Archives par mot-clé : bac

Marine Le Pen patrouille avec la BAC pour apporter son soutien aux policiers

Dans un contexte de plus en plus difficile pour les forces de l’ordre, qui dénoncent – c’était encore le cas mardi – la « haine anti-flics » grandissante dans la population, Marine Le Pen s’est jointe mercredi soir à une patrouille de la Brigade anti-criminalité dans le 10e arrondissement de Paris. « Aujourd’hui, les policiers sont trop souvent mis en cause, ça les démoralise. Ils ont le sentiment d’être suspectés plus que les suspects, les délinquants et les criminels qu’ils arrêtent », a-t-elle expliqué au micro d’Europe 1.

Ils sont ces victimes-là parce qu’ils sont les représentants de l’Etat et de la France, et par principe on les considère comme coupables. Et bien moi, par principe, je les considère comme innocents. À charge, pour ceux qui les accusent, de démontrer leur culpabilité », a encore expliqué la présidente du Front national, avant de rappeler la mesure qu’elle défendait, déjà, pendant la présidentielle : « La présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre 

source: https://www.valeursactuelles.com/politique/marine-le-pen-patrouille-avec-la-bac-pour-apporter-son-soutien-aux-policiers-92292

87,9 % de réussite au bac ou la stratégie du renoncement

Les résultats du Bac signent l’effondrement de la France depuis 30 ans. Nous avons préféré l’illusion à la lucidité. Notre choix s’est porté sur la médiocrité en pensant que tout un chacun pouvait faire partie de l’élite. Le résultat est là et ce n’est pas beau à voir.

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Avec 87,9 % d’admis, le taux de réussite de cette année pulvérise tous les records. C’est 3,7 points de mieux que l’an dernier, qui était pourtant déjà une année faste. Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle ? Faut-il vraiment se réjouir de cette progression spectaculaire du taux de réussite se demande Jean-Claude Lewandowski sur son blog Focus Campus ?

« Certains de mes élèves ne sont pratiquement jamais venus en cours ; leurs rares résultats, notamment au bac blanc, étaient catastrophiques… La plupart ont pourtant obtenu leur Bac !», remarque par exemple un enseignant sur le site du «Monde»… Il est loin d’être le seul.

Que vaut, en effet, un diplôme que décrochent l’immense majorité des candidats ? Que vaut-il aux yeux d’un responsable universitaire, d’un directeur de grande école, d’un employeur ? Que vaut-il aux yeux des jeunes bacheliers eux-mêmes ? Ont-ils le sentiment d’avoir réussi un examen difficile, ou plutôt d’avoir négocié sans encombre une épreuve qui s’apparente désormais à une simple formalité – même si elle peut encore réserver quelques petites surprises ? […]

 

En réalité, chacun en est conscient : cette envolée du taux de réussite au bac – qui est même plus largement accordé que le brevet, c’est dire – ne fait que refléter un affaissement progressif du niveau d’exigence et une multitude de petits abandons. Les savoirs de base, que le baccalauréat est censé contrôler, sont de moins en moins maîtrisés. […]

 

Le résultat de cette dérive ? Il est déjà à l’oeuvre. Le bac n’a plus grande signification, et cela ne date pas d’aujourd’hui. Il ne permet plus d’entrer dans l’enseignement supérieur avec des chances raisonnables d’y réussir. Déjà, un nombre significatif d’institutions du supérieur exigent de leurs candidats une mention «bien», voire «très bien». […]

Et surtout, la dévalorisation du bac justifie « par avance » l’instauration de la Continuer la lecture de 87,9 % de réussite au bac ou la stratégie du renoncement

Baccalauréat : Dans les coulisses d’une notation en trompe-l’œil

Qui aura le courage de mettre fin à ce diplôme qui n’est pas un ? Ou alors revenons, comme le propose Renaud camus, a un BAC sélectif où même pas 50% des élèves pourraient prétendre le passer.
Mais cessons cette mascarade, ça devient grotesque.

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L’année dernière, le taux de réussite atteignait 87 % toutes filières confondues, et dépassait même le seuil des 90 % dans la filière générale, conformément à une politique partagée par la droite et la gauche. Le baccalauréat est-il prisonnier de son taux de réussite?

[…] «Amener chaque année une part plus importante d’une classe d’âge au baccalauréat, voir chaque année une proportion plus élevée de candidats réussir à l’examen, c’est une promesse de la République envers ses jeunes», rappelait l’actuel ministre, Benoît Hamon, lors du lancement de la session 2014. Dans un tel contexte, la courbe ne peut être qu’ascendante. […]

Le 19 juin, des candidats ont lancé une pétition, qui a recueilli plus de 56 000 signatures, pour dénoncer la difficulté des épreuves, particulièrement en physique-chimie et mathématiques de la série S. Parallèlement, des consignes de clémence sont venues de l’inspection générale. Le syndicat d’enseignants Snalc a divulgué un barème faisant état d’une notation sur 24. «Il faut arrêter de bidouiller pour faire correspondre le niveau des élèves aux résultats attendus. Cela fait des années que l’on jongle avec le taux de succès» […]

Bernard Egger, président de l’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public (Apmep), met en avant cette «scolarisation de masse qui nécessite une gestion des flux». «A-t-on peur d’annoncer aux élèves d’une classe “normale” de terminale que 9 sur 10 vont réussir leur examen? Ils le savent déjà, et, comme l’a montré la pétition, ils le revendiquent».

Suite sur le Le Figaro

Noter le bac avec justice

Extrait d’un texte de Jean-Paul Brighelli publié sur Causeur

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Collègues, mes collègues, qui cherchez depuis des années un moyen d’exprimer votre colère, vos frustrations, vos ressentiments, face à une administration qui vous a jetés en pâture à la FCPE, je vous en prie, obéissez à la ministre : notez justement.
Notez les copies et les élèves pour ce qu’ils valent : à copie nulle, mettez 1 (pas 0, il faut faire un rapport). Et des copies nulles, il y en a. Il y en a même pas mal. Refusez d’obéir aux injonctions d’un ministre de passage qui ne peut rien contre vous — c’est le moment ou jamais de vous souvenir que vous êtes fonctionnaires, et intouchables : notez le Bac, épreuve après épreuve, avec un sentiment d’équité parfait : appréciez les bons élèves, et renvoyez les autres, tous les autres, à la case Terminale.

Ah, « ils » veulent 85% de réussite, au moins : mais bougres d’enfoirés, si les postulants-bacheliers sont notés en fonction de ce qu’ils valent, cela fera 85% de recalés.

Parce qu’il y a des années que les tripatouillages s’accélèrent. Déjà en 2000, la dernière Continuer la lecture de Noter le bac avec justice

Bac : les professeurs invités à gonfler les notes d’oral de français

Les professeurs chargés des épreuves d’oral de français au baccalauréat à Orléans-Tours ne décolèrent pas. Ils ont été invités à surnoter, sur 24 points au lieu de 20, les candidats, afin de «faire remonter» les résultats de l’académie, révèle Le Figaro ce mercredi.

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«Nous franchissons une limite idéologique inacceptable : il ne nous est plus seulement demandé de faire preuve de bienveillance, mais de gonfler les notes de façon officielle afin de faire remonter les «scores» de l’académie jugés décevants en 2012 (un point et demi en dessous de la moyenne nationale),» déclare au quotidien le syndicat Sud d’Indre-et-Loire.

Le Figaro cite une «grille d’évaluation régionale, émanant de l’inspection d’académie», distribuée aux examinateurs et précisant que l’oral de français – que passeront la semaine prochaine les élèves de 1ère qui planchent ce mercredi sur l’épreuve écrite – doit être noté sur 24 points tout en restant officiellement une épreuve sur 20.

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Un policier de la BAC roué de coups par un groupe de jeunes à Montpellier

La BAC de nouveau au coeur de l’actualité. Un policier de cette brigade anticriminalité de Montpellier a été grièvement blessé lundi soir lors d’un contrôle au pied d’un immeuble du Petit-Bard, une cité sensible des quartiers ouest de la ville. Il s’est vu signifier une interruption temporaire de travail de 90 jours.

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Que s’est-il passé ?

« Trois fonctionnaires d’un équipage de la BAC ont voulu procéder à un contrôle d’identité de routine, lorsqu’un groupe de jeunes s’est formé et les a rapidement encerclés », a expliqué l’état-major de la direction départementale de la Sécurité publique (DDSP) de l’Hérault.

« Tout a dégénéré, les trois policiers ont été malmenés, deux ont pu se dégager pour demander des renforts par radio, mais le troisième a été tabassé », a ajouté cette source. Continuer la lecture de Un policier de la BAC roué de coups par un groupe de jeunes à Montpellier

Une nuit avec la Bac à Marseille (vidéo)

Quand France 2 découvre la lune….

Marseille : des policiers de la BAC frappés

Ils avaient bu, certes. Mais ces cinq jeunes gens ont fait preuve d’une bêtise, d’une audace et d’une violence mêlées, mardi soir, dans le commissariat Noailles, sur la Canebière, en n’hésitant pas à investir les lieux en vociférant et en proférant des menaces aux policiers. Aux environs de 22 h, les cinq garçons ont pénétré dans le commissariat en hurlant et en insultant les fonctionnaires. Un coup d’éclat qui n’a duré que quelques secondes. Après avoir pris la fuite, ils ont été repérés, non loin, face au cinéma les Variétés. Des hommes de la Bac centre sont intervenus et ont reçu des coups. Deux d’entre eux ont été légèrement blessés. Les policiers ont fini par maîtriser les très jeunes gens, âgés de 13, 14 et 15 ans. Les deux complices, en fuite, 15 et 20 ans, ont sombré par stupidité. Ils se sont jetés dans la gueule du loup en venant prendre des nouvelles de leurs amis au sein même du commissariat.

Source : La Provence

Montpellier (34) : 3 policiers de la Bac frappés à coups de barres de fer

Trois fonctionnaires de la brigade anticriminalité (Bac) de Montpellier ont été blessés mardi dans une cité de Montpellier, alors qu’ils tentaient d’interpeller un adolescent de 14 ans qui poussait un scooter volé, a-t-on appris de sources concordantes.

A la mi-journée, les policiers ont été « pris à partie par la famille du jeune, des amis et un groupe qui s’est formé rapidement » dans le quartier des Cévennes, dans l’ouest de la ville, et ils ont été frappés à coups de barre de fer, a indiqué à le procureur adjoint Patrick Desjardins.

Dans la confusion, le mineur a pris la fuite, tandis que ses parents, âgés de 34 et 37 ans, ont été placés en garde à vue, ainsi qu’un autre jeune, a ajouté M. Desjardins. L’adolescent est revenu sur les lieux une heure plus tard, les mains encore entravées par les menottes dans le dos, et a été à son tour interpellé, a-t-on précisé à l’état-major de la Sécurité publique de l’Hérault.

Transportés aux urgences du CHU de Montpellier, les fonctionnaires souffrent d’un « poignet cassé, d’un doigt abîmé et d’une oreille en mauvais état », selon le parquet. (…)

Midi libre

Roubaix (59) : des policiers molestés par les « membres d’un turbulent cortège de mariage »

L’épisode qui s’est déroulé samedi soir aux abords du parc Barbieux illustre tristement les difficultés que rencontrent les policiers à Roubaix lorsqu’ils prétendent simplement faire leur travail. Peu avant 19 h, à proximité du centre de Roubaix, une patrouille de policiers aperçoit quatre jeunes sur des scooters, multipliant les imprudences et conduisant évidemment leurs engins sans casque.

Les agents prennent les trompe-la-mort en chasse, reçoivent le soutien de collègues, et finissent par en coincer un en bordure du parc Barbieux.

L’interpellation s’avère délicate : l’individu insulte les policiers, hurle et se débat, si bien qu’il attire l’attention de membres d’un turbulent cortège de mariage qui passait par là. Les noceurs, sans chercher à comprendre, sont aussitôt venus prêter main forte au contrevenant, et ont commencé à leur tour à noyer les policiers sous les coups et les insultes.

Ceux-ci ont finalement dû battre en retraite devant l’agressivité de la foule. (…)

La voix du Nord

BAC/Propagande: Le grand journal de Canal+ manipule l’étude d’un chercheur en sociologie.(vidéo)

Je vous propose de découvrir une nouvelle preuve du totalitarisme soft et souriant que nous subissons. Canal +, la chaine des adeptes de la secte de Gôche, démontre jusqu’où la caste politico-médiatique est capable d’aller pour maquiller le réel afin d’imposer son dogme.


La probabilité d’obtenir son bac avec mention «Très Bien» (TB) est-elle inscrite dans le prénom du candidat ? Depuis quelques années, le sociologue Baptiste Coulmont, auteur d’une Sociologie des prénoms (La Découverte, 2011), étudie les liens entre le prénom et la fréquence des mentions TB au bac, et propose sur son blog les résultats de ses découvertes.

On apprend que les premiers de la classe sont à 25% des Madeleine, Irène, Come et Ariane qui ont eu leur bac avec mention «très bien». Viennent ensuite les Marie-Anne, Anne-Claire et Gaspard (20% de mentions TB) puis les Violette, Apolline, Iris, Beatrice, Judith, Domitille, Hortense, Fleur, Daphne, Noe, Lara, Henri, Adele, Rose, Augustin, Astrid et Eleonore (15% de mentions TB).

En revanche on ne retrouve aucun élève parmi la centaine de Youssef et de Nabil de l’échantillon qui n’obtient la mention TB.

Or, face à ce constat, que pensez-vous que firent les journalistes domestiqués de canal + ? Pensez-vous qu’ils soient dotés d’assez d’impertinence, d’indépendance d’esprit et de courage pour présenter les résultats de cette étude sans omettre de dire la vérité, toute la vérité à leurs téléspectateurs ?
Et bien non. Les journalistes de France sont des cloportes serviles et endoctrinés. Face au réel nos mutins de panurge se mettent ventre à terre et implorent les dieux socialistes. Ils sont démunis, égarés, hébétés, ils déambulent comme des zombis sans trop savoir où aller ni quoi dire… face à vérité du monde, toutes leurs illusions s’effondrent, et ils sont à poil. …
Pour sauver les apparences, ils ne leur reste que le mensonge et la manipulation.

Nous disions dans un article précédent que si Staline revenait il prendrait un abonnement à canal+… en voilà une preuve supplémentaire :

Bac : discrimination d’une classe de l’enseignement catholique ? (vidéo)

Dévalorisation, massification, le bac est un chef-d’œuvre napoléonien en péril, un monument national délabré, une ruine. Le bon vieux bachot semble promis au même sort que le service militaire obligatoire.

À quoi bon maintenir ce « diplôme » en l’état ? Non seulement il est donné à presque tout le monde – 85 % des candidats, les mentions pleuvent et la barre d’obtention du bac est tombée à 9 sur 20 – mais il est de plus en plus exposé à toutes les fraudes et tricheries sophistiquées.

On ne compte plus les magouilles, comme celle qui frappe le lycée Saint-Paul à la Ferté-Bernard, dans la Sarthe. Les parents d’élèves de cet établissement privé ont demandé des éclaircissements concernant les notes de leurs enfants. Aucun élève de la classe n’a eu le bac français…. risible quand on connait les résultats dans certains lycées de banlieue.

La même polémique concerne un lycée de Quimper

François Dubet (sociologue) : « Le bac est un examen ridicule »

Il serait temps que les familles des couches populaires cessent de considérer le bac comme une marque de progression sociale. Le Bac n’a plus rien à voir avec l’ascenseur social et la méritocratie républicaine. Il serait même l’inverse. François Dubet revient dans l’Humanité Dimanche sur ce que représente désormais ce sésame scolaire.

Extraits de l’article de l’Humanité dimanche.

…. Comme on a ouvert les portes du bac, on a, par définition, accueilli des élèves moins sélectionnés et moins socialement favorisés que dans les périodes précédentes, il est à peu près clair que le niveau de l’examen a baissé. L’effet est purement mécanique. Autrefois, l’instituteur envoyait au lycée les 10% des meilleurs d’une classe d’âge. Désormais, 70% d’une classe d’âge y vont. Les 10% avaient forcément un meilleur niveau. Mais ces 70% sont meilleurs que quand ils n’allaient pas à l’école. Le niveau des jeunes a donc monté alors que le niveau moyen du bac est moins élevé.

Le bac était plus difficile quand 10% d’une classe d’âge le passaient. D’ailleurs, il suffit de voir le taux d’échec, devenu très faible aujourd’hui: entre 80 et 90% des élèves qui se présentent au bac l’obtiennent, contre 50% il y a 40 ans.

HD. Quels sont les autres effets?

F. D. Les écarts entre les bacheliers se sont aussi creusés. Avec 70% de bacheliers, les types de bacs se sont multipliés, et les écarts entre eux se sont creusés. La majorité des parents en ont conscience. C’est pour ça qu’ils préfèrent que leur enfant fasse un bac S plutôt qu’un bac L, qu’un bac technologique… ou qu’un bac professionnel.

Aujourd’hui, le baccalauréat a deux significations: c’est un certificat de fin d’études secondaires et c’est aussi un concours de recrutement de l’enseignement supérieur.

Et c’est là qu’un problème se pose: ce qui donne de la valeur au bac, dans ce sens, c’est la filière, le lycée, la mention? C’est à partir de là que l’on va avoir une place dans l’enseignement supérieur.

Les catégories sociales favorisées pensent plutôt passer le concours de recrutement de l’enseignement supérieur et les catégories moins favorisées passent plutôt le certificat de fin d’études secondaires. Les bacs n’ont pas la même valeur et, en fonction de sa catégorie sociale, on a plus ou moins de chances d’accéder au bac de diverses valeurs. Et les plus favorisés ont plus de chance d’avoir le bac valorisé.

La valeur du bac sur le marché du travail a aussi baissé. Il y a une sorte de déception essentielle par rapport à cet aspect. Avant, avec le diplôme, on obtenait beaucoup plus
. Aujourd’hui, le bac ne rapporte pas grand-chose, mais ne pas l’avoir, c’est une catastrophe, c’est une situation assez paradoxale.

HD. Que symbolise encore le bac aujourd’hui?

F. D. C’est un monument national, au même titre que la tour Eiffel ou le cassoulet. Malgré les difficultés à le mettre en place, les pertes de copies, les problèmes de fuite, les élèves y tiennent parce qu’il constitue un rite de passage, les profs aussi y tiennent parce que, ils le disent souvent, c’est un argument pour faire travailler les élèves au lycée.

En même temps, cet examen est devenu un peu ridicule. Il n’est absolument pas sélectif (près de 90% des élèves qui le passent le réussissent). Du coup, la moitié de l’enseignement supérieur s’est mise à sélectionner: à l’université, en médecine par exemple, et en IUT (institut universitaire technologique), mais aussi dans les grandes écoles, les classes préparatoires. À leurs yeux, le bac n’est plus un indicateur suffisant. C’est un système hypocrite. Or, une sélection qui ne dit pas son nom est toujours pire pour ceux qui ne maîtrisent pas les codes, qui ne connaissent pas le fonctionnement du système.

On gagnerait à clarifier cela pour que les étudiants soient orientés de manière un peu plus soigneuse que par un examen qui est une énorme usine et qui établit une note qui va déterminer une partie de leur vie.