Archives de catégorie : Politique

Arnaud Montebourg, caricature de la gauche Inch’Allah

Dans les années 80-90, nous avons connu la gauche caviar. Dans les années 90-2000, ce fut le tour de la gauche Marrakech. Il semblerait que depuis une décennie nous assistions à l’émergence de la gauche Inch’Allah.

Quand il se déplace dans des contrées qui lui sont étrangères, l’Homme de gauche se fait un devoir d’épouser les us et coutumes des autochtones. Le mardi 22 mars, Arnaud Montebourg était venu apporter son soutien à Renaud Gauquelin, maire et candidat au poste de conseiller général à Rillieux-la-Pape, canton situé en banlieue nord-est de Lyon.
Et, c’est en distribuant des tracts anti-FN, que le sémillant Montebourg a éprouvé le besoin de montrer qu’il n’était pas insensible à la culture dominante des lieux, en lançant un vigoureux «Inch’Allah» (1). Un peu comme avait su le faire avant lui l’apprenti révoutionnaire Olivier Besancenot lors de sa venue dans un quartier de Toulouse en 2008 (2).

Outre le fait qu’il est curieux de voir un socialiste solliciter les faveurs du tout puissant pour une campagne électorale, comment comprendre que son choix ne se soit pas porté sur l’une des nombreuses expressions françaises comme : « Que Dieu vous entende. Qu’à Dieu ne plaise. Seul Dieu le sait…ainsi soit-il ! »

Démagogie + essentialisme = Citoyenneté musulmane

Pourquoi donc «Inch’Allah»? Pour faire plus couleur locale ? Pour leur rappeler, à eux, les enfants de l’autre rive, que lui aussi vient de là-bas et qu’il fait parti de la famille ?
Comme le clin d’oeil complice que l’on adresse à l’ouvrier plein d’espoir, comme la main que l’on pose sur l’épaule du paysan fatigué, comme la caresse sur la tête de l’enfant qui vient vous offrir un dessin, comme la petite claque dans le dos que l’on prodigue au militant découragé… le «Inch’Allah» de Montebourg est un sourire de démagogue… un attrape nigaud… un geste de mépris. On est en droit d’attendre de la part d’un homme politique qui se dit volontiers républicain, qu’il s’exprime avec un peu plus de distance, et qu’il fasse la promotion de la langue nationale. Quelle sera la prochaine étape pour Montebourg ? Saluer les gens des quartiers avec un tonitruant «Salam Alikoum» en portant sa main droite au niveau du coeur ?

Cependant, ne voir dans cette anecdote qu’un exemple supplémentaire de la démagogie de gauche serait réducteur. Il convient ici de souligner que l’on assiste à une montée d’anti-républicanisme à gauche au profit d’un multiculturalisme débonnaire mais désastreux pour l’unité de notre pays. Le «Inch’Allah» de Montebourg est le signe que la gauche s’est soumise à une approche culturaliste et essentialiste des minorités. C’est ce renversement idéologique qui est à l’origine de l’effacement des valeurs et des principes de la République assimilationniste. Après ses multiples échecs aux élections présidentielles, on aurait pu s’attendre à ce que le Ps se retourne vers le passée et rectifie le tir.
Or il n’en est rien. C’est même pire ! Si l’on en croit une note de synthèse produite par un groupe de réflexion proche du PS Terra Nova (3), il faudrait renforcer l’évolution de notre société vers le multiculturalisme, et inscrire un jour des religions au nombre des fêtes célébrées par notre calendrier républicain. Dans un chapitre dont le titre claque comme un reniement total de l’histoire de ce pays «Débat sur l’islam : pour une citoyenneté musulmane» (4) Terra Nova annonce la couleur : «la communauté nationale, hier blanche et d’origine judéo-chrétienne, s’enrichit aujourd’hui des apports des Français issus de l’immigration d’après-guerre, aux couleurs de la diversité et d’origine musulmane pour l’essentiel. A l’épicentre de cette mutation, il y a la question de l’islam, religion quasi-inexistante en France il y un siècle et référence aujourd’hui pour plus de 10% des Français. […]
C’est aux Français « de souche » de porter cette mutation, mais aussi aux Français musulmans […]»

Voilà donc un exemple supplémentaire de l’abandon définitif par la gauche du modèle républicain assimilationniste et émancipateur. Si certains s’interrogent encore pour savoir si le FN est un parti républicain ou pas, on peut d’ores et déjà affirmer que la gauche l’est de moins en moins.
A l’avenir, la gauche Inch’Allah laissera-t-elle la place à la gauche Allah Akbar ?… Nous ne sommes pas dans le secret des dieux, mais au train où vont les choses cela ne m’étonnerait qu’à moitié !

Jérôme Cortier

(1)

http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Politique/Cantonales-2011/Montebourg-a-Rillieux-contre-le-vote-FN-Inch-Allah

(2)

(3)http://www.tnova.fr/note/musulmans-de-france-pour-une-citoyennet-inclusive
Notons que ce Think tank de gauche réagit à l’actualité sur le site du journal Le Monde, (http://www.lemonde.fr/idees/terra_nova/). Le Monde qui est devenu le journal de la gauche bien pensante ( un de plus !) avec à sa tête le banquier de gauche Matthieu Pigasse, le mécène historique de la gauche Pierre Berger , et Xavier Niel soutien de ségolène Royale aux dernières élections présidentielles… qui a dit que la presse était pro Sarkosy ?.

(4) Terra Nova a mis quelques jours avant de changer de titre. Voilà une partie du blabla pour se justifier: » il semble que le titre que nous avions choisi, « pour une citoyenneté musulmane » , puisse donner lieu à une interprétation erronée du propos, de nature communautariste. Par « citoyenneté musulmane » nous ne parlons pas d’une citoyenneté spécifique, à part, encore moins en contradiction avec la citoyenneté tout court. Nous voulons souligner que les Français d’origine musulmane ne sont pas encore pleinement citoyens : ils sont très peu reconnus dans la classe politique, et participent de ce fait peu au débat citoyen. «

Jérôme Cortier

Les Verts, une milice de la pensée qui, de AZF à Tokyo, surfe de manière indécente sur la peur

Janvier 2002, à peine un mois après l’explosion de l’usine AZF, sur les lieux de la catastrophe, les cendres sont encore chaudes. Les familles pleurent leurs morts. Les experts, la police et les pompiers explorent le site. L’enquête s’annonce délicate.
Et là, malgré la douleur, malgré les incertitudes, malgré la fragilité d’une ville inquiète et sous tension, l’austère écolo Noël Mamère débarque sur le site de l’usine pour lancer sa campagne présidentielle.

Pour lui, l’explosion est dûe à un accident chimique. Une hypothèse que rien ne prouve mais qui sert sa petit boutique d’écolo-bobo. Les caméras filment avec complaisance la mise en scène… en arrière plan, des corps et des gravats.
Mais, bien sûr, personne n’a le sentiment que le donneur de leçon Noël Mamère joue sur les peurs. Personne n’ose dénoncer ce comportement de charognard. Non, Noël a tous les droits. Noël c’est le camp du bien. Noël c’est le précepteur de l’éthique, du savoir faire et du savoir être…. et les média se taisent.

Or, quelle aurait été leur réaction si Jean-Marie Le Pen ou Philippe De Villiers avaient cherché à tirer profit, avec autant de cynisme, des victimes d’ AZF ? Quelle aurait été leur réaction s’ils s’étaient électoralement servis de l’hypothèse d’un attentat islamiste ?
Hypothèse pourtant tout aussi légitime que celle de l’accident chimique mais qui fut, sous la pression des écolo-bobos et de l’État, écartée de façon inique. (1)

Il n’est donc pas étonnant de voir aujourd’hui les Verts se précipiter sur les plateaux télés pour nous vendre leur soupe anti-nucléaire. C’est leur tactique ! Des années que ça dure.

Il est en revanche assez troublant de constater que les média ne profitent pas de l’occasion pour demander à Cohn Bendit pourquoi il fut l’un des principaux promoteurs de la libéralisation du secteur de l’énergie. (2)
Que Cohn Bendit nous parle de ce que serait les conséquences d’une gestion privée des centrales nucléaires en France comme c’est aujourd’hui le cas au Japon.
Que les Verts nous expliquent la cohérence de leur choix quand on sait qu’ils ont, en participant au gouvernement Jospin, signé les textes et traités européens qui sont à l’origine de la libéralisation du marché de l’énergie.
Ils ont beau hurler au loup contre l’augmentation du prix de l’électricité en France dûe à la loi NOME, mais oublient de dire quelle est la conséquence de leur trahison.

Que les Verts nous renseignent aussi sur leur conception de la démocratie quand ils en appellent à la tenue d’un référendum sur le nucléaire, alors qu’ils cherchent à annuler par tous les moyens celui qui interdit les minarets en Suisse. Alors qu’ils sont prêts à s’allier avec la droite pour interdire toute forme de représentation à un parti politique (FN) qui pèse aujourd’hui près 20 % des électeurs, c’est à dire bien plus que ce que ne pèseront jamais les verts.

Les Verts ont longtemps cherché à faire croire qu’ils incarnent une nouvelle façon de faire de la politique. Ils sont aujourd’hui démasqués. Organisé en Lobby et en milice de la pensée, les Verts ne forment qu’un ramassis de gauchistes fervents serviteurs d’un multiculturalisme destructeur. Ils sont la soldatesque d’un anti-républicanisme radical qu’ils maquillent derrière le faux nez des démocrates qu’ils ne seront jamais. Plombés par leur sectarisme ils soutiennent un relativisme mortifère afin d’en finir avec un peuple français qu’ils exècrent au plus profond d’eux-même. Incapables de penser en dehors des sentiers battus du gauchisme bobo, ils s’interdisent de réfléchir sur les conséquences écologiques que fait peser la démographie d’une immigration qu’ils ont toujours soutenue et encouragée. Tel une multinationale avide de profits, les écolo-bobos ont monté une OPA sur l’écologie et l’environnement au service des intérêts d’une bourgeoisie nomade, totalement déconnectée du peuple et de son biotope.

Il ne leur reste donc plus que la peur et le catastrophisme pour mener le développement de leur petit commerce politique… qui espérons le, ne soit pas durable.

Jérôme Cortier

(1) AZF : Silence TOTAL ou Silence d’État ?
http://www.prechi-precha.fr/2011/02/08/azf-silence-total-ou-silence-d’etat/

(2) Derrière le masque médiatique Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit
http://www.ladecroissance.net/?chemin=textes/daniel-cohn-bendit

(3) NOME : Nouvelle organisation du marché de l’électricité http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-loi-nome-devrait-faire-exploser-la-facture-d-electricite_243599.html

Pierre Cassen: Des assises à Mélenchon en passant par l’Egypte.

Pierre Cassen repond par téléphone à quelques questions sur l’actualité de ce début d’année 2011. Il revient plus particulièrement sur le débat sur l’Islam organisé par l’UMP. Et il en profite pour donner son avis sur les  » révolutions » arabes, la remise en cause du multiculturalisme par Merkel, Cameron et Sarkosy, l’immigration, ainsi que la laïcité selon le petit père sans peuple Jean-Luc Mélenchon.
Continuer la lecture de Pierre Cassen: Des assises à Mélenchon en passant par l’Egypte.

Fais pas le malin, petit bonhomme Mélenchon ! (1)

C’est un homme de gauche. Il en est ostensiblement fier. Même si la gauche a trahi ses électeurs. Même si la gauche est dans une impasse idéologique. Même si la gauche a choisi la bureaucratie européenne contre le peuple. Même si la gauche a laissé derrière elle une démocratie en lambeau et une république aux abois. Il sait tout ça. Lui-même a accompagné la débâcle. Il a participé à la mise à sac de ce qui faisait notre souveraineté (2).

Quand il le fallait, sous commandement de la gauche, il n’a pas hésité à vitupérer contre ceux qui nous mettaient honnêtement en garde face à l’omnipotence de l’Europe. Aujourd’hui, il retourne sa veste. Y a pas de doute, il est de gauche ! De la gauche sectaire. Ne lui parlez pas de la droite, il la honnit. Même si celle-ci fut plus lucide que lui.

Crânement, il catéchise: « Le Fn ? un parti de Nazi à interdire » (3). Mais pourquoi débattre avec des nazis à l’heure du petit déjeuner Jean-Luc ? Pour se faire mousser ? Pour faire croire que le Parti de gauche est une alternative ? Une alternative en mission alors ! Une alternative qui propose un ticket avec l’ anti-républicain et européiste Cohn Bendit (4). Une alternative d’escrocs qui pense une nouvelle fois se payer sur la bête. Une alternative qui, dés que l’occasion se présentera, ira dans les jupons de Martine Aubry, celle qui autorise la tenue d’une conférence du Mufti de Jérusalem, alors que le parti qu’elle dirige fut le premier à vouloir interdire les assises contre l’Islamisation. Une alternative de rabatteur pour un PS en mal de peuple.

Le petit père du peuple perdu

Le peuple justement, celui des ouvriers, celui qui depuis belle lurette ne vote plus pour la gauche.

« Des abrutis, des renégats, des social-traitres… au Goulag » claironne l’admirateur des autocrates Chavez, Castro & co (5). Non, décidément la gauche mérite mieux, et le peuple aussi.

Pourquoi ? Parce qu’en quelques minutes, l’ordonnateur du Grand Bien nous a démontré à l’occasion du débat contre Marine Le Pen sur BFM/RMC qu’il n’était en rien différent du PS.

L’immigration ? « Pas de problème, y a qu’ à régulariser tout le monde…. et puis y en n’a pas plus que dans les années 30 ! » Et bien voyons ! Les Yeux grands fermés Jean-Luc…… (6)

Et l’ Aide Médicale de l’Etat (AME) ? « Des foutaises de fascistes ».

Et l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) (7) qui permet à des vieux immigrés arrivés de la dernière pluie qui N’ONT JAMAIS TRAVAILLÉ en France de toucher UNE RETRAITE de 700 €.

– « Meuh non c’est pas vrai »

L’islam alors? « Là aussi Y a pas de problème… en matière de laïcité la priorité c’est l’Alsace et la Lorraine. ».

Dont acte ! Considérons donc que Mélenchon n’est pas le laïque qu’il prétend être. Le voile, les mosquées financées par ses amis socialistes, les revendications musulmanes à l’hôpital et dans les entreprises, les cours d’histoire sur la shoa, sur la colonisation, sur la guerre d’Algérie de plus en plus souvent remis en cause….ne posent aucun problème à Mélenchon !

Et puis l’Europe ? « Je vais exiger un SMIC Européen. ». Mais à qui Mélenchon va imposer un smic européen ??? A tous ceux qui l’ont refusé depuis plus de 20 ans. Rassurez-moi, Mélenchon ne croit pas encore à ce doux rêve qui figurait dans le programme du PS dans les années 90 ? A l’époque où Jean-Luc nous promettait une Europe aux lendemains qui chantent. Une Europe de bisounours. Une Europe friandise avec des rubans roses autours. Fini les jolis contes et la démagogie… un peu de courage !

Si dans ce débat Marine Le Pen a eu tort c’est sur un seul point : Mélenchon n’est pas Yvette Horner juchée sur un char du tour de France. Non, Mélenchon est l’une de ces baudruches politiciennes qui s’accrochent au char et qui, au premier coup de vent, se dégonfle avec fracas dans le ciel des idées. Et sur RMC, Jean-Luc a entamé son ascension. Attention, Jean-Luc va faire PSCHIIIIIT…

Jérôme Cortier

(1) A l’occasion du débat qui opposa Mélenchon à Le Pen fille, deux phrases m’ont semblé illustrer la muflerie du petit père du peuple perdu : petite dame… et faites pas la maligne…

(2) Vidéo de Mélenchon qui défend Maastricht et qui prévoit que si le non passe le soleil va s’éteindre, la mer se retirer…..

http://www.prechi-precha.fr/?p=647

(3) Vidéo où JL Mélenchon désigne Marine Le Pen comme une héritière des nazis

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/melenchon-marine-le-pen-heritiere-28657

(4) Mélenchon propose à Cohn Bendit une alliance pour les régionales : http://www.dailymotion.com/video/xbcvdk_la-proposition-dalliance-de-melanch_news

(5) Mélenchon dit tout son mépris pour les ouvriers:http://www.nationspresse.info/?p=123226

(6) Titre du livre de la démographe Michelle Tribalat qui dénoncentt la propagande immigrationniste en France http://www.lexpress.fr/actualite/societe/michele-tribalat-les-pouvoirs-publics-relativisent-l-immigration_855913.html

(7) Une pétition a été lancée par le Cri du Contribuable http://le-cri-du-contribuable.pro-petition.fr/pas-de-retraite-en-france-sans-y-avoir-travaille

Grande Bretagne : le multiculturalisme en question (entretien radio avec Vincent Latour.)

Le multiculturalisme est un terme sujet à diverses interprétations. Il peut simplement désigner la coexistence de différentes cultures au sein d’un même pays. Mais il peut aussi désigner différentes politiques volontaristes en matière de gestion politique de la diversité.

La grande majorité des pays occidentaux forment des sociétés multiculturelles. Dans ce domaine la Grande Bretagne est souvent citée en exemple. Or, depuis plus d’une décennie, des critiques longtemps jugées inopportunes, se font entendre. Face à la montée des tensions communautaires, aux revendications ethnico-religieuses et à la fracture identitaire de plus en plus visible, le multiculturalisme connaît une sérieuse remise en cause de la part d’une partie de la société britannique et de certains de ses représentants politiques.

Maître de conférences en civilisation britannique à l’Université de Toulouse 2 – Le Mirail et membre de l’équipe Europe, Européanité, Européanisation au CNRS – Vincent Latour travaille sur l’évolution de l’identité britannique (Britishness). Dans cet entretien radiophonique qu’il a bien voulu nous accorder, il retrace l’histoire des politiques de gestion de la diversité menées depuis les années 60 en Grande-Bretagne et évoque les conséquences du différentialisme libéral.

Première partie:

Durée: 22mn

Multi1 by prechi-precha

Seconde partie:

Durée: 21mn

Multi2 by prechi-precha

David Cameron : Non au multiculturalisme, Oui à la britishness (britannicité)

Décidément, le multiculturalisme ne fait plus recette. Après Angela Merkel, c’est au tour du premier ministre britannique, David Cameron, de dénoncer l’échec de la politique menée à l’égard des minorités ethniques et religieuse depuis les années 80. Fini donc la tolérance à tout va, le relativisme et le différentialisme. Stop au multiculturalisme ! Ce revirement idéologique n’est pas mince. C’est même un coup de tonnerre ! Voilà plus de trente ans que le multiculturalisme britannique nous est présenté comme le modèle à suivre. La solution idéale pour mettre un terme à nos méchantes habitudes assimilationnistes !

Aujourd’hui encore, en dépit des résultats désastreux du multiculturalisme, les verts, le PS, le Parti de gauche, les communistes, le NPA et l’UMP n’ont d’yeux que pour cette idéologie devenue le dogme des modernes branchés et l’avenir indépassable du camp du bien. Le multiculturalisme britannique ne s’est pas imposé sans accrocs en Grande-Bretagne. Comme le précise Vincent Latours, Maître de conférence en civilisation britannique à l’université de Toulouse II (1), le multiculturalisme britannique est lié au différentialisme libéral qui s’est substitué au différentialisme colonial. L’opposition entre ces deux conceptions va prendre une tournure polémique à la fin des années 60 avec le discours « les rivières de sang » prononcé par un homme de première plan au sein du parti conservateur britannique, Enoch Powell.

A l’occasion de ce discours, Enoch Powell dit se faire le relais de l’inquiétude que manifestent les anglais au sujet de l’immigration et, tel un prophète, affirme que les immigrés risquent de remettre en cause l’identité profonde de la Grande-Bretagne, et ainsi la mener à sa perte. Cette affirmation va connaitre un retentissement exceptionnel au sein des couches populaires. Enoch Powell se trouve alors soutenu par de nombreux britanniques. En réaction un mouvement anti-raciste se constitue. La polémique enfle. Enoch Powell est attaqué par une grande partie de l’élite britannique.

En secret, des membres du parti conservateur soutiennent Powell, mais le parti décide malgré tout de l’exclure du cabinet fantôme où il figurait comme premier ministrable (Shadow Cabinet). Aux élections de 1970 c’est Edward Heath qui deviendra premier ministre de la Grande-Bretagne. Dès lors, les gouvernements successifs mèneront une politique multiculturaliste que dénonce aujourd’hui David Cameron après avoir déclaré vouloir réduire l’immigration devenue trop importante dans ce pays. (3), (4)

Pendant presque 40 ans, et sur le dos du peuple britannique, les politiciens se sont servis de l’immigration et du multiculturalisme. En 2009, Andrew Neather, auteur des discours de Tony Blair, a avoué que : « le relâchement des contrôles était planifié pour ouvrir la GB à l’immigration de masse.
Outre l’entrée de centaines de milliers de personnes pour répondre aux besoins du marché du travail, il y avait également une « motivation politique » derrière la politique d’immigration…l’immigration de masse était pour le gouvernement du Labour le moyen de rendre le Royaume-Uni totalement multiculturel et « mettre le nez de la droite dans la diversité ».

Alors les déclarations de David Cameron et d’Angela Merkel signifient-elles que les dirigeants d’Europe sont prêts à ouvrir les yeux sur la situation désastreuse qu’ils ont eux-même créé ? On l’espère. Ou peut-être se rendent-ils enfin compte que les peuples grondent ! Dans ce cas, c’est la confirmation que la lutte menée commence à porter ses fruits.

En revanche, on imagine mal que cela puisse suffire à faire taire nos bêlants bien-pensants de France.

Jérôme Cortier

(1) http://www.prechi-precha.fr/?p=46″http://www.prechi-precha.fr/?p=46

(2) Nous devons être fous, littéralement fous à lier dans ce pays, pour autoriser chaque année l’entrée de 50.000 personnes, qui seront à l’origine de la future augmentation de la population d’origine immigrée. J’ai l’impression de regarder ce pays construire frénétiquement son propre bûcher funéraire.” Enoch Powell – 20 avril 1968

(3) http://www.20minutes.fr/ledirect/626181/monde-grande-bretagne-immigration-atteint-niveau-inacceptable-selon-cameron

(4)http://www.20minutes.fr/ledirect/626181/monde-grande-bretagne-immigration-atteint-niveau-inacceptable-selon-cameron

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/gb-david-cameron-rattrape-par-ses-promesses-sur-l-immigration-23-11-2010-1162571.php

De qui Mélenchon et Hamon sont-ils les héritiers ?

Elle monte dans les sondages. Sa côte de popularité est au beau fixe. Ses passages à la télé sont des succès d’audience. Elle dit ce que les autres n’osent plus dire. Voit ce que les autres ne veulent plus voir. Pense ce que les autres refusent de penser. Elle est le fruit de leurs reniements, de leurs bassesses, de leurs lâchetés, de leurs corruptions, de leurs terrorismes intellectuels. Le peuple l’écoute. Le peuple acquiesce… ça leur fait peur aux autres.

Et quand ils ont peur les autres, ils mettent en marche la machine à cancan, le grand foutoir éreintant à blablas. Ils lancent des cabales. Ils organisent des battues. Une fois la chasse ouverte, en meutes, ils vilipendent, diabolisent, vampirisent, insultent, manipulent, calomnient.

Dans ce genre de procédé putassier, la gauche n’ a pas son pareil. La calomnie y fait figure de vieille tradition. La seule qu’elle accepte encore de faire perdurer.

De qui Mélenchon est-il l’héritier ?

C’est donc sans surprise que le premier a s’être illustré comme délateur en chef fut l’islamo-chaviste Mélenchon. Le 7 décembre, sur le plateau de l’émission «Le grand journal» de Canal+ le trotskyste avarié endossa avec application le costume de la stasi ! Devant les sourires fabriqués des animateurs niaiseux, le dérisoire Mélenchon se mit à régurgiter sa propagande stalinienne. Et, tout en arborant crânement le triangle rouge des communistes déportés au revers d’une veste qu’on a vu tant de fois tournée et retournée, l’épouvantail Mélenchon chercha à faire de Marine Le Pen l’héritière directe des nazis. Rien que ça. Le Procédé est ordurier. Digne d’une petite fripouille. A l’évidence, Mélenchon est un imposteur.

Rappelons seulement à Mélenchon le pacte germano-soviétique qui fit du PCF l’allié servil d’Hitler. Rappelons à Mélenchon les désertions de Thorez et de ses camarades. Rappelons à Mélenchon les sabotages des communistes contre l’armée française. Rappelons à Mélenchon les millions de morts du régime soviétique. Rappelons à Mélenchon qu’il fut, lui le parangon de vertu, le zélé serviteur d’un président aux amitiés bien troubles, et décoré de la Francisque. Rappelons à cette figure d’antiquité le goulag. Le partage de la Pologne. Katyn. La Sibérie. Et puis Prague. Et puis Cuba. Et puis Mao… Et puis Hugo Chavez, ami intime des Mollah d’Iran.

Si Marine Le Pen est une bonne élève de l’anti-fascisme, Benoit Hamon est un cancre

Les gardiens du temple de la vertu et du politiquement correcte nous ont habitué à désigner comme nazi ou fasciste toute personne qui ne leur fait pas allégeance. Marine Le Pen a sans doute cru pouvoir céder elle aussi à ce genre de facilité.

C’est donc en toute confiance qu’elle évoqua, devant un parterre de militants, l’occupation de la seconde guerre mondiale en parlant des prières musulmanes dans certaines rue de France. Il n’en fallut pas davantage pour mettre la confrérie des indignés en émoi. Les redresseurs ont donné de la voix. A l’unisson ils ont condamné l’infâme et ont fait face à la bête immonde.

« Marine Le Pen juge que les petits enfants des libérateurs de Marseille sont des occupants quand sa famille politique, l’extrême droite française, elle, était du côté de la Collaboration. » a-t-on entendu aboyer le cerbère socialo, Benoit Hamon. Sans rire. Le petit bonhomme de neige de la gauche se croit-il en 1980 ?

A l’époque des fables et des légendes. À l’ époque bénit des dieux socialistes où l’on pouvait encore manipuler l’histoire. Ou bien Benoit Hamon est un cancre. Et Il ignore tout de l’histoire de son peuple. Ne lui a-t-on jamais dit que ses aînés en socialisme ont largement collaboré par pacifisme, antisémitisme et aussi, chose que l’on dit moins, par européisme. Hamon n’a-t-il jamais entendu dire que les pleins pouvoir ont été votés à Pétain par une assemblée d’élus du Front populaire. Et que dire de Déat, Laval, Doriot, ou encore l’ancien leader de la CGT, René Bélin … tous de gauche et collabos, alors que De Gaulle était à Londres avec la cagoule et les synagogues.

Et pourquoi Hamon ne trouve-t-il pas anormal que l’on ne nous parle jamais de ces musulmans qui ont choisi Hitler et ont massacré et pillé des villages Français (1). Ce genre d’épisode explique bien des choses actuelles. Mais Hamon préfère fermer les yeux pour mieux rêver d’une gauche pure et immaculée. Une gauche qui ne soit pas sortie salie de l’Histoire tragique des hommes. Tout cela ne sert à rien. Les douces promesses, les jolis conte de fée, même aidé par la radio socialisante France Inter et une horde de plumitifs aux ordres, ne suffiront plus jamais à endormir le peuple. C’est à la gauche aujourd’hui d’ouvrir les yeux.

Jérôme Cortier

(1): http://luette.free.fr/spip/spip.php?article175

Vote étrangers à Toulouse ou la mascarade de la gauche bobo : 1 % de votants, 93 % de oui !

Toulouse est une ville souriante. Ouverte. Festive. Certes, des habitants ont dû apprendre à vivre sous la menace des coups de feu (1). On y caillasse des bus (2). Le drapeau français y a été brûlé et celui de l’Algérie hissé sur le balcon du Capitole.

Mais nous le savons, en pays socialiste les apparences sont trompeuses. Et
en cette fin d’automne, une myriade d’associations constituées de militants
conventionnés par la gauche morale, a décidé de faire la fête à l’altérité. À la diversité. A l’identité de l’autre. Aux bienfaits timides mais bien réels, de
l’immigration de peuplement. Faire la fête aux peuples de la planète à l’heure où celui de la France est peut être en train de mourir… un brin cynique non ?

C’est ainsi que du 28 septembre au 3 octobre, dans le cadre de la semaine
internationale des peuples organisée par le COTRE (Conseil des résidents
étrangers de Toulouse) (3) et la LDH, les toulousains étaient invités à venir
voter pour ou contre le droit de vote des étrangers (hors UE) aux élections locales. En clair : pour ou contre la dissolution du peuple de France.
Ils ont voté et puis après !

Les votations sont à la mode à gauche. Mais pas sur n’importe quel sujet. Celle des minarets en Suisse avait été vertement désapprouvée par Cohn-Bendit et sa meute de petits juges vertueux. En revanche, pour celle qui concerne le vote des étrangers (hors UE) aux élections locales, les verts et
toute la smala des gens bien-comme-il-faut se sont montrés doublement favorables. D’abord une telle décision permettrait d’en finir avec l’idée de souveraineté populaire, de nation et de citoyenneté. Ensuite, elle faciliterait la construction d’un État supranational Européen qui mettrait
fin à l’histoire des Nations afin de mieux les engloutir dans le Grand métissage souriant des flux migratoires transcontinentaux.

Cependant la démocratie a un défaut : elle nécessite qu’une majorité y participe. Or, ce que nous avons vu à Toulouse relève de l’escroquerie. Et les toulousains ne s’y sont pas trompés. Sur presque 242 961 votants, à peine 2802 personnes se sont déplacées aux urnes. Même pas 1 %. Un score qui retentit comme un échec. Qui claque comme une fessée. Résultat de l’opération : 93 % des toulousains sont favorables au vote des étrangers (hors UE) aux élections locales fanfaronnent les agents d’animation de la gauche bobo. C’est à peine croyable. Ils n’ont plus aucune décence.

Notons que tout a été entrepris pour que le vote se passe dans les meilleurs conditions : des lieux municipaux mis gracieusement à la disposition des organisateurs, la majorité au conseil municipal qui vote un voeu en faveur du vote des étrangers aux élections locales, des conférences-débats (4) organisées tout au long de la semaine pour sensibiliser et inciter les toulousains à venir s’exprimer, des tracts distribués un peu partout dans la ville pour venir dire OUI.

Et bien NON, les Toulousains ont boudé cette votation organisée comme une exécution dans un pays soviétique. Pas d’isoloir. Obligation de cocher la case OUI ou NON devant un organisateur. Des immigrés, des enfants et des personnes n’habitant pas la ville ayant le droit de voter. Un
dépouillement fait par les organisateurs eux-même et sans aucun contrôle… Même pas une votation, une mascarade. A peine une pétition entre copains.

Il ne s’agit pas seulement d’une petite coterie festive de plus à mettre sur le compte de quelques hurluberlus de gauche. Cette proposition fait parti du programme du PS, et Sarkozy en 2006 y était favorable. Il faut bien noter que le droit de vote des étrangers aux élections locales n’est qu’une première étape. Une fois institué, les immigrés auront beau jeu de se plaindre de leur statut de citoyen de seconde zone, et voudront devenir des citoyens à part entière pour participer aux élections nationales sans
toutefois prendre la nationalité française.

Accepter le vote des étrangers dans une commune et leur refuser au niveau national est une imposture. C’est se faire une idée féodale de la France. La République française est constituée d’une seule communauté politique : le peuple. Et c’est à ce peuple qu’appartient la souveraineté nationale.

Que des étrangers paient des impôts, consomment, travaillent ne change rien. La citoyenneté ne se définit pas par les moyens matériels d’existence. Il y a dans toute cette supercherie menée tambour battant par les tartuffes de la gauche moderne une confusion entre la Nation et la société. Le lien
politique et le lien social. La république et la démocratie. L’homme et le citoyen. Cette dernière confusion est d’ailleurs au coeur des dérives de la LDH constatées ces dernières années. Et puis, ne nous le cachons pas, ce projet témoigne d’une haine indicible contre la Nation, la nationalité, les
frontières, la république ; au profit de l’idolâtrie très tendance de l’altérité forcément bonne et généreuse.

Jérôme Cortier

(1) http://www.ladepeche.fr/article/2010/08/27/894920-Coups-de-feu-a-Bagatelle-J-ai-cru-qu-onallait-mourir.html

(2) http://www.ladepeche.fr/article/2010/11/06/942899-Pierres-et-coups-de-feu-contre-le-bus.html

(3) En parallèle aux lieux de concertation que sont les Conseils de secteur et les Comités dequartier, des instances spécifiques sont en place. Le Conseil des Résidents Etrangers (CoTRE) donne la parole aux toulousains étrangers qui en étaient privés, sur les questions d’intégration dans
la ville. Prendre en compte la parole des résidents étrangers hors Union Européenne, qui ne votent pas aux élections municipales, sur les questions d’intégration dans la ville : voilà l’ambition du CoTRE.

http://www.toulouse.fr/vos-quartiers/conseil-etrangers

(4) Véritables messes en faveurs de l’immigration et de propagande culpabilisatrice contre la France :
– L’envers du Droit. Le code des étrangers en France. Intervenants La CIMADE et le GISTI.
– Etrangers et le monde de l’emploi.
– Toulousains d’ailleurs et cultures d’ici.
– Le massacre des italiens (par l’histrion de l’Histoire G.Noiriel).
– Retour sur le cinquantenaire des indépendances africaines (procès de l’Histoire de France).