et son espace maritime !

Donald Trump et le protectionnisme


Les récentes déclarations de Donald Trump ont mis en pleine lumière la question du protectionnisme. On le sait, le président américain nouvellement élu a incité les grandes entreprises à « relocaliser » leurs productions sur le territoire des Etats-Unis. Et, les premiers résultats obtenus, alors que l’inauguration de Donald Trump n’a pas encore eu lieu, sont effectivement encourageants. Un certain nombre d’entreprises, comme Ford, Chrysler, mais aussi la General Motors, Samsung ou LVMH, ont annoncé leurs décisions de revenir vers les Etats-Unis. Cela incite à poser deux questions : est-ce un bon résultat à moyen et long terme, et par quel moyen peut-on obliger les entreprises à « relocaliser » leurs productions.

 

Les méthodes protectionnistes ont plutôt mauvaise presse. Il suffit de voir la réaction de Lionel Fontagné, ancien directeur du CEPII, au journal de 20h de France-2 à ce sujet[1]. Mais, est-ce justifié ? L’argument que Fontagné veut « décisif » est le suivant : les productions relocalisées seront plus chères que des productions importées. Donc, les emplois gagnés par ces relocalisations seront compensés par des pertes d’emplois engendrées par les pertes de revenu des ménages engendrées par ces surcoûts. Sauf que Monsieur Fontagné, tout à sa fureur antiprotectionniste oublie un point essentiel : le revenu des ménages serait accru par l’embauche de travailleurs supplémentaires, qui toucheraient alors un salaire au-lieu de toucher des indemnités chômage. Et l’on sait que, dans l’industrie, le niveau moyen des salaires est largement supérieur au niveau de ces indemnités. Si Monsieur Fontagné avait voulu présenter honnêtement la question du protectionnisme, il aurait comparé la perte de pouvoir d’achat avec le gain issu du retour à l’emploi. Ce n’est d’ailleurs pas très difficile. La production de voitures était, dans les années 1980 d’environs 4 millions d’exemplaires par an en France. Elle est tombée actuellement à 2 millions. Supposons que par diverses méthodes protectionnistes on arrive à produire 500 000 véhicules de plus par an, que ces voitures soient dans un segment « moyen-bas » avec un prix de 10 000 euros, et que le surcoût soit de 10%, ce qui explique que les voitures de ce segment soient largement produites à l’étranger. La perte de revenu s’établit à 500 000 x (10 000 x 0,10) = 500 000 000 euros. Mais, ces voitures devront être produites. Il faudra construire une nouvelle de montage d’environ 7000 ouvriers, il faudra accroître la production des sous-traitants, accroître la consommation en électricité, bref on peut estimer qu’environ 40% du prix de vente sera réinjecté dans l’économie française (en supposant donc que près de 60% sert à payer des biens et services importés). Nous avons donc 500 000 x 11000 (prix en France) x 0,4 = 2200 000 000 euros. Donc, nous avons une soustraction de 500 millions d’euros due à la hausse des prix et un ajout de 2200 millions d’euros. Cela signifie un accroissement net de 1700 millions d’euros de monnaie injectée dans l’économie française.

En fait, on peut penser que c’est toute la production d’automobiles en France qui sera touchée par des hausses de prix, si des mesures protectionnistes sont prises. Mais, cette hausse généralisée sera moins importante que 10%, car les voitures déjà produites en France ont une partie de leurs composants produits sur le territoire français. D’ailleurs, si ces mesures sont prises, la part des composants produits en France augmentera. Il est donc certain que le surcoût sera nettement plus élevé que les 500 millions calculés initialement. Mais, le gain issu de l’injection de monnaie dans l’économie française lié à la l’accroissement de la part de la production nationale augmentera aussi…

 

On voit donc à quel point la présentation faite par Lionel Fontagné était tendancieuse. Mais, cela pose une autre question : et si le protectionnisme était la condition de la croissance. Cette question peut sembler saugrenue. Après tout, la croissance de ces 20 dernières années n’est elle pas imputable, justement, à la libéralisation du commerce international ? C’est justement là que se situe une erreur fondamentale en théorie économique. Continuer la lecture de Donald Trump et le protectionnisme

La méthode Trump de taxation des délocalisations est impossible en France à cause de l’Union Européenne

C’est bien pour ça qu’il faut un Frexit comme l’on fait les anglais. Qui pourra encore dire que nous avions tord ?


 

Donald Trump a dissuadé des géants de l’automobile tels que Ford de délocaliser sous peine d’être taxés. Mais est-ce possible en France ? Non, car l’Union Européenne interdit catégoriquement de taxer les marchandises au sein des 28. Impossible par exemple de taxer nos voitures fabriquées en Slovénie ou en Slovaquie. Quant aux produits fabriqués ailleurs qu’en Europe, il faut que les 28 membres tombent d’accord pour les taxer.

Bernard Arnaud (LVMH) rencontre Trump et promet de construire des usines au USA

Ils sera toujours plus intéressant pour les étrangers de construire de usines au États-Unis que de payer des taxes…. ça fait juste 25 ans qu’on le dit…. mais en France c’est fasciste…

 

Fiat-Chrysler devance Trump et rapatrie la production d’un modèle aux Etats-Unis

Ah,ah,ah…Trump n’a même plus besoin de faire des tweets menaçants. Ils rentrent tous à la maison. La preuve que la politique n’est qu’une question de volonté et que le protectionisme intelligent est une solution dont on serait stupide de ne pas se servir.


Encore une victoire de Donald Trump? Le président-élu américain peut en tous cas se satisfaire de voir un nouveau constructeur automobile rapatrier une partie de sa production aux Etats-Unis. Le groupe italo-américain Fiat-Chrysler va investir un milliard de dollars d’ici à 2020 dans deux de ses usines dans le Michigan et l’Ohio. 2000 nouveaux emplois seront créés pour assembler notamment sa nouvelle Jeep de luxe Wagoneer ainsi qu’un pick-up, précise son communiqué publié à la veille de l’ouverture du salon automobile de Detroit. Il va également produire dans son usine de Warren (Michigan) une grosse camionnette à plateau (pick-up) de marque Ram, actuellement fabriquée au Mexique.  

Le groupe « apporte une démonstration supplémentaire de son engagement à renforcer sa base manufacturière aux Etats-Unis », assure Fiat Chrysler, prenant bien soin d’ajouter qu’il a créé 25 000 emplois dans le pays depuis 2009.

Source

Brexit : le mea culpa de l’économiste de la Banque d’Angleterre

On attend maintenant avec impatience mais sans illusion le méa culpa de la caste politico-médiatique qui mente et manipule.


L’économiste en chef de la Banque d’Angleterre (BoE) Andy Haldane a reconnu avoir été trop pessimiste dans ses prévisions sur les conséquences immédiates du vote pour le Brexit, en évoquant une crise plus générale du métier de prévisionniste.

« Nous avions prévu un net ralentissement de l’économie qui ne s’est pas produit, comme tous les autres, presque tous les autres principaux prévisionnistes », a déclaré M. Haldane jeudi soir lors d’une conférence organisée par le centre de recherche Institute for Government.

Il a estimé que la bonne performance de l’économie britannique ces derniers mois constituait une « surprise », en admettant que sa profession s’était régulièrement trompée ces dernières années, en particulier en ne voyant pas venir la crise financière de 2008.

« Il est exact de dire que la profession est dans une certaine mesure en crise », a-t-il dit.

L’économiste était interrogé sur le fait de savoir pourquoi la BoE avait prédit des temps difficiles pour l’économie britannique tout de suite après le vote pour le Brexit, ce qui ne s’est finalement pas produit.

L’activité dans le pays fait preuve d’une grande résistance depuis le Continuer la lecture de Brexit : le mea culpa de l’économiste de la Banque d’Angleterre

Donald Trump menace Toyota de représailles pour un projet au Mexique

Après Ford et General Motors, c’était, jeudi 5 janvier, au tour de Toyota d’être la cible de Donald Trump. Le nouveau président américain a écrit un tweetdans lequel il menace le géant automobile japonais de représailles douanières s’il construit au Mexique une usine de production de voitures destinées au marché américain.

« Construisez des usines aux Etats-Unis ou payez d’importantes taxes à la frontière », menace Donald Trump dans son tweet. Le futur président américain fait référence à une nouvelle usine que le groupe japonais projette de construire à Maijo au Mexique. Toyota y fabriquera des modèles Corolla destinés selon le président élu au marché américain.

Donald Trump menace de taxer General Motors s’il ne fabrique pas ses voitures aux États-Unis

Donald Trump a menacé mardi d’imposer «une lourde taxe frontalière» au constructeur automobile américain General Motors, s’il ne fabriquait pas aux États-Unis les voitures qu’il y vend.

«General Motors livre des voitures Chevy Cruze, fabriquées au Mexique, à ses concessionnaires aux États-Unis sans payer de taxe. Fabriquez aux États-Unis ou payez une lourde taxe frontalière», a tweeté le président élu, qui prendra ses fonctions le 20 janvier.

Lors de la campagne électorale, Donald Trump avait critiqué les accords commerciaux négociés par ses prédécesseurs, qu’il accusait d’être responsables de la perte de millions d’emplois industriels aux États-Unis. Il avait notamment promis de dénoncer l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), qui lie les États-Unis, le Canada et le Mexique.

C’est lui qui permet à General Motors de fabriquer au Mexique et d’importer aux États-Unis hors taxe.

L’Aléna prévoit en effet que, si au moins 65% des pièces d’un Continuer la lecture de Donald Trump menace de taxer General Motors s’il ne fabrique pas ses voitures aux États-Unis

Le constructeur Ford annule la construction d’une usine au Mexique

Le futur président américain a menacé le constructeur auto d’instaurer des droits de douanes sur ses voitures fabriquées au Mexique. Dans la foulée, Ford a annulé un investissement dans le pays.

Ford a annoncé mardi qu’il annulait un investissement de 1,6 milliard de dollars prévu dans son usine mexicaine de San Luis Potosi. Le constructeur américain a en revanche dévoilé un investissement de 700 millions pour son site de Flat Rock, dans le Michigan, qui, selon lui, crééra 700 emplois sur place – contre 2.800 créations de postes initialement prévus au Mexique.

En novembre, Ford était déjà revenu sur son intention d’installer une nouvelle ligne de production au Mexique en 2018. Il avait alors choisi d’investir dans un site du Kentucky. Une décision prise dans la foulée d’un tweet à charge de Donald Trump envers le groupe. Les dirigeants de Ford avaient alors reconnu avoir changé leur fusil d’épaule pour satisfaire le futur président.

Les Echos

L’Usine PSA d’Aulnay a-t-elle été fermée en raison de pressions religieuses musulmanes ?

La religion musulmane à l’usine PSA d’Aulnay a toujours posé des problèmes:

 


C’est une petite bombe qu’a lâchée le député-maire UDI de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, ce mardi 3 janvier sur France Info. Interrogé sur les dérives communautaristes liées à l’islam – comme le fait que les femmes ne soient pas tellement les bienvenues dans les cafés de certaines banlieues – l’élu de Seine-Saint-Denis affirme d’abord que « la religion n’a rien à faire au travail ». Avant de dévoiler ce qui a constitué, selon lui, un autre exemple de dérive :

« Il y a eu des difficultés y compris dans mon département, par exemple à Aulnay-sous-Bois. On ne l’a jamais dit, mais une partie de la fermeture de PSA était liée aussi à l’omniprésence religieuse et au fait qu’il y avait des exigences religieuses au travail, d’arrêt de travail, de baisse de productivité, et dans le choix de PSA de fermer Aulnay, il y a eu aussi cet aspect-là. »

(…) Marianne via Fdesouche

Le président de l’institut économique allemand (Ifo) évoque la sortie de l’Italie de la zone euro

Le président de l’institut économique allemand Ifo estime que si le niveau de vie de nos voisins européens ne s’améliore pas, l’Italie pourrait quitter la zone euro.

Un Brexit à l’italienne? C’est le scénario craint par Clemens Fuest, dans une interview accordée au quotidien Tagesspiegel. «Le niveau de vie, en Italie, est le même qu’en 2000, explique le président de l’institut économique allemand Ifo. «Si cela ne change pas, les Italiens finiront par dire: “Nous ne voulons plus de la zone euro”».

Depuis la démission du chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, l’économie italienne, dont la reprise reste encore très fragile, est entrée dans une nouvelle période d’incertitude. Or les indicateurs économiques de l’Italie sont en berne. Si le chômage diminue, la dette publique ne cesse de croître. Elle a atteint 133% du Produit Intérieur Brut en 2016, contre 129%, trois ans auparavant. L’Institut national des statistiques (Istat) a récemment revu les prévisions de croissance du pays pour 2016 et 2017. Il table désormais sur 0,8 % cette année (contre 1,1 % auparavant) et 0,9 % en 2017. L’Istat a pointé du doigt une «moindre vitalité de la consommation intérieure et des investissements privés» qui pèseront sur la progression du PIB.

Pour éviter que l’Italie ne sombre un peu plus, l’Union européenne Continuer la lecture de Le président de l’institut économique allemand (Ifo) évoque la sortie de l’Italie de la zone euro

Pour le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, «la fin de l’euro n’est qu’une question de temps»

Mal conçu au départ, ignorant les spécificités de chaque pays, entraînant l’Europe vers le déclin… L’économiste de renom dresse un portrait très sombre de l’euro, tout en jugeant très crédible l’hypothèse de sa disparition avant la fin de l’année.

Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz a publié le 30 décembre dernier une tribune dans le magazineFortune dans laquelle il se montre très pessimiste sur l’avenir de l’euro, allant jusqu’à prédire que 2017 pourrait bien être l’année de l’effondrement du projet de monnaie unique.

Déjà il y a une vingtaine d’années, Joseph Stiglitz avait émis de sérieux doute sur la viabilité de la devise européenne. En 2016, à nouveau, il a sonné la charge contre la monnaie unique en publiant L’Euro : Comment une monnaie unique menace le futur de l’Europe. Il constate désormais que la zone euro s’est montrée incapable d’absorber le choc de la crise économique de 2008 dont elle subit encore aujourd’hui les conséquences. «Le résultat est que les pays riches s’enrichissent, les pays pauvres s’appauvrissent, et à l’intérieur de chaque pays, les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent», a-t-il déploré.

Rappelant que l’Irlande et l’Espagne étaient en excédent budgétaire avant la crise, il souligne que «c’est donc la crise qui a provoqué l’endettement et non l’inverse». «L’euro s’est construit sur une croyance : celle selon laquelle, si les gouvernements maintenaient leur déficit sous les 3%, leur endettement sous les 60% et leur inflation sous les 2%, le marché garantirait la croissance et la stabilité – or ni ces chiffres ni la logique sur laquelle ils s’appuient n’ont de fondement dans la théorie ou dans la pratique», affirme-t-il. Finalement, l’euro était avant tout un projet politique, mais dépourvu de solidité économique.

Tout s’est fait sur «l’espoir que la discipline fiscale et monétaire permette une convergence». Or cet espoir était infondé, car il ignorait la «convergence intellectuelle» entre les différents pays, leurs différentes traditions et leurs différentes sensibilités. «Ce qui peut être perçu comme une bonne politique en Allemagne ne l’est pas forcément ailleurs, et ces différences sont très anciennes – je ne les ignorais pas moi-même lorsque je travaillais à l’OCDE», a-t-il regretté.

«L’Euro était un moyen pour une fin : il est devenu une fin en soi»

Outre les défaillances structurelles et le choc de la crise, les politiques conduites n’ont fait qu’accentuer les difficultés économiques de l’Europe. Joseph Stiglitz n’hésite pas à critiquer de manière assez sévère les politiques de rigueur mises en place dans certains Etats européens, en tête desquels l’Allemagne d’Angela Merkel. «L’austérité, dont l’Allemagne pensait qu’elle ramènerait rapidement la croissance, a misérablement échoué dans tous les pays où elle a été tentée : les conséquences étaient prévisibles et avaient été annoncées par la plupart des économistes sérieux du monde entier», note-t-il, dénonçant également l’échec contre-productif des réformes structurelles mises en place ailleurs.

L’austérité a misérablement échoué partout où elle a été tentée : les conséquences étaient prévisibles et avaient été annoncées

«La conséquence est donc que beaucoup de pays ont vu leur croissance flancher et leur balance commerciale basculer du Continuer la lecture de Pour le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, «la fin de l’euro n’est qu’une question de temps»