Archives par mot-clé : Arabie Saoudite

François Fillon supprime de son discours la mention de l’Arabie saoudite et du Qatar

François Fillon prononçait ce dimanche 29 janvier le discours de son lancement de campagne présidentielle. Comme il est d’usage, le texte avait été envoyé à la presse, avec la mention « seul le prononcé fait foi ». L’on peut tout de même s’interroger sur ce qui était inscrit sur le document mais n’a délibérément pas été prononcé lors du meeting, sur l’Arabie saoudite et le Qatar, à propos de la lutte contre l’islam radical.

Voici le passage envoyé aux rédactions :

L’Islam radical mine nos concitoyens musulmans. Il les infiltre, il les prend en otage. Les fanatiques détestent ce que nous sommes. Je les combattrai sans relâche et sans pitié. Je veux un strict contrôle administratif du culte musulman, tant que son ancrage dans la République ne sera pas pleinement achevé. Je veux la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du ‘salafisme’ ou des Frères musulmans. Je veux la clarification de nos relations avec l’Arabie saoudite et le Qatar qui abritent les doctrinaires de l’Islam radical et les marchands de ‘burkini’.

Je nomme les choses. Je nomme le problème que nous avons avec l’Islam radical.

Et voilà ce que François Fillon a effectivement prononcé :

L’Islam radical mine nos concitoyens musulmans. Il les infiltre, il les prend en otage. Les fanatiques détestent ce que nous sommes. Je les combattrai sans relâche et sans pitié. Je veux un strict contrôle administratif du culte musulman, tant que son ancrage dans la République ne sera pas pleinement achevé. Je veux la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du ‘salafisme’ ou des Frères musulmans. Je veux la clarification de nos relations avec les États qui abritent les doctrinaires de l’Islam radical et les marchands de ‘burkini’.

Moi, je nomme les choses. Je nomme le problème que nous avons avec l’Islam radical.

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La visite estivale de Nicolas Sarkozy au roi d’Arabie saoudite

Quelle pourriture ce type!

Comme l’a brièvement évoqué le Huffington Post Maghreb, Nicolas Sarkozy a bien rendu visite la semaine dernière au roi d’Arabie saoudite, Salmane Abdelaziz Al Saoud, actuellement en résidence au Maroc. Et voici, selon nos informations, ce que l’ancien président de la République a raconté au chef d’Etat saoudien…
Nicolas Sarkozy et Salmane Abdelaziz Al Saoud. – Montage/SIPA

Cela devait rester une rencontre discrète… et donc secrète. Une simple visite de courtoisie entre deux voisins de villégiature. Las ! le glissait entre deux lignes en début de semaine : l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a bien rendu visite mercredi 3 août au roi saoudien Salmane Abdelaziz Al Saoud, établi pour les vacances au Maroc dans sa résidence de Tanger. Selon nos informations, l’entretien a même duré près de deux heures. Pour Nicolas Sarkozy, il s’agissait de réchauffer ses liens avec le pouvoir saoudien, alors que ses relations avec l’ancien roi Abdallah, resté proche de Jacques Chirac jusqu’à sa mort, étaient pour le moins distantes.

Grand numéro de séduction

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Lorraine : Le PS a fait voter une subvention de 600.000€ pour former des militaires saoudiens

French Prime Minister Manuel Valls (C) and al-Diriyah's governor, Prince Ahmed bin Abdullah bin Abdul Rahman (3rdL) visits the al-Diriyah historical site on the outskirts Riyadh on October 13, 2015. France announced a series of deals worth 10 billion euros ($11.4 billion) with Saudi Arabia to reinforce links with the conservative Islamic kingdom despite persistent criticism from rights activists of the kingdom's record on civil liberties. On the right is former French minister and head of Paris-based Arab World Institute (IMA) Jack Lang. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

La région Lorraine va verser une subvention de 600.000 euros à une entreprise qui forme au maniement d’armes sur un site de Meuse. Parmi les personnes formées, des militaires saoudiens. Une subvention qui fait polémique, à gauche comme au Front national.

A moins de deux semaines des élections régionales, une subvention votée par le conseil régional de Lorraine en octobre fait polémique. La région versera 600.000 euros à une entreprise installée à Commercy (Meuse) qui a pour ambition de compenser la perte d’emplois militaires dans un département déjà fortement frappé par le chômage.

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Le Drian et la connexion saoudienne : Du prince Bandar, financier d’Al Qaeda et de l’Etat Islamique, au sauvetage de Groupe Doux

BREIZATAO – NEVEZINTIOU (01/12/2015) Le gouvernement socialiste français a noué, en toute connaissance de cause, une alliance secrète avec le principal état armant le terrorisme musulman dans le monde : l’Arabie Saoudite. Aux avant postes de cette alliance de 2012 à 2014, le Prince Bandar Ben Sultan, architecte de la guerre secrète saoudienne en Irak et en Syrie, mais aussi au Yémen. Principal acteur hexagonal au plan militaire de cette politique de soutien au djihadisme : Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

BeFunky-CollageLe contexte

Depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir à Paris, la diplomatie française repose sur un axe essentiel : tenter de réinvestir le Moyen-Orient en remplaçant partiellement les USA comme principal partenaire des pétromonarchies du Golfe, Arabie Saoudite en tête.

La France, virtuellement en faillite, recherche toujours plus d’argent frais. Les USA, sous le second mandat d’Obama, se hâtent quant à eux de se retirer d’Irak et se désengage du conflit syrien. La Maison Blanche veut conclure au plus tôt un accord global avec l’Iran et la Russie portant sur le partage négocié d’aires d’influence dans la région. Washington a en effet décidé d’opérer son basculement stratégique du XXIème siècle : le basculement vers l’Asie-Pacifique.

Le gouvernement socialiste y voit alors une opportunité : celle de monnayer sa position diplomatique, au sein de l’UE et de l’ONU, pour défendre les intérêts de la théocratie wahhabite en échange d’un partenariat militaire, économique et géostratégique. Avec à la clef d’importantes commandes, notamment militaire. Soit précisément le champ d’action de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, accessoirement membre du Club oligarchique Le Siècle et maçon du Grand Orient.

Le “sauvetage de Doux”

Un des symboles de cette relation de corruption avancée entre le gouvernement socialiste et l’Arabie Saoudite : le “sauvetage du Groupe Doux”.

En 2013, l’industrie lourde bretonne entame sa phase de désintégration, symptôme d’un contexte plus général qu’est celui de l’effondrement de la compétitivité de l’économie hexagonale. La crise s’intensifiera pour culminer en novembre 2013 avec l’insurrection des Bonnets Rouges.

Emblématique de la faillite d’un modèle agricole productiviste et d’économie dirigée, l’écroulement du groupe volailler Doux. Ce dernier, qui embauche massivement dans le département du Finistère, est écrasé par une dette de 400 millions d’euros. Lorsque son redressement judiciaire est annoncé au printemps 2012, c’est un choc pour l’opinion publique bretonne, largement désinformée par le cartel agro-alimentaire et la caste politico-médiatique socialiste quant à la réalité – et les causes – de la crise.

A la faveur de l’alliance stratégique nouée par le gouvernement socialiste avec l’état champion du terrorisme islamique international, Le Drian en profite pour solliciter – aux côtés de la famille Doux – la partie saoudienne afin qu’elle “soutienne” le groupe dont la faillite menace gravement la crédibilité du Parti Socialiste Français, hégémonique en Bretagne, fief de Le Drian.

En septembre 2013, la “bonne nouvelle” tombe : l’un des client saoudiens du groupe, Al Munajem, entre à hauteur de 25% dans le capital de celui-ci. En mars 2015, cet accès privilégié au marché saoudien permet de faire illusion et de donner des débouchés, du moins tant que les largesses du Golfe prévaudront.

Libération en fait complaisamment état en mars dernier (source) :

Pour répondre à la demande, essentiellement saoudienne, le groupe Doux, 2 200 personnes pour un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros et un résultat d’exploitation prévisionnel de 25 millions d’euros en 2015, renoue même avec les embauches. En mars, une centaine d’employés vont être recrutés. Et même chose sur le site de Chantonnay, en Vendée, début avril. Les investissements vont se poursuivre, à raison d’environ 10 millions d’euros par an.

Les médiats se garderont bien d’expliquer qu’il s’agit en réalité d’une rétribution en nature pour le soutien actif du gouvernement français à la politique saoudienne de terreur menée en Syrie. Politique qui passe essentiellement par l’armement d’Al Qaeda dans ce pays, par celui de groupes terroristes salafistes mais aussi de factions de la pseudo “Armée Syrienne Libre”, simple vitrine terroriste des Frères Musulmans.

En remerciement de ce “geste amical”, Le Drian fera remercier le dirigeant du Groupe Al Munajem ayant participé au sauvetage de Doux. Une légion d’honneur passée (presque) inaperçue et délivrée lors du voyage de François Hollande en Arabie Saoudite.

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Scandale à l’ONU : l’Arabie Saoudite à la tête du Panel du Conseil des droits de l’Homme !

21/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Certes, nous n’en sommes plus à une absurdité près dans l’enceinte du mondialisme heureux, mais la nomination de l’Arabie saoudite à la tête du panel du Conseil des droits de l’Homme dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer.

Faisal bin Hassan Trad, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite au Conseil des droits de l’homme, a été officialisé ce lundi à la tête de son « panel ». Il s’agit d’un organe dont la fonction est de nommer les cinq hauts fonctionnaires qui édictent les standards internationaux, de choisir les personnes qui vont occuper plus de 77 postes relatifs à la défense des droits de l’homme dans différentes régions du monde et d’informer sur les violations perpétrées en matière de droits de l’Homme. Bref, c’est un poste clef pour déterminer ce qui, selon l’ONU, constitue ou non une violation des droits de l’homme. Forcément, nommer l’Arabie Saoudite à la tête de cette structure fait scandale. Le pays est célèbre pour ses décapitations en série – le pays a dû lancer une campagne de recrutement de bourreaux pour faire face aux cadences infernales —, ses châtiments corporels et ses mutilations légales, la femme n’y a même pas un statut de citoyen de seconde zone et les opposants subissent l’arbitraire le plus total. Quant à la liberté religieuse, comment dire… qu’il suffise de rappeler que les armées des alliés américains, venus supposément sauver la pétromonarchie des griffes irakiennes en 1991, avaient interdiction d’arborer des croix rouges sur leurs ambulances et brassards d’infirmier.

Il est scandaleux que l’ONU ait choisi un pays qui a exécuté plus de gens que Daesh cette année pour présider le panel du Conseil des droits de l’Homme.

a déclaré le directeur exécutif de l’ONG UN Watch Hillel Neuer, ajoutant

« L’Arabie Saoudite détient les plus mauvais records du monde en matière de liberté religieuse, de droits des femmes, et continue à emprisonner des innocents comme le blogueur Raif Badawi.

Ce dernier a été condamné à 1 000 coups de fouet pour « insulte à l’islam » et incarcéré en prison depuis 2010. Sa peine, -50 coups de fouet hebdomadaires — a été suspendue depuis plusieurs mois, grâce à la pression de la communauté internationale, mais plus longtemps, selon sa femme, réfugiée au Canada. Selon elle, Riyad a désormais « le feu Continuer la lecture de Scandale à l’ONU : l’Arabie Saoudite à la tête du Panel du Conseil des droits de l’Homme !

Éducation : Les établissements musulmans se fédèrent en partenariat avec L’UOIF

Une union d’établissements privés musulmans vient d’être créée en partenariat avec l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), proche des Frères musulmans. Quatre établissements sont actuellement sous contrat avec l’Etat.

AL KINDI.

Une offre en forte progression ces dernières années, à mettre en relation avec «l’action militante des Frères musulmans, omniprésents comme porteurs de projets, dans la perspective d’instauration d’une ‘citoyenneté musulmane’», «la crise de l’école publique» et «la prohibition du voile depuis 2004», selon le rapport de 2010, qui explique qu’après la construction de mosquées le développement d’établissements privés musulmans est une étape clé.

Concilier les valeurs de l’islam et celles de la République française. Telle est l’ambition affichée par la Fédération nationale de l’enseignement musulman (Fnem), créée il y a tout juste une semaine en partenariat avec l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), proche des Frères musulmans.

Les établissements n’ont d’autre choix que de faire appel aux dons. Des dons de «riches mécènes du Golfe et de subventions allouées par des ONG contrôlées par l’Arabie saoudite» et de «fidèles musulmans», expliquait en 2010 un rapport sur l’enseignement de l’islam.

Une première dans le paysage de l’enseignement privé français, où manquait jusqu’alors un représentant des établissements musulmans, aux côtés du Secrétariat général à l’enseignement catholique (9000 établissements sous contrat avec l’État, soit 2 millions d’élèves), du Fonds social juif unifié (286 établissements juifs, soit 32.000 élèves), des protestants et des laïques. «L’enseignement musulman de France va prouver qu’il peut former dans l’espace public des citoyens éclairés et responsables, des femmes et des hommes qui ont réussi leurs vies sociale et professionnelle et, dans la sphère privée, de bons musulmans», explique Makhlouf Mamèche, président de la fédération, vice-président de l’UOIF et par ailleurs directeur adjoint d’Averroès, premier lycée musulman à être passé sous contrat avec l’État. […]

Le Figaro

Arabie saoudite ou Iran : la France a choisi son camp

Dans la guerre confessionnelle qui oppose les deux puissances du Moyen-Orient, Paris mise sur l’ultraconservateur royaume wahhabite. Un pari très risqué.

L’année 2013 a signé le retour de l’Iran. Isolée diplomatiquement sous l’ère Ahmadinejad, la République islamique est revenue sur le devant de la scène internationale par la grande porte. À la faveur de l’élection en juin du président « modéré » Hassan Rohani, Téhéran a changé de ton et a précipité la conclusion d’un accord intermédiaire limitant son programme nucléaire, qui empoisonne ses relations avec l’Occident depuis une décennie. Surtout, les ayatollahs ont entamé en catimini des discussions directes avec les Américains, une première en trente ans.

« Ce rapprochement entre l’Iran et les États-Unis, même s’il est timide, change totalement la donne de la région », souligne Fatiha Dazi-Héni, maître de conférences à l’IEP de Lille et spécialiste des monarchies du Golfe. Une évolution qui pourrait sensiblement modifier les rapports de force dans la guerre confessionnelle que se livrent musulmans sunnites (pays du Golfe) et musulmans chiites (Iran) et qui trouve actuellement son apogée dans le conflit syrien….

Or, à la différence des États-Unis, la France n’a pas rompu avec l’ère Ahmadinejad. Sur le dossier nucléaire, Paris a même fait preuve de plus de fermeté que Washington.

« Certains partenaires ont laissé la presse nous attaquer, alors que cette fermeté a finalement payé avec un accord plus précis qui a plu à tout le monde », note un diplomate français. Sur le dossier syrien, la position française est encore plus tranchée…

« La France a pris des risques avec une position forte dès le début », rétorque un diplomate français. « Mais nous nous sommes retrouvés face à l’hésitation d’autres partenaires internationaux, qui nous ont de fait laissés seuls en pointe. Le dossier s’est, dès lors, compliqué et Bachar el-Assad a pu profiter des atermoiements de la communauté internationale pour justifier son discours de rempart contre le chaos djihadiste. »

Sur la Syrie, comme sur le nucléaire iranien, la France a épousé les thèses de l’autre Continuer la lecture de Arabie saoudite ou Iran : la France a choisi son camp