Archives de catégorie : Politique

Bygmalion : révélations d’un homme de l’ombre

Le 29 septembre, « Envoyé spécial » inaugurait sa nouvelle formule en diffusant une enquête très attendue sur le financement de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy. Voici les révélations inédites de Franck Attal, un témoin-clé de « l’affaire Bygmalion ».


Envoyé spécial. Affaire Bygmalion : révélations d’un homme de l’ombre

Franck Attal raconte en détail comment il a mis en œuvre « des moyens dignes du cinéma » : rampes de lumière, caméra Steadicam, grue de prise de vues Louma, diffusion simultanée dans plusieurs grandes villes… L’ancien cadre révèle comment le directeur adjoint de la campagne, Jérôme Lavrilleux (qui conteste cette version), lui a explicitement demandé de « déplacer la facturation » d’une partie de ces folles dépenses vers l’UMP. Colonnes de chiffres à l’appui (la facturation réelle face à celle déclarée dans les comptes officiels de campagne), il expose les dessous d’une machine à fabriquer des super meetings au prix d’une kermesse.

Des associations musulmanes de l’Essonne bannissent Dupont-Aignan

« Monsieur le député, vous ne serez plus le bienvenu au sein de nos associations respectives, que ce soit lors d’événement culturels ou fêtes rituelles ». Ce courrier, adressé au député et maire d’Yerres, Nicolas Dupont-Aignan (DLF), est signé des présidents de quatre associations musulmanes de Vigneux-sur-Seine, Yerres, Montgeron et Brunoy. Et le message est clair : le président de Debout la France, également maire de Yerres, est désormais persona non grata dans la communauté musulmane de son secteur.

Ses représentants lui reprochent ses prises de position, « sur les réseaux sociaux, le site Internet de votre mouvement et à l’occasion de vos meetings, suite à la triste polémique autour du burkini ». Des déclarations qui, affirment-ils, « ont contribué à la stigmatisation de l’Islam et des musulmans en France » et « libéré la parole raciste ainsi que les actes islamophobes et humiliants ». Le président de Debout la France avait notamment demandé à ce que le burkini soit interdit en France, estimant que « si on accepte le burkini, on finira avec la charia ».
« Je trouve ce comportement plus qu’ahurissant, s’agace Nicolas Dupont-Aignan.

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Calais : La bénévole du Secours catholique avait un faible pour les migrants mauvais garçons

Dans la nuit du 2 au 3 février 2014, un passeur iranien a été tué d’un coup de fusil sur la zone Marcel-Doret. Son procès se déroule depuis jeudi aux assises de Saint-Omer.

Si les policiers ont pu retrouver Kaveh en cavale, c’est en plaçant sur écoute le numéro d’une bénévole du secours catholique, qui avait hébergé l’accusé et la victime à l’occasion. L’un des policiers se marre encore en repensant à ces écoutes: « C’est une dame très bavarde : elle dit qu’elle ne parle pas au téléphone, mais en fait elle parle quand même! » Pour un ex-agent de renseignement, Kaveh n’est pas beaucoup plus prudent, puisqu’il ne cesse de la rappeler et laisse échapper qu’il a quelque chose de « grave » à lui dire. Finalement, après s’être fait beaucoup prier, madame accepte d’aller le chercher à La Panne à la fin du mois de mars 2014. La police Belge, alertée par ses collègues français, l’intercepte juste avant l’entrée en gare d’Adinkerke. Madame, elle, était suivie depuis Calais par les agents français…

Entendue par le tribunal comme simple témoin, cette bénévole-là est une femme de 69 ans, plutôt coquette, mais aussi très sourde, par moments… Continuer la lecture de Calais : La bénévole du Secours catholique avait un faible pour les migrants mauvais garçons

Accueil de migrants : la justice s’oppose à un référendum local

Le tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfecture de la Drôme, s’est opposé vendredi 30 septembre à l’organisation d’un référendum, qui devait avoir lieu dimanche, sur l’accueil de migrants de Calais à Allex, commune de 2 500 habitants du département.

Le 13 septembre, le conseil municipal d’Allex, où l’Etat a ouvert un centre d’accueil et d’orientation pour cinquante migrants dans un château à l’écart du village, avait voté à l’unanimité et à main levée l’organisation d’un référendum sur le sujet. Onze premiers migrants sont arrivés la semaine dernière dans la commune, originaires d’Afghanistan, d’Irak et du Soudan.

Le tribunal a estimé que ce référendum serait illégal dans la mesure où l’hébergement d’urgence ne relève pas de la compétence de la commune mais de celle de l’Etat. Continuer la lecture de Accueil de migrants : la justice s’oppose à un référendum local

La motion anti-migrants du FN révèle les failles politiques du conseil départemental de Vaucluse.

Partout le double discours de LR se révèle.


Les groupes FN et Ligue du Sud au conseil départemental de Vaucluse
Les groupes FN et Ligue du Sud au conseil départemental de Vaucluse © Radio France – Philippe Paupert

La motion anti-migrants du Front National a été rejetée vendredi matin au Conseil Départemental de Vaucluse. La droite a refusé de voter. La gauche a voté contre et dénonce le refus du groupe Les Républicains.

Au conseil départemental de Vaucluse, les élus se sont divisés vendredi matin sur la motion présentée par le Front National pour refuser l’accueil de migrants en Vaucluse.

Avec le démantèlement de la jungle de Calais, l’Etat cherche de nouvelles places pour les migrants dans chaque département. A Avignon un Centre d’Accueil et d’Orientation héberge à Bonpas une quarantaine d’hommes venus de Calais, originaires d’Afghanistan, du Kurdistan, d’Erythrée ou du Soudan.

La motion a été rejetée mais le débat a été houleux pendant quarante cinq minutes au conseil départemental. L’échec de cette motion sur l’accueil des migrants a aussi révélé les faiblesses politiques de l’assemblée départementale. Continuer la lecture de La motion anti-migrants du FN révèle les failles politiques du conseil départemental de Vaucluse.

Noisy-le-Sec (93) : Le maire, l’office HLM et l’élu criblé de balles

« Règlement de comptes » ou « opération commandée contre un élu gêneur »? Depuis qu’un conseiller municipal a reçu cinq balles dans les jambes fin juillet à Noisy-le-Sec, l’affaire empoisonne cette ville de banlieue parisienne, désormais comparée à « Palerme dans les années 80″.

« A quel moment, à force de s’entourer et de traiter avec des voyous, ne devient-on pas un voyou soi-même? » Lancée jeudi soir en pleine séance du conseil municipal à l’adresse de Laurent Rivoire, le maire UDI de cette ville de Seine-Saint-Denis, la question a fait l’effet d’une bombe.

Jean-Paul Lefebvre, opposant PS, fait allusion à « l’affaire Miloud Gherras », du nom de cet élu de 39 ans qui, le 19 juillet, a été victime de ce que la justice a qualifié de « tentative d’assassinat en bande organisée ».

Machiniste à la RATP, Miloud Gherras se lève aux aurores. Ce jour-là, après une sieste, il sort pour aller au sport. Il est environ 18 heures. Sur le parking de sa résidence, il croise une connaissance de son quartier, le Londeau.

« J’ai refusé de lui serrer la main. Lui et moi on n’a pas les mêmes valeurs… « , a-t-il raconté à l’AFP. L’homme « remonte dans sa voiture, en colère ». Et revient quelques minutes plus tard, accompagné de son frère cadet. « Je les ai vus arriver. Chacun avait une arme à la main ».

 

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