Archives de catégorie : Média-mensonge et propagande

DSK : Ses amis redoutaient le pire

Un proche de Dominique Strauss-Kahn révèle à France-Soir comment, depuis longtemps, il craignait le pire, en raison de son appétit sexuel.

« Depuis plusieurs mois, j’ai demandé que Dominique ne se déplace plus sans être accompagné par deux ou trois gardes du corps. Il ne faut jamais le laisser seul. Non pas pour le défendre contre une quelconque agression, mais je choisis les mots justes, non diffamatoires, pour empêcher mon ami disons… de céder à la complexité de sa vie sexuelle. Cela, bien sûr, dans l’éventualité de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012. »

Ce proche de Dominique Strauss-Kahn nous a fait cette déclaration alarmiste, il y a environ trois mois, lors d’un déjeuner à Paris. Curieusement, ce responsable du PS n’a pas été écouté. Les conseillers du directeur du FMI préfèrent alors ressasser de vieilles affaires politico-financières qui ont plombé son ascension politique au début des années 2000 : sa relaxe finale dans le dossier de la Mnef, le salaire de son ancienne secrétaire payé par Elf et sa curieuse détention de la fameuse cassette Méry, illustrant le financement illégal du RPR. Pourtant, cette alerte ne faisait que refléter ce que beaucoup chuchotaient, depuis une quinzaine d’années, parmi nombre de journalistes politiques parisiens et de caciques des grands partis français. Ce proche et ami de DSK ne se contentait pas de le décrire comme « un grand séducteur de femmes, flambeur et dilettante ». Ce militant socialiste n’avait qu’une idée en tête : protéger contre lui-même son ami et patron.
Risque de scandales

Son objectif restait, comme en 2006, de le voir arriver à l’Elysée et s’asseoir dans le fauteuil de président de la République. Ce qui n’était pas évident, malgré les bons sondages de son candidat, vu le risque de scandales sexuels à répétition. Comme nous l’a affirmé notre interlocuteur, il y a trois mois : « Dominique, sorte de funambule aux nerfs d’acier et à la prodigieuse intelligence, constitue en fait une bombe à retardement qui peut exploser à tout moment… »

Dimanche dernier à New York, ses « pompiers » experts en communication de crise et situation d’urgence sont arrivés trop tard, pour la première fois. Leur erreur : ils n’avaient pas prévu le pire.

Un journaliste avait eu l’intuition (ou le courage ?) de prévoir ce pire et de briser l’omerta médiatique autour de DSK et, plus généralement, sur la vie privée des politiques dans l’Hexagone. Correspondant de Libération auprès du Parlement européen à Bruxelles, Jean Quatremer écrivait sur son blog Coulisses de Bruxelles le 9 juillet 2007 : « Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. […] La France ne peut pas se permettre un nouveau scandale. »

Plutôt que de tirer les leçons de cette mise en garde, les « pompiers » de DSK ont fait pression pour que le journaliste de Libération censure son blog de toute allusion à DSK. Ce qu’il n’a pas fait.

Aujourd’hui, comme tous les autres proches du directeur du FMI, notre interlocuteur se voit obligé de tenir un discours consensuel au nom de la présomption d’innocence. C’est-à-dire de déclarer et de répéter que « le prétendu viol d’une femme de ménage, à l’hôtel Sofitel de New York, ne ressemble pas du tout à l’ancien député maire de Sarcelles ». Bien sûr, plusieurs de ses conseillers et proches n’ont cessé de mettre en garde DSK contre ses penchants particuliers. L’intéressé refusait à chaque fois de discuter du fond de « l’affaire », se contentant d’en rire ou d’en sourire, d’encaisser les critiques, sans réagir dans un sens ou dans un autre. Son intelligence, il est vrai, brillantissime, lui permettait de noyer le poisson sans avoir à s’expliquer, rendre des comptes ou même accepter de prendre quelques précautions.

Une succession d’affaires ?

Or les « affaires » se seraient succédé en France et à l’étranger. La quasi-totalité n’aurait jamais débouché sur le plan médiatique ou judiciaire à l’exception de deux d’entre elles. L’une concernait en France une journaliste et l’autre aux Etats-Unis une haut fonctionnaire du FMI. Les autres se seraient déroulées en l’absence totale de la moindre procédure de police ou judiciaire ainsi que de la moindre allusion dans la presse. Elles auraient eu pour victimes plusieurs jeunes femmes, dont des militantes du PS et des Beurettes, selon nos informations émanant de proches, pourtant bienveillants à l’égard de DSK. Toutes ces affaires se seraient réglées à l’amiable entre les parents de ces victimes et des responsables du PS. Ces derniers auraient réussi à calmer, avec beaucoup de difficultés, ces sympathisants socialistes (certains s’étaient armés d’une hache ou d’un couteau, selon notre source) les persuadant de ne pas déposer plainte.
Des éléments de vie privée « indécents »

Dans leur ouvrage de référence Sexus Politicus (éd. Albin Michel-2006), les deux journalistes Christophe Deloire et Christophe Dubois consacrent six pages au patron du FMI sous le titre « L’affaire DSK ». Ils y décrivent l’énergie déployée par les « pompiers » de Dominique Strauss-Kahn pour récupérer auprès d’eux des « blancs (documents de police, NDLR) relevant du sordide et comportant des éléments de vie privée indécents » sur leur patron. En fait, il s’agit simplement d’une visite de DSK dans une boîte échangiste très connue située dans le Ier arrondissement de Paris. Une visite tout à fait légale qui n’avait rien de répréhensible aux yeux du Code pénal français. Comme quoi, ces « pompiers » avaient décidé d’instaurer une drôle de hiérarchie dans les dangers qui menaçaient leur patron. Au point de vouloir contrôler toute publication dans la presse ou dans l’édition plutôt que de protéger leur patron « contre les penchants complexes de sa vie sexuelle », selon l’expression de ce proche qui nous a parlé sous le couvert de l’anonymat. Comme l’écrivaient mardi la plupart des journaux français, les « frasques » de DSK étaient, à Paris, un secret de polichinelle.

Même s’il est présumé innocent, les accusations de viol qui pèsent désormais contre lui aux Etats-Unis ont révélé au monde entier cette « vie sexuelle complexe ». Notre interlocuteur s’en mord les doigts : « On ne m’a pas écouté. Il ne fallait pas le laisser seul. »

Par Yvan Stefanovitch

Jean-Michel Apathie, Cassandre et DSK

Pour se défendre, les journalistes disent: « nous ne savions pas ». Ou bien: « Nous n’avions pas suffisamment d’éléments pour enquêter ». Or plusieurs livres évoquaient le comportement instable de Dominique Strauss-Kahn. L’un d’entre eux était sorti en 2010: « DSK, les secrets d’un présidentiable ». Ce livre signé par un auteur anonyme a été littéralement descendu par la presse. Le chroniqueur de Canal + Jean-Michel Apathie n’ a rien trouvé de mieux que de le « jeter » à la poubelle sans même évoquer les révélations qu’il contenait.
Aujourd’hui, à la lumière des récents évènements, le manque de discernement et la morgue du petit plumitif de la chaine des Bobos de gauche apparaît comme une faute professionnelle.
Les journalistes français seront-ils capables de se replonger dans ce livre et faire enfin leur travail comme a su le faire cette semaine l’agence de presse mexicaine Notimex qui nous apprend notamment que Dominique Strauss-Kahn a déjà à son actif plusieurs agressions sexuelles présumées dont une employée de maison mexicaine lors d’une visite de travail. ?.

DSK incarcéré, la presse complice !

Jusqu’ici le milieu médiatique avait fait respecter la loi du silence. On se préparait même à raconter aux français l’histoire qui allait les séduire. Celle de l’Homme providentiel, compétent, efficace. L’Homme qu’il fallait à l’endroit où il fallait. Celui que la situation exige. Celui qui nous guiderait vers un gouvernement mondial, un libéralisme bonhomme et un multiculturalisme plein de promesse. Le héros de l’hyper-classe mondialisée qui sait murmurer à l’oreille de la grande finance. L’homme du Siècle. On allait voir ce qu’on allait voir.

Et puis, patatras ! Les digues de la propagande ont lâché sous la pression du réel. Les cachotteries du petit génie éclatent aujourd’hui au grand jour. La déflagration résonne comme un scandale épouvantable. Et tout le monde est éclaboussé…même si les média veulent nous faire croire le contraire.

Car si machination il y a, ce n’est pas dans les placards d’une chambre d’hôtel qu’il faut la chercher, mais dans les sombres recoins de la connivence qui existe entre la presse, les milieux de la finance et les hommes politiques de ce pays. Et si DSK est jugé coupable, les journalistes auront une responsabilité devant l’Histoire. En gardant le secret sur son caractère sexuellement instable, ils auront interdit à un homme de se soigner et de dériver vers la criminalité. Ils auront aussi privé les victimes de se défendre sans craindre d’être inquiétés. Le témoignage de la mère de Tristane Banon (1) est à ce titre très significatif. En écoutant son interview sur France 3 Normandie, on apprend que l’agression subie par sa fille lui a valu d’être ostracisée au sein du milieu journalistique et celui des éditeurs… ce genre de détail en dit long sur les mœurs qui ont cours dans ces milieux.


La mère de Tristane Banon, Anne Mansouret… par jackyshow38

Le bal des faux cul médiatiques

C’est bien connue : Quand le chef est touché, la meute aboie. Bien que parfaitement informés des penchants pervers du directeur du FMI, dès les premières heures de l’affaire, les journalistes ont feint la surprise. Toute la journée de dimanche ils n’ont cessé de chercher des circonstances atténuantes à DSK. Sans un mot de compassion pour la présumée victime, ils n’ont pas hésité à émettre la thèse du complot. L’idée qu’un homme de pouvoir use de son statut social et de son autorité pour soumettre sexuellement une femme de ménage n’a semble-t-il pas traversé les esprits caverneux de nos cro-magnons du journalisme asservi. Depuis deux jours, leur litanie se résume en deux mots de langage : présomption d’innocence (2). Une prudence qui, dans leurs bouches, ressemble à un déni de culpabilité… car ils n’ont jamais pris autant de précaution avec Berlusconi, Woerth, ou Le Pen. Dans son malheur, DSK a la chance d’être de gauche, libéral, mondialiste, eurobéat… et intime des journalistes.
Olivier Mazerolle avouera même dans un élan de sincérité qu’il lui est difficile de commenter cette histoire en raison de son amitié pour Anne Sinclair et son mari. Mais la palme de la bouffonnerie revient sans doute à Askolovitch. Le chroniqueur inquisiteur (3), invité à intervenir sur cette affaire par la journaliste Lea Salamé, s’est une nouvelle fois illustrée par sa muflerie.(4)
Lorsque Léa Salamé le présente comme proche de Dominique Strauss Khan, le petit bonhomme de paille du grand directeur du FMI s’insurge : « NON, NON, NON, je suis un journaliste qui connait bien Dominique Strauss Khan… mais je ne suis pas un proche. … j’écris actuellement un livre politique avec lui c’est tout. » Et Askolovitch d’exiger que les journalistes arrêtent de commenter une situation dont ils ne savent rien, et ainsi de contribuer à la destruction d’un homme politique. On connait cette stratégie, c’est celle qui leur a permis de sauver les soldats Polansky, Frédéric Mitterand, Cohn Bendit, Kouchner.. et caetera.

Le lundi, c’est à Michel Taubman, le rédacteur en chef de la revue néo-conservatrice le Meilleur des Mondes de donner de la voix. Ce proche de BHL et de Pascal Bruckner, fut à la tête du collectif d’intellectuels favorables à la guerre en Irak. Il est aussi le biographe de Dominique Strauss Khan. Invité sur RMC et sur d’autres antennes, il se plait à dénoncer une cabale contre DSK et dénigre le témoignage de Tristane Banon que personne n’a jusqu’ici interrogé. Sur France inter, où l’ensemble de la rédaction semblait être en deuil, Pascale Clark (5), elle si souvent agressive, était d’une douceur complice face à un Jean Marie Le Guen manipulateur et cynique. Ce dernier n’a fait que répéter la rengaine orchestrée par les communicants de l’agence Euro RSCG au service de Strauss Khan. Il ira jusqu’à insinuer que si Tristane Banon porte plainte c’est la confirmation que cette campagne contre DSK est menée par l’UMP.
On ne peut pas s’attendre à autre chose de la part de nos politiques et de leurs média-menteur. Le mal risque même d’empirer. Nous allons assister à coup sûr au défilé des belles âmes qui viendront nous expliquer sur toutes les antennes que le système judiciaire et policier américain n’est pas respectueux de la dignité humaine, et que les média US sont des rapaces. Ce seront les mêmes qui hier ont livré la France à l’américanisation, et qui, il y a encore une semaine, vantaient les mérites du multiculturalisme made in USA. Pitoyable.

Comme le souligne le journaliste Christophe Deloire (6) auteur avec Christophe Dubois du livre Sexus politicus, dans lequel ils soulignaient déjà à l’époque les comportements très douteux de DSK, la fonction des journalistes ne consiste plus à informer. La classe médiatique est désormais là pour dire le bien et le mal en émettant des opinions qui s’apparentent le plus souvent à des sermons de la moraline moderniste. Ils sont les garants du dogme européiste, immigrationniste, multiculturaliste et mondialiste.

Les média faiseurs d’un roi déchu avant son sacre ?

Parce qu’ils avaient choisi que se serait lui contre sarko. Parce qu’ils se croient au dessus des règles les plus élémentaires de l’éthique et de l’honnêteté intellectuelle. Parce qu’ils sont totalement coupés du peuple. Parce qu’ils ont imposé leur tyrannie… les média sont aujourd’hui un réel frein au bon fonctionnement de la démocratie en France.
Oui, le journalisme et les média doivent être désignée comme responsables et coupables. Responsables du déni de réalité. Coupables d’avoir gardé une nouvelle fois un secret sur la vérité d’un homme qui se destinait à incarner le peuple français.

Aujourd’hui, et aux yeux du monde, le roi qu’ils avaient décidé de couronner avant que le peuple ne vote, incarne toute la décadence de la classe politico-médiatique. Ce résultat désastreux nous le devons en partie aux média. Feront-ils leur autocritique ? On peut en douter. Certains d’entre eux feront mine d’ignorer, d’autres seront outrés qu’on puisse ainsi les suspecter, chacun défendra sa petit chapelle… et l’histoire suivra son cours jusqu’à la prochaine fois.

(1) http://www.dailymotion.com/video/xipzdb_la-mere-de-tristane-banon-anne-mansouret-confirme-la-tentative-d-agression-sexuelle-de-dsk-sur-sa-fi_news

(2) « Cela ne ressemble pas au DSK que je connais » un article de Rodolphe Bosselut
http://www.causeur.fr/%C2%AB-cela-ne-ressemble-pas-au-dsk-que-je-connais-%C2%BB,9927

(3) Claude Askolovitch découvre Riposte Laïque

(4) l’analyse d’Askolovitch
http://www.itele.fr/video/dsk-lanalyse-de-claude-askolovitch

(5) Pascale Clark interroge Jean-Marie Le Guen

(6) l’étrange Omerta des média sur DSK
http://www.prechi-precha.fr/2011/05/16/letrange-omerta-des-medias-sur-le-cas-dsk/

Jérôme Cortier.

L’étrange omerta des médias sur le cas DSK

L’affaire de la chambre du Sofitel démontre que les éditoriaux à tour de bras ne permettent pas d’approcher de la vérité, pas plus que les sermons ne prédisent l’avenir. Pour parler de la vie politique, les médias français alignent traditionnellement une cohorte d’éditorialistes, rebaptisés depuis peu « commentateurs », là où les Anglo-Saxons, avec tous leurs défauts, préfèrent lancer leurs enquêteurs pour livrer au public le maximum de révélations. Or de la soif de vérité factuelle les démocraties ne se portent jamais mal.

La démocratie française a besoin d’une sérieuse cure d’un remède inventé par un Britannique, George Orwell, la « common decency » : la décence commune, une morale de la simplicité et de l’honnêteté. Elle devrait s’imposer aux politiques, aux « intellectuels », autant qu’aux journalistes. La décence commune en l’espèce, c’est le respect des personnes, bien entendu, mais surtout le refus de l’hypertrophie verbale, une obsession de la soumission aux faits. Cette décence devrait prohiber le commentaire vaseux qui se croit libre parce qu’il ne s’autorise que de lui-même.

En 2006, je fus l’auteur avec Christophe Dubois d’un livre d’enquête sur le caractère aphrodisiaque du pouvoir, Sexus politicus (Albin Michel), qui traitait aussi des coups bas sous la ceinture dans la vie politique. Pour la première fois, un chapitre intitulé « L’affaire DSK » évoquait le comportement hors normes de celui qui n’était pas encore directeur général du FMI, et révélait ses risques inconsidérés pour un homme d’Etat, ses vulnérabilités. Les scènes racontées ne relevaient pas que de la séduction de salon. Ce chapitre avait valu à notre éditeur et à nous-mêmes d’intenses pressions, vu le caractère sensible des informations.

Depuis dimanche 15 mai, j’ai décliné toutes les propositions d’interviews, ne voulant pas ajouter mes commentaires à ceux de spécialistes n’ayant rien vu, rien su, rien lu, ni bavarder sur la séduction en politique (hors sujet), ni resservir des informations publiées il y a cinq ans.

Mais une nouvelle fois l’actualité nous oblige à poser la question de l’utilité des journalistes. A quoi servent-ils ? Certains citoyens considèrent, non sans raisons, que certains d’entre nous (pas la plupart, mais certains parmi les plus influents) tentent d’imposer leurs vues plutôt que de nous informer et finissent par constituer une classe à prétention dominante. Une sorte de classe politique bis libérée des difficultés de l’action mais jamais privée de parole. Une classe médiatique qui n’agit pas (rôle des politiques), ne cherche pas la vérité (rôle des journalistes), mais ratiocine. Faut-il laisser aux humoristes le monopole de la révélation ?

A croire les professions de foi d’un quarteron d’éditorialistes depuis des mois, inutile d’aller voter, les jeux sont faits pour 2012. Au second tour, ce sera Sarkozy-DSK. L’un des commentateurs politiques les plus célèbres, doyen doté de l’ubiquité médiatique, avait jugé bon il y a cinq ans d’ignorer Ségolène Royal dans un livre sur les candidats à la présidentielle. Fort de sa certitude d’avoir raison contre le réel, il vient de remettre le couvert, à l’envers, en affirmant que la candidature de Dominique Strauss-Kahn est de loin la meilleure, la plus « raisonnable », bref la seule. L’éditorialiste devenu militant. Dans d’autres métiers, à ce prêcheur doté d’une singulière capacité à multiplier les erreurs, on aurait poliment proposé une retraite méritée.

En publiant Sexus politicus, Christophe Dubois et moi avons transgressé un tabou. Le fallait-il ? La question mérite débat, et il est parfaitement concevable de s’offusquer sur le principe. Introduisions-nous en France les méthodes du journalisme anglo-saxon et/ou crevions-nous une bulle de secrets privés ? Les lecteurs, y compris les responsables politiques, par leur nombre et leurs réactions, ont manifestement considéré que le dévoilement était légitime, notamment si on ne le recouvrait pas d’une couche de morale.

A la parution du livre, les médias, quoique diserts sur l’ensemble du livre, se sont montrés plus que discrets sur les informations concernant Dominique Strauss-Kahn. Bien sûr, il eût fallu le cas échéant vérifier, pousser plus loin les enquêtes. Beaucoup, là encore, ont préféré le commentaire au scoop. Comme en témoignent les taux d’audience ou les ventes des médias qui privilégient les révélations, le journalisme plaît lorsqu’il nous révèle le monde, les gens, plutôt que de poser devant nos yeux et nos oreilles un voile de logorrhée subjective.

SE GARDER DE PROPAGER LES RUMEURS

Si demain les Français, lecteurs ou électeurs, nous accusent une nouvelle fois d’avoir gardé un secret entre soi, d’avoir accepté chez les puissants ce que nous refusons aux humbles, que leur répondrons-nous ? Que nombre d’entre nous ne savaient pas ou n’ont pas cherché à savoir ? Nous ne pouvons pas donner aux citoyens des raisons de penser que nous leur mentons, même par omission. Il ne s’agit pas ici de trancher l’affaire de la chambre du Sofitel, simplement d’affirmer, une fois encore, que nous devons avoir l’ambition de dire rien que la vérité, mais toute la vérité.

Se garder de propager les rumeurs, tel est notre devoir. Les laisser se propager sans avoir la curiosité de les vérifier est une erreur. Nous devons avoir la décence commune, comme dans le poème de Rudyard Kipling, Tu seras un homme mon fils, de recevoir d’un même front « deux menteurs », le triomphe et la défaite, et ne pas mentir d’un seul mot. Le rôle des journalistes ne consiste pas plus à accabler Dominique Strauss-Kahn qu’à faire office de témoins de moralité, il consiste à approcher au plus près de la vérité, sans jamais considérer qu’un procès-verbal même avec un tampon officiel, est une parole d’Evangile, sans jamais nous autoriser non plus à ne pas savoir faute d’avoir cherché.

L’affaire Strauss-Kahn, un personnage porté aux nues soudain écrasé sur le mur de l’actualité, risque d’approfondir encore les traumatismes psychologiques de la France. Le pays a pris l’habitude de geindre, mais si l’on regarde bien, plus que de ses blessures réelles, le pays souffre d’un sentiment d’iniquité, d’un déni de réalité et d’un défaut de sens. Les journalistes, qui contribuent à l’organisation du débat public, doivent y réfléchir avant qu’il ne soit trop tard.

Les médias doivent-ils lever le pied sur les révélations, afin d’éviter un accident électoral, ou au contraire accélérer en plein carrefour ? C’est une question essentielle pour la démocratie. Donner un coup de frein serait une faute de conduite, avec le risque de donner le sentiment qu’on protège le « système ». Bien conduire, pour un journaliste, c’est avancer vite sans donner de coups de volant. En tout cas, le dérapage incontrôlé « lécher, lâcher, lyncher » nous fait risquer la sortie de route.

Christophe Deloire est l’auteur de Sexus politicus (Albin Michel, 2006).
Christophe Deloire, directeur du Centre de formation des journalistes (CFJ)
LEMONDE.FR | 16.05.11 | 10h58 • Mis à jour le 16.05.11 | 13h09

Prières musulmanes devant le commissariat de Toulouse : la scandaleuse complaisance d’Yves Decamp sur France Inter

Des prières musulmanes devant le commissariat principal de Toulouse ne semble pas déranger les journalistes de France Inter. Continuer la lecture de Prières musulmanes devant le commissariat de Toulouse : la scandaleuse complaisance d’Yves Decamp sur France Inter

Joffrin Vs Ménard: l’omnipotence médiatique de gauche !

J’ignore si le livre de Ménard «Vive Le Pen» vaut la peine d’être défendu. Mais la clameur par laquelle il a été accueilli me le rend d’ores et déjà sympathique. Quelle consternation !
Quel hurlement d’indignation ! Quelle colère fiévreuse !… écumant de rage, le poil dressé, les petits caniches édentés de la bien-pensance ont sorti les crocs.

Laurent Joffrin pleurniche. Dans un édito (1) dont il a le secret, le petit télégraphiste du libéralisme (2) se dit déçu de voir Robert Ménard défendre la liberté d’expression de la famille Le Pen. Pour Joffrin, c’est une infamie. Ménard était bien utile à la démocratie quand il donnait le sentiment d’être de gauche, maintenant qu’il partage des idées avec la droite nationale, il devient nuisible à la liberté… et tel un parrain de la Cosa Nostra Joffrin juge qu’il est temps de lui dire Adieu.
Voilà résumé le sectarisme stalinien du pouvoir médiatique en place depuis plus de trente ans. Trente ans de connivence. Trente ans de politiquement correct. Trente ans de conformisme. Trente ans de pensée univoque et sans relief.

Mais depuis quelques temps de nouvelles figures s’imposent dans le paysage audiovisuel français. Le mur de Berlin de la presse française se fissure…. et Joffrin, comme tous ses petits copains, tente de colmater les brèches…
Alors ils vilipendent. Ils dénoncent. Et eux, qui n’ont eu de cesse de détruire la République, en appellent à un sursaut citoyen.
La méthode est bien rodée : toute personne ayant tenu une parole contraire au dogme imposé par la cléricature médiatique se voit proscrit et jeté en pâture à la meute aboyante des cerbères de la gauche morale.

Ménard n’ignore pas que les Le Pen ne sont pas de bonnes victimes pour la gauche. Ils peuvent tout subir, ils ne trouveront personne dans les média pour prendre leur défense. La cabale anti-Le Pen est devenue un réflexe pavlovien, un certificat de rebelle-attitude, une posture de journaliste sans peur et sans reproche. La réaction de Joffrin au livre de l’ancien directeur de Reporter Sans Frontière en est une illustration presque caricaturale. Sans même avoir lu l’ouvrage de Ménard, joffrin, commère payée pour hululer sur tous les toits, s’est mis à alerter ses petits camarades du danger à venir.

A gauche on préfère prendre la défense des anciens terroristes reconvertis dans le mauvais polar. Partir à la rescousse d’un pédophile devenu ministre de la culture ou écologiste soixante-huitard réincarné en vache sacrée du libéralisme libertaire. On se dit fier de sa jeunesse maoïste, de son passé stalinien, de ses rêves juvéniles de révolutions cubaine et on ne cache pas son admiration puéril pour le courage Guevariste. On refait l’histoire quand ça nous arrange à gauche. On s’invente un passé de résistant en cachant son héritage de collabo. Les amitiés de la gauche avec les dictateurs de la pire espèce ne sont pas si dramatique. On peut même se glorifier d’avoir porté des valises à des indépendantistes sanguinaires. Il est aussi permis de tromper le peuple en le livrant à une bureaucratie européenne carnassière et ne jamais avoir recours au référendum, tout en donnant des leçons de démocratie à la terre entière. On a même vu des syndicats exclurent des adhérents pour délit d’opinion…. c’est bath la gauche !!

Et le plus épatant, c’est que personne n’a jamais eu à se repentir. Les radios, les télés, les journaux sont au garde à vous. Un mot d’ordre et c’est une kyrielle de journalistes lobotomisés qui se mettent à ramper pour sauver la République en danger. Normal. De ce côté là de l’échiquier, on a lu Gramsci. Et grâce à ce talentueux communiste on sait que l’État ne se résume pas à son seul appareil politique. Il est également composé d’appareils à dominante idéologique, la « société civile » – comprenant les forces culturelles (l’Université, les artistes, les intellectuels, les média, les associations…) sur laquelle la gauche se doit d’exercer son hégémonie et maintenir une pression politique qui ressemble à s’y méprendre à du terrorisme intellectuel.

C’est un confort qui est loin d’être négligeable. Ainsi, la gauche et ses média de propagande, peuvent en toute impunité désigner ceux et celles qui sont dignes d’être, ou pas, dans le giron de sa République.
Pour y figurer, il est nécessaire d’adhérer au multiculturalisme, à la submersion immigrationiste, à la diversité émancipatrice, au libéralisme gentil, à l’Europe souriante, et à l’Euro libérateur… telle est la nouvelle règle pour avoir le droit d’être désigné comme républicain par la gauche et ses journalistes assujettis.

Ménard peut bien publier son brûlot «Vive Le Pen», cela fait trente ans que les contre feux sont allumés… et ils ne sont pas prêt de s’éteindre… à moins qu’en 2012 ?!?

Jérôme Cortier

(1) http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20110401.OBS0595/l-edito-de-laurent-joffrin-adieu-menard.html

(2)si aujourd’hui le livre de R.Ménard a pour titre « Vive Le Pen », dans les années 80 Joffrin jubilait en criant « Vive la crise ». Il fut en effet l’un des journalistes de Libé qui faisait parti de l’émission « Vive la crise » animée par Yves Montant. Une émission à la gloire du libéralisme économique. A l’époque Joffrin rédigea un texte pour le supplément de Libé qui avait pour titre « La pédagogie de la gaffe. » Il serait intéressant de savoir ce que Joffrin pense de la pédagogie de la baffe.

http://www.20minutes.fr/article/261190/crise-financiere-Quand-Yves-Montand-et-Laurent-Joffrin-criaient-Vive-la-crise.php

En Islande, une révolution anti-FMI qui n’intéresse personne

Vous vous souvenez peut-être qu’il y a quelque trois ans, c’est l’Islande qui faisait les gros titres en raison de sa crise supposément cataclysmique et de ses banques en faillite. Aujourd’hui, tout va beaucoup mieux, même le FMI le reconnaît. Mais les remèdes appliqués ne sont pas ceux que l’on préconise à Bruxelles et au FMI. Les Islandais ont froidement refusé de transférer les pertes des banques au contribuable. Ils les ont laissées faire faillite et le monde ne s’est pas écroulé. Le Parlement islandais vient quand même d’accepter de rembourser certaines sommes à la Grande Bretagne et aux Pays-Bas, mais dans des conditions très améliorées par rapport à un précédent projet rejeté par référendum :

Lire article de Reuter

Au passage, le peuple a repris le pouvoir, s’est prononcé par référendum et est en train d’élaborer une nouvelle constitution.

Un article de Courrier International, relayant le Daily Telegraph, fait le point sur la sortie de crise de l’économie en Irlande et en Islande. Les moyens employés par l’Islande sont radicalement opposés à ceux imposés à l’Irlande :

Située hors de la zone euro, l’Islande est restée maîtresse de ses stratégies de sortie de crise. Pas question de transférer les pertes des banques sur les contribuables et de se laisser imposer une cure déflationiste qui aggrave la dette.

Résultat : deux ans à peine après une crise présentée comme apocalyptique, l’Islande est en train de s’en sortir. Et c’est le FMI qui le dit. Pour être précis, c’est son représentant Mark Flanigan qui déclare : “La récession s’est révélée moins profonde que prévu”. Le modèle social nordique a été préservé et l’endettement décroît progressivement, grâce à une forte dévaluation de la monnaie (qui a perdu 30 % en deux ans) et à l’inflation qui atténue les dettes. Le chômage est fortement retombé (de 9,7% à 7,3 %, pourcentage à comparer à celui de l’Irlande : 14,1 %). La reprise se traduit en chiffres (1,3 % au troisième trimestre).

Le président islandais s’en explique sans ambages à Bruxelles : “La différence est qu’en Islande nous avons laissé les banques faire faillite, a-t-il expliqué. C’étaient des institutions privées ; nous n’y avons pas injecté de l’argent pour les maintenir à flot.. L’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité.”

Paul Krugman attribue ce redressement aux facteurs suivants : dévaluation de la monnaie, contrôle des capitaux. Il constate aussi que l’Islande est faiblement sanctionnée.

Mais ce n’est pas tout : non seulement l’Islande a su maîtriser la crise économique, mais en outre elle a approfondi sa démocratie. Déjà, c’est par référendum qu’elle a décidé de ne pas rembourser les dettes des banques :

Lire article de Wikipédia

Qui plus est, elle a élu une Assemblée constituante :

Lire article Wikipédia

Des banquiers ont été arrêtés pour manipulation des marchés :

Lire article 7 sur 7

La grande presse s’intéresse peu à la sortie de crise islandaise. Les gens sérieux n’ont rien à en dire, sauf un certain Paul Krugman, qui n’est jamais que prix Nobel d’économie ; celui-ci a écrit, dans le New-York Times, un article titré « Mangeons les Irlandais » :

Sur le mode de l’ironie grinçante, Krugman dénonce le poids que subit le peuple irlandais du fait du transfert des dettes des banques sur le contribuable. Il félicite l’Islande d’avoir choisi une toute autre voie et note même, que cette dernière, en refusant de payer des dettes indues, a paradoxalement obtenu plus de confiance de la part des marchés financiers, et donc des taux d’intérêt plus bas. En effet, ce que le prêteur attend de l’emprunteur, c’est qu’il soit solvable et non qu’il soit vertueux, ou pseudo-vertueux (car ce n’est pas de la vertu que d’accepter de payer ce qu’on ne doit pas). Krugman écrit :

« Pourtant, à ce stade, l’Islande semble faire mieux, pour le moins, que son quasi-homonyme. Sa crise économique ne fut pas pire que celle de l’Irlande, ses pertes d’emplois moins sévères, et elle semble en meilleure posture pour une reprise. En fait, les investisseurs semblent considérer aujourd’hui que la dette islandaise est plus sûre que la dette irlandaise. Comment une telle chose est-elle possible ?

Une partie de la réponse réside dans le fait que l’Islande a laissé les créanciers étrangers des banques qui s’étaient emballées payer le prix de leur propre manque de jugeotte plutôt que d’obliger ses propres contribuables à garantir de mauvaises dettes privées. Comme le note le Fonds monétaire international – d’un ton approbateur ! – « les faillites du secteur privé ont entraîné un déclin significatif de la dette extérieure ». Dans le même temps, l’Islande a permis d’éviter une panique financière en partie en imposant des contrôles temporaires sur les capitaux, c’est-à-dire en limitant la possibilité pour les résidents de sortir des fonds du pays.

L’Islande a également bénéficié du fait que, contrairement à l’Irlande, elle possède encore sa propre monnaie : la dévaluation du krone, qui a rendu les exportations islandaises plus compétitives, fut un facteur important dans la limitation de la crise islandaise.

Aucune de ces options hétérodoxes n’est envisageables pour l’Irlande, selon les sages. L’Irlande, disent-ils, doit continuer à infliger des souffrances à ses citoyens, parce que faire quoi que ce soit d’autre saperait fatalement la confiance.
Mais l’Irlande est maintenant dans sa troisième année de rigueur, et on dirait que la confiance ne fait que s’épuiser. Et il faut vous demander jusqu’où il faudra aller pour que les gens sérieux se rendent compte que le fait de punir la population pour les péchés des banquiers est plus qu’un crime : c’est une erreur.
»

En lisant cet article, je me suis particulièrement délectée de la remarque du FMI : « les faillites du secteur privé ont entraîné un déclin significatif de la dette extérieure ». Donc, si mon banquier fait faillite, mon emprunt disparait avec lui. Sont fortiches, quand même, au FMI, d’avoir poussé la réflexion économique jusque là !

Le sujet Islande circule de blog en blog. Une analyse détaillée se trouve sur le site « Le bon dosage » :

Nous en extrayons ce passage :

« La croissance économique du pays semble maintenant en voie de rétablissement, bien sûr cela dépend aussi de la dynamique mondiale, les pays voisins d’Europe étant dans une situation périlleuse le pays et sa croissance pourrait en pâtir. Cependant la récession est aujourd’hui du passé, la dévaluation a rétabli la compétitivité du pays. La production locale s’est substituée aux importations réduisant la dépendance de cet état aux importations. Le choc fut violent mais salutaire, car là où les Irlandais ne voit plus aucune perspective mais évite momentanément l’inflation et la dévaluation, les islandais eux ont vue une crise passagère et retrouve maintenant une économie en meilleur forme. Et cette fois la croissance islandaise ne s’accompagne pas d’une inflation de bulle immobilière avec déficit commercial, il s’agit d’une croissance plus saine et plus auto-centrée.

Le graphique suivant montre bien les effets d’une dévaluation brutale de grande ampleur, les importations ont vue leur coût exploser à cause de la perte de valeur de la monnaie locale. Ce faisant le prix des produits importés ont explosé provoquant une inflation très forte dans un premier temps. Cependant par la suite on voit bien que l’inflation décroît, les produit locaux se substituant petit à petit aux importations, cela prend du temps évidement ce qui explique la violence des taux d’inflations. Cela montre que réguler les échanges commerciaux uniquement avec des taux de change est d’une violence extrême. Des taxes et des quotas étant plus stable ils permettraient une planification à long terme des productions et de l’équilibre de la balance commerciale en évitant les variations brutales qui sont nuisibles pour la production industrielle. Sinon avec cette dévaluation les gens ont fini par changer leur mode de consommation et il l’ont réorienté vers les produits du pays. Cela a relancé la production d’emploi dans l’industrie locale et la croissance réelle a fini par repartir, et c’est une vrai croissance, celle fondée sur les revenues de la population et non sur l’endettement privé. Le taux d’inflation islandais après avoir connu deux années très fortes est revenu à la normale aux alentour de 2.5%. Ce taux d’inflation très fort momentanément a traduit un transfère des revenues vers des couches sociales différentes de celle de l’organisation économique antérieur à la crise. D’une économie d’importation, de service et de bulle immobilière, l’économie islandaise est redevenue une économie de production, de pêche et d’industrie. Et l’inflation a traduit dans les statistiques ce brutal changement dans la répartition des revenues. Bien loin d’être une catastrophe c’est au contraire un indice de l’évolution d’un pays, l’inflation fut finalement la punition infligée aux rentiers locaux pour leur trop grande gourmandise. »

Voici donc une révolution exemplaire, sans violence, qui oblige les vrais responsables de la crise à la payer, approfondit la démocratie, et refonde l’économie en l’asseyant sur les secteurs réellement productif.

Qui se plaindra ?

Hé bien on note les gémissements de Rue 89 et du Nouveau Parti anti-capitaliste, qui trouvent que cette révolution n’est pas assez conforme au modèle déposé léniniste :

http://www.rue89.com/2011/01/09/la-revolution-democratique-en-islande-tient-du-fantasme-184214

http://www.npa2009.org/content/l%E2%80%99introuvable-r%C3%A9volution-islandaise

Catherine Ségurane de Riposte laïque

De qui Mélenchon et Hamon sont-ils les héritiers ?

Elle monte dans les sondages. Sa côte de popularité est au beau fixe. Ses passages à la télé sont des succès d’audience. Elle dit ce que les autres n’osent plus dire. Voit ce que les autres ne veulent plus voir. Pense ce que les autres refusent de penser. Elle est le fruit de leurs reniements, de leurs bassesses, de leurs lâchetés, de leurs corruptions, de leurs terrorismes intellectuels. Le peuple l’écoute. Le peuple acquiesce… ça leur fait peur aux autres.

Et quand ils ont peur les autres, ils mettent en marche la machine à cancan, le grand foutoir éreintant à blablas. Ils lancent des cabales. Ils organisent des battues. Une fois la chasse ouverte, en meutes, ils vilipendent, diabolisent, vampirisent, insultent, manipulent, calomnient.

Dans ce genre de procédé putassier, la gauche n’ a pas son pareil. La calomnie y fait figure de vieille tradition. La seule qu’elle accepte encore de faire perdurer.

De qui Mélenchon est-il l’héritier ?

C’est donc sans surprise que le premier a s’être illustré comme délateur en chef fut l’islamo-chaviste Mélenchon. Le 7 décembre, sur le plateau de l’émission «Le grand journal» de Canal+ le trotskyste avarié endossa avec application le costume de la stasi ! Devant les sourires fabriqués des animateurs niaiseux, le dérisoire Mélenchon se mit à régurgiter sa propagande stalinienne. Et, tout en arborant crânement le triangle rouge des communistes déportés au revers d’une veste qu’on a vu tant de fois tournée et retournée, l’épouvantail Mélenchon chercha à faire de Marine Le Pen l’héritière directe des nazis. Rien que ça. Le Procédé est ordurier. Digne d’une petite fripouille. A l’évidence, Mélenchon est un imposteur.

Rappelons seulement à Mélenchon le pacte germano-soviétique qui fit du PCF l’allié servil d’Hitler. Rappelons à Mélenchon les désertions de Thorez et de ses camarades. Rappelons à Mélenchon les sabotages des communistes contre l’armée française. Rappelons à Mélenchon les millions de morts du régime soviétique. Rappelons à Mélenchon qu’il fut, lui le parangon de vertu, le zélé serviteur d’un président aux amitiés bien troubles, et décoré de la Francisque. Rappelons à cette figure d’antiquité le goulag. Le partage de la Pologne. Katyn. La Sibérie. Et puis Prague. Et puis Cuba. Et puis Mao… Et puis Hugo Chavez, ami intime des Mollah d’Iran.

Si Marine Le Pen est une bonne élève de l’anti-fascisme, Benoit Hamon est un cancre

Les gardiens du temple de la vertu et du politiquement correcte nous ont habitué à désigner comme nazi ou fasciste toute personne qui ne leur fait pas allégeance. Marine Le Pen a sans doute cru pouvoir céder elle aussi à ce genre de facilité.

C’est donc en toute confiance qu’elle évoqua, devant un parterre de militants, l’occupation de la seconde guerre mondiale en parlant des prières musulmanes dans certaines rue de France. Il n’en fallut pas davantage pour mettre la confrérie des indignés en émoi. Les redresseurs ont donné de la voix. A l’unisson ils ont condamné l’infâme et ont fait face à la bête immonde.

« Marine Le Pen juge que les petits enfants des libérateurs de Marseille sont des occupants quand sa famille politique, l’extrême droite française, elle, était du côté de la Collaboration. » a-t-on entendu aboyer le cerbère socialo, Benoit Hamon. Sans rire. Le petit bonhomme de neige de la gauche se croit-il en 1980 ?

A l’époque des fables et des légendes. À l’ époque bénit des dieux socialistes où l’on pouvait encore manipuler l’histoire. Ou bien Benoit Hamon est un cancre. Et Il ignore tout de l’histoire de son peuple. Ne lui a-t-on jamais dit que ses aînés en socialisme ont largement collaboré par pacifisme, antisémitisme et aussi, chose que l’on dit moins, par européisme. Hamon n’a-t-il jamais entendu dire que les pleins pouvoir ont été votés à Pétain par une assemblée d’élus du Front populaire. Et que dire de Déat, Laval, Doriot, ou encore l’ancien leader de la CGT, René Bélin … tous de gauche et collabos, alors que De Gaulle était à Londres avec la cagoule et les synagogues.

Et pourquoi Hamon ne trouve-t-il pas anormal que l’on ne nous parle jamais de ces musulmans qui ont choisi Hitler et ont massacré et pillé des villages Français (1). Ce genre d’épisode explique bien des choses actuelles. Mais Hamon préfère fermer les yeux pour mieux rêver d’une gauche pure et immaculée. Une gauche qui ne soit pas sortie salie de l’Histoire tragique des hommes. Tout cela ne sert à rien. Les douces promesses, les jolis conte de fée, même aidé par la radio socialisante France Inter et une horde de plumitifs aux ordres, ne suffiront plus jamais à endormir le peuple. C’est à la gauche aujourd’hui d’ouvrir les yeux.

Jérôme Cortier

(1): http://luette.free.fr/spip/spip.php?article175