Archives de catégorie : Histoire

Documentaire: Quand l’extrême droite résistait

Un documentaire qui rétablit quelques vérités. On mesure grâce à ce film la supercherie de l’éducation nationale qui depuis plus de 60 ans raconte des balivernes aux enfants de ce pays.

L’Histoire a retenu que la Résistance avait un coeur qui battait à gauche. Pourtant, de nombreux partisans de l’extrême droite nationaliste ont tourné le dos à Vichy pour rejoindre les forces de la France libre aux côtés de leurs adversaires politiques d’avant-guerre. En zone occupée, une organisation clandestine voit le jour sous l’impulsion d’hommes issus de diverses mouvances d’extrême droite : l’OMC. L’extrême droite joue aussi un rôle à Alger. De nombreux nationalistes de droite figurent enfin au sein du plus gros mouvement de résistance, Combat, dans lequel les monarchistes Pierre de Bénouville et Jacques Renouvin assument d’importantes fonctions.

Documentaire: Quand la gauche collaborait (1939-1945)

En regardant ce film on constate cependant qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. En effet pour certains intervenants du film la collaboration est intrinsèquement de droite. Ce qui signifie qu’un homme de gauche qui collabore devient automatiquement de droite ou d’extrême droite. Or il existait des raisons de gauche de collaborer: l’antisémitisme, le pacifisme et la question européenne.
On ne répètera jamais assez: Pétain était un homme du centre et son gouvernement était à 80% composé d’homme de gauche.

La petite histoire : Les Champs Catalauniques : la Gaule face à Attila

On dit que l’herbe ne repoussait pas derrière les pas de son cheval. Attila, appelé le « fléau de Dieu » par les chroniqueurs de l’époque, fut avec ses Huns la terreur de l’Europe au Ve siècle. Rien ni personne n’avait su stopper son irrésistible avancée vers l’Ouest, avant ce fameux jour de 451, où le général romain Aetius, à la tête d’une armée hétéroclite (composée de gallo-romains, de Francs, de Germains, de Wisigoths…) parvint à lui faire rebrousser chemin à la bataille des « Champs Catalauniques ». Retour sur cet épisode décisif qui ouvre la voie à l’implantation des Francs de Clovis.

Serafin Fanjul déconstruit le mythe d’un islam éclairé dans l’Espagne médiévale.

Article de LIVRE HEBDO

Article du Figaro:

Nous avons tous entendu parler d’al-Andalus, mais qui sait précisément ce que recouvrent ces deux mots magiques? Un paradis perdu au cœur d’un Moyen Âge obscur où musulmans, juifs et chrétiens devisaient à l’ombre de la grande mosquée de Cordoue. Une sorte d’anti-Daech en somme… Mais les historiens sont méchants. Voilà que le rêve se dissipe et qu’une autre réalité apparaît. Avec Al Andalus, l’invention d’un mythe, Serafin Fanjul ne va pas se faire que des amis, en Espagne évidemment mais aussi en France. «Les hommes croient ce qu’ils désirent», disait Jules César. Le mythe d’al-Andalus est calqué sur le désir que naisse ou renaisse Continuer la lecture de Serafin Fanjul déconstruit le mythe d’un islam éclairé dans l’Espagne médiévale.

Mensonges et manipulation à propos de la manifestation FLN du 17 octobre 1961 à Paris (rediff)

Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, par le biais d’une machination particulièrement bien orchestrée, policiers, gendarmes mobiles, CRS et Harkis engagés le 17 octobre 1961 à Paris dans une opération de maintien de l’ordre, sont devenus des agresseurs accusés d’avoir massacré 300 manifestants algériens, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

Tous les ans depuis 1991, ceux que le FLN désigne sous le nom de « Frères des Frères »,  organisent à grand renfort médiatique une cérémonie à la mémoire des « Martyrs Algériens » du 17 octobre 1961. Au mois d’octobre 2000, les « Frères des Frères » ont créé l’ « Association 1961 contre l’oubli ».
Cette année, la commémoration a pris un éclat particulier avec la présence du candidat socialiste aux futures élections présidentielles lequel a lancé une rose rouge à la Seine en mémoire des manifestants qui y auraient été noyés…
Or, contrairement à ce qui est affirmé par des médias dont l’inculture est à l’égal de l’esprit partisan, le 17 octobre 1961, il n’y eut pas de massacre d’Algériens à Paris.
Revenons aux faits. Nous sommes en pleine guerre d’Algérie et le FLN qui cherche à prendre le contrôle de la communauté algérienne vivant en France organise une manifestation  surprise et clandestine devant converger vers la Place de la Concorde et l’Elysée afin de montrer sa force et pour peser sur les pourparlers de paix qui ont lieu à Evian.
Assaillis de toutes parts, les 1300 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non 7000 comme cela est toujours dit, firent preuve d’un grand sang-froid et d’un immense professionnalisme se traduisant par un bilan des pertes « modéré » dans de telles circonstances.

Répliques: Lénine et la Révolution

Avec le très Léniniste Jean-Jacques Marie. Contributeur au Monde Diplomatique, il a été membre de l’Organisation communiste internationaliste (OCI) de 1965 à 1981, puis du Parti communiste internationaliste de 1981 à 1991. Depuis 1992, il est membre du Parti des travailleurs. Il est l’archétype du chercheur français.


Il est l’un des principaux animateurs du Centre d’études et de recherches sur les mouvements trotskyste et révolutionnaires internationaux (CERMTRI). Il est un collaborateur régulier de la revue L’Histoire et du magazine La Quinzaine littéraire.

A l’occasion du week end thématique anniversaire d’ Octobre 1917 Dans cette émission Alain Finkielkraut, et ses invités, tenteront de tirer les leçons des évènements d’octobre 1917 en commençant par se demander s’il s’agissait d’une grande insurrection populaire ou d’un coup d’Etat.

Il y a cent ans tout juste, les bolcheviks s’emparaient du Palais d’Hiver et prenaient le pouvoir en Russie ; Une lueur se levait à l’est, la révolution d’Octobre allait changer la face du monde.

Nous la commémorons ces jours-ci, mais commémorer, en l’occurrence, ce n’est pas célébrer, c’est faire avec autant de patience que de minutie, un travail de mémoire et tenter de tirer Continuer la lecture de Répliques: Lénine et la Révolution

Stéphane Courtois : «C’est bien Lénine qui a inventé le totalitarisme»

Il y a cent ans, les bolcheviques prenaient le pouvoir, en Russie, sous la direction de Lénine. Dans la biographie qu’il lui consacre, Stéphane Courtois montre que c’est le leader révolutionnaire qui a voulu la guerre civile, la terreur et la dictature du parti communiste érigé en parti unique. Un système dont héritera Staline, disciple et continuateur de Lénine.

En 1997, il y a vingt ans, Stéphane Courtois avait déclenché un tollé, à gauche, parce que, dans sa préface du Livre noir du communisme , ouvrage collectif qu’il avait dirigé, il avait osé comparer le communisme et le nazisme – comparaison faisant ressortir des ressemblances comme des différences. Historien et universitaire, directeur de la revue Communisme fondée avec Annie Kriegel, directeur de recherche honoraire au CNRS et professeur à l’Institut catholique d’études supérieures (Ices) de la Roche-sur-Yon, en Continuer la lecture de Stéphane Courtois : «C’est bien Lénine qui a inventé le totalitarisme»

La Révolution Russe d’Octobre 1917

Il y a cent ans le totalitarisme communiste s’imposait en Russie. Cette période a influencé un grand nombre de politique et d’intellectuels français. Il est donc nécessaire de revenir sur les tenants et aboutissants idéologique de cette tragédie humaine.
Tout au long du mois nous vous proposerons des documents sur cette période.
Aujourd’hui une vidéo de vulgarisation d’Herodot’com

Revolution d’Octobre 1917

Revolution de Février 1917

Pourquoi la stratégie de Mélenchon ressemble à celle de Lénine en 1917

La comparaison est un peu grossière mais les analogies historiques sont pertinentes.
Cette vidéo de vulgarisation est pas mal non plus. Il vous permettra de mieux percevoir le rôle qu’a pu avoir Lénine. Dans la mémoire communiste ce dernier s’en sort mieux que Staline. C’est pourtant lui qui, très influencé par Robespierre et son être suprême, va mettre en place toutes les bases de la dictature et de la terreur socialiste.


Appels répétés à la manifestation, refus d’alliance avec quiconque à gauche… Les méthodes et la réthorique de Jean-Luc Mélenchon rappellent celles de Lénine, analyse Jean-Christophe Buisson. Pour lui, la prise de pouvoir par les Bolchéviques hante et inspire le chef des Insoumis.

Vous avez écrit un livre sur l’année 1917. Peut-on considérer que le mouvement mené par Lénine cette année-là puisse inspirer Jean-Luc Mélenchon. Existe-t-il des correspondances?

Jean-Christophe BUISSON.- Militant trotskiste dans ses jeunes années, Jean-Luc Mélenchon connaît sur le bout de des doigts les détails de la révolution russe de 1917. Je ne peux pas croire qu’il ne soit pas hanté, en cette période où on commémore le centenaire du coup d’Etat bolchevik, par la manière dont Lénine (flanqué de Trotski pour l’aspect militaire) a réussi à s’emparer du pouvoir politique au gré de circonstances qu’il a en partie favorisées.

Ces circonstances, quelles sont-elles? Durant l’hiver 1917, un vaste mouvement dégagiste naît en Russie: fatigue de la guerre et rébellion contre un commandement souvent incompétent et brutal (le pays compte près d’un million de déserteurs, d’«insoumis» refusant de continuer à servir sous les drapeaux impériaux), rejet d’un système politique autoritaire à bout de souffle, désir de changement réel, notamment dans les campagnes où prévaut une organisation quasi féodale, etc. Ce mouvement se cristallise en février-mars 1917 avec des manifestations populaires qui aboutissent au renversement de la monarchie russe. Lui succède un gouvernement provisoire qui maintient la révolution à un niveau «dantonien»: des terres sont redistribuées, un vaste assouplissement des institutions est organisé, la Russie maintient ses alliances militaires traditionnelles en continuant à faire la guerre aux empires centraux aux côtés des Alliés, etc.

La révolution à petits pas, en quelque sorte. Or, pendant ce temps, que fait Lénine, dont tous les écrits montrent qu’il est obsédé par la figure de Robespierre et convaincu que seule une violence extrême peut accoucher d’un monde nouveau?

Via les soviets de soldats, d’ouvriers et de paysans, les responsables bolcheviks harcèlent le gouvernement et encadrent les mécontentements sociaux. On est alors un peu dans la France de l’été 2017…

Lui-même, qui avait dit récemment craindre de ne pas voir de son vivant une révolution, revient en Russie grâce à la bienveillance des Allemands et s’installe comme premier opposant au pouvoir réformiste en place en prônant une véritable révolution, considérant que le régime en train de se mettre en place ne va pas assez loin dans le changement.

Via les soviets de soldats, d’ouvriers et de paysans élus au printemps, les responsables bolcheviks, quoique minoritaires dans le pays (le parti ne compte que quelques milliers d’adhérents), harcèlent le gouvernement et encadrent les mécontentements sociaux qui se font jour dans le pays. On est alors un peu dans la France de l’été 2017…

En quoi la terminologie de la France Insoumise rappelle celle de 1917 en Russie? Continuer la lecture de Pourquoi la stratégie de Mélenchon ressemble à celle de Lénine en 1917

« C’est la rue qui a abattu les nazis » : les propos de Mélenchon ne passent pas

Il s’enfonce dans la dinguerie ce type…! il ressemble de plus en plus à un leader stalinien. Quand mélenchon déclare que la rue c’est la démocratie, il devrait penser à appliquer ce principe au Venezuela…

Lors de son discours prononcé sur la place de la République ce samedi, Jean-Luc Mélenchon a multiplié les avertissements à Emmanuel Macron, lui lançant notamment: « c’est la rue qui a abattu les nazis« . Des propos jugés « indignes » par plusieurs ministres. Sur les réseaux sociaux aussi, ça se déchaîne.

17 septembre 1793: Loi des suspects

Les ancêtres de Mélenchon et Corbière. Le 17 septembre 1793, à la veille d’instaurer la Grande Terreur, la Convention vote la loi des suspects. Autant dire que tout le monde est menacé et les massacres vont prendre de l’ampleur. Notez que les manuels scolaires préfèrent évoquer avec effroi les « lettres de cachet » royales. La loi sera abrogée après la chute de Robespierre, le 9 thermidor an II.


 

Wikipédia

La Loi des suspects est votée le  pendant la Terreur de la Révolution française. Elle marque un net affaiblissement du respect des libertés individuelles, voire une « paranoïa révolutionnaire1 ».

Avant cette loi, par le décret du , les prêtres réfractaires étaient présumés suspects. Ceux-ci ainsi que les parents d’émigrés furent chassés, emprisonnés et parfois massacrés par les sans-culottes à partir de la journée du 10 août 1792 qui marque l’effondrement du pouvoir royal alors que le roi est suspendu par l’Assemblée législative.

Avec la loi des suspects, sont réputés suspects ceux « qui, soit par leur conduite, soit par leurs relations, soit par leurs propos ou leurs écrits, se sont montrés partisans de la tyrannie ou du fédéralisme et ennemis de la liberté, ceux qui ne pourront pas justifier, de la manière prescrite par le décret du 21 mars dernier, de leurs moyens Continuer la lecture de 17 septembre 1793: Loi des suspects