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Olivier Delamarche : « La Chine est le cul entre deux chaises »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 23 juillet 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« 50% des économistes pensent que dès septembre Bernanke va réduire son QE, je leur annonce que ça ne se passera pas et qu’au contraire il est fichu de l’augmenter. Nous sommes dans un marché qui est, presque, administré au niveau des cours. Entre la baisse du yen et l’augmentation du prix du pétrole, les Japonais paient leur pétrole 70% plus cher depuis un an. La Chine est prise entre d’un côté un ralentissement fort de son économie et de l’autre une bulle du crédit. »

Olivier Delamarche invité des Experts sur BFM Business (14/06/2013)

Nicolas Doze et « l’americanodolatre » Jean-Pierre Petit n’aiment pas Delamarche. Le gérant de platinium est un cassandre, un oiseau de mauvaise augure. Aussi malin que des tartufes, ils lui demandent alors des solutions pour sortir de la crise. Delamarche leur répond qu’il n’y en a pas; quand on a choisi le mauvais chemin et que l’on tombe au fond du précipice, il est trop tard pour se renseigner sur les pistes qu’il aurait fallu suivre. Les précieuses ridicules s’indignent devant tant de muflerie. Il faut dire qu’à l’époque elles ont servi de guide pour mener le troupeau à l’abattoir et qu’elles sonnaient l’hallali contre tous ceux qui ne pensaient comme elles… Nicolas Doze et « l’americanodolatre » Jean-Pierre Petit sont grotesques et se sont méchamment fait savater par un Delamarche passablement exaspéré par leur bêtise…
On le comprend. Il est en effet insupportable de voir des libéraux pur porc défendre la politique de la planche à billet et trouver normal que l’argent du contribuable serve à sauver des banques et des états corrompus…
Un jour il faudra quand même que les citoyens de ce pays s’interrogent sur les raisons qui font que l’on puisse continuer à entendre tous ces crétins alors qu’ils se sont toujours trompés…

Olivier Delamarche : « L’économie US c’est open bar »

L’Europe est en récession, son taux de chômage bat tous les records. 50 millions d’américains sont au Food Stamps… et Wall Street vient de battre son plus haut d’avant la crise. Le keynésianisme est une impasse, le libéralisme austère est lui aussi une impasse…. Souriez on va dans le mur !

Bernanke est un fou dangereux qui injecte 85 milliards par mois. Le dollar va devenir un vrai billet de monopoly. De 2000 à 2008, les ménages américains se sont endettés de 1000 milliards de dollars par an. Maintenant ils sont surendettés et c’est l’État qui met cela dans le PIB, mais l’État est arrivé au bout…

Nicolas Doze : la croissance américaine en recul ! (vidéo + Delamarche)

Ah,AH, regardez ces deux zigotos qui ont cru à la reprise aux États-Unis tomber de leurs sièges. « Quoi Obama nous aurait menti ? »… mais ils se foutent de nous sur BFM Business. Oui, les chiffres de l’administration des USA ont été manipulés par votre aimable Obama pour se faire ré-élire. Il n’y a pas plus de reprise économique aux états unis qu’il n’y a de dromadaires en Alaska. Obama a embauché un illusionniste à la FED. En faisant marcher la planche à billet il permet de maintenir le marché à flot, mais l’économie réelle est à la ramasse.

En Novembre dernier, Olivier Delamarche disait : « Les chiffres aux États-Unis sont catastrophiques ! »

Le summum de la confusion entre la finance virtuelle et l’économie réelle ! (P. Leconte)

« Nous sommes parvenus au summum de la confusion. Plus aucun marché financier n’a actuellement de sens puisqu’il n’y a plus de marché libre sur lequel l’offre et la demande non faussées peuvent se confronter, dans la mesure où ce ne sont plus que quelques acteurs dominants monopolistiques qui dictent leur lois et que la finance se résume à une manipulation globale permanente contradictoire des variables monétaires et des taux d’intérêt par quelques banques centrales en conflit les unes contre les autres pour obtenir le maximum de baisse de la monnaie que chacune d’entre elles émet (à des fins supposées de relance de leurs économies en situation réelle calamiteuse). Sauf la BCE qui, sous la pression de la Bundesbank et du gouvernement allemand (qui savent qu’une monnaie forte est un facteur positif dans la durée), est satisfaite de laisser l’euro s’apprécier (et ainsi de retrouver sa crédibilité bien écornée en 2011-2012).

Dans de telles conditions, tout et le contraire de tout peut se produire. Un seul conseil: vendez ou arbitrez obligations comme actions et placez vos avoirs liquides: 1/3 en cash (euros et francs suisses seulement), 2/3 en en métaux précieux (or, argent-métal, platine et palladium en options, à terme, ETF ou physique, mais surtout pas en actions des sociétés minières). Oubliez tout le reste et ne ré-ouvrez vos écrans que dans quelques semaines quand tout ce cirque aura accouché soit d’un effondrement global, soit d’une stabilisation, soit d’une nouvelle embellie, qui dans chacune des trois hypothèses vous aura probablement permis de sauver votre capital via les instruments que nous recommandons ci-dessus !

 

Vous trouverez peut-être notre attitude exagérée mais, quand on ne peut plus faire de prévision rationnelle parce toute rationalité est devenue absente, on s’abstient au lieu de vouloir paraitre plus malin que les autres ! Absolument personne n’est plus actuellement en mesure de prévoir quoi que ce soit à court terme, mis à part la faiblesse globale du dollar US index, et ceux qui disent le contraire ne sont pas sérieux.

La guerre des monnaies fiduciaires via les dévaluations dites “compétitives” est l’élément le plus négatif possible pour les actifs financiers de papier mais pas pour les actifs réels. Quant au “Central Monetary Planning” de type soviétique visant à SUPPRIMER les prix justes des métaux précieux, des actions et ou obligations, pour faire baisser les premiers et faire monter les secondes, mis en œuvre par la Federal Reserve US et quelques unes de ses acolytes, il se retournera nécessairement contre elles parce qu’elles n’ont pas assez de “biens capitaux” réels pour maintenir artificiellement tout cela et que créer toujours plus de fausse monnaie n’a jamais assuré aucun système économique, monétaire, bancaire ou de marchés financiers ! Le pays le plus riche du monde c’est l’Allemagne, qui pratique le plus possible l’orthodoxie monétaire et budgétaire, pas le Zimbabwe, qui pratique la création monétaire et le crédit extrêmes, hélas devenu le modèle des USA ! La réélection d’Obama à la présidence US et le maintien de Bernanke à la direction de la FED seront un jour, lorsque l’on écrira l’histoire vraie de la période actuelle, considérées comme LES DEUX PLUS GRANDES CATASTROPHES DU XXIe siècle.

Le grand Ludwig von Mises écrivait à ces propos dans *L’action humaine” (le meilleur livre d’économie jamais écrit dont la traduction en français est disponible sur internet) :

« Il faudra bien que l’on comprenne que les tentatives d’abaisser artificiellement, par l’extension du crédit, le taux d’intérêt qui se forme librement sur le marché ne peuvent aboutir qu’à des résultats provisoires et que la reprise des affaires, qui intervient au début, sera forcément suivie d’une rechute profonde, laquelle se traduira par une stagnation complète de l’activité industrielle et commerciale… Un boom d’expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression… La dépression n’étant en fait qu’un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l’état réel des données du marché… Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l’échec Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant de l’expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt volontaire de la création monétaire, ou bien à une crise plus tard avec l’effondrement du système monétaire qui est en cause Le résultat de l’expansion du crédit est un appauvrissement général… ». D’où sa conclusion dont on peut vérifier tous les jours l’évidence : « Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales » ! »

Pierre Leconte, Forum monétaire de Genève, le 27 janvier 2013