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Alep: « Vous parlez de chute, mais nous parlons de libération ! »

Témoignage des petites sœurs de l’hôpital de Saint Joseph de l’Apparition à Alep qui accueillent de nombreux blessés.

La neige recouvre la ville d’Alep étonnement calme depuis que l’armée syrienne a repris la majorité des quartiers rebelles, quelques jours plus tôt. L’évacuation des derniers combattants armés continue à se négocier tandis que les civils sont déplacés dans un village voisin en attendant de pouvoir, comme tous ceux qui avaient quitté les quartiers est au début de la guerre, retrouver leurs maisons bien souvent détruites. […]

Les aléas de cette guerre bien trop longue n’empêche pas les sœurs de déborder d’énergie, a fortiori depuis quelques jours.

« Vous parlez de chute, mais nous parlons de libération ! », entame sœur Archangella, une italienne qui a adopté le pays il y a de nombreuses années.

Le sourire sur le visage des sœurs ressemble à celui qui se dessine Continuer la lecture de Alep: « Vous parlez de chute, mais nous parlons de libération ! »

Manipulation: Une journaliste démonte les faux témoignages des faux civils d’Alep

Caroline Galactéros : «À Alep, sortons enfin des vues manichéennes»

La ville d’Alep a été le lieu d’une bataille sanglante depuis 2012. Pour la géopolitologue Caroline Galactéros, une politique d’équilibre des intérêts entre Washington et Moscou serait la seule manière de sauver la Cité antique et le reste du pays.

L’armée syrienne a repris aux rebelles la ville d’Alep, ancienne capitale économique du pays. Comment percevez-vous le traitement médiatique de cette bataille décisive dans le conflit syrien?

Caroline GALACTEROS. – Si vous me pardonnez cette franchise, je le trouve globalement déplorable et surtout dangereux. Par ignorance, goût du sensationnalisme et de la polarisation manichéenne des situations, confiance excessive dans les réseaux sociaux, ou par inclination à relayer la doxa véhiculée par le pouvoir et ses alliés, la plupart des médias se sont engouffrés depuis des mois dans la brèche de la facilité et ont relayé bien des informations parcellaires voire fausses (cf. l’affaire des «Casques Blancs» ou «l’opération OSDH» – source unique elle aussi anglaise, clairement contestable et pourtant devenue la référence depuis cinq ans ). Ils ont en conséquence nourri une interprétation déformée des enjeux et des faits. Bref, l’immense majorité des médias occidentaux s’est fait la caisse de résonnance naïve ou parfois sciemment complice d’une vaste entreprise de désinformation sur la nature des «rebelles», les objectifs réels de la guerre, l’idée même d’une guerre civile ou encore la dimension confessionnelle du conflit de fait secondaire mais montée en épingle, etc…

Comment voyez-vous les événements?

La partie Est de la ville d’Alep a été, dans la douleur et au prix d’une tragédie humaine indéniable, libérée de djihadistes qui s’en étaient emparés dès 2012. La méthode russe de bombardement intensif est évidemment difficilement acceptable au plan humain, au plan des individus. Les forces occidentales notamment françaises, c’est tout à leur honneur, cherchent davantage à éviter des pertes civiles massives. Elles en font malgré tout nécessairement car la précision de ces frappes n’a de «chirurgicale» que le nom. On les appelle alors pudiquement des «bavures» ou des «dommages collatéraux», on les passe sous silence ou on les relaie très peu médiatiquement. Pourquoi? Parce que depuis le début de ce conflit (comme dans bien d’autres d’ailleurs) et notamment depuis l’intervention militaire russe d’octobre 2015, il s’agit de délégitimer voire de criminaliser l’action de Moscou, comme si elle était de nature fondamentalement différente de la nôtre. Or, la différence n’est pas là. Continuer la lecture de Caroline Galactéros : «À Alep, sortons enfin des vues manichéennes»

André Bercoff dénonce la désinformation des médias sur Alep (France Info)

André Bercoff dénonce sur France Info la désinformation des médias dans le traitement du conflit syrien, notamment la reprise d’Alep

– France Info, 15 décembre 2016, 20h

« Vlamidir Poutine a toujours eu la même politique. Vous savez pourquoi il gagne ? Parce qu’il joue aux échecs alors que nos amis Hollande et autres jouent au macramé. Et encore, quand je dis «macramé», je suis indulgent. »

Réagissant à Jannick Alimi (la rousse à sa droite, journaliste au Parisien qui tirait son chapeau à Hollande) : « Je ne tire absolument pas mon chapeau à Hollande d’avoir fait ce qu’il a fait, parce que dans ces cas-là, il faut savoir : ou on a la force de faire ce qu’on fait et de dire ce qu’on va faire, ou à partir du moment où la ligne rouge a été franchie (ndlr Obama avait promis de riposter en cas d’usage de bombes chimiques par le régime syrien mais n’a rien fait), à ce moment-là, il ne fallait pas le faire. Il ne fallait pas faire en sorte … On ne fait pas de sanctions Mistral & co (la France a annulé en 2015 la vente de Mistrals à la Russie) quand on voit que dans le problème de la Syrie – parce qu’il faut voir ce qu’est la Syrie, ce qu’est Alep, il y a une désinformation hallucinante actuellement sur Alep dont il faut parler. Je vous signale simplement quelque chose : je lis dans tous les médias qu’on parle de «l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme» qui donne les informations. Vous savez où il est l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme ? Il est à Coventry (Angleterre). Il y a 1 homme à Coventry qui est «l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme». Quelle est l’organisation internationale qui est à Alep Est ? Donnez-moi en une ! Personne ! Continuer la lecture de André Bercoff dénonce la désinformation des médias sur Alep (France Info)

Alep: Les « rebelles » privaient les habitants de nourriture

Article EuroNews

Quand les rebelles de Jaysh al-Islam, “L’armée de l’Islam”, ont déserté mardi leur QG, dans le quartier de Al kalasa, les voisins se sont précipités dans cette ancienne école.
C’est une véritable caverne d’Ali Baba pour ceux qui souffrent de la faim depuis des semaines.

“Ils nous empêchaient de tout prendre, dit Hanan. Il n’y avait pas de lait, rien pour cuisiner, pas de viande, pas de citron, ils ne nous donnaient rien.” “Ils gardaient tout ça pour eux ici, ajoute Amer. Ils ne nous permettaient même pas de manger un morceau de pain. On mourait de faim et on se couchait affamés.”

Au milieu des sacs de nourritures, des colis d’aide humanitaire, qui ne sont jamais parvenus aux civils.
Si les combats perdurent à Alep-Est, cette découverte dans le QG abandonné est un cadeau inespéré.