Castanet-Tolosan : la gauche soutient l’Islam contre la République

Mercredi 29 septembre, le conseil municipal de Castanet-Tolosan se réunit pour voter l’instauration des repas uniques dans les cantines scolaires de la commune. Sur le parvis de la mairie une banderole rend hommage au courage du Maire. A ses extrémités, deux mains en carton rappellent avec humour le slogan de SOS Racisme : « Touche pas à mon Porc ». Une petite moquerie que l’on doit au Bloc identitaire et qui ne manque pas d’exciter l’ardeur injurieuse des familles musulmanes venues assister aux délibérations du conseil.

À l’étage de la Mairie, les débats ont commencé. Le scénario du film qui se joue est connu de tout le monde : un maire responsable décide de revenir aux fondamentaux de la République et se retrouve en guerre contre une gauche communautariste soutenue par des associations « antiracistes » et une presse de connivence.

La salle du conseil est bondée. Dans le public, des familles musulmanes sont debout, attentives aux déclarations des uns et des autres. Bernard Bagnéris (1), représentant local du Front de gauche, a lui aussi fait le déplacement. À ses côtés, quelques bigotes du socialisme dégénéré ronchonnent. Toute cette volaille piétine de ressentiment et de frustration. Ils auraient bien aimé être à la table des débats en compagnie du parti socialiste et des verts, seuls opposants à Arnaud Lafon. Mais les divisions de la gauche lors des dernières élections municipales les ont empêchés de siéger au conseil. Ils doivent se contenter de la place de spectateurs.

L’opposition est représentée par le rassemblement de la gauche « socialo-écolo-bobo », « Castanet en mouvement« . Et c’est au nom de cette formation que Cécile Payan membre du PS prend la parole.
Sa prestation est celle d’une petite écolière. Elle récite les mêmes fadaises que débitent à longueur d’antenne et sur toutes les estrades les représentants nationaux du PS et des Verts. Des propos clientélistes sans courage et sans âme. Une envolée communautariste. Un prêchi-prêcha multiculturaliste et différentialiste. Une ode incantatoire au vivre ensemble. Tous les poncifs y passent. On devine une certaine forme de culpabilité post-coloniale dans la voix. Cécile Payan ne veux surtout pas décevoir sa clientèle électorale. Elle se doit d’incarner la tolérance, le bien, et la sagesse du socialisme ripoliné. Elle est la voix des nouveaux damnés de la terre. Et poussée par un trop plein d’ enthousiasme, elle affirme que la place des religions dans l’espace public doit être discutée. Camilla Assadi, conseillère municipale d’origine iranienne, tente de la ramener à la raison socialiste en lui rappelant fort justement le combat que menèrent jadis ses ancêtres contre le diktat de l’Eglise. Et que la question de la place des religions dans l’espace public est une affaire réglée depuis la loi de 1905.

Étonnant recadrage! Comment comprendre en effet que, sur cette terre historiquement acquise au radicalisme et au socialisme, il se trouve des gens assez prétentieux pour se réclamer de la République alors qu’ils ne ratent aucune occasion pour trahir les valeurs et les principes qui ont fait la grandeur de leurs aînés?
Car, si on se penche avec un minimum d’honnêteté sur cette polémique, on se demande bien ce que peuvent bien reprocher les socialistes à Arnaud Lafon. D’être revenu à une situation normale? D’avoir appliqué les principes de la République qui ne reconnait que des citoyens libres et égaux en droit? D’avoir rétabli une situation où personne ne cherche à faire de différence entre les enfants d’où qu’ils viennent? D’avoir mis hors de l’école toute référence religieuse et idéologique afin d’éviter tout prosélytisme?

Cette gauche si peu soucieuse du peuple et de son héritage est-elle vraiment de gauche? Ces républicains si conciliants avec l’islam sont-ils vraiment des républicains? Ces démocrates si censeurs sont-ils vraiment des démocrates?

Démocrates, les libertaires toulousains quand ils empêchent par la force la tenue d’un apéro-républicain autorisé par la préfecture?
http://www.prechi-precha.fr/2010/09/13/apero-republicain-toulouse-entretien-avec-gerard-couvert/

Républicains, le parti socialiste de Toulouse quand il interdit à la féministe Anne Zelensky de tenir une conférence alors qu’elle est invitée par les militantes de la section féministe du PS de Haute-Garonne?
http://www.prechi-precha.fr/2011/03/11/le-parti-socialiste-de-haute-garonne-censure-anne-zylensky-entretien-video/

De gauche, le maire de Saint-Orens Christian Sempé quand il met en doute la crédibilité de Robert Redeker alors professeur de philosophie dans un lycée de sa commune et mis au secret par la police en raison des menaces islamistes qui pèsent sur lui et sa famille?

Mais qui sont ces usurpateurs islamophiles? Qui sont ces tartufes qui font croa-croa au passage d’un curé mais se plient en quatre pour faire du baise-babouche à des adorateurs d’Allah?

Où est cette gauche qui affichait des ambitions émancipatrices. Cette gauche qui, face à toutes les tentatives d’aliénations, considérait l’école comme un outil au service d’une émancipation individuelle et collective. Un concept qui naguère se trouvait au cœur de la critique radicale, et qui a totalement disparu de la grille de lecture de la gauche moderne au profit d’un relativisme post-moderne.

Victime de double pensée la gauche se ment à elle-même. Elle a développé une mécanique qui lui permet de pouvoir penser en même temps deux propositions logiquement incompatibles.
Elle prône la liberté de penser et en toute logique chasse de l’éducation nationale un professeur qui a le mauvais goût de ne pas penser comme il faut.
http://ripostelaique.com/jean-baptiste-santamaria-pourquoi-nous-vaincrons-lislam-qui-nest-fort-que-de-nos-faiblesses.html
Elle se dit favorable à la liberté d’expression et logiquement ses associations passent leur temps à faire des listes de journalistes réactionnaires pour mieux les trainer devant les tribunaux.

Elle soutien que les frontières et l’identité nationale sont des notions par nature fascistes et par conséquence soutien le peuple palestinien et le peuple tibétain dans leur lutte nationaliste et identitaire. La gauche se pare des atours républicains en conséquence de quoi elle abandonne l’assimilation au profit de la diversité et de la discrimination positive.

Il faut que les électeurs le sachent : la gauche n’est pas la gauche. Celle qui se présente comme telle n’est qu’une gauche des coups tordus. Une gauche sans passé et sans héritage. Une gauche de génuflexion face à l’Islam.
A Castanet-Tolosan, comme un peu partout en France, les citoyens ont compris que la gauche répondra favorablement à la moindre revendication politico-religieuse. Les musulmans de cette ville peuvent d’ores et déjà se réjouir : si la gauche retrouve le pouvoir aux prochaines municipales, peut-être auront-ils leur mosquée?

Jérôme Cortier

1- À Toulouse aussi on a nos Alexis Corbière. Ici c’est Bernard Bagneris qui sur son blog regrette que l’action du maire de Castanet « ne contribue en rien à ce que l’école républicaine soit un lieu d’intégration, de respect des différences et d’acceptation de l’autre. »

http://www.bernard-bagneris.fr/?p=377

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