Politique

Aulnay : 4 mois avec sursis pour l’ex-responsable de la cellule contre la radicalisation

L’ancienne responsable d’une cellule de déradicalisation lancée en 2014 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), était jugée par le tribunal correctionnel de Paris pour pour détournement de fonds, blanchiment et travail dissimulé.

Pas de renvoi ni de huis clos accordé à Sonia Imloul, ce lundi au tribunal de Paris. L’ancienne militante associative de 43 ans, figure médiatique de la lutte contre la radicalisation, était jugée pour détournement de fonds et travail dissimulé. Les faits reprochés remontent au temps où elle dirigeait une structure baptisée « Maison de prévention des familles » et domiciliée à Aulnay-sous-Bois de juin 2014 à juin 2015.

« La déradicalisation n’est pas le sujet du jour, vous êtes dans un tribunal, pas sur un pilori », rassure le président de la 12e chambre correctionnelle pour tenter de faire sortir de son silence l’intéressée. Il est bien décidé à savoir si elle s’est « mis de l’argent dans les poches ». Après quatre heures de débat, la réponse est oui : quatre mois de prison avec sursis et près de 25 000 € pour préjudices moral et matériel de trois anciennes « petites mains », peu, voire pas, rémunérées.

Ces subventions ont été versées par la préfecture de police de Paris à l’association Respect 75 — fondée en 2011 dans la veine de Respect 93, créé quelques années plus tôt en Seine-Saint-Denis — avec un RIB falsifié puisque… Sonia Imloul était sous le coup d’un interdit bancaire. Mais ce n’est pas tout : les sommes ont ensuite été virées sur deux comptes, celui de la mère et de l’ancien conjoint de la prévenue

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