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Bientôt nous oublierons qu’il y a eu des allemands ! (vidéo)

« Bientôt on oubliera qu’il y a eu des allemands » ironisait François Azouvi lors de son passage dans l’émission Répliques sur France Culture. L’auteur du livre « Le mythe du grand silence » réagissait au discours de François Hollande rendant officiellement la France et les français uniques responsables de la rafle du Vel d’Hiv.
Mais c’était avant les déclarations ubuesques de Caroline Fourest sur les 6 millions de juifs exterminés en France durant la seconde guerre mondiale. Pour ce témoin de la conscience morale, nazis et français ne font qu’un. Sait-elle seulement que les ¾ des juifs de France ont été sauvés de l’extermination par des français non-juifs ?
Bien sur, les naïfs et les indulgents jugerons ces propos maladroits ou anecdotiques. Or aucun d’entre eux ne sont innocents. Le francophobe -mais néanmoins patriote israélien- BHL en a maintes fois révélé le fondement idéologique : toutes ces déclarations visent à réduire le caquet au coq gaulois.

Diaboliser, criminaliser la Nation afin de rendre plus enviable une Europe transnationale, voilà le but ultime de toute cette propagande.
« L’Europe c’est l’amitié, la Nation c’est la haine » pourrait être leur slogan. Ce fut d’ailleurs ce que fanfaronna un soir de débat télévisé, Daniel Cohn Bendit face à un Philippe de Villiers indigné et une Marine Le Pen médusée.

Et le prix Nobel de la paix remis dernièrement à l’Union Européenne ne dit rien d’autre. Au moment où partout on rétablit l’esclavage pour dette. Au moment où la police des gouvernements complices de l’oligarchie matraque les peuples récalcitrants. Au moment où les grecs accueillent Angela Merkel avec des croix gammées, les eurocrates tentent d’écraser sous le poids de la falsification de notre mémoire, les flammes naissantes de la résistance nationale.
Car ils ont compris que ce qu’ils appellent les égoïsmes nationaux, et que nous nommons le réveil des patriotes, risque de mettre à mal leur ambitieuse Europe fédérale sous domination bancaire.
Un peu comme le crurent pendant la seconde guerre mondiale ces intellectuels europeïstes qui, rêvant d’en finir avec la souveraineté des états, collaborèrent avec l’Allemagne nazi en pensant qu’ Hitler serait le nouveau César derrière lequel émergerait une Europe fédérale pleine de promesse. Seul le patriotisme courageux de quelques uns nous permit de recouvrer alors notre liberté.

Dans le montage qui suit, Alain Finkielkraut et François Azouvi ne sont pas dupes. Ils savent que le risque est de faire monter le ressentiment communautaire. Mais ils perçoivent aussi que cette stratégie visant à supprimer de la mémoire des français l’Histoire de la résistance, cache une volonté d’en finir définitivement avec la Nation française :

La France criminelle, c’est comme si la nation était ce dont nous devons nous couper car si il y a nation, il y a préférence nationale. J’ai donc un peu le sentiment que cette surenchère aboutie à cette phrase prononcée par le philosophe italien Toni Négri au moment du référendum européen : Il faut en finir avec cette merde d’État Nation.

Ecouter l’émission Réplique de France Culture animée par Alain Finkielkraut :

Auschwitz, les Français, la mémoire

Invité(s) :

François Azouvi, directeur de recherche au CNRS, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et auteur du livre : Auschwitz, les Français, la mémoire

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