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Clash Anne-Sophie Lapix/Marine Le Pen : le journalisme en nuisette au service de la caste ! (vidéo)

Le système médiatique en France repose essentiellement sur le formatage idéologique et la proximité culturelle et sociale des journalistes avec le monde politico-financier.
Nous venons d’en voir un bel exemple avec l’interview de Marine Le Pen par Anne-Sophie Lapix sur Canal+.
L’extrait qui fait le buzz sur le net pourrait faire croire que la chienne de garde Lapix a mis KO Marine Le Pen. Prétentieuse, et convaincue qu’elle a réalisé un acte de bravoure digne des plus grands résistants, la maitresse d’école s’est aussitôt vanté d’avoir trouver l’angle pour faire chuter l’extrême DROOOAAATE.
Or il n’en n’est rien. Car sur le fond du débat c’est Marine Le Pen qui a raison et Lapix qui a tord. Mais pour expliquer le raisonnement économique qui sous-tend la réponse de Marine Le Pen, il faut près de 10 minutes d’exposé, mission impossible dans une émission aussi médiocre que celle de Lapix où les sujets sont abordés à la vitesse de la lumière. Le dispositif et la scénographie utilisés à la télévision sont là pour empêcher que la réflexion d’un invité ne puisse s’étendre au delà de quelques secondes. C’est la raison pour laquelle le monde universitaire français n’a plus accès au média de masse.Le fruit de leurs travaux ne pouvant se résumer en 20 secondes, ils sont automatiquement mis sur la touche au profit de quelques beaux parleurs incompétents. Cette limitation de la parole et donc de la pensée est sans conteste une nouvelle forme de censure participant pleinement à la « déculturation » que connait notre société.

Pour comprendre le chiffrage du projet de Marine Le Pen il est nécessaire d’écouter 1H3O de conférence donnée par l’équipe de campagne du FN. Bon courage !
Et quand Florian Philippot directeur stratégique de Marine Le Pen tente d’expliquer le dispositif de 200 euros sur les salaires, cela lui prend près d’une dizaine de minutes :

le journalisme de Lapix chante faux !

Mis à part la valeur des arguments échangés à l’occasion de cette escarmouche, et contrairement à ce que veulent y voir les opposants de Marine Le Pen, cette séquence nous en apprend plus sur les mécanismes de propagande et le journalisme de connivence que sur le programme du FN :

1 – Lapix n’a pas interviewé Marine le Pen. Elle a, comme il est convenu de le faire chez les journalistes français, combattu Marine Le Pen. En tant que citoyen nous ne devons accorder aucun droit à Lapix pour débattre avec un candidat ou une candidate. Si elle veut entrer dans l’arène politique, elle doit se présenter au suffrage universel devant les électeurs. Sans cela le débat est inégal. L’un a des contraintes que l’autre n’a pas.
Son comportement contrevient d’ailleurs à la charte de déontologie du journalisme parue en 2011, mais Lapix s’en fout, elle lutte contre l’extrême DROOOAAATE !


Dis moi d’où tu parles je te dirais qui tu es !

Pour entrevoir les vrais raisons du comportement de Lapix, il faut se poser la question suivante : ce comportement n’est-il pas conditionné ?
Car enfin, qui est Madame lapix qui chante si faux le petit air lassant de nos perroquets médiatiques ?

Réponse :

– Madame Anne-Sophie Lapix de Canal+ est, dans la vie civile, madame Sadoun, la femme d’Arthur Sadoun patron de Publicis France et le n°2 de Publicis Worldwide. C’est à dire l’une des plus grandes agences de publicité et de communication en affaire avec les chaines de télévision du monde entier et dont l’influence sur les média français est considérable.
Publicis est d’ailleurs l’exemple parfait en matière de connivence entre le monde politique, les média et le milieu financier.

Exemples :

– En avril 2011, Arthur Sadoun rachète l’agence de santé de François Sarkozy, le frère de Nicolas, et nomme François Sarkozy «chief operating officer» de Publicis Groupe.

– Publicis a comme actionnaire majoritaire la famille socialiste de monsieur et madame Badinter. Et Publicis est aussi l’un des principaux contributeurs financiers du think tank du Parti socialiste Terra Nova. Ce fameux laboratoire d’idées qui a planché sur la fin du suffrage universel direct, qui est en faveur de l’abandon des ouvriers au profit des minorités, qui est à l’origine des propositions de François Hollande sur le quotient familial, qui souhaite insérer des «cours d’éducation sexuelle» et la théorie du genre dès l’école primaire…. et qui surtout a pondu une note contre le chiffrage du projet de Marine Le Pen.

Voila quel est le réseau d’influence et de connivence qui conditionne la pseudo rebelle Lapix. Pour préparer ses interviews dont les questions ressemblent plus à des chausses trappes politiciennes qu’à des interrogations de journaliste, Lapix n’a même pas eu à quitter sa chambre à coucher. C’est ce que l’on pourrait appeler un journalisme d’oreiller ou de nuisette.
Cette proximité avec des acteurs politiques d’influences contrevient totalement à la résolution du Conseil de l’Europe «relative à l’éthique du journalisme» qui préconise d’éviter toute connivence avec le pouvoir politique qui nuirait à l’indépendance et l’impartialité de la profession.

Pour mesurer le deux poids deux mesures de Lapix, il faut comparer les différentes prestations de la donzelle. Prenons par exemple l’interview d’Olivier Besancenot.

Dirigeant du seul parti qui, il y a encore quelques années, précisait dans sa charte vouloir remplacer la démocratie bourgeoise par une dictature prolétarienne, Olivier Besancenot avait tout à craindre de la vaillante et si indépendante journaliste Lapix. Or ce fut un grand éclat de rire qui couronna la rencontre des bobos branchés de la gauche Canal.

Anne-Sophie avait-elle cette fois préparé son interview dans un bar branché des nuits parisiennes en compagnie de Stéphanie Chevrier, femme du révolutionnaire Besancenot et l’une des principales éditrices de Paris ?.
À la tête d’une armée d’attachées de presse, Stéphanie Chevrier incite sans doute les journalistes à plus de modération dans les attaques qui pourraient écorner l’image de son mari… un peu comme dans cette vidéo où l’on voit la chienne de garde et le facteur factice du NPA s’esclaffer de concert… sans que nous en connaissions encore les raisons.