Archives de catégorie : Média-mensonge et propagande

Quand le Canard Enchainé se désolidarisait de Charlie Hebdo et prenait la défense des musulmans.

arton508-146x200Après l’incendie qui a détruit les locaux de Charlie Hebdo dans la nuit du 1er au 2 novembre, l’autre journal satirique paraissant le mercredi réagit avec une semaine de recul, sous la plume de son rédacteur en chef adjoint Louis-Marie Horeau.

L’article du journaliste, intitulé « À bas la calotte ! À bas les turbans ! », commence par rappeler la longue tradition du Canard enchaîné « qui a accompagné et même nourri, tout au long du siècle dernier, l’anticléricalisme le plus résolu », avant de se joindre au concert d’indignation quasi-général qui a suivi l’« attentat » :

« Tous d’accord, et Le Canard aussi, naturellement, pour condamner les incendiaires [et] pour affirmer le droit à la satire, à la caricature, à l’humour, à la dérision, à la polémique et au blasphème. »

Mais Louis-Marie Horeau nuance et s’interroge :

« Il ne faudrait pas que le cocktail Molotov du 2 novembre carbonise aussi, au passage, tout sens critique et réduise à néant le droit de pour les musulmans, par exemple, de critiquer le blasphème. Le légitime combat de Charlie contre la charia et l’intégrisme islamiste doit-il étouffer la voix des musulmans tranquilles et pacifiques qui disent que les images du Prophète les blessent et que l’assimilation entre le Coran et le manuel du parfait terroriste est abusive ? »

Le journaliste du Canard enchaîné attribue ce qu’il qualifie de « malentendu » au « retard pris par l’islam Continuer la lecture de Quand le Canard Enchainé se désolidarisait de Charlie Hebdo et prenait la défense des musulmans.

Libye : le but de la guerre était-il d’assassiner le colonel Kadhafi ? Par Bernard Lugan

Mardi 16 décembre 2014, à Dakar, lors de la clôture du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, acclamé par les participants, le président tchadien Idriss Déby a lâché une véritable bombe quand, en présence (photo) du ministre français de la Défense, il déclara qu’en entrant en guerre en Libye : “l’objectif de l’OTAN était d’assassiner Kadhafi. Cet objectif a été atteint“.

Idriss-Deby

Cette accusation est gravissime car, si ce qu’a dit cet intime connaisseur du dossier est fondé, c’est en effet toute l’histoire d’une guerre insensée et aux conséquences dévastatrices qui doit être ré-écrite. Sans parler d’une possible saisine de la Cour pénale internationale. D’autant plus que ce conflit rationnellement inexplicable fut déclenché au moment où, paradoxalement, le régime libyen était devenu notre allié à la fois contre le jihadisme et contre les filières d’immigration.

Revenons donc en arrière: l’intervention décidée par Nicolas Sarkozy influencé par BHL ne prévoyait originellement qu’une zone d’exclusion aérienne destinée à protéger les populations de Benghazi d’une prétendue “extermination”. Il n’était alors pas question d’une implication directe dans la guerre civile libyenne. Mais, de fil en aiguille, violant avec arrogance la résolution 1973 du 17 mars 2011 du Conseil de sécurité des Nations Unies, la France et l’Otan menèrent une vraie guerre tout en ciblant directement et à plusieurs reprises le colonel Kadhafi.

L’attaque la plus sanglante eut lieu le 1er mai 2011 quand des avions de l’Otan bombardèrent la villa de son fils Saif al-Arab alors que s’y tenait une réunion de famille à laquelle le colonel assistait ainsi que son épouse. Des décombres de la maison furent retirés les cadavres de Saif al-Arab et de trois de ses jeunes enfants.

Réagissant à ce qu’il qualifia d’assassinat, Mgr Martinelli, l’évêque de Tripoli, déclara : “Je demande, s’il vous plaît, un geste d’humanité envers le colonel Kadhafi qui a protégé les chrétiens de Libye. C’est un grand ami.” Telle n’était semble t-il pas l’opinion de Continuer la lecture de Libye : le but de la guerre était-il d’assassiner le colonel Kadhafi ? Par Bernard Lugan

Ces journalistes que d’aucuns appellent journaleux

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Il y avait, dans le passé, hors les temps de guerre, une presse où les opinions s’exprimaient assez librement. Nous avions, en ce temps-là, les informations fausses, tronquées, orientées par un ministère de l’Information, les opinions malveillantes, voire criminelles, mais il y avait aussi sur d’autres « supports » l’information de contre-pied. Avec l’envers, il y avait aussi l’endroit. On pouvait être submergé par la rhétorique du PCF, on n’en était pas moins suffisamment libre pour trouver ailleurs un écho différent aux actualités du moment.

Les choses ont changé au cours des dernières décennies. On a découvert la langue de bois. Elle touche d’abord les mots avec un goût pour l’euphémisme. Ensuite, les discours s’y sont mis avec la volonté de tricher en noyant les réalités dans une mer de phrases creuses. Et le stade achevé est le politiquement correct, forme de discours adapté aux bobos et autres « Bisounours » qui se sont bien trouvés avec la gent politique qui nous enfume depuis 40 ans. Le plus grave étant évidemment que le politiquement correct interdit tout ce qui n’est pas lui-même. Il n’y a plus un envers et un endroit, il n’y a qu’un côté autorisé ; l’opinion autre n’est que racisme, fascisme, « nauséabondisme ».

C’est dans ce contexte que les jeunes journalistes sont entrés dans les divers médias. Ils n’ont rien connu d’autre. Dans leurs écoles, ils ont voté Hollande, ils s’entendent aujourd’hui pour exclure Éric Zemmour de leur chaîne.

Demandez, au sortir des lycées, quelle profession les élèves veulent exercer. Un grand nombre d’entre eux répondra journaliste. Correspondants de guerre ? Hemingway ? Capa ? Bien sûr que non. Mais un journalisme qui met sa binette à la télé quand on a peu de chance de percer dans le cinéma, la chanson ou le sport. En fait, on veut être un journaliste animateur qui rigole tout le temps sur la première radio de France comme sur la dernière, où rien n’est vraiment sérieux, où la météo est aux avant-postes de l’info, suivie du sport.

La génération nouvelle des journalistes sort d’écoles dont on comprend mieux à quoi elles servent, quand les grands comme les plus modestes journalistes du passé s’en passaient fort bien. Ils venaient le plus souvent de professions dont ils pouvaient parler en connaissance Continuer la lecture de Ces journalistes que d’aucuns appellent journaleux

Quand BBC News s’étonne du traitement médiatique et de la communication du gouvernement français après les attaques islamistes.

France attack: Van driven into shoppers in Nantes

lire l’article en anglais sur le site de la BBC

bbc

Traduction d’un passage de l’article:

(…)
The French authorities are reluctant to say anything to encourage the idea that there is any kind of pattern behind the three attacks.

Les autorités françaises craignent de dire quelque chose qui pourrait laisser croire qu’il y aurait un motif derrière les trois attaques.

For the first incident at the police station in Tours, it is clear that there was a religious motivation. The man left evidence of his conversion to extremist Islamist views.

Pour le premier incident au poste de police de Tours, il est clair qu’il y avait une motivation religieuse. L’homme a laissé des preuves de sa conversion à l’islam intégriste.

In Dijon, the man who drove into pedestrians also shouted « God is great » in Arabic. But he is known to have had a history of mental illness. This was not terrorism, is the official line. Similarly in Nantes, there is a strict embargo on speculation about the motives for the attack.

A Dijon, l’homme qui a percuté des piétons a aussi crié «Dieu est grand» en arabe. Mais il est connu pour avoir eu des antécédents psychiatrique. « Ce n’était pas du terrorisme, » c’est la ligne officielle. De même à Nantes, il y a eu un strict « embargo » sur les hypothèses concernant les motifs de l’attaque.

All of which is perfectly understandable. But many people will be asking themselves if there is not some copycat effect being played out. Also, even if it is established the car attacks were the work of unbalanced individuals, might not Islamist propaganda have played some role in pushing them to the act?

Tout cela est parfaitement compréhensible. Mais beaucoup de gens se demandent s’il n’y a pas pas un effet de mimétisme qui se joue. En outre, même s’il est établi que ces attaques de voiture sont l’œuvre de personnes déséquilibrées, ne se pourrait-il pas que la propagande islamiste ait joué un certain rôle en les poussant à l’acte ?

Attaque du Marché de Nantes: un mort de 25 ans ouverture d’une enquête pour assassinat

François Hollande a annoncé le «décès» d’une des victimes de l’attaque de Nantes, mardi en marge d’un déplacement à Saint-Pierre-et-Miquelon. «Je viens d’apprendre qu’il y a eu un décès à Nantes», a déclaré le chef de l’Etat. Son entourage a ensuite indiqué qu’il s’agissait de la «mort clinique» d’une de ces victimes, déjà annoncée par le procureur de Nantes.

source

Le commissaire politique et porte parole du gouvernement socialiste tance le journaliste éric zemmour.

Il va falloir qu’on m’explique qui juge ce qui relève ou pas du journalisme. Pour la gauche, un journaliste c’est un individu proposant des analyses politiques de gauche. Quand cet individu est de droite, il ne peut-être qualifier de journaliste, il fait de la politique. Pour la gauche c’est la nature des propos tenus qui fait le journaliste.
Par exemple: Laurent joffrin, Claude Askolovitch, Aymeric Caron etc… proposent tous des analyses et prennent des positions politiques de gauche. Sont-ils encore des journalistes? En quoi le sont-ils plus que Zemmour? Pourquoi considérer l’un comme un politique et les autres comme des journalistes?

La déclaration Le Foll -qui au passage est la litanie de toute la caste- dévoile encore une fois la rhétorique sectaire et totalitaire de la gauche morale.
Dans une démocratie, ça pose problème….

Le Foll: Zemmour « fait de la politique », « qu’il assume la critique »

Manipulation : le manifestant extrémiste de PEDIGA etait en réalité un journaliste de RTL

Ugp7OB4Panorama, émission vedette de la chaîne ARD 1 consacre un reportage à PEGIDA. Dans celui-ci, elle interroge des manifestants. L’un d’eux se fait particulièrement remarquer par ses propos extrémistes. Il s’agissait d’un journaliste de RTL en infiltration.

Voir la vidéo avec traduction sur Fdesouche

 

World News

Attentats islamistes, la « psychiatrisation » a bon dos

Christian Combaz souligne l’impatience et l’amertume qui agitent une partie de l’opinion après 24 heures de circonlocutions en pleine vague d’attaques à Joué-lès-Tours et Dijon, aux cris d’Allah Akhbar.

Il y a des jours d’inquiétude et de colère, par exemple les 20 et 21 décembre après deux exactions commises au nom d’Allah – où les Français se demandent s’ils portent les mêmes lunettes que leurs médias. A 18 heures, Samedi, le Figaro fait paraître un bandeau noir et rouge signalant un attentat islamiste dans un commissariat. Les agents de police blessés ont subi l’agression au couteau d’un homme qui profère le cri de guerre « Allah Akhbar ».

Vu la consigne lancée il y a quelques mois par les forces déchaînées en Irak qui prescrivaient de tuer des mécréants où qu’ils se trouvent, une telle mollesse étourdie dans l’interprétation des faits laisse non seulement une impression de grande perplexité mais un violent sentiment d’amertume dans la population.

(…) Le Figaro

Michel Onfray : «Nous avons basculé dans une forme de totalitarisme intellectuel»

e philosophe Michel Onfray réagit à l’éviction d’Eric Zemmour d’I-télé. Il considère qu’en France, la controverse a été remplacée par un discours uniforme et snob qui étouffe le mouvement des idées.

En France, on ne polémique plus : on assassine, on méprise, on tue, on détruit, on calomnie, on attaque, on souille, on insinue…

Certains ont été jusqu’à parler de «dictature». Sommes-nous en train de basculer vers une forme de totalitarisme intellectuel ?

Nous y sommes, c’est évident! Plus question de craindre le basculement, nous avons déjà basculé. Seules les idées politiquement correctes sont admises dans ce qui se présente comme un débat mais qui n’est qu’un salon mondain où l’on invite le marginal qui ne pense pas comme soi pour montrer sa grandeur d’âme, sa libéralité, sa tolérance. Mais dès que l’invité prend plus de place que prévu, qu’on ne parle plus que de lui, comme avec Zemmour, alors on disperse façon puzzle: on montre sa véritable nature. […]

Sur le plan intellectuel, quels sont vos points communs et vos différences avec Eric Zemmour ?

Mes points communs avec Zemmour sont ceux qu’il a avec Mélenchon qui, saluons-le d’ailleurs sur ce sujet, réprouve qu’on traite Eric Zemmour de la sorte! Les voici: refus du libéralisme comme horizon indépassable, refus de l’Europe telle quelle fonctionne comme instrument de la machine libérale, critique de l’euro comme rouage de cette machine, confusion des partis de gouvernement dans une même condamnation parce que porteurs du projet libéral, souci du peuple et de son génie propre, condamnation des technostructures qui abolissent la souveraineté populaire, sens et goût de l’histoire. […]

Précisons que cette pensée est aussi celle de l’aile gauche du PS, de l’aile gauche de l’UMP ( très silencieuse il est vrai…), de l’extrême-gauche, de Dupont-Aignan et… de Marine Le Pen, autrement dit, de beaucoup de français qui ne sont pas pour autant des vichystes ou des fascistes…

La convergence, voire la complicité intellectuelle, que l’on observe entre la gauche antilibérale et certains conservateurs tout aussi hostiles au libre-échangisme mondialisé peut-elle déboucher, selon vous, sur une alternative politique ?

Non car la communauté de vue entre tous les antilibéraux sur la critique du libéralisme ( Mélenchon & Le Pen par exemple) ne suffit pas à faire un programme commun de gouvernement […]

Par exemple: l’extrême gauche communie dans l’islamo-gauchisme et l’abolition des frontières, alors que Marine Le Pen met en garde contre l’Islam et veut le retour des frontières, pendant que Mélenchon et le Front de Gauche font de l’immigration une chance pour la France – ce que le patronat pense également, puisqu’il se félicite de la fin des frontières et de l’arrivée massive sur le marché du travail d’un sous-prolétariat prêt à tout pour travailler et consommer!

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