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Les grandes banques françaises profiteraient de l’équivalent d’une subvention de 48 milliards !

Les banques européennes bénéficient d’un « soutien » de 200 à 300 milliards d’euros par an, grâce à la garantie implicite que les États leur fournissent. L’équivalent de 1,5% du PIB européen ! Et près de deux fois le budget annuel de l’Union européenne !

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Telle est la conclusion d’une étude réalisée par l’expert financier indépendant Alexander Kloeck, à la demande des eurodéputés écologistes.

Cette garantie implicite concerne principalement les banques « mixtes », qui combinent deux types d’activités au sein d’une seule entité juridique : banques de dépôts, elles gèrent l’épargne des particuliers ou des entreprises, et leur octroient des prêts ; banques d’affaires, elles interviennent sur les marchés financiers. En cas de faillite bancaire, les États sont garants « en dernier recours » des dépôts des épargnants. Sauf que dans le cas de ces banques mixtes, cette garantie de l’État s’étend de fait au département « marché » de ces mêmes banques. Car les investisseurs anticipent le fait que malgré les risques pris par une banque d’affaire, l’État sera toujours là en cas de faillite. Une telle garantie permet aux banques mixtes de bénéficier sur les marchés financiers de taux d’intérêts plus bas que ceux des banques d’affaires « pures » (celles qui ne sont pas aussi des banques de dépôt).

Les agences de notation évaluent deux fois ces banques mixtes : une évaluation « stand alone », sur la banque seule, et une évaluation « all-in » – bien plus favorable – qui intègre la garantie des États. L’étude d’Alexander Kloeck se base notamment sur cet écart de note et les taux d’intérêt différents qui en résultent, en faisant la synthèse de nombreuses études déjà réalisées sur le sujet.

Résultat : grâce à ces taux d’intérêt plus favorables, en 2012, le secteur bancaire européen a perçu l’équivalent de 234 milliards d’euros de subvention implicite des États, selon l’estimation moyenne la plus probable.

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Que vaut l’accord européen sur le sauvetage des banques ? (Ph. Herlin)

Article d’Atlantico via Olivier Demeulenaere

Atlantico : Les ministres des finances européens sont parvenus à un compromis dans la nuit de mercredi à jeudi 27 juin, acceptant des règles pour renflouer ou liquider les banques en épargnant les contribuables. Après plus de six heures de discussions, un accord a finalement été trouvé sur le degré de flexibilité laissé à chaque Etat, qui constituait jusqu’ici un point de blocage. Que faut-il en penser ?

Philippe Herlin : Il s’agit d’un accord en trompe l’œil. Comment fonctionne-t-il ? Les pertes seront d’abord supportées par les créanciers et les actionnaires à hauteur de 8% minimum du passif des banques. Autrement dit, pour une banque dont le passif est de 100 milliards d’euros, créanciers et actionnaires se verront imposer au moins 8 milliards d’euros de pertes. Une fois cette condition remplie pourra intervenir des fonds d’aide européens de type MES, ce deuxième niveau d’intervention ne pourra pas dépasser 5% du passif de la banque. Calculons : 8 plus 5 font 13. C’est tout.

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Mais si une banque se trouve en situation de faillite, la perte sera nettement supérieur à 13% du passif ! Donc les déposants paieront. On nous dit que seuls les compte de plus de 100.000 euros seront sollicités. Il faut bien comprendre que ce chiffre n’a aucun sens : pour un particulier il est élevé, et de fait la plupart des gens se croient à l’abri. Mais pour une entreprise ou une PME ce seuil est très bas, et en conséquence ponctionner les comptes de plus de 100.000 euros revient à voler la trésorerie des entreprises, et donc à provoquer une récession, on le voit à Chypre. Par ailleurs, annoncer une limite de 100.000 euros va inciter les particuliers et les entreprises à ouvrir plusieurs comptes de façon à passer sous ce seuil, il n’y aura ainsi plus beaucoup de comptes supérieurs à cette somme ! Il faudra donc « taper » dans les comptes situés en dessous.

De toute façon il faut bien comprendre que si les comptes de moins de 100.000 euros ont été protégés à Chypre c’est uniquement parce que l’Europe et le FMI ont apporté 15 milliards d’euros d’aide. Mais pour un pays comme l’Espagne ou la France il faudrait une somme bien supérieure que personne ne pourrait apporter, résultat tous les comptes seraient ponctionnés !

Une note de l’analyste financier Steven Englander (Citi FX) a souligné que depuis début mai, les gains de banques européennes par rapports aux banques américaines étaient en baisse. Les banques européennes se portent-elles plus mal que les banques américaines ? Continuer la lecture de Que vaut l’accord européen sur le sauvetage des banques ? (Ph. Herlin)

La politique subtile et dangereuse de Mario Draghi

En septembre dernier, Mario Draghi avait annoncé son plan OMT (Outright Monetary Transactions) : il prenait la suite du plan SMP consistant à acheter de la dette souveraine de pays en difficulté, de façon à limiter la hausse des taux et à leur permettre de se refinancer. Comme cela ne plait pas du tout aux Allemands (et ils ont bien raison, c’est de la planche à billets), le dispositif OMT est assorti de conditions drastiques puisque le pays qui souhaite en bénéficier doit auparavant demander l’aide de l’Europe et accepter un sévère plan d’assainissement des comptes public imposé par la désormais célèbre « Troïka » (La Tribune).

Résultat personne ne l’a encore demandé. Pourtant la détente sur les taux des pays européens en difficulté s’est prolongée, en apparence les choses s’améliorent. La simple annonce du plan OMT aurait suffi à rassurer les marchés, « bravo Mario » commentent les médias.

La réalité est plus subtile, et perverse : la BCE prête sans limite aux banques du pays pour qu’elles rachètent la dette de leur Etat, ce qui au fond revient au même ! Mario Draghi l’a confirmé hier lors de sa conférence de presse, les banques pourront obtenir les liquidités qu’elles souhaitent au taux directeur, qui a été abaissé de 0,75% à 0,50% (La Tribune). Et la BCE prête de l’argent y compris aux banques au bord de la faillite comme les banques slovènes, qui peuvent ensuite acheter la dette émise par Ljubljana. « Les analystes d’Aurel ETC Pollak rappellent ainsi que ce sont les banques slovènes elles-mêmes qui, le 17 avril, ont racheté le 1,1 milliard d’euros de dette émise ce jour-là, grâce au financement de la BCE » (La Tribune). Et le tour est joué. Il en va de même en Espagne, Italie, etc.

C’est de la cavalerie, de la planche à billets, mais formellement la BCE n’achète pas d’obligations d’Etat. Ce faisant la BCE acquiert un volume croissant de créances sur des banques en difficulté, ce qui n’est pas rassurant ! Posons aussi une question : les banques slovènes avaient-elles le choix ? En fait non tant les intérêts des grandes banques et des Etats sont intimement liés, et c’est le cas dans tous les pays européens. A partir de là, financer les Etats ou les banques revient au même pour la BCE. Le reste est juste un problème de communication.

P.Herlin

Les liquidités de la BCE continuent de soutenir le système bancaire

Les remboursements de 61 milliards d’euros prévus cette semaine pour la deuxième opération de LTRO seront inférieurs aux attentes

Certaines banques ne sont pas prêtes à dépendre entièrement des marchés financiers pour se refinancer. 356 banques de la zone euro rembourseront la semaine prochaine 61 milliards de fonds empruntés à la Banque centrale européenne dans le cadre de sa seconde opération de refinancement à 3 ans (LTRO) réalisée en février 2012, a indiqué l’institut d’émission. C’est près de deux fois moins que ce qu’avaient anticipé les marchés. Il y a tout juste un an, 800 banques avaient emprunté 529,5 milliards d’euros. Les analystes de Citi jugent cette annonce décevante étant donné que les banques présumées les plus solides de la zone euro étaient parmi les plus gros emprunteurs lors de cette deuxième opération.
En outre, ils considèrent que cela pourrait jeter le doute sur les perspectives des systèmes bancaires en Europe, et plaider en faveur de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire de la part de la BCE. Sur la base de la première tranche de remboursement de ce deuxième LTRO, JPMorgan souligne que les banques des pays coeur de la zone euro auraient dû rembourser quelque 160 milliards d’euros, et les banques espagnoles 30 milliards d’euros supplémentaires. Les remboursements réalisés dans le cadre de cette deuxième opération de refinancement seraient donc essentiellement le fait de banques de tailles plus modestes du coeur de la zone euro.
Les analystes de JPMorgan soulignent que les incertitudes entourant les élections italiennes pourraient justifier en partie la réticence des banques à rembourser, non seulement pour ce qui concerne les banques italiennes mais aussi d’autres établissements des pays coeur et périphériques. Selon eux la Banque de France et la Banque d’Italie pourraient aussi avoir poussé les banques qu’ils régulent à ne pas tout rembourser immédiatement.
Le système bancaire de la zone euro reste donc largement excédentaire en liquidités. La BCE a également indiqué que neuf banques rembourseraient la semaine prochaine 1,74 milliard d’euros de prêts contractés dans le cadre de la première opération de LTRO réalisée en décembre 2011. Le montant total de ces remboursements s’établit à 212,3 milliards d’euros, soit environ 21% sur les 1.020 milliards d’euros empruntés à la BCE dans le cadre de ses deux opérations de LTRO.

Agefi

Les Etats européens ont versé 1600 milliards d’euros d’aides aux banques depuis la crise

Cette somme représente 13% du PIB de l’Union européenne.

Les aides d’Etat accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d’euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne. Cette somme représente 13% du PIB de l’UE, selon le tableau de bord des aides d’Etat portant sur 2011. La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques.

L’année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d’aides d’Etat pour aider l’économie réelle en période de crise. Ce type d’aide, accordé à l’ensemble de l’économie, a représenté 48 milliards d’euros en 2011, soit 0,037% du PIB de l’UE et une diminution de plus de 50% par rapport à l’année précédente. Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des Etats.

source

Max Keiser – Les banques européennes en faillite ou la finance de l’ombre (vidéo)

Les États saignent leur peuple pour renflouer les banques. Les Socialistes comme Sarkozy se font les complices de ce blanchiment d’argent. Pis même, ils en sont à l’origine.

Pendant ce temps les média se taisent; ou racontent de belles histoires aux gogos qui veulent bien les croire.

Heureusement il y a des esprits libres comme Max Keiser. Dans cette vidéo il analyse la situation actuelle des banques européennes, la finance de l’ombre et ce qui nous attend.