Politique

Clientélisme : Quand le conseil régional de Midi-Pyrénnées dilapide l’argent public au profit de l’UNEF.

Tout le monde sait que le pouvoir exercé par les barons du PS en région dépend largement du système clientéliste qu’ils ont mis en place. L’explosion de la dette au sein des collectivités locales devrait pourtant les rendre plus prudent. Espérance vaine. Dans la république des copains, la gauche est généreuse avec les sujets les plus serviles de sa cour.
Elle arrose de subvention les syndicats ou les associations qu’elle a elle-même crée ou qui lui ont fait allégeance. Elle sait que son hégémonie culturelle sur la société et les média passe par ces agents d’influences, elle a donc le devoir de les bichonner.
Le cas de l’UNEF est assez symptomatique de cette dérive féodale. Sous perfusion du PS, ce syndicat étudiant est une couveuse où respirent les grands prématurés de l’aliénation socialiste. Bruno Julliard est l’une des dernières créatures a en être sortie. Il est aujourd’hui adjoint à la Culture du maire de Paris, après être passé par le cabinet du ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon.
Mais toute cette marmaille nourrie aux subventions publiques est gourmande. Et quand les bébés PS ont faim, ils braillent, gueulent, tapent des pieds, cassent leurs jouets, en bref, ils mettent la pagaille. Papa PS a beau faire les gros les yeux, rien n’y fait. Et c’est gênant des bébés PS en colère; ça sort dans la rue pour se plaindre du mauvais traitement que leurs font subir leurs parents indignes.
Alors Papa PS cède. Il donne à Bébé PS sa ration de subvention comme vient de le faire Martin Malvy, président du conseil régional Midi Pyrénnées. Le grand baron de la gauche cassoulet a en effet lâché une subvention de 25.000 € aux syndicalistes de l’ UNEF afin qu’ils puissent organiser leur congrès national en 2013 à Toulouse.

Alors que les entrepreneurs de PME, PMI et les artisans tirent la sonnette d’alarme en raison de l’augmentation de 300% de la CFE, alors que de nombreuses collectivités locales sont en faillites, alors que les français doivent subir un matraquage fiscal pour réparer les erreurs des politiciens incompétents,le PS finance avec l’argent des contribuables le congrès national d’un syndicat à sa botte.

Que dira le PS quand les autres Syndicats ou une quelconque association lui demanderont de l’argent pour organiser une manifestation à usage interne ?. On connait la réponse: s’ils sont à gauche, ils auront toutes les chances de bénéficier de l’argent public. En revanche, s’ils sont de droite ou simplement a-politique, leur demande sera posé sous la pile des dossiers qui attendent un traitement de faveur.

Amis de gauche, réfléchissez bien la prochaine fois que vous mettrez un bulletin PS dans l’urne… demandez-vous si ce parti est encore digne de vous gouverner.

Jérôme Cortier