Attentat du Milk Bar : Zohra Drif ne regrette rien (vidéo)

Colloque de Marseille pro-FLN: De Jean Daniel à Guy Bedos en passant par Benjamin Stora, la gauche assume ses horreurs.

La rencontre entre Zohra Drif, la poseuse de bombes du Milk Bar, et Danielle Michel-Chich, une de ses victimes, était attendue. Mais la confrontation n’a pas tenu ses promesses, Zohra Drif se contentant d’expliquer que c’est l’Etat français qu’elle visait…

A peine entrée sur scène, Zohra Drif s’attire déjà les foudres du public :

« Vous êtes une criminelle de guerre ! Vous avez tué des enfants ! ».

Face à ces accusations, elle reste de marbre, sans doute habituée. Pour ne pas trahir sa pensée, l’ancienne militante pour l’indépendance choisit de lire son texte comme un discours bien rôdé. La salle plonge alors dans le silence, dans l’attente d’excuses qui ne viendront jamais : « Nous avons pris les armes pour combattre un système. Ce genre de système ne vous laisse d’autre choix que de mourir pour vivre dans votre pays. »


Réponse de Zohra Drif à Danielle Michel-Chich par Marianne2fr

Zohra Drif est née en 1938 dans une Algérie alors considérée comme française. Pendant ses études, elle découvre les grands philosophes qui l’amènent à s’interroger sur la condition de son propre pays. Convaincue que « les Algériens méritent plus qu’un simple statut de sujet », elle s’engage dans la lutte pour l’indépendance et rejoint le « Réseau des bombes », en cheville avec le Front de Libération Nationale (FLN).

Pour une cause qu’elle considère encore aujourd’hui comme juste, elle va jusqu’à poser une bombe dans un bar fréquenté par les pieds-Noirs. Pourtant Zohra Drif persiste et signe.

Et même minimise : « J’ai posé une petite bombinette » ! (…)

Marianne2

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