Bruxelles : Une majorité musulmane dans 15 ans ?

Le 13 novembre 2010, l’association « La Pensée et les Hommes » organisait à l’Université libre de Bruxelles (ULB) le colloque intitulé « Une majorité musulmane à Bruxelles en 2030 : comment nous préparer à mieux « vivre ensemble »?.
Chemsi Cheref-Khan, administrateur de « La Pensée et les Hommes » a confirmé à cette occasion ce que disait le militant laïque belge Aldo Mungo aux assises sur l’islamisation ( Voir vidéo en bas de page)

« L’explosion démographique attendue à Bruxelles dans les dix à vingt ans à venir (NdlR : + 170 000 habitants d’ici 2018) est un sujet de préoccupation, pour ne pas dire d’affolement, expliquait alors Chemsi Cheref-Khan, administrateur de « La Pensée et les Hommes ».(…)

Pour M. Cheref-Khan, en effet, « peu nombreux sont les spécialistes qui mettent l’accent sur le fait que l’accroissement démographique à Bruxelles sera majoritairement le fait d’habitants de culture ou de confession musulmane ». Ce qui, à terme, pose la question du « vivre ensemble ».

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Aux assises sur l’islamisation, Aldo Mungo avait déjà tiré la sonnette d’alarme:

Concrètement Bruxelles compte 250.000 personnes de confession musulmane[1], dont 125.000 pratiquants réguliers, selon des chiffres publiés vendredi 18 novembre 2011 par plusieurs journaux sur la base d’une étude réalisée par le professeur de sociologie Felice Dassetto, de l’Université catholique de Louvain (UCL).

Publiée sous forme d’un livre intitulé « L’Iris et le Croissant », cette étude recense plus de 200 associations « islamiques », dont 77 mosquées, 86 associations culturelles et religieuses, 11 instances éducatives, 18 librairies et 11 sites internet. Si l’auteur relève « une abondance de socialisation (politico-)religieuse identitaire dans l’associatif (écoles coraniques, cours de religion islamique, DVD, livres,…), il y a une forte carence de la socialisation civique (scoutisme, maison de jeunes,…) des jeunes musulmans ». « Dans ce cas, il y a un enjeu important car c’est la socialisation de la rue qui prévaut », estime-t-il.

Selon lui, il y a un risque de clivage entre musulmans et non-musulmans qui guette l’espace bruxellois « si on laisse aller le processus naturel ». « Il est nécessaire de tenir des débats. Il faut avoir le courage de se confronter au problème avec sérénité et sans dramatisation », indique-t-il.
Optimiste !

1 : pour une ville qui totalisait 1 125 728 habitants en 2010, soit 22%.

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