Archives par mot-clé : baisse des salaires

Espagne : 3 euros/h pour récolter des fraises : « Si ça ne te convient pas, les petits Noirs le feront »

La majorité des fraises consommées aujourd’hui provient d’Andalousie, une région où se concentrent les chômeurs espagnols et les migrants des pays pauvres.

En Espagne pour récolter la fraise, le salaire minimum avoisine les 6 euros. Là on propose seulement 3 euros au noir. « Il nous a dit que si ça ne nous convenait pas d’autres le feraient pour moitié moins, il a dit : ‘Si ça ne te convient pas, les petits Noirs le feront’. »

– Y-a-t’il beaucoup de gens qui acceptent de travailler pour moins de 3 euros par heure ?
– Oui.
– Qui ça ?
– Les immigrés qui ont besoin d’être régularisés.

De moins en moins d’augmentations de salaires à attendre en 2014

Une entreprise sur deux a revu à la baisse ses budgets d’augmentation de salaires pour 2014, selon une enquête de Deloitte.

Les salariés vont devoir apprendre à se serrer la ceinture et à faire une croix sur les augmentations salariales. Selon une enquête flash du cabinet de conseil Deloitte, une société sur deux a révisé à la baisse ses budgets d’augmentation pour 2014. «La situation économique semble, pour la première fois depuis 2008, avoir un impact sur les budgets d’augmentation», souligne le cabinet qui a interrogé 121 sociétés et étudié plus de 650.000 rémunérations individuelles.

Les budgets prévisionnels d’augmentation sont de l’ordre de 2%, cette année, quelle que soit la catégorie de salarié, cadre et non-cadre. Cette évolution marque un repli assez net par rapport à 2013, où l’on constatait des augmentations de l’ordre de 2,3 %, rappelle Deloitte. La chute est encore plus forte si l’on compare les budgets de revalorisation salariale d’avant crise de 2008, puisqu’ils affichaient en moyenne une hausse de 3,3%.

Plus de hausses individuelles

Si les perspectives restent stables pour les non cadres en 2014, avec une augmentation de 2%, elles sont en revanche à la baisse pour les cadres et cadres supérieurs, d’environ 0,3%.

Les salariés travaillant dans des entreprises de grande taille seront sans doute plus chanceux que ceux employés dans des sociétés de taille intermédiaires. Deloitte constate en effet les entreprises de plus de 500 millions d’euros de chiffres d’affaires prévoient des budgets d’augmentation autour de 2 à 2,2%, tandis que les sociétés de tailles intermédiaires (moins de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires) prévoient des budgets autour de 1,9 et 2,5%.

L’individualisation des augmentations salariales s’ancre chaque année un peu plus dans les pratiques des entreprises. Six sur dix ont eu recours uniquement en 2013 aux augmentations individuelles et cette année, elles seront sept sur dix, rappelle Deloitte. Par ailleurs, près d’une sur deux entend mettre l’accent sur une population en particulier pour le prochain cycle d’augmentation. Les hauts potentiels et les bas salaires sont mis en avant dans 7 sociétés sur 10.

Philippe Béchade VS Serge Négrier: La France est en récession et en déflation (vidéo)

Le 8 janvier, les mouvements des marchés en ce début d’année a été le thème abordé par Philippe Béchade, rédacteur en chef à la-chronique-agora.com et Serge Négrier, responsable de la Gestion OPCVM Actions chez Marignan, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

 

Espagne : Le chômage massif fait chuter les salaires

Face à un chômage touchant 6 millions de personnes, soit un actif sur quatre en Espagne, ceux qui travaillent ne sont pas épargnés et doivent accepter des salaires toujours plus bas, un processus synonyme de gain de compétitivité mais douloureux socialement.

Avec 26% de travailleurs sans emploi, cette masse de personnes sans travail fait fonction d’armée de réserve, faisant pression à la baisse sur les salaires“, explique Fernando Luengo, professeur d’économie à l’université Complutense de Madrid et membre du collectif de réflexion EconoNuestra.

Le Fonds monétaire international, ravi, appelle à aller plus loin, suggérant qu’une baisse de 10% des salaires en deux ans ferait grimper le PIB de 5%.

La récente grève du personnel de nettoyage de Madrid, qui a transformé la capitale en poubelle géante, en est le parfait exemple: les employés s’opposaient au plan social supprimant 1.100 postes sur 7.000 et baissant les salaires de jusqu’à 40%. Ils ont obtenu qu’aucun licenciement ne soit prononcé, mais gagneront moins, avec 45 jours chômés par an.
Chez le fabricant catalan de donuts Panrico, les 1.914 salariés ont signé un préaccord sur le départ de jusqu’à 745 personnes et une diminution salariale de 18%.

Le chantage à l’emploi

Avec cette “épée de Damoclès, les entreprises peuvent menacer facilement: ou tu acceptes ces conditions moins bonnes ou tu es viré“, d’autant que licencier coûte moins cher grâce à une récente réforme du travail.

Résultat: “il y a quelques années, en Espagne, on parlait des mileuristas“, ces salariés peinant à s’en sortir avec 1.000 euros par mois, “mais maintenant avoir 1.000 euros de salaire, pour beaucoup de gens, c’est presque un luxe. 60% des travailleurs espagnols n’arrivent pas à 1.000 euros par mois“, renchérit Paloma Lopez, secrétaire à l’emploi du syndicat CCOO, et “les difficultés sont importantes car il faut continuer à rembourser le prêt immobilier” malgré tout.

Près de 22% de la population au dessous du seuil de pauvreté Continuer la lecture de Espagne : Le chômage massif fait chuter les salaires

En 2002 J.M.Le Pen proposait la sortie de l’euro et prédisait déjà l’austérité (vidéo)

Addendum :

Espagne : Le chômage massif fait chuter les salaires

Un article qui ne fait que confirmer ce que disait Jean Marie Le Pen en 2002.

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Voilà des paroles très prémonitoires. En 2002, soit 2 ans après l’arrivée de l’euro, le président du Front National prédisait que l’abandon de nos souverainetés entrainerait une politique d’austérité et une baisse des salaires. À l’époque, tout le petit monde médiatique se moquait du vieux menhir et l’accusait de surfer sur les peurs. Or dix ans plus tard ils sont bien obligés de constater qu’il avait raison. La crise que nous connaissons depuis 2008,  nous contraint aujourd’hui à l’euro-stérité. Et les salariés d’Espagne ou de Grèce ont vu leurs salaires fondre comme neige au soleil; tandis que les nôtres stagnent dramatiquement.

En récession, le pays continue à se désindustrialisé et notre pouvoir d’achat s’amenuise à cause d’une fiscalité démoniaque.

Encore une fois les patriotes avaient vu juste… et ce sont fait traiter de tous les noms pour avoir dit la vérité.

Pour l’augmentation des salaires c’est exactement ce que proposent le FMI, la Goldman Sachs et les technocrates de Bruxelles dont les préconisations sont suivies à la lettre par l’UMP et le PS.

Nicolas Doze : il faudra baisser les salaires.(vidéo)

Lire les articles de Prêchi-Prêcha :

Compétitivité : l’aveu de Mme Christine Lagarde ” il faudra baisser les salaires”.

La BCE : «Baissez les salaires pour préserver l’euro» (vidéo)

Goldman Sachs conseille une baisse générale des salaires de 30 % en France

Le FMI et Olli Rehn aux entreprises espagnoles: ‘Réduisez les salaires de 10%!’

Le Parti Socialiste fera baisser les salaires à la rentrée

La déflation salariale menace la France

Nicolas Doze : il faudra baisser les salaires.(vidéo)

Voir aussi : Philippe Béchade : « Ce n’est pas l’euro, c’est le modèle social européen qui éclate ! » (vidéo)

Le FMI et Olli Rehn aux entreprises espagnoles: ‘Réduisez les salaires de 10%!’

Le journal espagnol El Pais rapporte qu’Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires Economiques et Monétaires, a appuyé une recommandation du Fonds Monétaire International (FMI) qui suggère que les entreprises espagnoles réduisent les salaires de leurs employés de 10% pour augmenter leur compétitivité et réduire le taux de chômage.

« Je ne sous-estime pas le défi politique que représente l’émergence d’un large consensus politique et social sur une méthode d’ajustement économiquement optimale. Est-ce que cela ne mériterait pas cependant qu’on l’essaye, au nom de ces millions de jeunes Espagnols qui se trouvent actuellement sans emploi ? », écrit Rehn sur son blog.

Le gouvernement espagnol s’est prononcé contre cette idée, et selon le journal, les syndicats et les partis d’opposition ont exprimé leur indignation.

Certains ont rappelé que le salaire mensuel d’Olli Rehn dépassait le salaire médian annuel espagnol, et que Christine Lagarde, la patronne du FMI, s’était octroyé une augmentation de salaire de 11% lors de son arrivée au FMI.

 

Sur son blog, le groupe Economistas Frente a la Crisis (Economistes contre la crise) a Continuer la lecture de Le FMI et Olli Rehn aux entreprises espagnoles: ‘Réduisez les salaires de 10%!’

Le Parti Socialiste fera baisser les salaires à la rentrée

Addendum : le FMI réclame une baisse des salaires en Espagne

Et aussi :

France: Les salaires des jeunes diplômés en forte baisse……

Des salaires en chute libre. Les rémunérations moyennes des jeunes diplômés ont diminué de 15% depuis 2000, selon l’étude annuelle de la Conférence des grandes écoles (CGE) sur leur insertion, publiée mardi 18 juin et citée par Les Echos dans son édition de mercredi. La baisse est de 11% pour les ingénieurs.(Source : France TV Info)

Ceci expliquant cela :

L’exil massif des jeunes diplômés français

Les jeunes sont de plus en plus nombreux à faire leurs valises pour aller se vendre à l’étranger, à peine leur diplôme en poche. Une tendance dont le gouvernement ne se vante pas, et pourtant… le chiffre a bondi de 14% en 5 ans (Source RTL)

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Par Roberto Fiorini

Que ce soit en Belgique ou en France, pour ne citer que ces deux pays, le PS qui y est à la barre, œuvre pour faire baisser les salaires. Di Rupo ou Hollande trahissent ainsi ceux qui les ont élus en se fiant à la bannière socialiste. Désormais ceux-là sont au service de l’Europe libérale.

On exige partout des sacrifices, mais pourtant deux économistes du FMI ont admis s’être trompé dans leur évaluation des conséquences de la rigueur (une erreur de coefficient multiplicateur).

Résultat de cette erreur, pour chaque euro soi-disant économisé sur le budget de la nation, ce sont deux ou trois euros d’impacts négatifs sur le PIB, selon le pays et le multiplicateur utilisé. Les conséquences négatives sont connues, calculables désormais, et pourtant aucune inflexion n‘arrive? Pourquoi?

Peut-être que richesse ne doit pas aller dans les mauvaises poches ? Touche pas au Grisbi qu’ils disaient !

Les salaires ne doivent plus suivre l’inflation, d’après Merkel et Bruxelles Continuer la lecture de Le Parti Socialiste fera baisser les salaires à la rentrée

La déflation salariale menace la France

On vous l’avait dit : faute de pouvoir dévaluer l’euro, nos grands sachants vont baisser vos salaires. C’est d’ailleurs en partie ce que prévoit l’ANI ( l’accord national interprofessionnel) que la gauche vient de retranscrire ( une première historique) dans la loi. Dans quelques années on aura des adeptes de la secte de gauche qui viendront pleurer sur les conséquence de cet accord… et nous leur diront : « souvenez-vous c’est la gauche qui l’a faite passer quand elle était au pouvoir. » Et il repartirons, la tête basse, déçus, mais toujours décidé à voter… à gauche. On ne fait pas d’un âne un cheval de course.

voir aussi : Nicolas Doze : il faudra baisser les salaires.(vidéo)

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La baisse des coûts salariaux crée une concurrence au sein de la zone euro. La déflation pourrait s’étendre.

Certains économistes – à commencer par ceux de la Commission européenne – pointent les premiers signes de redressement de la compétitivité dans les pays en récession. Sous l’effet des politiques de consolidation budgétaire, assurent-ils, l’Espagne, le Portugal, la Grèce l’Irlande voient leurs coûts salariaux baisser depuis le début de la crise – le salaire par tête a même retrouvé son niveau de 2006 en Grèce – et regagnent des parts de marché en Europe.

Les économistes de l’OFCE, s’ils ne nient pas ces évolutions, y voient eux les prémices d’un nouveau danger pour la zone euro, une déflation salariale qui pourrait s’installer durablement, avec des conséquences dramatiques, notamment pour la France.

Xavier Timbeau soulignait hier, lors de la présentation des prévisions 2013-2014 de l’OFCE, que les politiques d’austérité ont Continuer la lecture de La déflation salariale menace la France

Goldman Sachs conseille une baisse générale des salaires de 30 % en France

Interrogé par le Huffington Post sur une éventuelle solution pour sortir la France de la crise financière, Huw Pill, économiste en chef de Goldman Sachs en Europe, répond qu’il faudrait baisser la « moyenne salariale d’environ un tiers », précisant toute de même que ce serait « politiquement impossible à imposer ».

Une recette miracle pour François Hollande ?

Il faudrait déplacer l’emprise de l’Etat vers le secteur privé. Ensuite, il faudrait s’appuyer sur une baisse des salaires générale, afin de regagner de la compétitivité. On estime que la France devrait réduire sa moyenne salariale d’environ un tiers, ce qui est politiquement impossible à imposer…

Si cette proposition est appliquée, le salaire minimum équivaudrait à un peu moins de 1 000 € par mois alors que dans le même temps, on parle de centaines de millions de dollars de bonus chez les actionnaires de Goldman Sachs en 2012.

Mais que les gars de la Goldman sachs ne s’inquiètent pas. François Mimolette est sur la bonne voie du grand saccage social. Pour améliorer la compétitivité de l’industrie française tout en restant dans l’euro et en réduisant les dépenses publiques comme le lui recommandent les grands d’Europe et les marchés, Mimolette va pousser les salaires à la baisse. C’est l’équivalent d’une dévaluation interne… l’idée est déjà présente dans l’accord signé entre le patronat, la CFDT, et la CGC comme l’explique si justement Jacques Sapir dans un article : Flexibilité et dévaluation interne : de dangereuses idées à la mode

Le seul résultat de cette méthode sera de tuer la demande et d’enfoncer les gens dans la précarité. C’est ce que l’on constate dans les pays fortement endettés du Sud de l’Europe.
On est sur la route de la tiers-mondisation de l’europe

Lire un rapport intéressant de Natixis sur le sujet

Mais aussi nos articles :

La BCE : «Baissez les salaires pour préserver l’euro» (vidéo)

Compétitivité : l’aveu de Mme Christine Lagarde » il faudra baisser

Nicolas Doze : il faudra baisser les salaires.

Philippe Béchade : « Ce n’est pas l’euro, c’est le modèle social européen qui éclate ! » (vidéo)

La BCE : «Baissez les salaires pour préserver l’euro» (vidéo)

Alors que les média nous divertissent avec des débats stupides sur la TVA et la compétitivité, alors que Montebourg fait le malin en marinière, les technocrates de l’Europe organisent la baisse des salaires pour sauver l’Euro!

c’est un  papier daté d’octobre du site Mediapart qui nous a mis la puce à l’oreille. Cet article cite une dernière étude de l’UE dans laquelle on peut lire:

« La BCE (préconise) l’ajustement des salaires aux conditions du marché … Des réformes importantes et approfondies du marché du travail sont donc nécessaires pour accroître la flexibilité de l’emploi et des salaires dans la zone euro afin de réduire le risque d’une montée persistante d’un chômage structurel et d’une baisse de la croissance potentielle« .

Traduisez: l’UE va exécuter d’ici peu le Contrat à Durée Indeterminée en France…et Hollande va devoir accepter une libéralisation du marché du travail.

Cette étude confirme ce qu’annonçaient il y a quelques semaines la directrice du FMI Christine Lagarde ( Compétitivité : l’aveu de Mme Christine Lagarde » il faudra baisser les salaires ».) et, en mars dernier, en pleine campagne électorale, le Chef économiste du crédit agricole, Nicolas Doisy.

C’est regrettable pour François Hollande mais la nécessité d’une libéralisation du marché du travail est le résultat direct d’une appartenance de la France à la zone euro. Aussi ne peut-on avoir l’une sans avoir l’autre.

ça revient à réduire un certain nombre de garanties dont bénéficient les titulaires de CDI, et donc à imposer plus de flexibilité sur les travailleurs.


 
Voir notre article : Europe: Hollande a déjà perdu, Merkel lui dit « Nein ».

Pendant ce temps on ouvre la porte aux Roumains et aux Bulgares. Bienvenue dans l’Europe de la baisse des salaires et du pouvoir d’achat ». Lire ici la Tribune sur l’ouverture des postes français aux Roumains et Bulgares: « le gouvernement vient d’élargir la listes des métiers que peuvent exercer en France les ressortissants Roumains et Bulgares. Pour ces métiers, ils pourront bénéficier de la règle la « non opposition de l’emploi »« .

On vous le répète, la France est coincée dans le carcan européen et l’euro. Il n’y a que deux solutions pour sortir de la crise:

– Soit aller vers une europe fédérale avec un gouvernement européen. Dans ce cas, on perd l’ensemble de nos souverainetés et notre modèle social. Cette solution se fera au prix d’une grosse casse, mais l’Europe fédérale sera enfin une réalité et l’euro pourra peut-être survivre. C’est cette solution qu’ont choisi les socialistes et l’UMP. Continuer la lecture de La BCE : «Baissez les salaires pour préserver l’euro» (vidéo)

Compétitivité : l’aveu de Mme Christine Lagarde  » il faudra baisser les salaires ».

Difficile de traduire plus brutalement le mot de « compétitivité » dont, depuis des mois, se gargarisent ministres, responsables de l’opposition, chefs d’entreprises et grands médias (lire dans Le Monde diplomatique d’octobre, en vente en kiosques, l’article de Gilles Ardinat, « La compétitivité, un mythe en vogue »). A la fin d’un entretien réalisé à Washington et publié jeudi 4 octobre par Le Figaro, Mme Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), se voit poser la question suivante : « Le FMI tente de faire baisser les prix à l’échelle de la zone euro pour compenser le fait qu’il [l’euro] ne puisse dévaluer. Est-ce réalisable ? 

En langage plus direct, le journaliste du Figaro, Pierre-Yves Dugua, suggère ceci : dès lors que la parité de l’euro ne dépend plus guère d’une décision des gouvernants européens (comme c’était le cas quand la monnaie d’un pays en situation de déficit commercial pouvait être dévaluée, et une autre, d’un pays en situation d’excédent commercial, réévaluée), la « compétitivité » européenne ne peut plus être rétablie par le biais du taux de change. Par conséquent, les Etats en quête de « compétitivité » doivent provoquer la baisse des prix de leurs exportations par un biais non monétaire. Et, par exemple, le faire en comprimant les coûts de leur production (salaires, profits, marges des distributeurs, etc.). « Est-ce réalisable ? », demandait donc assez justement le journaliste du Figaro.

La réponse de Mme Lagarde constitue une véritable leçon de libéralisme pur et dur. Oui, explique en substance la directrice générale du FMI, mais il faut baisser les salaires ; c’est d’ailleurs ce que font déjà les Grecs, les Espagnols et les Portugais.

Citons Mme Lagarde : « On l’espère, bien sûr [qu’il est réalisable de faire baisser les prix européens pour retrouver de la compétitivité]. Un des signes avant-coureurs du succès de cette approche est la reprise des exportations. En faisant baisser les prix des facteurs de production, en particulier le prix du facteur travail, on espère rendre le pays plus compétitif et plus intéressant pour les investisseurs étrangers. On le voit déjà un peu au Portugal, en Espagne, et on commence à le voir un peu en Grèce (1)  »

 

Résumons : comme l’euro est une monnaie qu’on ne dévalue pas, la relance des exportations doit passer avant tout par la baisse des prix. Celle-ci découlera principalement de la baisse des salaires, pas de celle des profits, laquelle serait sans doute moins « intéressante pour les investisseurs étrangers ». Et l’exemple de cette stratégie que recommande le FMI est déjà donné par les pays d’Europe du Sud. Ceux-là même dont une partie de la population plonge dans la précarité, voire la misère, du fait des politiques d’austérité recommandées par Mme Lagarde. Continuer la lecture de Compétitivité : l’aveu de Mme Christine Lagarde  » il faudra baisser les salaires ».