Christophe Guilluy vs Zemmour: Les classes moyennes sont devenues un mot euphémique, pour dire « blanc » (vidéo)

On vous le dit sur ce blog depuis longtemps, le travail de Christophe Guilluy est essentiel pour comprendre la France d’aujourd’hui. Un peu comme celui de J.C.Michéa sur la gauche et le libéralisme. Un peu comme celui de feu Maurice Allais sur l’économie. Un peu comme celui de Raymond Boudon sur le relativisme. Loin du discours médiatique et des dogmes que l’on nous impose ils produisent une réflexion enrichissante basée sur une perception lucide du réel.

Dans son livre, « Fractures françaises » publié en 2010, , Christophe Guilluy montre que le multiculturalisme nous entraine vers le séparatisme culturel.

Conséquence directe du « mondialisme », ce multiculturalisme, que les « élites » de droite et de gauche ont préféré à l’assimilation républicaine, s’est accompagné d’un discours sur la diversité, le métissage, le relativisme, le différentialisme. Toute une rhétorique dont la gauche use avec abondance afin de désigner le camps des bons et et des méchants.

Car sous l’emprise culturelle des bobos, c’est la lutte en faveur des minorités, l’ouverture des frontières à l’immigration, le refus du protectionnisme français, et l’antiracisme de carnaval, qui s’est imposé à gauche, au détriment des classes populaires constituées d’employés et d’ouvriers, qui contrairement à ce que l’on pense, ne sont nullement en banlieue, mais résident dans les villes des zones péri-urbaines et les campagnes.

Il suffit pour s’en convaincre de lire les textes de Terra Nova, think tanks du PS (Quand la gauche dit « adieu » aux ouvriers) ou les discours de Mélenchon comme celui de Marseille pour comprendre la fracture intellectuelle qui existent aujourd’hui entre la gauche et les classes populaires.

 » On a eu un vote ethnique en 2007. On a 90% des gens qui se déclarent musulmans qui ont voté pour Ségolène Royal. Et 80% des gens qui se déclarent catholiques pratiquants ou juifs qui vont voter Nicolas Sarkozy. » Éric zemmour

Les catégories populaires d’immigration récente ne vivent pas là où vivent les catégories populaires d’origine française ou d’immigration ancienne.
C’est un constat visible sur les cartes. C’est statistiquement imparable. Ils ne vivent plus au même endroit.
C’est un choc gigantesque, y compris pour les immigrés, car aujourd’hui les flux migratoires arrivent dans les métropoles et les villes les plus riches de France. Du coup cela crée des representations délirantes, c’est à dire qu’aujourd’hui vu de la métropole, on a un clivage social qui recouvre un clivage ethnique… ça c’est explosif ! – Christophe Guilluy