Bouteldja relaxée : une justice hémiplégique

Lu sur Boulevard Voltaire

Je suis un souchien.

Première, deuxième, troisième générations : nous sommes (majoritairement pour le moment…) des enfants de souchiens.

Houria Bouteldja, ancienne porte-parole du parti des Indigènes de la République, elle, est d’origine algérienne : c’est donc, par essence, une opprimée, qui en veut fort légitimement à la terre entière. Enfin surtout à tous ceux qui ne lui ressemblent pas : vous, moi, nous autres souchiens. Ces souchiens empreints d’idéologie française, racistes et colonialistes, qu’elle veut selon ses propres termes « rééduquer ».

Dix mois après le Tribunal correctionnel 1, la Cour d’appel de Toulouse a décidé, ce lundi, qu’il était parfaitement légal d’injurier la majorité de la population française. C’est cette même justice qui a condamné Eric Zemmour pour avoir constaté des faits relatifs à l’origine ethnique de nombreux délinquants.

Seulement voilà : le délit d’opinion, le désormais incontournable « dérapage », le propos qui « discrimine » et qui « stigmatise » ne peut émaner que d’un souchien, un représentant de l’ordre prétendument dominant. Cet « ordre » ignoré et bafoué dans un nombre croissant de quartiers.

32 % des magistrats français soutiennent le Syndicat de la magistrature, organisation professionnelle d’extrême gauche hautement toxique, qui contrevient délibérément à cette vérité remarquablement exprimée par François Mitterrand : « l’humeur des juges n’entre pas dans le code pénal ». En manifestant avec autant de constance que d’aveuglement un ethnocentrisme négatif, ces juges sont des idéologues au petit pied. Afin de redonner tout son sens au principe fondamental selon lequel la justice est rendue au nom du peuple français, dans le strict respect de la volonté du législateur, ne serait-il pas temps de procéder à l’élection par les citoyens de certains magistrats ? Des magistrats plus légitimes et plus représentatifs de la société française contribueraient à la restauration de la crédibilité de la justice à laquelle Mme Taubira semble particulièrement attachée. Alors, Madame le Ministre, chiche ?

Etienne Lahyre, le 20 novembre 2012

Notes:

  1. Dans l’émission de télévision « Ce soir ou jamais », Houria Bouteldja déclare le 2 juin 2007 : « Moi, j’ai envie de dire : c’est le reste de la société qu’il faut éduquer, (…) c’est le reste de la société occidentale, enfin de ce qu’on appelle, nous, les souchiens — parce qu’il faut bien leur donner un nom —, les Blancs, à qui il faut inculquer l’histoire de l’esclavage, de la colonisation… […] » Elle est alors poursuivie pour « injures raciales », accusée d’avoir voulu parler de « sous-chiens ».