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Philippe Béchade VS Bernard Aybran (1/2): Le cas grec fait-il réapparaître un risque systémique pour la zone euro ? – 10/12

La nouvelle crise politique qui menace la Grèce et les perspectives des marchés pour 2015 ont été abordées par Philippe Béchade, rédacteur en chef de « la Bourse au Quotidien » et Bernard Aybran, directeur de la multigestion chez Invesco AM. – Intégrale Placements, du 10 décembre, présenté par Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

Pétrole : Le prochain krach pourrait jaillir de la chute des cours

La baisse des taux et l’abondance des liquidités provoquées par les actions massives des banques centrales à travers le monde ont poussé les investisseurs, à la recherche de rendement, à prendre des risques. Ils ont notamment financé la frénésie de forage de pétrole de schiste aux États-Unis.La chute des cours du pétrole pourrait bien provoquer le prochain krach boursier, s’inquiètent des opérateurs de marché, abasourdis par la dégringolade de 45% du prix du baril de brut en six mois, passé sous 61 dollars pour le Brent (référence de la Mer du Nord) et sous 58 dollars pour le WTI (brut léger américain), au plus bas depuis cinq ans et demi.

La chute des cours de l’or noir oblige les hedge funds à vendre leurs actifs les plus liquides pour rembourser les sommes empruntées pour spéculer sur le boom énergétique américain.

« Pour le moment, ce n’est qu’une simple correction emmenée par la chute des actions des compagnies pétrolières, mais ça pourrait bien vite se transformer en krach », craint un trader suisse. Un krach qui trouverait son origine dans la faiblesse des taux, l’abondance de liquidités et un ratio risque/récompense progressivement de moins en moins attractif sur les actions.
Les investisseurs, en recherche désespérée de rendement, se sont massivement tournés vers les obligations dites à haut rendement, rémunératrices mais aussi très risquées puisqu’émises par des entreprises dont le risque de faillite est jugé élevé par les agences de notation qui classent leurs émissions de titres de dette dans la catégorie spéculative.

« Le rush sur le ‘high yield’ (HY), comparable à celui sur le S&P 500, a débuté en 2009 », rappelle Etienne de Marsac, gérant de performance absolue chez Ikano pour qui ce « choc pétrolier à l’envers » est « une catastrophe pour un pan entier de l’industrie américaine, celui du pétrole de schiste, dont les coûts de production sont élevés » tellement la chute des cours du brut a été forte et rapide.

Il y a, selon lui, « une analogie évidente entre la bulle Internet qui a éclaté aux États-Unis en 2000 et la bulle de l’extraction pétrolière qui éclate aujourd’hui sous nos yeux. » La chute du prix du brut ne « produira des effets positifs sur l’économie qu’avec un décalage de six mois à un an, avec un effet bénéfique sur la consommation, le secteur automobile ou l’aéronautique. »

Les hedge funds ont largement contribué au financement de la frénésie de forage dans le pétrole de schiste qui agite les États-Unis depuis cinq ans.

Depuis que « les cours du gaz naturel ont chuté outre-Atlantique, rendant plus rentable la production de pétrole de schiste, résume Alexandre Andlauer, responsable du secteur Continuer la lecture de Pétrole : Le prochain krach pourrait jaillir de la chute des cours

300.000 visas de circulation délivrés aux Algériens en 2014

L’ambassadeur de France à Alger, Bernard Emié a affirmé, mardi à Alger, que 300.000 visas de circulation avaient été délivrés aux Algériens par ses services consulaires durant l’année 2014.

Dans une déclaration à la presse en marge des travaux du colloque algéro-français sur « l’hôtellerie et l’ingénierie touristique », le diplomate français a indiqué que les services consulaires de son ambassade avaient délivré en 2014, 300.000 visas de circulation aux Algériens, soit une augmentation de 30% comparé à 2013.

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Le traité transatlantique risque de faire baisser les salaires en Europe

En uniformisant les normes entre les deux continents, le futur traité transatlantique rendra la dévaluation du dollar encore plus efficace pour l’économie américaine, au détriment de l’Europe. par Frédéric Farah et Thomas Porcher, économistes, auteurs de TAFTA : l’accord du plus fort (éd. Max Milo)
Les négociations transatlantiques en cours négligent une question centrale : celle des rapports entre le dollar et l’euro. Alors que l’Europe reste obsédée par le lien entre politique monétaire et inflation, les États-Unis utilisent le dollar comme une arme pour subventionner leurs exportations. Face aux fluctuations du dollar, la BCE a plus réagi qu’agi. L’appréciation de plus de 50% de l’euro de 2001 à 2008, a entraîné peu de réactions de sa part, et cette progression a été l’un des éléments de la mise à mal des industries européennes et particulièrement françaises. Le traité transatlantique risque d’amplifier les effets des dévaluations monétaires. En uniformisant les normes entre les deux continents, la dévaluation du dollar sera encore plus efficace pour l’économie américaine au détriment de l’Europe. Le risque est que les États européens, pour rester compétitifs, pratiquent des dévaluations internes.

 États-Unis vs Europe : pragmatisme contre dogme

Alors que l’Europe a imposé des dogmes rigides (équilibre budgétaire, lutte contre l’inflation) qui la privent de leviers de politique économique dont tout le monde se sert, les États-Unis ont un recours bien plus pragmatique à la politique monétaire et budgétaire quand il s’agit de dynamiser leur croissance économique. Concernant la politique monétaire, les Américains ont bien compris qu’une dévaluation de leur monnaie améliore d’une part la compétitivité de leurs exportations mais rend également les importations venues d’Europe plus chères ce qui, inversement, augmente la compétitivité de leurs produits intérieurs. Ce mécanisme fonctionne d’autant plus que les États-Unis et l’Europe font du commerce intra-branche c’est-à-dire du commerce de biens identiques donc substituables.

La France aurait besoin d’un euro plus faible, pas l’Allemagne

Alors pourquoi les Européens ne font pas de même en dévaluant l’euro ? Le problème vient de l’hétérogénéité économique des pays européens. Le haut niveau de l’euro désavantage certains Continuer la lecture de Le traité transatlantique risque de faire baisser les salaires en Europe

Relance des quartiers défavorisés : 5 milliards et une TVA à 5,5 % pour tout achat dans un quartier prioritaire !

Gouffre financier, gabegie, clientélisme… les délires continuent.

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5 milliards d’euros seront fléchés dans le cadre de l’Anru vers la rénovation de 400 quartiers en difficulté.
L’Etat promet un effet de levier de 20 milliards d’euros, soit 240.000 emplois potentiellement soutenus.

(…) La spécificité de l’agence au moment de sa création avait été de créer un guichet unique. Les premiers projets avaient marqué l’opinion à grands coups de destructions spectaculaires de barres HLM, avec l’idée de les remplacer par des immeubles de plus petite taille. D’après le ministère de la Ville, ces opérations seront moins systématiques et moins de 1 milliard d’euros y sera consacré. Un à deux milliards porteront sur la réalisation d’équipements ou de services publics comme des lignes de transport. Plus de 2,5 milliards seront par ailleurs dirigés vers le logement social. L’Etat promet un effet de levier de 20 milliards d’euros, soit 240.000 emplois potentiellement soutenus. Le président de la région Nord - Pas-de-Calais, Daniel Percheron, a déjà promis 1 euro chaque fois que l’Anru apportera 3 euros.

Pour inciter à la mixité sociale, l’Etat va donner un nouveau coup de pouce aux accédants à la propriété. Ils profiteront d’une TVA à 5,5 % pour tout achat dans un quartier prioritaire et dans un rayon de 300 mètres alentour. Un bon ­connaisseur de la rénovation urbaine salue ce programme mais regrette les 800 millions d’euros de saupoudrage des projets régionaux, estimant cette approche inefficace et pointant par exemple le choix curieux d’un quartier d’Auch.

 

Marseille : colère au collège Rimbaud après l’agression d’une prof

Les enseignants dénoncent un « no man’s land ». ils ont fait grève car une enseignante de 42 ans a été sauvagement agressée jeudi soir dernier.

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Un coup sur la tête a provoqué sa chute

C’est à l’entrée de cette passerelle qu’une enseignante de 42 ans a été sauvagement agressée jeudi soir dernier. Trois adolescents l’ont d’abord abordée, puis ont tenté de la ceinturer. La dame est parvenue à filer sur quelques mètres mais l’un des malfaiteurs l’a attaquée par-derrière, lui a donné un coup sur la tête qui a provoqué sa chute. Il lui a alors arraché son sac, après l’avoir traînée sur plusieurs mètres, et avant de lui asséner plusieurs coups de pied. Les trois individus – deux sont d’anciens élèves expulsés de l’établissement et le troisième est sous le coup d’une « mesure conservatoire » – auraient été mis en fuite par des jeunes du collège. Deux d’entre eux ont rapidement été interpellés par la brigade spécialisée de terrain (BST) et le troisième par la Bac. La victime a formellement reconnu son agresseur : il n’a que 13 ans.

Le manque de sécurité aux abords du collège

Dès vendredi, les enseignants ont fait jouer leur droit de retrait en soutien à leur collègue. Hier, ils étaient en grève pour alerter les pouvoirs publics sur le manque de sécurité aux abords du collège. « Cela fait des années que l’on demande à la RTM et à la communauté d’agglomération MPM d’agir, mais on nous dit toujours qu’on ne peut pas avoir cet arrêt de bus devant l’établissement », peste une enseignante. Hier, il nous a été impossible de recueillir l’explication du service des transports de MPM sur ce point…

Pour autant, les pouvoirs publics ont été représentés dans la matinée par le député et Continuer la lecture de Marseille : colère au collège Rimbaud après l’agression d’une prof