Au Canada, des références chrétiennes en voie de disparition

Sous prétexte de ne pas heurter les sensibilités culturelles et religieuses différentes, des responsables politiques et des médias font pression depuis dix ans pour gommer les références chrétiennes entourant Noël, comme le sapin ou l’échange de vœux.

Après les chants, la crèche et le sapin, ce sont désormais les décorations et les vœux de Noël qui sont menacés de disparition dans les rues du Canada. Sous prétexte d’éviter de froisser d’autres sensibilités religieuses, élus et journalistes suppriment ce qui peut connoter chrétiennement cette fête.

L’épisode qui a fait le plus de bruit est la publication, révélée début décembre par le quotidien québécois La Presse , d’une directive de Service Canada, le programme canadien de prestations sociales, interdisant d’afficher des décorations de Noël dans les espaces publics. Devant l’ampleur de la grogne, le ministère fédéral des ressources humaines a annulé cette décision.

Au Canada, des références chrétiennes en voie de disparition

Sous prétexte de ne pas heurter les sensibilités culturelles et religieuses différentes, des responsables politiques et des médias font pression depuis dix ans pour gommer les références chrétiennes entourant Noël, comme le sapin ou l’échange de vœux.

Après les chants, la crèche et le sapin, ce sont désormais les décorations et les vœux de Noël qui sont menacés de disparition dans les rues du Canada. Sous prétexte d’éviter de froisser d’autres sensibilités religieuses, élus et journalistes suppriment ce qui peut connoter chrétiennement cette fête.

L’épisode qui a fait le plus de bruit est la publication, révélée début décembre par le quotidien québécois La Presse , d’une directive de Service Canada, le programme canadien de prestations sociales, interdisant d’afficher des décorations de Noël dans les espaces publics. Devant l’ampleur de la grogne, le ministère fédéral des ressources humaines a annulé cette décision.

« Sapin des fêtes » plutôt que « sapin de noël »

Cette controverse, qui date d’une dizaine d’années, se cristallise surtout dans le discours public. Au Québec, le chef du parti libéral, Jean Charest, critiqué déjà en 2008 pour avoir temporairement changé l’appellation « sapin de Noël » par « sapin des fêtes », a effacé le traditionnel « Joyeux Noël » de ses vœux à l’Assemblée nationale.

Le gouvernement de l’Ontario, lui, a invité ses employés à fêter « les célébrations dites du solstice d’hiver ». À la radio et à la télévision, on évoque le « temps des fêtes ». « Mes collègues sont gênés lorsque je leur souhaite un Joyeux Noël, comme si j’avais prononcé un mot tabou » , confie une Française travaillant dans un grand média canadien.

L’arrivée massive de populations immigrées et la politique d’intégration volontariste du Canada, qui cherche à éliminer les barrières culturelles et religieuses, explique en partie ces débats. Dernier exemple en date : plutôt que de céder aux demandes des musulmans de placer aussi leurs symboles religieux devant l’hôtel de ville, le conseil municipal de Ville-Mont-Royal a préféré supprimer la crèche de Noël.


Volonté de ne pas choquer les autres religions

« Il y a une sorte de mauvaise conscience à l’égard des nouveaux arrivants, analyse le sociologue Martin Meunier, directeur de recherche à la faculté des sciences sociales de l’université d’Ottawa. Le Canada se veut multiculturel. On a peur de sembler privilégier une religion aux autres. Alors on police l’espace public. »

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