AZF : Silence TOTAL ou Silence d’Etat sur un attentat islamiste ?

Interview réalisée et diffusée en 2008.

Le vendredi 21 septembre 2001, il est 10h17 à Toulouse quand l’usine chimique d’AZF explose.  Dix jours plus tôt, le monde entier assistait en direct à l’attentat du World Trate Center. Il est impossible de ne pas penser à New York  et son amas de cendres. L’histoire se répèterait-elle  à Toulouse ?.

Avant même le début de l’enquête, les autorités se veulent rassurantes : le procureur affirme qu’il est sûr à « plus de 90% qu’il s’agit d’un accident« . L’affaire est entre les mains de la justice. Il n’y a plus qu’à attendre. En vain. Au bout de plusieurs années, aucune des hypothèses avancées ne semble donner satisfaction. Le dossier est vide. Les zones d’ombres que nul n’a voulu en haut lieu éclaircir subsistent.

C’est cette parodie d’instruction judiciaire que le livre de Marc Mennessier, « AZF, un silence d’Etat » dénonce. Ce journaliste scientifique au Figaro a consacré plusieurs années d’enquêtes à la catastrophe d’AZF. Son analyse méticuleuse des faits, nous dévoile comment les autorités ont soigneusement privilégié la piste de l’accident chimique tout en négligeant les éléments de l’enquête qui auraient pu les mener sur celle d’un attentat.

Ecouter l’entretien avec Marc Mennessier.

1°partie :

Les hypothèses de l’accident chimique et la parodie d’instruction judiciaire

Pour l’auteur, l’hypothèse d’un acte de malveillance à caractère islamiste, semble la plus crédible. Les faits qui sont révélés au fil de l’enquête sont en effet troublants, mais ils ne fournissent cependant aucune preuve qui permettrait de se faire une opinion plus ferme. Notons qu’à l’époque de l’enquête, Marc Mennessier fut accusé de servir les intérêts de Total. D’autres n’ont pas hésité à le présenter comme un raciste. Même si la thèse de l’attentat gène les convictions toutes faites de certains commentateurs qui n’ont même pas pris la peine d’ouvrir le dossier d’instruction, il était de la responsabilité professionnelle de tout bon journaliste de s’en préoccuper. Marc Mennessier n’a donc fait que son travail.

2° partie :

La thèse de l’attentat négligée.

Rajoutons que ce livre, Marc Mennessier aurait dû l’écrire avec Anne-Marie

Casteret, journaliste à L’Express. Connue pour avoir révélé l’affaire du sang contaminé, Anne-Marie Casteret était arrivée à la même conclusion que celle défendue par le journaliste scientifique du Figaro. Gravement malade, elle est décédée avant qu’ils ne puissent aboutir  à l’écriture commune d’un livre sur ce qu’ils avaient découverts dans l’affaire AZF.

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