Archives de catégorie : Politique

La raréfaction des terres agricoles en France (son radio)

Nous savons que sous les effets conjugués de la mondialisation et des dogmes libre-échangistes de nos européïstes béats, une grande partie de notre industrie a été détruite. Mais ce n’est là qu’une partie des dégâts causés par nos politiques; l’urbanisation à outrance des terres agricoles représente l’autre versant de la catastrophe.

La destruction de la France Paysanne.

Depuis 30 ans la France est dévorée par un urbanisme glouton. Et à la vitesse où progresse le phénomène, les paysages merveilleux d’une France paysanne composée de champs agricoles ne seront bientôt plus qu’un souvenir de cartes postales que l’on pourra toujours acheter au rayon nostalgie des grandes surfaces qui les auront remplacé.

En effet, les villes de France, jadis entourées de terres paysannes, se transforment à grand coup de bulldozer en grandes mégalopoles. Devenues les centres névralgiques de la modernité d’où s’échappent d’interminables fils de goudron recouverts de bagnoles, ces mégalopoles étendent leurs toiles  pour toujours plus de parkings, de bouche de métro, de bureaux, de grandes surfaces, de lotissements, de barres HLM, de quartier zup, zep, zip…. pour toujours moins de nature, de bois, de marais, de vignes, de vergers et de terres.

Quelques chiffres :

La France perd tous les 4 ans l’équivalent des surfaces cultivées d’un département. Depuis 2006, 78 000 hectares de terres agricoles sont consommés chaque année par l’urbanisation. Les zones périurbaines accueillent près d’un quart de la population (24 %) et couvrent près de 21 millions d’ha. Entre 1999 et 2008, la population y a progressée de 39 %. Parallèlement, la densité de la population a diminuée de 2 %. SOURCE : SAFER

Il serait temps que nos décideurs qui font la pluie et le beau temps dans les collectivités locales cessent de se faire graisser la patte par des promoteurs voleurs. Il serait temps aussi que nos média apprennent que les vrais écologistes ne sont pas ceux qui militent pour la régularisation des sans papiers, le vélib ou le mariage homosexuel, mais plutôt pour la raréfaction des immigrés, la préservation de notre identité et pour la gestion intelligente de notre environnement, comme le propose l’Alliance écologiste indépendante ou les identitaires. On peut d’ailleurs regretter que dans l’émission de France Culture que je vous propose d’écouter, jamais la poussée démographique et les conséquences d’une immigration de masse ne sont abordées.

Le grand tabou n’est pas prêt de tomber :

Ecouter l’émission de France Culture Contre-expertise consacrée à la diminution des terres agricoles
[audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/mp3/rareterres.mp3]

Pour compléter cet article :

La ville grignote les campagnes

Selon l’Insee, les Français s’installent toujours plus nombreux en grande banlieue.

LE FIGARO, 18/10/2011 http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/18/01016-20111018ARTFIG00750-la-ville-grignote-les-campagnes.php

Pour consulter l’étude de l’INSEE, Première n°1375, 18/10/2011 http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1375

François Hollande: l’indispensable redressement de la Nation

A quelques mois du premier tour de l’élection les candidats se repeignent en bleu, blanc, rouge. Voilà la dernière blague Carambar de François Hollande le fédéraliste:

…c’est plus que la seule élection d’un Président, plus que la désignation d’une majorité, plus que l’orientation d’une politique: c’est l’indispensable redressement de la Nation.

Petit rappel: dans son accord avec les verts, le PS prévoit de donner un siège européen à l’ONU et d’abandonner notre droit de véto. Soulignons aussi que le PS, comme les verts ont été à la manœuvre pour rédiger, négocier et entériner toutes les pertes de souverainetés que nous avons subi ces 30 dernières années….(monnaie, commerce, droit et justice, frontières et immigration…)

François Hollande est un rigolo !!!!

Comment les écoles de journalisme enseignent le conformisme

Partis politiques, associations, entreprises, personnalités, tout le monde a besoin des médias et de ce fait personne n’ose les critiquer… C’est en partant de ce constat que Polémia, insoumis aux médias de l’oligarchie, propose aujourd’hui un point de vue critique sur ces garde-fous du système, en invitant un jeune étudiant en journalisme.

La parole à l’étudiant.

Si les journalistes ne critiquent jamais le système, c’est qu’ils vivent grâce à lui et partagent ses valeurs. Dès leur formation, c’est le conformisme et non l’esprit critique qui est enseigné. Deux facteurs prépondérants expliquent cet état d’esprit :

· La structure des écoles dont l’influence des directives publiques est très importante
· La pression du milieu et la déontologie journalistique

Structure des écoles :

Il existe 3 types d’écoles :

– CELSA (Centre d’Etudes Littéraires et Scientifiques Appliquées) : école publique détenue à 48% par l’Etat. Elle fonctionne comme les grandes écoles. Le concours d’entrée très difficile permet de recruter un profil particulier d’élite.
– Ecoles sous statut associatif, dont le diplôme est reconnu par la profession (les syndicats) et par l’Etat
– Ecoles privées, plutôt orientées vers l’information et la communication, que vers le journalisme à proprement parler.

Bien que de structures différentes, ces écoles subissent toute l’influence de l’Etat. Notamment les écoles sous statut associatif, qui s’associent aux grandes universités pour délivrer des doubles-diplômes, mais l’Etat a donc un droit de regard plus important grâce à ce partenariat.

De plus ces écoles sont soumises à différentes directives dont la « Charte de la diversité pour les médias ».

A la suite d’une enquête du CSA concernant la « diversité » dans les médias en 2009, une commission de 30 experts s’est réunie pour penser la « diversité » dans les médias, c’est-à-dire permettre aux français d’origine étrangère d’être beaucoup plus présent dans les médias. Leur but est donc de trouver les moyens facilitant à ces populations l’accès à la profession de journaliste. Donc en premier lieu aux lieux de formation.
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L’UMPS ne veut plus d’opposition….

Au fil des ans, les deux partis politiques UMP/PS ont monté un système qui, petit à petit, nous éloigne de la démocratie. Ils se partagent l’ensemble de l’argent destiné à la vie politique, placent dans les média, dans l’éducation, dans les tribunaux, leurs copains et leurs journalistes encartés.
Bien que l’UMP fonctionne dans l’opacité la plus totale, le PS qui dirige l’ensemble des régions, une large majorité des départements et qui s’est dernièrement emparé du Sénat, incarne à merveille la dérive vers laquelle nous entraîne le bipartisme.

En 30 ans, le parti socialiste a tiré profit d’une décentralisation bureaucratique et budgétivore en institutionnalisant un véritable pouvoir féodal. Au sein des communautés de communes, des régions et des départements qu’ils président, les petits roitelets du PS exercent sur certains élus des pressions politiques et financières pires que dans des républiques bananières.

Bénéficiant d’un bon magot pour gérer ses petites affaires, le PS a construit un appareil aux pratiques souvent à la limite de la légalité. Doté d’une clientèle électorale dépendante aux subventions toujours plus importantes, il mène à la baguette un immense cheptel de fonctionnaires territoriaux et impose dans les média comme au sein de l’éducation nationale une idéologie funeste pour les principes démocratiques et la république.

L’UMP et le PS rêvent de dissoudre toute forme d’opposition, et pour ça ils sont prêts à tout….


L'UMPS ne veut plus d'opposition par khalem2012


À Tarascon, Jean-René Soler, le candidat du PS aux cantonales de 2011 investi par Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône mis en examen en septembre 2011 pour prise illégale d’intérêt, trafic d’influence et association de malfaiteurs, a été filmé en train d’arracher plusieurs affiches du FN…. une preuve supplémentaire du sectarisme et des réflexes anti-démocratique du PS!!!

On regrette que ce genre de document vidéo ne passe pas la barrière de la propagande médiatique… ça aurait de la gueule au journal de 20h00… mais encore une fois, on peut sans se tromper prédire que si un militant du FN avait été surpris en plein arrachage d’affiches électorales du PS, des Verts, de Méchancon, ou de l’UMP, toutes les chaines de télévisions se seraient précipitées pour hurler au totalitarisme, Caroline Fourest aurait rédigé une tribune antifasciste au sein des média où elle délivre ses réquisitoires de petit juge stalinienne, et Karim Zeribi aurait pris 50 mn dans la pitoyable émission des Grandes Gueules pour démontrer ce qu’est le National socialisme….

Attentats de Liège et d’Oslo : un Belge s’indigne du traitement médiatique.

Indigné par le deux poids deux mesures systématique, ce belge décrit parfaitement le terrorisme intellectuel auquel nous soumettent les média de masse, devenus de véritables organes de propagande idéologiques.

J’en ai marre d’être victime du racisme chez moi. Je suis blanc, je suis chrétien et je l’assume.”

La France a gagné 4,2 millions d’habitants en dix ans

Selon la Tribune la population française a augmenté de 4,2 millions de personnes entre 1999 et 2009. Soit une croissance de 7% en dix ans. Selon l’Insee, qui publiait ces chiffres ce jeudi matin, la France comptait plus de 64 millions d’âmes au 1er janvier 2009. Par comparaison, l’Allemagne a perdu près de 400.000 habitants sur la même période, selon l’institut Destatis.

Cette augmentation de la population en France s’explique par un plus grand nombre de naissances que de décès et un solde migratoire chaque année positif.

Petit rappel: le taux de substitution en France est de 19%. 30 ans d’immigration de masse, ça pèse !

L’heure du reniement des social-démocraties européennes, par Michael Hudson (I/III)

Michael Hudson est professeur d’économie à l’Université du Missouri et analyste financier à Wall Street. Il est l’auteur entre autres de Super-Imperialism: The Economic Strategy of American Empire (1968 et 2003) et de The Myth of Aid (1971).
Dans cette série d’articles, il accuse les dirigeants de nos démocraties de nous avoir jeté dans les bras d’un système financier vorace et dangereux pour la démocratie.

« La meilleure façon de comprendre la crise financière de l’Europe c’est d’observer les solutions proposées pour la résoudre. Elles dessinent un rêve de banquier, un paquet cadeau que peu d’électeurs pourraient approuver lors d’un référendum démocratique. » Michael Hudson reprend à son compte les concepts de l’économie classique pour développer une critique radicale de notre moment historique : toute rente, toute extraction de richesse permise au détriment du corps social par une position privilégiée, fut-elle assise comme hier sur la noblesse terrienne, ou comme aujourd’hui par le privilège monétaire des banques et une répartition distordue des revenus (générateurs de dette, d’abord privée, puis publique), est un coût social injustifiable, dont l’acceptation remet en cause les fondements même de la démocratie – tout comme l’ « efficacité » économique. Le sort réservé à cette rente adossée à des contrats de dette désormais sans rapport avec la réalité des revenus et de l’activité économique déterminera notre futur, avertit Hudson. Si les démocraties occidentales acceptent cette extraction prélevée par le secteur financier sur les Etats et les sociétés, cela équivaudrait à un reniement de leurs valeurs fondatrices, à l’acceptation de laisser sombrer dans la récession nos économies, nos sociétés, au seul bénéfice d’une minorité prédatrice.

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Espagne: un ancien de Lehman Brothers devient ministre de l’économie.

Le Putsch des banques sur les États européens continue. Nous avons assisté il y a quelques semaines au débarquement du gouvernement grec et son remplacement par le gang de la banque Goldman Sachs composé de Mario Draghi ( nouveau président de la Banque centrale européenne ), Mario Monti ( résident du conseil italien ) et Lucas Papadémos ( nouveau premier ministre grec )
Aujourd’hui, c’est Luis de Guindos, ancien président de la banque Lehman Brothers pour l’Espagne et le Portugal qui devient ministre de l’économie en Espagne.
C’est comme si on demandait au pédophile marc Dutroux de diriger une colonie de vacance.

À lire ou relire:

L’oligarchie impose ses hommes à la tête de États Européens.

Syndicalisme français subventionné

Ils touchent 4 milliards par an de la collectivité pour 8 % de syndiqués. Subventions à gogo, permanents par milliers, gabegie… Un rapport parlementaire lève le voile. Décapant !

Des vacances à Dakar aux frais de France Télécom ! En février dernier, 12 délégués syndicaux du groupe se sont rendus au Sénégal, officiellement pour assister au Forum social mondial. Dans leurs valises, un mandat en bonne et due forme du très imposant Comité central de l’unité économique et sociale (CCUES). Pour représenter les salariés de France Télécom face à la «place importante faite au secteur des télécoms, notamment dans le cadre des relations nord-sud», la délégation a reçu un chèque de 12.000 euros. À l’heure où les entreprises serrent les coûts et l’État taille dans ses dépenses, les syndicats ne rechignent pas à envoyer leurs membres au soleil, tous frais payés, simplement «pour nourrir leur réflexion».

Gonflé? Non, une pratique plutôt ordinaire dans une France qui n’aime pas ses syndicats mais les nourrit grassement. Car si le syndicalisme n’a jamais été aussi peu représentatif dans notre pays – seuls 8 % des salariés (public et privé confondus) adhèrent à une organisation, le taux le plus bas de l’Union européenne ! -, la machine syndicale, elle, se porte bien, très bien même. Et pour cause: elle vit aux crochets des autres ! C’est la démonstration choc que font les députés dans un rapport rendu public cette semaine, et que Le Figaro Magazine a pu consulter en avant-première.

Au terme d’une commission d’enquête de six mois, de dizaines d’auditions, les élus font ce constat: la collectivité fait chaque année un chèque de 4 milliards d’euros pour financer l’activité syndicale. Presque l’équivalent du budget de l’Enseignement supérieur…

Les cotisations ne représentent qu’une part infime des budgets syndicaux: guère plus de 3 à 4% pour les organisations représentant les salariés et de 15 à 60 % selon les cas pour les structures patronales.C’est une «exception française en Europe», relèvent les parlementaires, soulignant qu’ailleurs sur le continent, «les cotisations occupent une part primordiale dans les ressources des syndicats, plus de 80% dans l’ensemble». Leur «légitimité» est à ce prix, notamment vis-à-vis des pouvoirs publics, glisse le rapport.

Ici, ce sont les détachements syndicaux, les décharges horaires, les subventions aux comités d’entreprise ou encore la gestion des organismes sociaux et de la formation professionnelle qui fournissent le gros des moyens. Un système bien huilé mis en place au lendemain de la guerre et que personne – même en ces temps de crise – n’a osé remettre en cause. Et surtout pas l’État impécunieux, pourtant avide d’économies. Y trouverait-il son compte?
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Fin de l’euro : Jacques Delors réécrit l’histoire pour sauver la face

Certains d’entre vous, ont peut être lu dans la presse, dans les pages intérieures et en petits caractères, ou même entendu à la radio quelque journaliste annoncer, en soupirant, que Jacques Delors a dit à la presse britannique que l’euro n’est pas viable et que la zone euro va couler avec lui. Ah, ah ! ah ! Si c’est le père de l’euro qui le dit… Mais n’exagérons rien, le bonhomme s’est toujours flatté d’être l’un des principaux architectes de la « monnaie unique » (1) et rien de plus que ça.

Maintenant qu’il ne fait plus de doute que cette monnaie d’occupation (ainsi que le disait Nicolas Dupont-Aignan) coure à sa perte, notre bonhomme a pris les devants et ne semble plus que soucieux de sauver la face en dégageant sa responsabilité. Ça avait commencé à l’été, au mois d’août, avec une déclaration au Monde puis au Figaro, dans laquelle il annonça que l’UE et sa monnaie sont au bord du gouffre (2). Un peu plus tard, c’est dans Le Point qu’il avait ajouté que cela n’est pas de sa faute, mais de celle des responsables politiques qui ont « tourné le dos aux faiblesses et aux déséquilibres des États membres ». (3) Par incompétence ou dogmatisme, sous-entendait-il ?
Bien entendu, Jacques Delors, lui, n’est pas un responsable politique. Un poète, peut-être ?

Ces déclarations faisaient suite aux gesticulations des messieurs et des dames qui ont pris la fâcheuse et dispendieuse habitude de s’exhiber dans des réunions archi médiatisées désignées par sommets du G20. Réunions qui n’accouchent de rien, « rien » aux yeux de Jacques Delors signifie qu’il n’en sort ni plus de fédéralisme ni plus d’Europe.
Si ledit Delors n’est pas un responsable politique et s’il a vraiment découvert sa vocation poétique sur le tard, il faudra peut-être que quelqu’un lui dise que le G20 n’est pas un organe exécutif, qu’il n’a pas de pouvoir législatif, ni aucun pouvoir, du reste. Juste un truc à produire des illusions mais qui, à coup sûr, alourdit nos impôts et la dette pharamineuse accumulée par ce gouvernement et ceux qui l’ont précédé, pour le malheur des nos enfants et petits-enfants.
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Bernard Lugan censuré sur I-Télé

Bernard Lugan, né le 10 mai 1946 à Meknès (Maroc), est un historien français spécialiste de l’Afrique. Il était maître de conférences hors classe à l’Université de Lyon III, où il assurait depuis 1984 différents cours autour de l’histoire de l’Afrique et de la francophonie. Il dispense également des conférences à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) ainsi qu’à l’École de guerre au sein du module Histoire et géostratégie de la francophonie. Docteur en histoire et docteur d’État ès lettres, cet africaniste a enseigné pendant onze ans (1972-1983) à l’Université nationale du Rwanda, pays dans lequel il a mené des fouilles archéologiques. En 2009, il a publié une histoire universelle de l’Afrique publiée sous le titre Histoire de l’Afrique, des origines à nos jours.

Contributeur régulier de plusieurs titres réputés proches de droite ou d’extrême droite dans les années 1980, via notamment des entretiens sur la situation africaine, il a aussi créé et animé pendant 12 ans la revue L’Afrique réelle. Il s’est néanmoins retiré de la vie politique dès 1971 afin de se consacrer à ses recherches historiques. Il a reçu en 1989 le prix Louis-Marin de l’Académie française pour son livre Huguenots et Français, ils ont fait l’Afrique du Sud. Il a été appelé comme expert de la défense par quelques-uns des principaux accusés de génocide au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

De toute évidence, Bernard Lugan n’est pas un bobo de gauche, et ne pense pas comme l’exige la caste médiatique.
Invité à venir présenter son dernier livre sur le plateau de Robert Ménard sur Itélé, la direction de la chaine a donc décidé de censurer l’émission enregistrée.

Cette décision relève de la censure et de l’atteinte à la liberté d’expression dont se réclament pourtant les journalistes. Une telle mesure montre que ceux qui se permettent de donner des leçons de démocratie, de tolérance et de « droits de l’homme » au monde entier ne supportent pas le parler vrai.
Les propos de Lugan étaient-ils scandaleux ?. Vous pouvez juger par vous même: voilà les quatres questions posées par Robert Ménard à son invité :

1) Dans votre livre vous écrivez que les Africains ne sont pas des « Européens pauvres à la peau noire » ; selon vous, c’est pourquoi toutes les tentatives de développement ont échoué en Afrique ?

Le refus de reconnaître les différences entre les hommes fait que nous avons imposé à l’Afrique des modèles qui ne lui sont pas adaptés. Nous l’avons fait avec arrogance, comme des jardiniers fous voulant greffer des prunes sur un palmier et noyant ensuite le porte-greffe sous les engrais. C’est ainsi que depuis 1960, 1000 milliards de dollars d’aides ont été déversés sur l’Afrique, en vain. De plus, nous avons voulu européaniser les Africains, ce qui est un génocide culturel. De quel droit pouvons-nous en effet ordonner à ces derniers de cesser d’être ce qu’ils sont pour les sommer d’adopter nos impératifs moraux et comportementaux ? L’ethno-différentialiste que je suis refuse cette approche relevant du plus insupportable suprématisme. Contre Léon Blum qui déclarait qu’il était du devoir des « races supérieures » d’imposer la civilisation aux autres races, je dis avec Lyautey qu’il s’agit de pure folie car les Africains ne sont pas inférieurs puisqu’ils sont « autres ».
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