Archives par mot-clé : Alstom

Que ce soit à la sauce allemande ou américaine, Alstom sera dévoré. Merci l’UMPS.

À quelle sauce sera mangé Alstom ? À l’allemande ? ou à l’américaine ? L’avenir nous le dira. Quoi qu’il en soit la France va abandonner l’un de ses fleurons industriels.

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Montebourg, patriote en carton et ministre du déclin productif

Et le gouvernement socialiste français dans tout ça ? Il regarde passer les trains de la désindustrialisation en criant « patriotisme », « patriotisme ». Dans cette farce, Montebourg fait figure de pantin. Il y tient le rôle du bouffon qui en est réduit à présenter la vente à la découpe proposée par le groupe allemand Siemens comme une alternative. On croit rêver. En 2004, la droite prétendument libérale avait eu le courage de sauver l’entreprise. En 2014, la gauche, avec comme capitaine le hâbleur séduisant de la démondialisation, est en train de la faire exploser façon puzzle.

Du cimentier Lafarge, à Pechiney ou Usinor, de Publicis, à PSA – Citroën, en passant par Justin Bridou, ce sont nos grands groupes tricolores qui se font racheter les uns après les autres par des puissances étrangères. Jamais nous n’avions connu d’aussi grandes pertes industrielles. Quelles seront les conséquences de cette braderie ? Que vont devenir les sous-traitants ? Et les collectivités, comment vont-elles vivres si ces groupes délocalisent une partie de la production? L’avenir de notre pays s’annonce bien sombre.

Certains rêvent de nationalisation pour Alstom. Impossible. La nationalisation, même partielle, est un acte de souveraineté. Or la France n’est plus souveraine.

Les américains ont une planche à billets et ils s’en servent. Un peu trop. Mais ils peuvent acheter autant d’Alstom qu’ils le veulent. Nous, nous devons faire avec une Continuer la lecture de Que ce soit à la sauce allemande ou américaine, Alstom sera dévoré. Merci l’UMPS.

La France perd ses entreprises, mais aussi ses hommes

Le démantèlement annoncé d’Alstom s’inscrit dans une longue série d’entreprises françaises absorbées d’une manière ou d’une autre par des étrangers. Pire encore, le pays perd aussi ses forces vives : les hommes.

Elle approchait de son troisième siècle. Fondée en 1839 pour construire déjà des locomotives, l’entreprise, Alstom va bientôt être démantelée. L’énergie qui constitue l’essentiel de son activité, sans doute la plus porteuse d’avenir, va passer dans des mains étrangères. Ce n’est certes pas la première fois qu’une belle entreprise française est avalée par un géant d’ailleurs. Gageons cependant que l’effacement d’Alstom va marquer davantage les Français. Parce qu’il y a eu des précédents qui ont éveillé l’attention, parce que le gouvernement multiplie les effets de manche, parce que Nicolas Sarkozy s’était battu pour « sauver » l’entreprise (c’est-à-dire éviter qu’elle soit reprise par un allemand) il y a dix ans. Mais aussi et surtout parce que le groupe incarne, plus que n’importe quelle autre firme du CAC 40, l’idéal de l’excellence industrielle à la française : une maison vénérable, avec une forte culture d’ingénieurs, qui fabrique du gros matériel technologique, proche des pouvoirs publics. Sa dissolution de fait pourrait enfin donner lieu à une prise de conscience salutaire.

Les précédents ont amplement été rappelés. Il y en a plusieurs sortes, plus ou moins Continuer la lecture de La France perd ses entreprises, mais aussi ses hommes

Européennes IDF : Aymeric Chauprade était l’invité du « Lundi politique » de France Bleu et Métronews

Regardez la vidéo de l’interview d’Aymeric Chauprade, tête de liste le Front National en Ile-de-France pour les élections européennes. Un très bon résumé de ce que pourrait être une Europe des nations souveraines.


Lundi Politique – Aymeric Chauprade par francebleu1071

Industrie : Quand la France perd ses fleurons

La preuve que Montebourg ne sert à rien et que son discours comme l’intitulé de son ministère (ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique) sont de la poudre aux yeux pour les gogos. Avec les socialistes nous nageons en plein délire orwellien: le ministère chargé de sauver l’industrie sert à la détruire ou à la vendre au plus offrant.

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Plusieurs groupes tricolores sont récemment allés chercher leur salut à l’étranger, sans provoquer beaucoup d’émoi du côté des pouvoirs publics…

Alstom lorgné par les Américains , le cimentier Lafarge qui va installer son siège en Suisse, Publicis qui se cherche un double point de chute fiscal à l’étranger pour sceller ses noces avec l’américain Omnicom, PSA Peugeot Citroën qui vient d’accueillir son nouvel actionnaire de référence chinois et jusqu’aux marques de cochonnailles Justin Bridou-Cochonou désormais dans le panier du chinois WH, numéro un mondial du porc : en quelques mois, plusieurs groupes tricolores sont allés chercher, d’une façon ou d’une autre, leur salut à l’étranger.

N’en déplaise au discours ambiant sur le patriotisme économique, ces opérations se sont souvent conclues sans opposition particulière des pouvoirs publics, voire parfois avec des encouragements officiels.

A lire aussi : Alstom dans le viseur de l’américain General Electric

Créé dès 1833 en Ardèche, Lafarge avait jusqu’à présent grandi à coup d’acquisitions à Continuer la lecture de Industrie : Quand la France perd ses fleurons