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La BBC censure une vidéo montrant des rebelles syriens forçant un prisonnier à commettre un attentat suicide

La BBC vient de censurer un article et une vidéo montrant les rebelles de l’ASL en train de forcer un prisonnier à commettre un attentat suicide, sans doute parce que cela ne collait pas très bien avec l’image de « courageux combattants de la démocratie » qu’il convient de leur accoler.

La vidéo, dont une copie peut être vue ici ou (la version originale de la BBC a été supprimée), montre des rebelles de l’Armée syrienne Libre préparant une bombe qui est chargé sur l’arrière d’un camion pour exploser à un poste de contrôle du gouvernement dans la ville d’Alep.

Le reportage montre comment les rebelles ont réquisitionné un appartement appartenant à un capitaine de la police syrienne. On voit les rebelles se moquant des photos de famille du capitaine de police et batifolant joyeusement dans sa piscine.

La vidéo montre ensuite un prisonnier qui, selon les rebelles, appartiendrait à une milice pro-gouvernementale (shabbiyas). Ecchymoses et autres séquelles de torture sur son corps sont expliquées comme ayant été causées par ceux qui l’avaient capturé avant qu’il ne soit pris en charge par les rebelles qui eux, font mine de bien le traiter, lui offrant une cigarette et lui proposant une douche.

Ensuite, les rebelles lui affirment qu’il va faire l’objet d’un échange de prisonniers. Le prisonnier a les yeux bandés et on lui dit de conduire un camion vers un poste de contrôle du gouvernement.
« Ce qu’il ne sait pas, c’est que le camion est celui qui a été chargé de 300 kilos d’explosifs au début du film », affirme le narrateur.
Le clip montre ensuite les rebelles revenant déçus après qu’il se soit avéré que le détonateur à Continuer la lecture de La BBC censure une vidéo montrant des rebelles syriens forçant un prisonnier à commettre un attentat suicide

Grenade dans l’épicérie cacher de Sarcelles: deux militaires arrêtés

– Dans le cadre de l’enquête sur l’attaque de Sarcelles en 2012, deux militaires ont été arrêtés lors d’un coup de filet antiterroriste.

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L’enquête sur l’attentat à la grenade d’une épicerie casher à Sarcelles le 19 septembre apporte son lot de révélations. Selon les informations d’Europe 1, deux militaires ont été arrêtés lundi lors d’un coup de filet anti-terroriste, où cinq personnes ont été arrêtées au total. Les deux militaires de la base navale de Toulon sont accusés de vol de matériel militaire, au moins un gilet pare-balle et un casque lourd. Des révélations qui interviennent alors que le ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian, est attendu jeudi à Toulon et à Hyères, pour parler du tout nouveau Livre blanc de la Défense.

Élément troublant : le frère d’un des suspects est un djihadiste qui combat en Syrie aux côtés des islamistes anti-Bachar El-Assad. Sa garde à vue a été prolongée jusqu’à jeudi, les enquêteurs cherchent notamment à savoir les motifs des vols. L’autre suspect a, quant à lui, été relâché et devrait être renvoyé de l’armée.

(…) Europe 1

Attentat de la rue Copernic et manipulation.

L’attentat de la rue Copernic’ fut perpétré à Paris le vendredi 3 octobre 1980, soir du shabbat, alors qu’était célébrée la fête juive de Sim’hat Torah amenant un grand nombre de fidèles.

Cet attentat antisémite à la bombe, dirigé contre la synagogue de l’Union libérale israélite de France, rue Copernic à Paris, fait quatre morts et 46 blessés.

La plaque commémorative apposée sur la façade indique : « À la mémoire de Jean Michel Barbé, Philippe Bouissou, Hilario Lopez Fernandez, Aliza Shagrir tués lors de l’odieux attentat perpétré contre cette synagogue le 3 octobre 1980 ».

L’explosif, dans une sacoche de moto, aurait pu causer encore davantage de victimes s’il avait fonctionné quelques instants plus tard : en cette veille de shabbat, la synagogue était pleine.

Le lendemain, une manifestation spontanée de plusieurs milliers de personnes se tient devant la synagogue, puis part sur les Champs-Élysées. Tandis que d’autres manifestations de protestation ont lieu dans des villes de province. Le 7 octobre 1980, une manifestation voit défiler 200 000 personnes entre Nation et République. Plusieurs députés s’y joignent, tous partis confondus.

Le premier ministre, Raymond Barre, choque le 3 octobre en déclarant sur TF1 : « Cet attentat odieux voulait frapper les israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic », lapsus que ses propos du 8 octobre à l’Assemblée nationale, assurant ses « compatriotes juifs » de la « sympathie de l’ensemble de la nation », n’effaceront pas des mémoires. Peu avant sa mort en août 2007, Raymond Barre a imputé cette campagne de protestations au « lobby juif ».

Pistes d’extrême droite et utilisation politique

Moins d’une heure après l’attentat, un correspondant anonyme téléphone à l’Agence France-Presse pour revendiquer l’attentat au nom des Faisceaux nationalistes révolutionnaires, un groupuscule d’extrême droite, reconstitution de la Fédération d’action nationale et européenne (FANE), organisation dissoute par le gouvernement le 3 septembre. Les défilés prennent prioritairement pour cible le gouvernement de droite alors au pouvoir. Le samedi 4 octobre, le Comité de liaison des étudiants sionistes socialistes (CLESS) organise un défilé aux cris de « Bonnet, Giscard, complices des assassins ! »

La police comme la DST ont cependant très tôt la certitude que la FANE n’est pas en mesure d’avoir commis l’attentat et privilégient la piste moyen-orientale. En novembre une note de la police criminelle allemande transmise à Paris, précise que l’attentat a été commis par un commando de cinq personnes venues du Liban.

Le commissaire de police Jean-Pierre Pochon décrit dans son livre les pressions exercées par le nouveau pouvoir politique socialiste pour diriger l’enquête vers les milieux d’extrême droite au détriment de la piste moyen-orientale

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