Bourges (18) : deux représentants musulmans conviés à un hommage au colonel Beltrame ont refusé de serrer la main de la Préfète « parce qu’elle est une femme »

Alors que les obsèques des victimes des attentats de l’Aude se sont déroulés jeudi dernier, les gendarmes du Cher ont rendu hommage, mercredi matin, au colonel Arnaud Beltrame tué dans les attaques terroristes.

« Il a été jusqu’au bout de son engagement, a dit la préfète du Cher, Catherine Ferrier, lors d’un discours. C’est un acte héroïque qui honore son arme et la France entière. Le peuple de France s’engage à porter ce deuil et à ne pas oublier Arnaud Beltrame. Luttons, nous tous, contre la barbarie, la haine. Restons soudés, mobilisés, unis. »

À l’issue de la cérémonie berruyère, un échange a eu lieu entre la préfète et deux représentants d’une association musulmane conviée, comme plusieurs autres, à l’hommage, qui ont refusé de lui serrer la main.

Selon leur interprétation de la religion, « on n’a pas le droit de serrer la main aux femmes, ont expliqué ces deux représentants de Ditib Vierzon (ex-association des travailleurs turcs de Vierzon). Mais on comprend que cela puisse choquer ».

« Il ne faut pas freiner une très bonne dynamique de dialogue, a indiqué la préfète, soucieuse de ne pas donner une trop grande portée à cet échange. Cette charte a pour but de dire que, dans le Cher, aucune association cultuelle musulmane ne se revendique de l’islam politique. C’est une réalité. L’idée, c’est d’être uni face au danger du terrorisme. »

Le Berry