Archives de catégorie : Histoire

Non, les cafés populaires de Paris ne furent jamais fermés aux femmes

Les romans, les chansons et le cinéma l’attestent, les cafés populaires de Paris ne furent jamais fermés aux femmes. Simplement parce qu’au long d’un siècle d’existence le Paris ouvrier et populaire a vécu dans la rue.
Le Tambour-Royal tenu par Ramponneau. – www.france-pittoresque.com

Une rue de Paris honore le créateur des grands cafés populaires, Jean Ramponneau, même si la postérité lui fit perdre un et peut-être un x final, la rue Ramponeau, à Belleville. Non loin de là, entre les Courtilles et le faubourg du Temple, Jean Ramponneau avait ouvert, au milieu du XVIIIe siècle, fréquenté par toutes les classes de la société. Pour attirer la clientèle, Ramponneau, qui ne servait pas que du café, avait aussi inventé une stratégie commerciale, proposant la pinte de vin blanc à des prix défiant toute concurrence.

La clientèle était assez variée pour que les gens d’Eglise et en particulier les jansénistes s’en inquiètent. Car le personnel et la clientèle comptaient des femmes, venues avec leurs compagnons ou Continuer la lecture de Non, les cafés populaires de Paris ne furent jamais fermés aux femmes

La petite histoire : Les Malgré-nous dans les camps soviétiques

Les Malgré-nous sont ces citoyens d’Alsace-Lorraine, considérés en 1942 comme des citoyens allemands, qui seront incorporés de force dans la Wehrmacht.

Dans l’armée allemand, on ne leur fait pas confiance, c’est ainsi que 90 % d’entre-eux seront envoyés combattre sur le front de l’Est. Capturés par les soviétiques, ils bénéficieront d’un traitement à part, bien qu’ils resteront prisonniers de guerre. Ce nouvel épisode de La Petite Histoire raconte comment les Malgré-nous ont été placés dans des camps puis libérés progressivement en fonction de l’évolution du conflit.

Quand la droite parlait comme le FN ! (vidéo)(Rediff)

13 Janvier 2017. Quand j’entends les promesses du bonimenteur Fillon et que je constate le nombre de baltringues qui le croient, je me dis que plus le temps passe et moins la vérité a des chances de les atteindre.


Première diffusion : 5 mai 2012

La caste est indignée par la campagne de Nicolas sarkozy. La drague appuyée de ce dernier en direction des électeurs du FN ne serait pas digne de la république, c’est à dire contraire aux dogmes totalitaires de la dictature du Bien et de la gauche Bobo. Or, les propositions de Nicolas Sarkozy n’ont rien à voir avec un quelconque réveil pétainiste. Toutes ces promesse sont celles qui figuraient dans le programme du RPR de Chrirac et l’UDF de VGE au début des années 90.

À cette époque  la stratégie consistait déjà à copier le programme du FN pour tromper les gogos.( voir Quand la droite était (très) à droite… et n’avait rien à envier au FN !
Et il suffit de sortir quelques vidéos des archives pour s’apercevoir que Nicolas sarkozy ne fait qu’emboiter le pas de ses prédécesseurs.

Voilà à quoi s’engageaient en 1990 la droite et le centre en cas de retour au pouvoir (reportage réalisé à l’occasion des “états généraux de l’opposition” (RPR et UDF, transformés en UMP) consacrés à l’immigration, des 31 mars et 1er avril 1990 à Villepinte) (1)

22 ans que l’arnaque marche pourquoi l’UMP changerait ?


Assise de l’immigration – RPR & UDF en 1990 par LeMalPensant

« la France ne doit pas être considérée comme un simple espace géographique sur lequel plusieurs civilisations pourraient coexister »

« On ne peut tolérer que des clandestins puissent rester en France. […] Il faut tout mettre en œuvre pour que les décisions de reconduite à la frontière soient effectives. »

« l’islam n’apparaît pas conforme à nos fondements sociaux et semble incompatible avec le droit français » : « Il y a bien incompatibilité entre l’islam et nos lois. »

« Etre étranger en France, ce n’est pas avoir automatiquement et intégralement tous les droits liés à la citoyenneté française. »

« la lutte des races remplacerait maintenant bien souvent la lutte des classes .»

(1) Parmi les participants : Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot, Alain Juppé, Gérard Longuet, mais aussi… François Bayrou. Co­responsable, au nom du RPR, de cette convention, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui a cosigné (avec Alain Ma­delin) la préface du compte rendu de 39 pages publié à cette occasion.

Vincent Peillon relie la laïcité… au port de l’étoile jaune imposé aux juifs !

Le Conseil représentatif des institutions juives de France( CRIF) a publié un communiqué pour dénoncer ces propos. «Le Crif dénonce la comparaison faite hier lors de son intervention sur France 2 par Vincent Peillon entre le sort des Juifs sous l’Occupation et la situation actuelle des musulmans de France.L’histoire de la déportation de plus de 75 000 Juifs, de la spoliation des biens juifs ou des lois discriminatoires comme le port de l’étoile jaune ne saurait être dévoyée et instrumentalisée au nom d’un soi-disant équilibre des souffrances. De telles déclarations ne servent que ceux qui cherchent à réécrire l’Histoire.» L’institution juive demande «une clarification et un correctif immédiat de la part de Vincent Peillon».

(…) Le Figaro



Le candidat à la primaire de la gauche a dénoncé ce mardi 3 janvier sur France 2 ceux qui « veulent utiliser la laïcité contre certaines catégories de population ». Et de citer, de manière quelque peu surprenante, le sort des juifs dans l’Allemagne nazie…

[Mise à jour – 11h35] Contacté par Marianne ce mercredi, l’entourage de Vincent Peillon précise ses propos : « Il n’a pas voulu lier la laïcité et Vichy. Ce qu’il a voulu dire, c’est qu’il ne faut pas utiliser la laïcité pour stigmatiser une partie de la population en raison de sa religion. C’est une dénonciation de ce qui se passe aujourd’hui avec la stigmatisation d’une religion », en l’occurrence l’islam. « La stratégie de l’extrême droite, dans l’histoire, est d’utiliser les mots de la République pour s’attaquer à certaines catégories de population », poursuit ce proche du député européen. Quant à comparer la situation des juifs sous l’Occupation à celle des musulmans aujourd’hui, « il n’a pas parlé de l’Holocauste mais de Vichy », insiste-t-il


Le candidat à la primaire de la gauche a dénoncé ce mardi 3 janvier sur France 2 ceux qui « veulent utiliser la laïcité contre certaines catégories de population ». Et de citer, de manière quelque peu surprenante, le sort des juifs dans l’Allemagne nazie…
Pour Vincent Peillon, « il y a eu des dérapages les dernières années » avec la laïcité. – Capture France 2

Voilà un curieux raccourci. Et un magnifique point Godwin. Vincent Peillon, candidat à la primaire de la gauche, explique l’imposition de l’étoile jaune par l’Allemagne nazie aux juifs pendant la Seconde guerre mondiale par… une instrumentalisation de la laïcité. Interrogé sur France 2 mardi 3 janvier, l’eurodéputé socialiste estime à propos de la laïcité qu’« il y a eu des dérapages les dernières années », avant de dénoncer « certains » qui « veulent utiliser la laïcité contre certaines catégories de population ». Il poursuit :

« Ça a déjà été fait dans le passé, c’était il y a 40 ans, les juifs à qui on mettait des étoiles jaunes, c’est aujourd’hui un certain nombre de nos compatriotes musulmans qu’on amalgame d’ailleurs souvent avec les islamistes radicaux. C’est intolérable. »

Vincent Peillon ne précise pas ce lien qu’il établit entre la laïcité et le port de l’étoile jaune sous l’Occupation allemande. Au passage, l’ancien ministre de l’Education nationale commet une petite faute de chronologie, puisque ce sombre épisode de l’histoire ne date pas de« 40 ans » mais de 75 ans, l’étoile jaune ayant été imposée aux juifs français à partir de 1942.

Joyeux Noël

Mithra, Solstice d’Hiver, jésus, le père noël… toute une histoire. Joyeux noël à tous!

Nombreux seraient complètement surpris d’apprendre que Noël n’est originairement pas une festivité chrétienne. Rituellement, nous nous retrouvons dans la nuit du 25 décembre, après un repas copieux et arrosé, autour d’un sapin à s’échanger des cadeaux. Eh bien de telles pratiques existaient déjà autour de la seconde moitié de décembre, avant même la naissance de Jésus-Christ, dans des civilisations orientales, païennes ou pré-chrétiennes. Parallèlement, tout commerce, hostilité ou rapport de domination était interrompu pendant cette période. Des pratiques qui rappellent étonnamment les nôtres (ou du moins en principe). L’enfant Jésus n’est donc pas le noyau et le premier « fêté » de cette célébration de fin d’année. D’ailleurs aucune référence biblique, ni dans l’Ancien Testament, ni dans le Nouveau ne mentionne une fête de la naissance de Jésus-Christ. Les Actes des Apôtres non plus ne témoignent pas d’une telle festivité. Noël ne s’est donc constitué que plus tard, autour du IIIe siècle, comme fête de la naissance du Sauveur, sur des bases et des célébrations préexistantes. Mais alors que fêtaient ces dernières ? Et qui ?

Le 22 décembre de cette année marque le jour du solstice d’hiver, c’est-à-dire la date à partir de laquelle les jours se prolongent et la lumière dure plus longtemps. Le solstice d’hiver était déjà associé pour les civilisations païennes à un certain nombre de croyances mais c’est la lumière qui se constitue comme noyau premier de ces célébrations. Le culte de Mithra (ou culte mithraïque) avait pour principale festivité le Mithragan apparu probablement autour du IIe siècle avant J.-C. et qui célébrait la victoire de la lumière sur les ténèbres. Il fut très pratiqué sous l’Empire romain avant d’être déclaré illégal en 391 et supplanté par le culte chrétien. Dans le culte mithraïque, le 25 décembre correspondait alors à la célébration du Natalis invictis soit la naissance du « soleil invaincu ». Plus précisément la célébration était celle du dies natalis solis invicti qui signifie « jour de la naissance du soleil invaincu » et qui a donné le mot « Noël ». Bien avant, une autre célébration s’inspirant du culte d’Apollon et du plus tardif culte de Mithra, toujours pendant le solstice d’hiver célébrait le Sol invictus, le soleil invaincu. Étymologiquement, le mot « Noël » se reconstruit donc à partir du latin dans un contexte païen. Mais enfin, nous pouvons encore fouiller dans les siècles précédant la venue de Jésus, nous projeter en Égypte ou en Babylone pour retracer des formes de célébrations autour du solstice d’hiver jusqu’aux Saturnales romaines.

Réticente voire opposée, à ses début, à l’idée de célébrer la venue au monde du Fils de Dieu, l’Église n’a institutionnalisé une commémoration festive de la naissance de Jésus-Christ que plus tard autour du IIIe siècle. Après une longue réflexion sur la date à attribuer à la naissance du Christ, les autorités chrétiennes conviennent de la situer au 25 décembre (première mention dans le Chronographe en l’an 354 après-J.-C.). L’Église catholique s’est donc arrangée afin de faire coïncider des festivités païennes avec cette nouvelle célébration chrétienne dans une perspective évangélisatrice, celle de christianiser les célébrations païennes. Et c’est bien ce qui s’est passé si l’on veut croire Continuer la lecture de Joyeux Noël

Anne Frank et sa famille n’auraient peut-être pas été dénoncés

Heureusement que cette info est sortie d’un musée adoubé par le système. Si un historien s’était risqué  à faire cette révélation, il aurait été conspué par la planète entière.


Des recherches tendraient vers une découverte « par hasard » de la famille Frank en 1944.

Une photo d'Anne Frank diffusée en 1959, 15 ans après sa mort
Une photo d’Anne Frank diffusée en 1959, 15 ans après sa mort 

Qui dénonça la famille d’Anne Frank en ce jour fatidique de l’été 1944 ? Après des décennies de vaines recherches, une nouvelle étude suggère que l’adolescente juive et les autres clandestins de l’Annexe pourraient avoir été découverts « simplement par hasard ».

Pour le musée Anne Frank d’Amsterdam, qui publie l’étude, « il est possible » que la perquisition qui mena à la découverte de l’appartement secret de l’entreprise familiale ait été effectuée « à cause d’emplois illégaux et d’un trafic de coupons de rationnement ».

Et donc, que « les enquêteurs aient découvert Anne Frank et les sept autres clandestins simplement par hasard ».

Née à Francfort-sur-le-Main en Allemagne le 12 juin 1929, Anne Continuer la lecture de Anne Frank et sa famille n’auraient peut-être pas été dénoncés

Pour en finir avec la légende Castro

Article de Jean Sevilla parut dans Le Figaro Magazine du samedi 23 février 2008

Après un demi-siècle de pouvoir sans partage, le dictateur cubain s’efface. En laissant un pays ruiné, où la démocratie n’existe que sur le papier. Pourquoi le régime de Fidel Castro, ce goulag tropical, a-t-il si longtemps séduit les intellectuels occidentaux ?

Depuis son hospitalisation, à l’été 2006, les apparitions de Fidel Castro se faisaient rares. On ne le voyait plus dans son sempiternel treillis vert olive, mais en survêtement Adidas, tenue peu digne d’un Lider Maximo. Officiellement, il « ne fait pas ses adieux » : il s’engage à rester un « soldat des idées ». Malade et diminué, il continuera donc à délivrer ses oracles bouffons à ses compatriotes, mais sous la forme de textes modestement intitulés Réflexions du camarade Fidel.

A La Havane, le régime ne changera pas de nature : il a été pris en main, il y a un an et demi, par Raul Castro, le propre frère du guide de la révolution cubaine. Il reste que c’est bien une page d’histoire qui se tourne, avec le retrait de celui qui avait cumulé les fonctions de président du Conseil d’Etat, de président du Conseil des ministres, de premier secrétaire du Parti communiste et de commandant en chef des forces armées. Au terme d’un demi-siècle de dictature socialiste, la grande île des Caraïbes, royaume de la répression, de la misère et de la corruption, est ruinée, et la liberté, un lointain souvenir. Dieu sait pourtant si, en Occident, les milieux avancés auront longtemps témoigné, envers le castrisme, d’une inépuisable indulgence.

Le 26 juillet 1953, à Santiago de Cuba, un groupe de rebelles mené par Fidel et Raul Castro attaque la caserne de la Moncada. L’opération est un échec. Emprisonnés, amnistiés un an plus tard, les frères Castro s’exilent à Mexico, où ils ont le loisir de parfaire leur connaissance du marxisme-léninisme. Continuer la lecture de Pour en finir avec la légende Castro

Le dictateur communiste cubain fidel Castro est mort.

Lire ou Relire

DES ANCIENS OFFICIERS NAZIS AU SERVICE DE FIDEL CASTRO

 

Quand Cuba envoyait les homosexuels dans des camps

« Au nom d’une moralité confuse et incertaine, les hippies, les homosexuels, les témoins de Jéhovah, les artistes idéologiquement « diversionnistes », sont envoyés dans des camps appelés Unités militaires d’aide à la production (UMAP)(…). Ils constituent la catégorie de citoyens dont la conduite est « impropre » », explique le sociologue Vincent Bloch, auteur de Rôle de la terreur dans le genèse d’un pouvoir totalitaire à Cuba.

Castro La puissance du mythe

(…) La prise de pouvoir de Castro commence par une épuration sommaire : six cent morts à la suite de condamnations prononcées par des tribunaux d’exception : «la nature totalitaire du régime y était inscrite dès le départ» (10). Après un éloquent « Des élections, pourquoi faire ? » prononcé à La Havane, Castro mit rapidement à l’écart les démocrates de son  premier gouvernement. Il marginalisa les religieux, susceptibles à ses yeux de coaguler les mécontentements, liquida les opposants à la collectivisation des terres. Il met en place un syndicat unique, fait interdire le droit de grève. De même, il organise son administration en la dotant d’outils de surveillance et de répression, telle la DSE, Département de la Sécurité d’Etat, surnommée la «Gestapo rouge» par les cubains eux-mêmes… De 1959 à 1976, Castro gouverne uniquement par décret, sans s’embarrasser des éventuelles observations d’une assemblée, fut-elle croupionne et constituée de représentants désignés par le régime… Il y a pire : il en fallait fort peu pour se retrouver prisonnier politique, condamné au travail forcé –qui comme dans tous les pays totalitaires, devient une composante structurelle de l’économie- Continuer la lecture de Le dictateur communiste cubain fidel Castro est mort.

Lorànt Deutsch et les mélenchonistes: «Deux profs militants m’empêchent d’aller à Trappes»

Le comédien «passeur d’histoire» ne rencontrera pas les élèves d’un lycée de Trappes le 4 novembre comme il l’avait prévu. Il estime que c’est le parti pris idéologique de deux enseignants encartés au Front de gauche qui a forcé sa décision.

La vision enthousiaste de l’histoire de France de Lorànt Deutsch, auteur à succès d’ouvrage de vulgarisation, ne semble pas faire l’unanimité dans le corps enseignant. Sa rencontre, prévue le 4 novembre, avec les élèves de 4e d’un lycée de Trappes a dû être annulée après la levée de boucliers de deux professeurs, Nicolas Kacmarek et Marie-Cécile Maday, qui ont publiquement déclaré qu’ils ne partageaient pas les valeurs et l’approche du comédien.

Pour Le Figaro, Lorànt Deutsch explique que cette position, qui se pare de vertus pédagogiques, est en fait guidé par l’idéologie de deux militants du Front de Gauche.

LE FIGARO – Qui sont les deux professeurs qui vous empêchent de venir parler d’histoire et de géographie aux élèves de Trappes?

 

Lorànt DEUTSCH – Ces deux enseignants, dont je ne remets pas du tout leurs compétences en cause, sont des militants du Front de Gauche. Leur démarche est, me semble-t-il, idéologique. Je souhaite simplement rencontrer les élèves pour leur faire partager ma passion de l’histoire. Eux, ils se servent de l’histoire pour faire passer des idées politiques. Cela me rappelle une querelle que j’avais eue avec Alexis Corbière, qui avait voulu tout bonnement interdire mon travail au Conseil de Paris. Mais peu importe, j’étais prêt et je suis toujours prêt à débattre avec eux.

Continuer la lecture de Lorànt Deutsch et les mélenchonistes: «Deux profs militants m’empêchent d’aller à Trappes»

« Nos ancêtres les Gaulois » : le mythe du creuset français

hostpic

La question de l’histoire de l’immigration en France est sous-tendue par des enjeux idéologiques et politiques forts. Ce n’est pas un hasard si cette histoire de l’immigration a émergé ces dernières décennies. Selon les tenants d’une certaine politique migratoire, la France aurait toujours été une terre d’immigration, de brassages, de métissages multiples. Une telle idée ne résiste pas à l’étude. L’étude de la population française à travers l’histoire révèle, a contrario, que de l’an mil (au moins) jusqu’aux débuts de la IIIe République, soit pendant plus de huit siècles, la population française ne changea pas fondamentalement. La France ne fut jamais une vaste terre d’accueil. L’immigration du XXe siècle, et plus particulièrement celle des quarante dernières années ne constitue donc pas une continuité mais une rupture dans l’Histoire de France.– Les origines

D’après l’Histoire de la population française parue en 1988 sous la direction de Jacques Dupâquier, à l’époque du paléolithique la population totale du territoire français actuel n’a jamais du dépasser les 50.000 individus. A partir du VIe millénaire avant notre ère, des groupes humains s’installent sur le territoire par la voie maritime ou par la voie continentale (en venant de l’Est). Au Ier millénaire avant J.-C., c’est environ 5 millions d’habitants qui occupent le territoire vivant en habitats regroupés de l’agriculture et de l’élevage.

Les VIIIe et VIIe siècles av. J.-C. voient l’arrivée des Celtes, qui, s’ils représentent moins de 10 % de la population, imposent leur culture et leur organisation politique et sociale. A partir de 120 av. J.-C., les Romains entament la conquête de la Gaule, en s’installant dans un premier temps au Sud (la Narbonnaise) avant de soumettre le territoire suite à la défaite de Vercingétorix à Alésia (52 av. J.-C.). Des colons romains (venus d’Italie mais aussi des autres provinces de l’Empire) s’installent sur ces terres fertiles et finissent par fusionner avec les Gaulois pour donner naissance au peuple gallo-romain.

– Les invasions barbares et le haut Moyen Âge

 

A partir du IIIe siècle ap. J.-C. arrivent les Barbares venus de l’autre côté du Rhin : Francs, Saxons, Wisigoths, Burgondes, Vandales, Alains, Suèves. Au Ve siècle siècle, les Wisigoths disposent d’un royaume centré sur Toulouse tandis que les Francs se sont imposés dans le bassin parisien. Ils ne tarderont pas à établir leur hégémonie sur la quasi-totalité de la Gaule avec les guerres de Clovis. Les Vandales, les Alains et les Suèves sont passés en Gaule mais pour rejoindre la péninsule ibérique : l’impact démographique est quasi-nul. Quant aux Francs, ils étaient 50.000 à 100.000 pour une population d’au moins 5 millions d’habitants (probablement 7 à 8 millions). Les Wisigoths, peut-être les plus nombreux, étaient environ 100.000 lorsqu’ils étaient établis en Gaule du Sud. L’apport démographique apparaît marginal. L’ensemble des peuples barbares additionnés n’ont pas excédé numériquement 5 % de la population autochtone. Si l’organisation politique se trouve bouleversée, la population n’a finalement que très peu changé. […]

– De l’an mil à la fin du XIXe siècle : une population stable

Continuer la lecture de « Nos ancêtres les Gaulois » : le mythe du creuset français

Algérie : le jour où les « Afghans » sont rentrés

Les autorités françaises redoutent le retour des Français partis en Syrie. Dans les années 90, l’Algérie a fait face à la violence de ses propres djihadistes revenus d’Afghanistan. Récit d’une guerre civile.

Le froid du désert enserre la petite garnison du 15e Groupe des gardes-frontières de Guemar. Les soldats – pour la plupart de jeunes appelés – dorment alors que les sentinelles en faction scrutent l’obscurité, dans le sud-est du Sahara frontalier avec la Tunisie. Vers 2 heures du matin, trois petits groupes sortis de la nuit attaquent par un feu nourri avant de tenter de dévaliser l’armurerie. Les autres soldats se réveillent en catastrophe et réussissent à repousser les assaillants, qui prennent la fuite. Bilan : trois victimes parmi les sentinelles dont les corps ont été mutilés. Nous sommes le 29 novembre 1991 et, quasi officiellement, le terrorisme islamiste signe son premier attentat en Algérie. « La manière dont les corps ont été mutilés présageait déjà de la barbarie qui allait caractériser le terrorisme intégriste », note dans un ouvrage le ministre de la Défense de l’époque, le général Khaled Nezzar. Le chef du groupe qui a mené l’attaque deviendra célèbre auprès des services de sécurité et du renseignement. Tayeb el-Afghani (l’Afghan), Aïssa Messaoudi de son vrai nom, est membre de l’organisation secrète Le Jour du jugement, créée en juin 1990 par les plus radicaux du Front islamique du salut (FIS), le parti intégriste en passe de remporter les législatives avant l’annulation des élections par les militaires en janvier 1992. Le groupe des assaillants était majoritairement formé par des « vétérans » d’Afghanistan. Cette nouvelle donne marquera durablement le phénomène terroriste en Algérie et ailleurs, à travers le monde et durant plus d’une décennie.

 © Georges Merillon
Attentat contre la marche du MPR, Mouvement pour la République, dans la capitale algérienne le 29 juin 1994 à Alger, Algérie.© Georges Merillon

« Les Afghans algériens, du fait de leur connaissance des techniques de combat, étaient naturellement les plus habilités à conduire la première phase de l’action armée, note le journaliste Mohamed Mokeddem dans son livre Les Afghans algériens. Ils avaient tissé une toile à travers le pays et disposaient d’une technique spéciale de transmission. Le facteur confiance était aussi important : ils se considéraient comme des compagnons d’armes ayant vécu ensemble en Afghanistan.

Continuer la lecture de Algérie : le jour où les « Afghans » sont rentrés

Le Pape musulman par Pierre-Jean de Béranger (1780-1857)

Pierre-Jean de Béranger, né le à Paris, et mort dans cette même ville le , est un chansonnier français prolifique qui remporta un énorme succès à son époque. (Voir sa fiche wikipedia) En 2005 le chanteur et compositeur Jean-louis Murat mis en musique quelques textes de Béranger dans son album intitulé 1829.

Ecouter Le Pape musulman:

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

pape-francois-laicite-voile-islam

Les paroles:

Jadis voyageant pour Rome,
Un pape, né sous le froc,
Pris sur mer, fut, le pauvre homme,
Mené captif à Maroc.
D’abord il tempête, il sacre,
Reniant Dieu bel et bien.
– Saint-Père, lui dit son diacre,
Vous vous damnez comme un chien.

Sur un pal que l’on aiguise
Croyant déjà qu’on le met,
Le fondement de l’église
Dit : Invoquons Mahomet.
Ce prophète en vaut bien d’autres ;
Je me fais son paroissien.
– Saint-Père, au nez des apôtres
Vous vous damnez comme un chien.

Aye ! aye ! on le circoncise.
Le voilà bon musulman,
Sinon parfois qu’il se grise
Avec un coquin d’iman.
Il fait de sa vieille Bible
Un usage peu chrétien.
– Saint-Père, c’est trop risible ;
Vous vous damnez comme un chien.

En vrai corsaire il s’équipe ;
Pour le Croissant il combat,
Prend le sorbet et la pipe ;
Dans un harem il s’ébat.
Près des femmes qu’il capture,
Voyez donc ce grand vaurien !
– Saint-Père, quelle posture !
Vous vous damnez comme un chien.

À Maroc survient la peste ;
Soudain fuit notre forban,
Qui dans Rome, d’un air leste,
Rentre avec son beau turban.
– Souffrez qu’on vous rebaptise.
– Non, dit-il, ça n’y fait rien.
– Saint-Père, quelle bêtise !
Vous vous damnez comme un chien.

Depuis, frondant nos mystères,
Ce renégat enragé
Veut vider les monastères,
Veut marier le clergé.
Sous lui l’église déchue
Ne brûle juif ni païen.
– Saint-Père, Rome est fichue ;
Vous vous damnez comme un chien.

Ex-Yougoslavie : Milosevic blanchi par le Tribunal Pénal International!

Quand on se souvient de la propagande que nous avons subie pendant la guerre en ex-yougoslavie,  cette information et son occultation aujourd’hui par les média en disent long sur le niveau dramatique du débat politique dans notre pays.


Il n’aura même pas eu droit à une annonce officielle. C’est dans la page 2590 du verdict rendu en mars contre son compatriote Radovan Karadzic, que le Tribunal spécial pour la Yougoslavie déclare innocent des accusations de crime de guerre l’ancien président de la Serbie.

“Slobodan Milosevic a déclaré que les membres des autres nations et groupes ethniques doivent être protégés, et que l’intérêt national des Serbes n’est pas la discrimination. “ Le changement de position est d’autant plus flagrant, alors que Milosevic avait été comparé à Hitler, et son procès à celui des anciens dirigeants nazis à Nuremberg en 1946. Continuer la lecture de Ex-Yougoslavie : Milosevic blanchi par le Tribunal Pénal International!

Le passé méconnu de l’Afrique du nord. Entretien avec Bernard Lugan

Bernard Lugan vient de publier aux éditions du Rocher une Histoire de l’Afrique du Nordqui sera d’une grande utilité pour tous ceux qui s’inquiètent aujourd’hui des fragilités géopolitiques du sud de la Méditerranée. Propos recueillis par Virginie Tanlay

Histoire de l’Afrique du Nord, par Bernard Lugan (éd. du Rocher, 2016)

Histoire de l’Afrique du Nord, par Bernard Lugan (éd. du Rocher, 2016)

La Nouvelle Revue d’Histoire : Quelles sont les limites que vous fixez au domaine nord-africain ?

Bernard Lugan : Cette immense région est partagée entre le Levant, Machrek (Égypte et Libye) et le Couchant, Maghreb, l’ancienne Berbérie (Tunisie, Algérie, Maroc).

NRH : Dans votre ouvrage vous traitez longuement de la préhistoire et des changements climatiques qui ont commandé l’histoire du peuplement.

Bernard Lugan : Depuis 60000 ans le climat nord-africain a beaucoup évolué et ses oscillations expliquent la mise en place des populations. Dans la vallée du Nil, les variations du niveau du fleuve expliquent le « miracle » égyptien, la vallée s’étant peuplée ou, au contraire, vidée de ses habitants au gré des épisodes successifs de sécheresse ou d’humidité. La vallée étant accueillante aux hommes chassés du Sahara par la péjoration climatique, leur densification dans les plaines alluviales du Nil provoqua la sédentarisation et l’abandon de l’élevage itinérant au profit de l’agriculture. Avec pour résultat l’apparition de l’habitat groupé, puis des villages, avant que les travaux collectifs favorisent la naissance des proto-États.

NRH : Les Berbères, qui donnèrent à l’Égypte trois dynasties, fondèrent également des royaumes dans l’actuel Maghreb.

La mosquée de Kairouan à la fin du XIXe siècle. La ville et son sanctuaire symbolisent la conquête musulmane du VIIe siècle de l’ancienne Afrique romaine devenue byzantine.

La mosquée de Kairouan à la fin du XIXe siècle. La ville et son sanctuaire symbolisent la conquête musulmane du VIIe siècle de l’ancienne Afrique romaine devenue byzantine.

Bernard Lugan : Au Ve siècle av. J.-C., en Berbérie, appellation que je préfère à celle de Maghreb, apparurent en effet trois royaumes, celui de Maurétanie, le royaume Masaesyle et le royaume Massyle, chacun d’entre eux correspondant grosso modo aux trois États actuels.

Continuer la lecture de Le passé méconnu de l’Afrique du nord. Entretien avec Bernard Lugan

L’Indépendance de l’Algérie et le rôle central de la conscience islamique

Article de L’ orient Le Jour

L’action revendicative des ulémas avait rétabli la confiance des populations et « incité les élites francophones à prendre en charge le passé de leur pays ».

p010-1_178793_large

Il y a 54 ans jour pour jour, l’Algérie accédait à l’indépendance après 132 ans de domination coloniale française (1830-1962). À la brutalité de l’occupation qui, certes, revêtit des formes et une intensité variables au cours de cette période mais entraîna des déstructurations profondes au sein de la société algérienne, fait écho la résistance acharnée puisant dans le référent religieux.

De facteur culturel de résistance au colonialisme, l’islam devient l’élément fédérateur de la nation algérienne et donne naissance à un mouvement de revendication politique. L’historien algérien Mohammad Harbi a développé dans ses travaux la centralité de l’islam comme matrice de la structuration de la société travaillée par la religion depuis le VIIe siècle. La mobilisation de l’islam en situation coloniale s’inscrit donc dans une continuité historique, où la religion a régulièrement constitué un vecteur de contestation sociale. Néanmoins, la pénétration coloniale a créé une situation inédite. Tandis que jusque-là dominait une élite culturellement homogène, produite par la culture arabo-islamique, après la conquête, « la sphère culturelle devient bipolaire.

Jean-Jacques Jordi: Les disparus civils européens de la guerre d’Algérie. (vidéo)(rediff)

Voir aussi:
JEAN-JACQUES JORDI: EN ALGÉRIE, LES EUROPÉENS ONT ÉTÉ VICTIMES D’UNE ÉPURATION ETHNIQUE.
Première diffusion : le 7 juin 2012

Jean-Jacques JORDI est docteur en histoire, et spécialiste de l’histoire des migrations en Méditerranée aux XIXe et XXe siècles, de l’Algérie, des colonisations et des décolonisations et de Marseille.
Il vient de publier   » Silence d’État: les disparus européens de la guerre d’Algérie. » Un ouvrage dans lequel il révèle qu’il y a eu beaucoup plus d’Européens enlevés et disparus , après les Accords d’Evian et après l’indépendance de l’Algérie qu’en   » pleine guerre   » !

Ce constat stupéfiant est la conséquence tragique d’une politique de terreur menée par le FLN avec parfois la complicité du pouvoir français. Jean-Jacques Jordi va même jusqu’à parler d’épuration ethnique quand il évoque les victimes européennes et s’étonne de l’acharnement post-mortem dont leur corps ont fait l’objet. (voir vidéo de la conférence de Jean-Jacques Jordi)

Le travail de Jean-Jacques Jordi est sans manichéisme ni de parti pris. Son livre fait appel à des archives qui jusqu’ici n’avaient pu être consultées. Il nous permet d’appréhender scientifiquement une période trouble et oubliée de l’Histoire…militante.

Première partie

Un tabou – Le nombre de disparus – Le FLN ne respecte pas les accords d’Évian – l’OAS un prétexte pour le FLN et le pouvoir Français – les camps d’internements et la torture – Des charniers – l’acharnement sur le corps des cadavres.

Jérôme Cortier : Vous déterminez trois phases d’enlèvements. Quelles sont-elles ?

Jena-Jacques Jordi : De 1955 jusqu’aux accords d’Évian (18 mars 1962) , il y a à peu près 330 disparus civils. On pouvait s’attendre qu’après les accords d’Évian ce chiffre baisserait. Or, j’ai découvert qu’entre les accords d’Évian et la date d’indépendance (5 juillet 1962), c’est à dire en quelques semaines, il y en a près de 600. Donc deux fois plus qu’en 6 ans de guerre.
Et je m’attendais à un recul de ce chiffre lors de l’indépendance. Or là encore les archives nous montrent que le phénomène prend de l’ampleur avec un nombre de disparus qui ne fait qu’augmenter.

Seconde partie:

Continuer la lecture de Jean-Jacques Jordi: Les disparus civils européens de la guerre d’Algérie. (vidéo)(rediff)

Zemmour revient sur « les juifs et Vichy » lors d’une intervention à la synagogue de la victoire.

« J’ai raisonné froidement et factuellement », commence-t-il. Il annonce qu’il « refuse de parler avec le sentimentalisme habituel ». Il prépare son auditoire car il sait qu’il va déranger. L’image et le son n’étant pas de grande qualité, nous avons relevé le paragraphe suivant, in extenso :

« Il faut distinguer entre le statut des juifs et l’extermination, il ne faut pas tout mettre dans le même sac en pensant avec nos critères d’aujourd’hui. Le statut des juifs d’octobre 40 et même 41 c’est évidemment un statut, vous avez tout à fait raison, xénophobe et antisémite. C’est donc un statut contraire aux principes universels de la France. Mais ce n’est pas pour exterminer les juifs. C’est qu’à l’époque on estime que les juifs ont pris trop de pouvoir, qu’ils ont trop de puissance, qu’ils dominent excessivement l’économie, les médias, la culture françaises, comme d’ailleurs en Allemagne et en Europe, d’ailleurs c’est en parti vrai. C’est-à-dire que depuis la révolution industrielle de 1870 – je vous renvoie à ce livre extraordinaire qui s’appelle “Le Siècle juif”, d’un auteur russo-américain, et qui explique très bien l’incroyable puissance des juifs français [on entend un sifflet dans la salle], des juifs américains, des juifs allemands, et des juifs anglais. Donc ce n’était pas un mythe, ce n’était pas un leurre ! Il y avait des Français qui trouvaient ça formidable parce que c’était pour le bien de la France – ils avaient bien raison – et il y avait des Français qui trouvaient que les juifs se comportaient avec une arrogance de colonisateurs. »

Zemmour profite de la conférence, sachant la portée qu’elle aura, pour régler son compte et ses comptes avec Paxton, arguant que l’historien américain ne l’a jamais pris en défaut sur les faits : Continuer la lecture de Zemmour revient sur « les juifs et Vichy » lors d’une intervention à la synagogue de la victoire.

Bataille de Toulouse (721): la victoire du Duché d’Aquitaine sur le Califat omeyyade.

La bataille de Toulouse se déroule le 9 juin 721 et voit la victoire du Duché d’Aquitaine sur le Califat omeyyade. Cette victoire permet de briser le siège de Toulouse et d’arrêter momentanément les campagnes omeyyades en Europe de l’Ouest pendant un peu plus d’une décennie.

Après avoir conquis le Royaume wisigoth, les Omeyyades, menés par le gouverneur d’Al-ʾAndalus As-Samḥ ibn Mālik Al-Ḫawlāniyy, mettent sur pied une armée afin de franchir les Pyrénées et conquérir la Septimanie et l’Aquitaine. Commencée en 719, la campagne est d’abord couronnée de succès avec la prise de Narbonne. Toulouse est assiégée en 721, et Eudes, le duc d’Aquitaine, part demander l’aide du Royaume franc. Les Austrasiens sont engagés avec Charles Martel dans une guerre contre les Saxons, et c’est en Neustrie et enBourgogne qu’Eudes trouve des renforts pour son armée. Trois mois plus tard, il revient briser le siège de Toulouse, sur le point de se rendre.

C’est la seule victoire connue avec certitude. Les pertes omeyyades, Continuer la lecture de Bataille de Toulouse (721): la victoire du Duché d’Aquitaine sur le Califat omeyyade.

Le centenaire de Verdun humilié par la présence du rappeur Black M

Texte du CLIC

Le rappeur Black M, ancien membre du groupe Sexion d’Assaut, donnera un grand concert gratuit pour la journée de commémoration du centenaire de la Bataille de Verdun (Meuse). Une décision qui émane directement de l’Elysée, qui souhaitait présenter un « artiste populaire » (sic), lequel s’est fait remarquer en qualifiant la France de « pays de koufars ». Rappelons préliminairement que Pierre-Yves Bocquet, « plume » du président, est connu pour ses ouvrages consacrés au « gangsta rap » américain, signés sous le pseudonyme de Pierre Evil (voir lien).

verdun

Ce choix anachronique ne devrait pas nous étonner, tant le gouvernement paraît tout essayer pour travestir l’histoire de France, sous les traits grossiers d’un multiculturalisme festif érigé au rang d’idéal progressiste d’un monde en ruine. Les équipes de l’Elysée ont, sciemment, cherché à déstabiliser l’opinion, en programmant un artiste qui n’a théoriquement rien à faire aux commémorations du centenaire de Verdun. Immanquablement, les protestataires seront assimilés à des « réactionnaires », dans le meilleur des cas.

Le problème posé par ce choix n’est pas l’« artiste » en question, quantité négligeable , mais bien la volonté farouche de l’exécutif de dépouiller notre histoire de tout caractère solennel.

Continuer la lecture de Le centenaire de Verdun humilié par la présence du rappeur Black M