Archives par mot-clé : association

Italie : à Vintimille, les bénévoles viennent en aide aux centaines de migrants massés à la frontière française

Des centaines de migrants continuent même en hiver d’arriver en Italie via la Méditerranée et les embarcations de fortunes. Des personnes en transit qui se retrouvent bloquées à Vintimille, dernière ville italienne avant la France. Des bénévoles français viennent leur apporter leur aide.

PACA : Christian Estrosi tombe le masque en refusant un amendement anti-clientéliste

Communiqué du 08/04/2016)

Le groupe Front National proposait cet après-midi, à l’occasion de l’assemblée plénière du Conseil régional de PACA, un amendement venant compléter la charte des associations proposée par l’exécutif.

Cet amendement anti-clientéliste proposait simplement d’ajouter l’alinéa suivant, demandant aux associations subventionnées par la région PACA, et donc par tous les contribuables, de respecter une stricte neutralité politique et de ne pas intervenir dans le champ électoral :
– respecter une stricte neutralité politique et partisane et proscrire toute forme d’intervention dans le champ électoral (consignes de vote, utilisation de locaux au bénéfice exclusif d’un candidat) de l’association subventionnée.

Pourtant, à l’appel de Christian Estrosi l’intégralité des élus UDI-LR ont refusé de voter cet amendement !

Intervention pour défendre l'amendement anti-clientélisme

Mon intervention hier au Conseil régional pour défendre l'amendement anti-clientélisme du Groupe Front National – Région PACA.

Posté par Philippe Vardon sur samedi 9 avril 2016

Doit-on y voir un lien avec le fait que vendredi dernier, au Conseil Municipal de Nice, 240 000 euros de subventions aient été votées pour deux associations (PAJE et EPILOGUE) s’étant Continuer la lecture de PACA : Christian Estrosi tombe le masque en refusant un amendement anti-clientéliste

Marseille : soupçon de favoritisme sur la suppléante de Patrick Mennucci

Comme Zeribi, Mennucci est une grande gueule et une petite tête de RMC. Éventuel candidat de la gauche marseillaise dans la cité phocéenne, il est lui aussi dans le viseur de la justice….

– – – – – – – – – – – –

Une enquête a été ouverte sur une subvention reçue par l’association que présidait Nassera Benmarnia devenue la suppléante du député. […]

968143mennucc54

L’enquête en cours menée par la brigade économique et financière concerne l’Union des familles musulmanes (UFM), une association longtemps dirigée par Nassera Benmarnia, aujourd’hui suppléante et assistante parlementaire du député Patrick Mennucci, candidat à la mairie de Marseille et grand pourfendeur du système Guérini.

Dans un premier temps, les limiers de la financière interrogent élus et fonctionnaires pour savoir dans quelles conditions l’UFM a pu bénéficier d’un financement de 90 000 euros le 29 juin 2012 par le Conseil régional – où Mennucci présidait la commission culture avant son élection au Palais Bourbon -, alors que cette demande n’avait pas pu être soumise au vote en raison de l’opposition de l’UMP, du FN et de certains alliés du Parti socialiste.

Le parquet de Marseille qui a ouvert l’enquête préliminaire à la suite de la plainte pour conflit d’intérêts et favoritisme d’Omar Djellil, un militant associatif et adversaire de Mennucci aux législatives, n’a pas répondu aux questions du Point.fr.

Notamment sur le fait que près d’une soixantaine d’associations s’étaient vues attribuer des financements jusqu’à l’ultime limite du premier tour des élections législatives.

Interrogé par le site Bakchich sur ses liens avec l’UFM, le candidat à la primaire socialiste Continuer la lecture de Marseille : soupçon de favoritisme sur la suppléante de Patrick Mennucci

Le Cran à l’arrêt et à couteaux tirés

Le Conseil représentatif des associations noires est secoué par des affaires d’usurpation de fonction et de mouvements de fonds suspects qui mettent aux prises l’ancienne et l’actuelle direction.

C’est la fin d’une drôle d’usurpation. Celle d’un homme, Madeira Diallo, militant historique de la cause noire, qui, pendant plusieurs semaines, a tenté de se faire passer pour le président du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran). Sur la foi «d’une élection interne» qui s’est tenue le 9 février, Diallo s’est proclamé publiquement président du Cran en lieu et place du titulaire du siège, Louis-Georges Tin. Elu pour trois ans en novembre 2011, Tin a qualifié la manipulation de «coup d’Etat» et a immédiatement saisi en référé le tribunal de grande instance de Paris. Fin avril, la juridiction a rendu un arrêté «faisant défense» à Madeira Diallo de se présenter comme président du Cran, sous peine d’une astreinte de 100 euros par «infraction constatée».

louis-georges_tin_patrick_lozes_fce_tv__rdg_

Etonnante et rarissime, cette manœuvre trahirait, selon la direction actuelle du Cran, une tentative de reconquête du collectif par l’un de ses fondateurs, Patrick Lozès. Ce dernier, dont Diallo serait l’homme de paille, est actuellement inquiété par une enquête de la police judiciaire et apparaît affaibli politiquement à la suite d’échecs électoraux successifs.

«Écart». Tout commence en mars 2011. Patrick Lozès décide de se présenter à l’élection présidentielle sous la bannière d’ Allez la France, un parti qu’il a lui-même créé. A l’époque, il consulte le conseil d’administration du Cran pour savoir s’il voyait une objection à cette candidature. A l’unisson, les membres du CA actent leur aval dans une résolution. A la rentrée, Louis-Georges Tin, dont tout le monde savait qu’il allait briguer la succession de Lozès, demande à ce dernier de démissionner par anticipation de la présidence «pour tenir [le Cran] à l’écart de tout amalgame politique». En sus, l’association touche des subventions publiques, ce qui l’oblige à rester indépendante. Claudine Tisserand est donc nommée présidente par intérim jusqu’à l’élection de Tin, fixée en novembre.

C’est à cette époque qu’apparaissent les premières crispations. Déchargé de la présidence, Lozès aurait dû remettre les archives de l’association qu’il détenait. Ce qui, selon Louis-Georges Tin, n’a jamais été fait. Simple oubli ou tentative de masquer quelque chose ?

En octobre, Tracfin, l’organisme antiblanchiment du ministère des Finances, alerte le parquet de Paris sur des mouvements de fonds entre le compte du Cran, le compte personnel de Patrick Lozès, ainsi que celui de sa société de consulting L & Associés, fondée en 2008. Les soupçons portent sur des chèques d’un montant total de 130 000 euros perçus entre janvier 2009 et août 2011 sur son compte, ainsi que sur des virements de l’ordre de 240 000 euros versés sur le compte de sa société par l’organisation humanitaire World Children’s Fund. Une enquête préliminaire est alors confiée à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) pour blanchiment et abus de confiance. Les policiers cherchent à déterminer si l’argent et les moyens du Cran ont servi à financer la campagne de Patrick Lozès.

Les 130 000 euros encaissés par chèques sont, de l’aveu même de la présidence actuelle du Cran, dus à un remboursement licite. En effet, le collectif a commandé en 2007 à la Sofres un coûteux sondage, dans lequel 56% des Noirs de France assuraient subir des discriminations. L’association ne disposant pas de la somme, Patrick Lozès l’avait avancée sur ses deniers personnels.

Les enquêteurs restent réservés sur les autres transferts ainsi que sur la privatisation des moyens du Cran. Sur ces faits Continuer la lecture de Le Cran à l’arrêt et à couteaux tirés