Tous les articles par Titus

Lassana Bathily : Henry de Lesquen sur la fabrique du « héros » (+témoignage d’un rescapé )

Lire aussi: L’employé malien de l’Hypercacher n’est peut-être pas le héros qu’on croit…

extrait:

Dans la supérette casher, il n’y a pas eu un, mais des héros, et Lassana Bathily n’est pas le héros que l’on veut bien présenter.

Il n’a pas caché les juifs

Il déclare notamment « Quand ils sont descendus en courant, (…), j’ai ouvert la porte [de la chambre froide]. Il y a plusieurs personnes qui sont rentrées avec moi. J’ai éteint la lumière, j’ai éteint le congélateur. (…) Quand j’ai éteint la chambre, je les ai mis dedans, j’ai fermé la porte, j’ai dit vous restez calmes là, moi je vais sortir ». La réalité est qu’il n’a pas caché les juifs.

Sa version est contredite par Rudy H., un des otages, qui connaissant le magasin pour y avoir travaillé, connaissant l’accès aux sous-sols, et c’est Rudy, et non Bathily, qui a guider les clients pour se cacher :

« comme je connaissais un peu le magasin – j’ai travaillé il y a 20 ans dans ce magasin – je connaissais un peu la cave ou la réserve. Donc on est descendu, il y a plusieurs personnes qui m’ont suivi… »

Ce n’est pas non plus de sa propre initiative que Bathily a « éteint la lumière … éteint le congélateur », ce sont les clients cachés dans les frigos qui le lui ont demandé de le faire, comme on peut le découvrir dans l’interview de Rudy :

Boualem Sansal : « L’islamisme a remplacé l’islam »

Romancier et essayiste algérien, Boualem Sansal publie “Gouverner au nom d’Allah” (Gallimard). Courageux, il vit en Algérie.

Croyez-vous à l’islamisation de la France ?

Elle est en marche et connaît une accélération notable. Chacun peut l’observer. Aujourd’hui, l’islamisation est l’affaire de professionnels de la prédication, de la manipulation et des médias, dont Internet. Elle a des buts politiques offensifs. La masse critique qui déclenchera la réaction en chaîne n’est pas loin d’être atteinte. Elle posera d’énormes et insolubles problèmes en Europe.

Quelle est la vocation de l’islam ? Continuer la lecture de Boualem Sansal : « L’islamisme a remplacé l’islam »

Désislamisation : TV-Libertés et Présent relaient la conférence de presse européenne

Les médias français de la presse écrite ont une particularité : quand l’AFP n’est pas présente à un événement, celui-ci n’est pas relayé. La règle s’est confirmée, hier, puisque le journaliste de l’AFP, qui a appelé les organisateurs, a finalement décidé que sa présence n’était pas utile. Ce sera donc davantage par les images (il y avait autant de médias étrangers que français) que l’événement sera couvert. Une exception, pour le moment, le quotidien Présent, qui, par Caroline Parmentier, en a fait son ouverture de page une, et deux articles en page 4.

Quant à TV-Libertés, ils ont ouvert le journal sur dix minutes de reportage sur la conférence de presse, avant de consacrer quelques minutes au rassemblement de Montpellier, et aux discours de Richard et Olivier Roudier…

CONFERENCE DE PRESSE (9′)

Manif interdite : vidéo intégrale de la conférence de presse européenne (1 h 45′)

Les autorités, et avant tout le ministre de l’Intérieur, Cazeneuve, et Hollande-Valls, n’ont pas voulu que les Parisiens et les Français entendent ces paroles. Et pourtant, grâce à cette conférence de presse européenne, les différentes interventions de Christine Tasin, Renaud Camus, Pierre Renversez (Belgique), Jean-Luc Addor (Suisse), Melanie Dittmer (Allemagne) et Armando Manocchia (Italie) peuvent être entendues dans l’ensemble de l’Europe, et même dans tous les pays francophones.

– Introduction de Pierre Cassen, fondateur de Riposte laïque

– 2’30 : présentation de la situation, Christine Tasin, Présidente de Résistance républicaine

– 9′ : transition, Pierre Cassen

– 11’40 : Renaud Camus, écrivain, Président du Parti de l’In-nocence Continuer la lecture de Manif interdite : vidéo intégrale de la conférence de presse européenne (1 h 45′)

Éric Zemmour : « À chacun son sacré » (vidéo)

Ce type est un gros c….


Éric Zemmour : "À chacun son sacré" par rtl-fr

Charlie à tout prix ?, par Frédéric Lordon

Extrait d’un texte de l’économiste Frédéric Lordon lu lors de la soirée « La dissidence, pas le silence ! », organisée par le journal Fakir à la Bourse du travail à Paris le 12 janvier 2015.

(…) « Je suis Charlie ». Que peut bien vouloir dire une phrase pareille, même si elle est en apparence d’une parfaite simplicité ? On appelle métonymie la figure de rhétorique qui consiste à donner une chose pour une autre, avec laquelle elle est dans un certain rapport : l’effet pour la cause, le contenu pour le contenant, ou la partie pour le tout. Dans « Je suis Charlie », le problème du mot « Charlie » vient du fait qu’il renvoie à une multitude de choses différentes, mais liées entre elles sous un rapport de métonymie. Or ces choses différentes appellent de notre part des devoirs différents, là où, précisément, leurs rapports de métonymie tendent à les confondre et à tout plonger dans l’indistinction.

 

(…)

Mais les choses deviennent moins simples quand « Charlie » désigne – et c’est bien sûr cette lecture immédiate qui avait tout chance d’imposer sa force d’évidence – quand « Charlie », donc, désigne non plus des personnes privées, ni des principes généraux, mais des personnes publiques rassemblées dans un journal. On peut sans la moindre contradiction avoir été accablé par la tragédie humaine et n’avoir pas varié quant à l’avis que ce journal nous inspirait – pour ma part il était un objet de violent désaccord politique. Si, comme il était assez logique de l’entendre, « Je suis Charlie » était une injonction à s’assimiler au journal Charlie, cette injonction-là m’était impossible. Je ne suis pas Charlie, et je ne pouvais pas l’être, à aucun moment.

Je le pouvais d’autant moins que cette formule a aussi fonctionné comme une sommation. Et nous avons en quelques heures basculé dans un régime de commandement inséparablement émotionnel et politique. Dès ses premiers moments, la diffusion comme traînée de poudre du « Je suis Charlie » a fait irrésistiblement penser au « Nous sommes tous américains » du journal Le Monde du 12 septembre 2001. Il n’a pas fallu une demi-journée pour que cette réminiscence se confirme, et c’est Libération qui s’est chargé de faire passer le mot d’ordre à la première personne du pluriel : « Nous sommes tous Charlie » — bienvenue dans le monde de l’unanimité décrétée, et malheur aux réfractaires. Et puis surtout célébrons la liberté de penser sous l’écrasement de tout dissensus, en mélangeant subrepticement l’émotion de la tragédie et l’adhésion politique implicite à une ligne éditoriale. Ceci d’ailleurs au point de faire à la presse anglo-saxonne le procès de se montrer hypocrite et insuffisamment solidaire (obéissante) quand elle refuse de republier les caricatures. Il fallait donc traverser au moins une mer pour avoir quelque chance de retrouver des têtes froides, et entendre cet argument normalement élémentaire que défendre la liberté d’expression n’implique pas d’endosser les expressions de ceux dont on défend la liberté.

Mais cette unanimité sous injonction était surtout bien faite pour que s’y engouffrent toutes sortes de récupérateurs. Les médias d’abord, dont on pouvait être sûr que, dans un réflexe opportuniste somme toute très semblable à celui des pouvoirs politiques dont ils partagent le discrédit, ils ne manqueraient pas pareille occasion de s’envelopper dans la « liberté de la presse », cet asile de leur turpitude. A l’image par exemple de Libération, qui organise avec une publicité aussi ostentatoire que possible l’hébergement de Charlie Hebdo. Libération, ce rafiot, vendu à tous les pouvoirs temporels, auto-institué dernière demeure de la liberté d’expression ! — peut-être en tous les sens du terme d’ailleurs. Et combien de la même farine derrière Libé pour faire de la surenchère dans le Charlisme ?

« Si cet homme qui, dit-on, riait de tout revenait en ce siècle, il mourrait de rire assurément Continuer la lecture de Charlie à tout prix ?, par Frédéric Lordon

France : un principe de liberté d’expression, 400 textes de censure

L’avocat Emmanuel Pierrat s’alarme des coups portés en France à la liberté d’expression…, notamment à l’occasion d’indignations collectives. Entretien.

Le 11 janvier, la France s’est levée en masse pour défendre les libertés d’opinion, d’expression et de caricature après l’attentat sanglant contre Charlie Hebdo. Le 12, plusieurs personnes comparaissaient devant les tribunaux pour “apologie du terrorisme” après avoir clamé leur soutien aux frères Kouachi et à Amedy Coulibaly. Le même jour, une enquête était ouverte contre le polémiste Dieudonné qui, au soir de la marche républicaine, avait eu le bon goût d’écrire sur sa page Facebook “Je suis Charlie Coulibaly”. Jusqu’où, en France, a-t-on le droit d’aller ? L’avocat Emmanuel Pierrat, spécialiste du droit de la presse, répond au Point.fr.

Le Point.fr : Combien de textes limitent, en France, la liberté d’expression ?

Emmanuel Pierrat : Rappelons, d’abord, que ce principe figure dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui a valeur constitutionnelle. L’article 11 dispose que “la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement”… Mais une restriction est immédiatement apportée à ce principe, après une virgule : “Sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.” Les États-Unis, eux, n’ont jamais ajouté de virgule à leur “freedom of speech” garanti par le premier amendement de la Constitution. Jusqu’au Patriot Act de l’après 11-Septembre, ils réussissaient à maintenir une liberté d’expression quasi absolue, y compris avec des délirants : les porteurs de croix gammées, le Ku Klux Klan, etc. La Convention européenne des droits de l’homme reprend la liberté d’expression, mais y met elle aussi des bémols. En France, je compte, moi, quelque 400 textes qui y ont porté atteinte.

Par exemple ?

Prenez la loi Guigou sur la présomption d’innocence (qui, au passage, est appliquée dans le sens d’une présomption de culpabilité par les journaux : on parle de “tueur présumé”). Elle date de 2000, après qu’un moniteur de ski, accusé d’avoir entraîné ses clients dans une zone d’avalanche, est montré par le JT de 20 heures menottes aux poignets et assommé par les flashs. Tout le monde est choqué par ces images. On vote donc une loi qui interdit de montrer des personnes menottées. Ce qui fait qu’un journaliste qui filme Bertrand Cantat arrêté à Vilnius est obligé de lui “couper” les bras. Ce qui fait aussi que, si vous souhaitez avoir un débat sur l’usage des menottes, si vous voulez même dénoncer cet usage, vous n’avez pas le droit d’illustrer votre propos avec des images de la réalité.

Autre exemple : on n’a pas le droit de faire, en France, la publicité d’un contraceptif féminin. Et ce, en vertu d’une loi votée au sortir de la Première Guerre mondiale, qui a interdit la “propagande anti-nataliste”, sous le prétexte de garantir l’avenir de la nation… Seule la publicité pour le préservatif masculin a été tolérée, lorsque les autorités ont fait le ratio entre le coût du sida et les bénéfices de cette défense obsolète de la natalité… Il ne se passe pas deux ans en France sans qu’un nouveau coup soit porté à la liberté d’expression.

Arrive-t-il que ces lois soient abrogées ? Continuer la lecture de France : un principe de liberté d’expression, 400 textes de censure

« Charlie Hebdo » : ce qu’en pensaient les Français, avant les attentats

Les sondages réalisés lors des « affaires Charlie » de 2006 et 2012 montraient une opinion extrêmement divisée sur la question des caricatures.

L’

‘élan a été noble, massif, admirable : 3,5 millions de Français se sont rassemblés le 11 janvier pour défendre à la fois les caricaturistes, les juifs, les musulmans et les forces de l’ordre. Le lendemain de l’attaque contre Charlie Hebdo, huit personnes sur dix se disaient prêtes à se mobiliser pour rendre hommage à ses dessinateurs, dans un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd’hui en France. Le même institut montrait, le 14 janvier, que 90 % de sondés se sentaient « fiers d’être Français ». Faut-il en déduire que « tout est pardonné », comme l’annonce non sans ironie la une du « numéro des survivants » ? Car lors des précédentes « affaires Charlie », le soutien à l’hebdomadaire était moins unanime.

Une « provocation inutile »

En février 2006 ainsi, plus d’un Français sur deux déplorait la publication de caricatures de Mahomet, selon un sondage CSA. Dans l’enquête, publiée dans La Croix deux jours après le numéro spécial oùCharlie Hebdo reproduisait les dessins controversés du Jyllands-Posten, 38 % des sondés jugeaient que les journaux qui avaient fait ce choix avaient « eu raison au nom de la liberté d’expression », et 54 % qu’ils avaient eu tort, « car cela constituait une provocation inutile ».

Ils étaient toutefois 53 % à dire ne « pas comprendre » l’ampleur de l’indignation que les publications de caricatures avaient provoquée chez les musulmans.

Le même sondage tâchait d’évaluer les sujets tabous en matière d’humour. Les Français, en tout premier lieu et très massivement, estimaient qu’il n’était Continuer la lecture de « Charlie Hebdo » : ce qu’en pensaient les Français, avant les attentats

La République n’est pas la France

N’en déplaise aux gardiens du dogme républicain : la République n’est pas la France. La République est un régime politique alors que la France est une nation. Se pose alors la question de la relation du régime (temporaire) et de la nation (séculaire). Celui-ci peut-il changer celle-ci pour la faire correspondre à l’image falsifiée que lui donne son idéologie ? Certes non. C’est pourtant ce qu’il fait par une politique d’immigration et de naturalisation de masse.

La République produit ainsi environ 140 000 nouveaux « Français » par an, mais en a-t-elle seulement le droit ? Pas si sûr. La République, selon elle, exprime l’universel. C’est pourquoi, toujours selon elle, elle peut faire « vivre ensemble » des hommes venus de toute la terre quels que soient leurs origines, religions, mode de vie…

Le peuple français quant à lui exprime le spécifique. C’est pourquoi un Français se distingue d’un Chinois, d’un Lapon ou d’un Hottentot.

La République « universelle » et la nationalité « française » sont des réalités qui ne se situent donc pas au même niveau. Hormis le fait que l’une et l’autre sont clairement dissociées historiquement (il y avait des Français bien avant la République), le caractère universel de la République ne lui permet pas de définir le particulier : quand Continuer la lecture de La République n’est pas la France

Privilèges : Sarkozy coûte plus cher que Bush

Contrairement aux États-Unis, l’État alloue de l’argent à l’ancien président en toute opacité. Le système français est discrétionnaire jusqu’à la caricature.

Près de 600 000 euros de frais d’installation, plus de 200 000 euros par an pour la location et l’entretien de son bureau de la rue de Miromesnil, 660 000 euros net de salaires, ce qui équivaut, charges sociales comprises, à plus d’un million d’euros par an. Auxquels s’ajoutent sa retraite, la gratuité des vols Air France en classe affaires, des trajets SNCF en première classe ou encore de l’affranchissement postal.

Tels sont, selon une enquête de Mediapart, les privilèges que l’État accorde à Nicolas Sarkozy.

La conseillère générale socialiste Sabrina Ghallal est mise en examen

Rappel: la mère de l’humoriste pas drôle Sophie Aram a elle aussi été condamné à deux ans de prison. Conseillère PS elle promettait contre rémunération, des titres de séjour
à des personnes en situation irrégulière.

L’immigration  peut aussi être business très juteux

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Voir aussi : PS : Sabrina Ghallal impliquée dans une agression de militants UMP ?

La conseillère générale socialiste a été mise en examen ce mardi 13 janvier pour abus de faiblesse et organisation d’un mariage blanc.

Le marié, militant syndical avec elle, lui reproche aujourd’hui de l’avoir poussé à se marier avec une jeune femme sous le coup d’un arrêt d’expulsion.

Sabrina Ghallal, qui veut se présenter aux prochaines élections départementale dénonce une machination politique visant à l’empêcher d’être candidate.

France 3 Champagne Ardenne