Politique

Comment l’Etat a nationalisé la location

La folle Duflot est pire que les bolcheviks… cette fille est une insulte à l’histoire politique et à la démocratie de ce pays.

Lu sur Challenge (Blog d’Eric Tréguier, chef de rubrique à Challenges)

Imaginez que vous ayez une voiture et que l’Etat s’engage à payer vos frais de garage et votre essence si vous n’arrivez pas à le faire. C’est un peu, en forçant à peine le trait, ce qui se passe sur le marché de la location avec la loi ALUR, présentée ce jour devant l’Assemblée nationale par Cécile Duflot, le ministre du logement.

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On comprend bien que les Français ont de plus en plus de mal à faire face à leurs échéances diverses, qu’ils pâtissent du chômage et des dernières hausses de prélèvements (impôt sur le revenu et la consommation, prélèvements sociaux et cotisations retraite). Mais la loi ALUR, malgré ses hautes ambitions et toute la bonne volonté de la ministre, ne créera pas de nouveaux logements, ne fera pas baisser les loyers des plus pauvres et ne permettra pas à davantage de Français d’accéder à la propriété ou plus simplement à un logement décent.

Au point qu’on finit par se demander si les conseillers du Ministère du logement ont une idée de ce qu’est la vraie vie… Sinon comment auraient-ils pu créer la GUL (Garantie Universelle des loyers), un système qui garantit au locataire le paiement de ses loyers sous l’égide d’un organisme (encore un !) public?

En réalité, ALUR nous prépare à une véritable nationalisation de la location privée. Voyez plutôt :

En retirant aux assureurs le soin de garantir le secteur de la location. Puisque la GUL, Garantie Universelle des Loyers, se substituera à ce qu’ils proposaient jusqu’alors. Cela améliorera-t-il la situation des locataires? Pas vraiment.

En retirant aux propriétaires le droit de fixer eux-mêmes le loyer en fonction de l’offre et de la demande L’Etat fixera en effet un loyer médian et un plafond à ne pas dépasser. Avec de gros effets pervers, expliquent les experts qui ont décortiqué la loi : celle-ci ne fera pas baisser les loyers pour les plus modestes, mais permettra aux plus riches d’obtenir de beaux rabais…

En opposant propriétaires et locataires. Les 2 millions de Français propriétaires d’un logement locatif ne correspondent pas à l’image qu’en donne la ministre, des sortes de voyous qui ne pensent qu’à augmenter le loyer qu’ils exigent de pauvres locataires. En réalité les propriétaires n’ont en moyenne que 1,4 logement et leur première préoccupation n’est pas d’augmenter leur loyer mais de conserver un locataire payant régulièrement son loyer. Et d’ailleurs, dans 80% des grandes villes de France (rapport Clameur de mardi 10 septembre), les loyers reculent ou progressent moins que l’inflation. Or, en introduisant la possibilité pour le locataire de contester pendant six mois le montant de son loyer, la loi ALUR augmente la méfiance entre locataire et propriétaire.

Nous avons un problème de logement.  C’est en construisant davantage que nous le résoudrons. Pas en dissuadant les propriétaires de mettre de nouveaux biens en location. On le voit, le nombre des investisseurs en logements neufs est en chute libre. « Grâce » à Cécile Duflot et à ses précédentes lois, leur nombre a baissé de plus de moitié puisqu’il est passé en trois ans de 65 000 à moins de 40 000 prévus cette année.

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