Économie, Écologie...

Charcuterie: Quatre PME ont déposé le bilan depuis septembre, 500 emplois menacés

Les charcutiers sont confrontés depuis cet été à une envolée de leurs coûts de production et quatre entreprises ont déjà déposé le bilan depuis septembre, mettant 500 personnes sur la sellette, a-t-on appris auprès du président de la Fédération des industriels charcutiers (FICT).

La charcuterie alsacienne Iller, qui emploie 250 permanents plus des saisonniers et la petite fabrique de rillettes sarthoise Boussard, qui compte une vingtaine d’employés, sont notamment concernées, détaille Robert Volut, président de la FICT.

«A terme, ce sont 1.000 à 1.500 emplois qui sont menacés»

«Pour toutes ces entreprises, on espère des reprises des outils et des fonds de commerce mais comme notre secteur n’est pas attractif compte tenu de ses marges, ça risque d’être difficile», prévient Catherine Goavec, déléguée générale de la FICT. Par ailleurs, le site de Geo Madrange à Ablis (Yvelines), employant 155 personnes, est en «sursis», la direction recherchant des «pistes et des solutions» pour éviter les licenciements et la fermeture, selon des sources syndicales.

«A terme, ce sont 1.000 à 1.500 emplois qui sont menacés» dans le secteur, qui emploie 35.000 personnes, met en garde Robert Volut.

Conscient de ces difficultés, et de celles des filières porcine et volaille, le gouvernement a convoqué une réunion d’urgence d’ici la fin de l’année «pour éviter des catastrophes et des licenciements», a annoncé le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

35.000 personnes employées

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