Attentats à Paris: Marine Le Pen signe une tribune dans le «New York Times»

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Marine Le Pen signe une tribune dans le New York Times de dimanche (disponible en version française), intitulée «Bien nommer la menace», à la suite des attentats terroristes qui ont causé la mort de 17 personnes. La présidente du Front national s’en prend en particulier à Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, qui selon elle n’ose pas «nommer les choses».

«Pour lui, pas question de qualifier d’ »islamistes » les terroristes qui, le mercredi 7 janvier 2015, se sont introduits dans les locaux du journal Charlie Hebdo, en plein coeur de Paris, écrit ainsi Marine Le Pen». «Pour lui, poursuit la présidente du FN, pas question non plus de parler d’ »Etat islamique » pour qualifier le groupe de radicaux sunnites qui s’est mis en place sur une partie des territoires de l’Irak et de la Syrie. Toute référence au fondamentalisme islamiste doit être proscrite, par peur d’amalgame entre islam et islamisme. Il faut préférer les noms « Daesh » et « égorgeurs de Daesh ». L’ironie de l’histoire veut que « Daesh » signifie en arabe exactement ce que l’on cherche à cacher, autrement dit « Etat islamique ».»

«Les musulmans eux-mêmes ont besoin d’entendre ce message»

Marine Le Pen dresse ensuite son constat, à savoir que «la France, patrie des droits de l’homme et des libertés, a été attaquée sur son sol par une idéologie totalitaire: le fondamentalisme islamiste», ajoutant que «les musulmans eux-mêmes ont besoin d’entendre ce message. Ils ont besoin que l’on fasse clairement la distinction entre le terrorisme islamiste et leur foi.»

Elle réitère ensuite ses propositions: la déchéance de la nationalité des djihadistes d’abord, «une impérieuse nécessité», «la réinstauration d’un contrôle aux frontières nationales» ensuite, et «la tolérance zéro à l’égard des comportements contraires à la laïcité et à la loi française». Des propositions déjà émises lors de ses voeux à la presse le 16 janvier.