Archives de catégorie : Histoire

Colonisation : poursuite judiciaire en vue contre Macron

Les ennuis judiciaires commencent pour Emmanuel Macron. Selon nos informations exclusives, l’association de Pieds Noirs du Cercle Algérianiste va porter plainte contre Emmanuel Macron pour “atteinte à la mémoire et à l’honneur des Français d’Algérie”.

La justice va se saisir des propos de Macron

Lors d’un voyage officiel en Algérie, le candidat à l’élection présidentielle avait proposé des propos qui ont, et font toujours polémique : “la colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis Continuer la lecture de Colonisation : poursuite judiciaire en vue contre Macron

Colonisation : élu président, Hamon pourrait présenter des «excuses»

Ça fait 60 ans que nous regardons notre histoire en face comme ils disent. Ça fait 60 ans que l’Algérie nie ses propres crimes. Et ça fait 30 ans que nous sommes colonisés par nos anciennes colonies.


«Je ne suis pas pour caractériser cela comme (tel). Pourquoi? Parce que président de la République, demain, cela veut donc dire que l’on envisage qu’une Cour pénale internationale puisse juger des Français pour crimes contre l’humanité, d’une part. Et d’autre part que nous hissons cette blessure-là au niveau de la Shoah, du génocide rwandais, du génocide arménien… Et je ne veux pas, moi, rentrer dans une forme de concurrence mémorielle», a-t-il avancé.

Toutefois, le député des Yvelines a ajouté qu’il considérait «que la blessure (et) le fardeau qui est celui de la France à l’égard des peuples qu’elle a colonisés et opprimés, est un fardeau qui suppose que l’on exprime publiquement les regrets qui sont ceux de la République à l’égard de (ces) peuples». «Ça peut aller jusqu’à des excuses», a-t-il même dit. Avant de temporiser: «Il faudra exprimer des regrets. Vous parlez d »excuses’, je verrai si c’est sous cette forme-là que nous devrons adresser nos regrets aux peuples qui sont ceux d’Algérie, de Tunisie, du Maroc et tous les pays qui ont subi la colonisation, mais il me semble que nous devons regarder notre histoire en face.» […]

Le Figaro

Bérénice Levet : «La transmission est un devoir»

Philosophe et essayiste, Bérénice Levet vient de publier Le crépuscule des idoles progressistes, livre de combat défendant une certaine idée de la culture et de la transmission.

 

A propos de «l’idéologie de la non-transmission», vous écrivez qu’elle a engendré des êtres hors sol, désaffiliés, «incarcérés dans la prison du présent», voués à un conformisme de la pensée et du comportement, dépossédés de la langue, atomisés, réduits à leur statut de consommateur.

Permettez-moi de préciser ce qu’il convient d’entendre par idéologie de la non-transmission. A partir de la décennie 1970, avec la liberté de l’enfant pour alibi et un sentiment de culpabilité de l’Occident allant grandissant dans les consciences progressistes, les adultes se sont autorisés à ne plus transmettre aux nouvelles générations l’héritage des siècles.

C’est l’époque des colloques «L’école et l’enfant créateur».  L’originalité serait originelle. Intimidés par l’équation de la liberté et de la déliaison les professeurs, mais aussi les parents, et au fond l’ensemble des adultes ne redoutent rien tant depuis lors que de se faire, en assumant leur rôle de transmetteur des codes des normes, de l’héritage civilisationnel, les collaborateurs de l’ordre établi.

Or  la langue, la littérature, l’histoire de la nation dont ils sont appelés à être citoyens, les codes des normes qui cimentent une société, permettent de mettre en forme le donné brut de l’expérience. Elles sont des instances de sens, elles sont des instruments pour s’orienter dans le monde. Il s’agit donc de refonder ce que j’appelle une «anthropologie de la transmission», de rendre au besoin d’inscription dans une histoire, d’enracinement, leur légitimité et leur fécondité, et c’est que j’ai tenté avec cet essai. L’individu entre dans un monde qui était là avant lui et est appelé à demeurer après lui, un monde dont il aura bientôt la responsabilité, dont il devra répondre devant les vivants, ses contemporains mais aussi devant les morts et ceux qui naîtront après lui. Il faut donc l’escorter, lui donner à connaître et à aimer cette histoire cette forme de vie particulière que sont sa nation et sa civilisation afin de lui permettre de la continuer, et non de la détruire ou de la laisser mourir.  La transmission est aussi un devoir par rapport à la civilisation elle-même. L’autre point majeur est que par naissance, l’individu est sans épaisseur temporelle, il est «aplati sur le présent», comme disait le philosophe Cornelius Castoriadis.

Comment répondre à cela ? Par quels moyens ? Continuer la lecture de Bérénice Levet : «La transmission est un devoir»

Jean Sévillia : «La colonisation et le non-sens historique d’Emmanuel Macron»

Alors qu’Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de crime contre l’humanité, Jean Sévillia explique pourquoi une telle déclaration est un non-sens historique. L’historien estime que l’on ne peut pas jeter ainsi «l’opprobre sur les Européens d’Algérie, les harkis, et leurs descendants».

FIGAROVOX. – Lors de son déplacement en Algérie, Emmanuel Macron a accordé un entretien à la chaîne Echorouk News où il qualifie la colonisation d’«acte de barbarie» et de «crime contre l’humanité». Ces qualifications morale et juridique ont-elles un sens historiquement?

Jean SÉVILLIA. – Sur le plan juridique, la première définition du crime contre l’humanité a été donnée en 1945 par l’article 6 de la Charte de Londres qui instituait le Tribunal militaire international, instance qui allait juger les chefs nazis à Nuremberg. Étaient visés «l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain inspirés par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux et organisés en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile». D’autres textes affineront la définition, comme le statut de Rome créant la Cour pénale internationale, en 1998, sans en changer l’esprit. Or la colonisation est le fait de peupler un pays de colons, de le transformer en colonie, voire, nous dit le dictionnaire le Robert, de procéder à son «exploitation» afin de le «mettre en valeur».

Historiquement parlant, à l’évidence, la colonisation suppose un Continuer la lecture de Jean Sévillia : «La colonisation et le non-sens historique d’Emmanuel Macron»

Mélenchonisme: L’Homme que nous aimons le plus. (Archives cinéma français)

L’homme que nous aimons le plus c’est une brochure mais aussi un film. Une plongée soignée (et saisissante) dans l’organisation par le P.C.F. du culte à Staline durant la guerre froide. Ce film, interdit par la censure, n’obtint pas de visa (commercial ou non commercial) reçut le Prix du court-métrage au festival de Karlovy-Vary en 1950… Il est en fait une version courte de L’homme que nous aimons le plus, expurgée après son éviction en 1952 des passages où apparaît André Marty. La version longue complète a été numérisée en 2015.

Cette archive en dit long sur l’idéologie qui a gangréné (et qui gangrène encore) le milieux de la culture en France….

Le soixante dixième anniversaire du vainqueur de Stalingrad, en 1949, fut d’ailleurs l’occasion du plus stupéfiant déferlement d’adoration qu’un humain ait pu connaître au XXe siècle. Le PCF ne fut pas en reste qui publia une brochure et diffusa un film intitulés « L’homme que nous aimons le plus ». L’Humanité du 8 décembre 1948 publia à sa gloire un poème intitulé « Joseph Staline », dû à la plume de l’un des plus grands poètes français du XXe siècle : Continuer la lecture de Mélenchonisme: L’Homme que nous aimons le plus. (Archives cinéma français)

Non, les cafés populaires de Paris ne furent jamais fermés aux femmes

Les romans, les chansons et le cinéma l’attestent, les cafés populaires de Paris ne furent jamais fermés aux femmes. Simplement parce qu’au long d’un siècle d’existence le Paris ouvrier et populaire a vécu dans la rue.
Le Tambour-Royal tenu par Ramponneau. – www.france-pittoresque.com

Une rue de Paris honore le créateur des grands cafés populaires, Jean Ramponneau, même si la postérité lui fit perdre un et peut-être un x final, la rue Ramponeau, à Belleville. Non loin de là, entre les Courtilles et le faubourg du Temple, Jean Ramponneau avait ouvert, au milieu du XVIIIe siècle, fréquenté par toutes les classes de la société. Pour attirer la clientèle, Ramponneau, qui ne servait pas que du café, avait aussi inventé une stratégie commerciale, proposant la pinte de vin blanc à des prix défiant toute concurrence.

La clientèle était assez variée pour que les gens d’Eglise et en particulier les jansénistes s’en inquiètent. Car le personnel et la clientèle comptaient des femmes, venues avec leurs compagnons ou Continuer la lecture de Non, les cafés populaires de Paris ne furent jamais fermés aux femmes

La petite histoire : Les Malgré-nous dans les camps soviétiques

Les Malgré-nous sont ces citoyens d’Alsace-Lorraine, considérés en 1942 comme des citoyens allemands, qui seront incorporés de force dans la Wehrmacht.

Dans l’armée allemand, on ne leur fait pas confiance, c’est ainsi que 90 % d’entre-eux seront envoyés combattre sur le front de l’Est. Capturés par les soviétiques, ils bénéficieront d’un traitement à part, bien qu’ils resteront prisonniers de guerre. Ce nouvel épisode de La Petite Histoire raconte comment les Malgré-nous ont été placés dans des camps puis libérés progressivement en fonction de l’évolution du conflit.

Quand la droite parlait comme le FN ! (vidéo)(Rediff)

13 Janvier 2017. Quand j’entends les promesses du bonimenteur Fillon et que je constate le nombre de baltringues qui le croient, je me dis que plus le temps passe et moins la vérité a des chances de les atteindre.


Première diffusion : 5 mai 2012

La caste est indignée par la campagne de Nicolas sarkozy. La drague appuyée de ce dernier en direction des électeurs du FN ne serait pas digne de la république, c’est à dire contraire aux dogmes totalitaires de la dictature du Bien et de la gauche Bobo. Or, les propositions de Nicolas Sarkozy n’ont rien à voir avec un quelconque réveil pétainiste. Toutes ces promesse sont celles qui figuraient dans le programme du RPR de Chrirac et l’UDF de VGE au début des années 90.

À cette époque  la stratégie consistait déjà à copier le programme du FN pour tromper les gogos.( voir Quand la droite était (très) à droite… et n’avait rien à envier au FN !
Et il suffit de sortir quelques vidéos des archives pour s’apercevoir que Nicolas sarkozy ne fait qu’emboiter le pas de ses prédécesseurs.

Voilà à quoi s’engageaient en 1990 la droite et le centre en cas de retour au pouvoir (reportage réalisé à l’occasion des “états généraux de l’opposition” (RPR et UDF, transformés en UMP) consacrés à l’immigration, des 31 mars et 1er avril 1990 à Villepinte) (1)

22 ans que l’arnaque marche pourquoi l’UMP changerait ?


Assise de l’immigration – RPR & UDF en 1990 par LeMalPensant

« la France ne doit pas être considérée comme un simple espace géographique sur lequel plusieurs civilisations pourraient coexister »

« On ne peut tolérer que des clandestins puissent rester en France. […] Il faut tout mettre en œuvre pour que les décisions de reconduite à la frontière soient effectives. »

« l’islam n’apparaît pas conforme à nos fondements sociaux et semble incompatible avec le droit français » : « Il y a bien incompatibilité entre l’islam et nos lois. »

« Etre étranger en France, ce n’est pas avoir automatiquement et intégralement tous les droits liés à la citoyenneté française. »

« la lutte des races remplacerait maintenant bien souvent la lutte des classes .»

(1) Parmi les participants : Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot, Alain Juppé, Gérard Longuet, mais aussi… François Bayrou. Co­responsable, au nom du RPR, de cette convention, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui a cosigné (avec Alain Ma­delin) la préface du compte rendu de 39 pages publié à cette occasion.

Vincent Peillon relie la laïcité… au port de l’étoile jaune imposé aux juifs !

Le Conseil représentatif des institutions juives de France( CRIF) a publié un communiqué pour dénoncer ces propos. «Le Crif dénonce la comparaison faite hier lors de son intervention sur France 2 par Vincent Peillon entre le sort des Juifs sous l’Occupation et la situation actuelle des musulmans de France.L’histoire de la déportation de plus de 75 000 Juifs, de la spoliation des biens juifs ou des lois discriminatoires comme le port de l’étoile jaune ne saurait être dévoyée et instrumentalisée au nom d’un soi-disant équilibre des souffrances. De telles déclarations ne servent que ceux qui cherchent à réécrire l’Histoire.» L’institution juive demande «une clarification et un correctif immédiat de la part de Vincent Peillon».

(…) Le Figaro



Le candidat à la primaire de la gauche a dénoncé ce mardi 3 janvier sur France 2 ceux qui « veulent utiliser la laïcité contre certaines catégories de population ». Et de citer, de manière quelque peu surprenante, le sort des juifs dans l’Allemagne nazie…

[Mise à jour – 11h35] Contacté par Marianne ce mercredi, l’entourage de Vincent Peillon précise ses propos : « Il n’a pas voulu lier la laïcité et Vichy. Ce qu’il a voulu dire, c’est qu’il ne faut pas utiliser la laïcité pour stigmatiser une partie de la population en raison de sa religion. C’est une dénonciation de ce qui se passe aujourd’hui avec la stigmatisation d’une religion », en l’occurrence l’islam. « La stratégie de l’extrême droite, dans l’histoire, est d’utiliser les mots de la République pour s’attaquer à certaines catégories de population », poursuit ce proche du député européen. Quant à comparer la situation des juifs sous l’Occupation à celle des musulmans aujourd’hui, « il n’a pas parlé de l’Holocauste mais de Vichy », insiste-t-il


Le candidat à la primaire de la gauche a dénoncé ce mardi 3 janvier sur France 2 ceux qui « veulent utiliser la laïcité contre certaines catégories de population ». Et de citer, de manière quelque peu surprenante, le sort des juifs dans l’Allemagne nazie…
Pour Vincent Peillon, « il y a eu des dérapages les dernières années » avec la laïcité. – Capture France 2

Voilà un curieux raccourci. Et un magnifique point Godwin. Vincent Peillon, candidat à la primaire de la gauche, explique l’imposition de l’étoile jaune par l’Allemagne nazie aux juifs pendant la Seconde guerre mondiale par… une instrumentalisation de la laïcité. Interrogé sur France 2 mardi 3 janvier, l’eurodéputé socialiste estime à propos de la laïcité qu’« il y a eu des dérapages les dernières années », avant de dénoncer « certains » qui « veulent utiliser la laïcité contre certaines catégories de population ». Il poursuit :

« Ça a déjà été fait dans le passé, c’était il y a 40 ans, les juifs à qui on mettait des étoiles jaunes, c’est aujourd’hui un certain nombre de nos compatriotes musulmans qu’on amalgame d’ailleurs souvent avec les islamistes radicaux. C’est intolérable. »

Vincent Peillon ne précise pas ce lien qu’il établit entre la laïcité et le port de l’étoile jaune sous l’Occupation allemande. Au passage, l’ancien ministre de l’Education nationale commet une petite faute de chronologie, puisque ce sombre épisode de l’histoire ne date pas de« 40 ans » mais de 75 ans, l’étoile jaune ayant été imposée aux juifs français à partir de 1942.

Joyeux Noël

Mithra, Solstice d’Hiver, jésus, le père noël… toute une histoire. Joyeux noël à tous!

Nombreux seraient complètement surpris d’apprendre que Noël n’est originairement pas une festivité chrétienne. Rituellement, nous nous retrouvons dans la nuit du 25 décembre, après un repas copieux et arrosé, autour d’un sapin à s’échanger des cadeaux. Eh bien de telles pratiques existaient déjà autour de la seconde moitié de décembre, avant même la naissance de Jésus-Christ, dans des civilisations orientales, païennes ou pré-chrétiennes. Parallèlement, tout commerce, hostilité ou rapport de domination était interrompu pendant cette période. Des pratiques qui rappellent étonnamment les nôtres (ou du moins en principe). L’enfant Jésus n’est donc pas le noyau et le premier « fêté » de cette célébration de fin d’année. D’ailleurs aucune référence biblique, ni dans l’Ancien Testament, ni dans le Nouveau ne mentionne une fête de la naissance de Jésus-Christ. Les Actes des Apôtres non plus ne témoignent pas d’une telle festivité. Noël ne s’est donc constitué que plus tard, autour du IIIe siècle, comme fête de la naissance du Sauveur, sur des bases et des célébrations préexistantes. Mais alors que fêtaient ces dernières ? Et qui ?

Le 22 décembre de cette année marque le jour du solstice d’hiver, c’est-à-dire la date à partir de laquelle les jours se prolongent et la lumière dure plus longtemps. Le solstice d’hiver était déjà associé pour les civilisations païennes à un certain nombre de croyances mais c’est la lumière qui se constitue comme noyau premier de ces célébrations. Le culte de Mithra (ou culte mithraïque) avait pour principale festivité le Mithragan apparu probablement autour du IIe siècle avant J.-C. et qui célébrait la victoire de la lumière sur les ténèbres. Il fut très pratiqué sous l’Empire romain avant d’être déclaré illégal en 391 et supplanté par le culte chrétien. Dans le culte mithraïque, le 25 décembre correspondait alors à la célébration du Natalis invictis soit la naissance du « soleil invaincu ». Plus précisément la célébration était celle du dies natalis solis invicti qui signifie « jour de la naissance du soleil invaincu » et qui a donné le mot « Noël ». Bien avant, une autre célébration s’inspirant du culte d’Apollon et du plus tardif culte de Mithra, toujours pendant le solstice d’hiver célébrait le Sol invictus, le soleil invaincu. Étymologiquement, le mot « Noël » se reconstruit donc à partir du latin dans un contexte païen. Mais enfin, nous pouvons encore fouiller dans les siècles précédant la venue de Jésus, nous projeter en Égypte ou en Babylone pour retracer des formes de célébrations autour du solstice d’hiver jusqu’aux Saturnales romaines.

Réticente voire opposée, à ses début, à l’idée de célébrer la venue au monde du Fils de Dieu, l’Église n’a institutionnalisé une commémoration festive de la naissance de Jésus-Christ que plus tard autour du IIIe siècle. Après une longue réflexion sur la date à attribuer à la naissance du Christ, les autorités chrétiennes conviennent de la situer au 25 décembre (première mention dans le Chronographe en l’an 354 après-J.-C.). L’Église catholique s’est donc arrangée afin de faire coïncider des festivités païennes avec cette nouvelle célébration chrétienne dans une perspective évangélisatrice, celle de christianiser les célébrations païennes. Et c’est bien ce qui s’est passé si l’on veut croire Continuer la lecture de Joyeux Noël

Anne Frank et sa famille n’auraient peut-être pas été dénoncés

Heureusement que cette info est sortie d’un musée adoubé par le système. Si un historien s’était risqué  à faire cette révélation, il aurait été conspué par la planète entière.


Des recherches tendraient vers une découverte « par hasard » de la famille Frank en 1944.

Une photo d'Anne Frank diffusée en 1959, 15 ans après sa mort
Une photo d’Anne Frank diffusée en 1959, 15 ans après sa mort 

Qui dénonça la famille d’Anne Frank en ce jour fatidique de l’été 1944 ? Après des décennies de vaines recherches, une nouvelle étude suggère que l’adolescente juive et les autres clandestins de l’Annexe pourraient avoir été découverts « simplement par hasard ».

Pour le musée Anne Frank d’Amsterdam, qui publie l’étude, « il est possible » que la perquisition qui mena à la découverte de l’appartement secret de l’entreprise familiale ait été effectuée « à cause d’emplois illégaux et d’un trafic de coupons de rationnement ».

Et donc, que « les enquêteurs aient découvert Anne Frank et les sept autres clandestins simplement par hasard ».

Née à Francfort-sur-le-Main en Allemagne le 12 juin 1929, Anne Continuer la lecture de Anne Frank et sa famille n’auraient peut-être pas été dénoncés

Pour en finir avec la légende Castro

Article de Jean Sevilla parut dans Le Figaro Magazine du samedi 23 février 2008

Après un demi-siècle de pouvoir sans partage, le dictateur cubain s’efface. En laissant un pays ruiné, où la démocratie n’existe que sur le papier. Pourquoi le régime de Fidel Castro, ce goulag tropical, a-t-il si longtemps séduit les intellectuels occidentaux ?

Depuis son hospitalisation, à l’été 2006, les apparitions de Fidel Castro se faisaient rares. On ne le voyait plus dans son sempiternel treillis vert olive, mais en survêtement Adidas, tenue peu digne d’un Lider Maximo. Officiellement, il « ne fait pas ses adieux » : il s’engage à rester un « soldat des idées ». Malade et diminué, il continuera donc à délivrer ses oracles bouffons à ses compatriotes, mais sous la forme de textes modestement intitulés Réflexions du camarade Fidel.

A La Havane, le régime ne changera pas de nature : il a été pris en main, il y a un an et demi, par Raul Castro, le propre frère du guide de la révolution cubaine. Il reste que c’est bien une page d’histoire qui se tourne, avec le retrait de celui qui avait cumulé les fonctions de président du Conseil d’Etat, de président du Conseil des ministres, de premier secrétaire du Parti communiste et de commandant en chef des forces armées. Au terme d’un demi-siècle de dictature socialiste, la grande île des Caraïbes, royaume de la répression, de la misère et de la corruption, est ruinée, et la liberté, un lointain souvenir. Dieu sait pourtant si, en Occident, les milieux avancés auront longtemps témoigné, envers le castrisme, d’une inépuisable indulgence.

Le 26 juillet 1953, à Santiago de Cuba, un groupe de rebelles mené par Fidel et Raul Castro attaque la caserne de la Moncada. L’opération est un échec. Emprisonnés, amnistiés un an plus tard, les frères Castro s’exilent à Mexico, où ils ont le loisir de parfaire leur connaissance du marxisme-léninisme. Continuer la lecture de Pour en finir avec la légende Castro

Le dictateur communiste cubain fidel Castro est mort.

Lire ou Relire

DES ANCIENS OFFICIERS NAZIS AU SERVICE DE FIDEL CASTRO

 

Quand Cuba envoyait les homosexuels dans des camps

« Au nom d’une moralité confuse et incertaine, les hippies, les homosexuels, les témoins de Jéhovah, les artistes idéologiquement « diversionnistes », sont envoyés dans des camps appelés Unités militaires d’aide à la production (UMAP)(…). Ils constituent la catégorie de citoyens dont la conduite est « impropre » », explique le sociologue Vincent Bloch, auteur de Rôle de la terreur dans le genèse d’un pouvoir totalitaire à Cuba.

Castro La puissance du mythe

(…) La prise de pouvoir de Castro commence par une épuration sommaire : six cent morts à la suite de condamnations prononcées par des tribunaux d’exception : «la nature totalitaire du régime y était inscrite dès le départ» (10). Après un éloquent « Des élections, pourquoi faire ? » prononcé à La Havane, Castro mit rapidement à l’écart les démocrates de son  premier gouvernement. Il marginalisa les religieux, susceptibles à ses yeux de coaguler les mécontentements, liquida les opposants à la collectivisation des terres. Il met en place un syndicat unique, fait interdire le droit de grève. De même, il organise son administration en la dotant d’outils de surveillance et de répression, telle la DSE, Département de la Sécurité d’Etat, surnommée la «Gestapo rouge» par les cubains eux-mêmes… De 1959 à 1976, Castro gouverne uniquement par décret, sans s’embarrasser des éventuelles observations d’une assemblée, fut-elle croupionne et constituée de représentants désignés par le régime… Il y a pire : il en fallait fort peu pour se retrouver prisonnier politique, condamné au travail forcé –qui comme dans tous les pays totalitaires, devient une composante structurelle de l’économie- Continuer la lecture de Le dictateur communiste cubain fidel Castro est mort.

Lorànt Deutsch et les mélenchonistes: «Deux profs militants m’empêchent d’aller à Trappes»

Le comédien «passeur d’histoire» ne rencontrera pas les élèves d’un lycée de Trappes le 4 novembre comme il l’avait prévu. Il estime que c’est le parti pris idéologique de deux enseignants encartés au Front de gauche qui a forcé sa décision.

La vision enthousiaste de l’histoire de France de Lorànt Deutsch, auteur à succès d’ouvrage de vulgarisation, ne semble pas faire l’unanimité dans le corps enseignant. Sa rencontre, prévue le 4 novembre, avec les élèves de 4e d’un lycée de Trappes a dû être annulée après la levée de boucliers de deux professeurs, Nicolas Kacmarek et Marie-Cécile Maday, qui ont publiquement déclaré qu’ils ne partageaient pas les valeurs et l’approche du comédien.

Pour Le Figaro, Lorànt Deutsch explique que cette position, qui se pare de vertus pédagogiques, est en fait guidé par l’idéologie de deux militants du Front de Gauche.

LE FIGARO – Qui sont les deux professeurs qui vous empêchent de venir parler d’histoire et de géographie aux élèves de Trappes?

 

Lorànt DEUTSCH – Ces deux enseignants, dont je ne remets pas du tout leurs compétences en cause, sont des militants du Front de Gauche. Leur démarche est, me semble-t-il, idéologique. Je souhaite simplement rencontrer les élèves pour leur faire partager ma passion de l’histoire. Eux, ils se servent de l’histoire pour faire passer des idées politiques. Cela me rappelle une querelle que j’avais eue avec Alexis Corbière, qui avait voulu tout bonnement interdire mon travail au Conseil de Paris. Mais peu importe, j’étais prêt et je suis toujours prêt à débattre avec eux.

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