Archives par mot-clé : bernard Lugan

Mensonges et manipulation à propos de la manifestation FLN du 17 octobre 1961 à Paris (rediff)

Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, par le biais d’une machination particulièrement bien orchestrée, policiers, gendarmes mobiles, CRS et Harkis engagés le 17 octobre 1961 à Paris dans une opération de maintien de l’ordre, sont devenus des agresseurs accusés d’avoir massacré 300 manifestants algériens, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

Tous les ans depuis 1991, ceux que le FLN désigne sous le nom de « Frères des Frères »,  organisent à grand renfort médiatique une cérémonie à la mémoire des « Martyrs Algériens » du 17 octobre 1961. Au mois d’octobre 2000, les « Frères des Frères » ont créé l’ « Association 1961 contre l’oubli ».
Cette année, la commémoration a pris un éclat particulier avec la présence du candidat socialiste aux futures élections présidentielles lequel a lancé une rose rouge à la Seine en mémoire des manifestants qui y auraient été noyés…
Or, contrairement à ce qui est affirmé par des médias dont l’inculture est à l’égal de l’esprit partisan, le 17 octobre 1961, il n’y eut pas de massacre d’Algériens à Paris.
Revenons aux faits. Nous sommes en pleine guerre d’Algérie et le FLN qui cherche à prendre le contrôle de la communauté algérienne vivant en France organise une manifestation  surprise et clandestine devant converger vers la Place de la Concorde et l’Elysée afin de montrer sa force et pour peser sur les pourparlers de paix qui ont lieu à Evian.
Assaillis de toutes parts, les 1300 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non 7000 comme cela est toujours dit, firent preuve d’un grand sang-froid et d’un immense professionnalisme se traduisant par un bilan des pertes « modéré » dans de telles circonstances.

Polémique sur la colonisation / Bernard Lugan : « Lettre ouverte à Monsieur Macron »

LETTRE OUVERTE À MONSIEUR EMMANUEL MACRON, HOMME POLITIQUE NÉ D’UNE PMA ENTRE LE GRAND CAPITAL ET LES MINOTAURES DE LA REPENTANCE!

Lancé sur le marché politique tel un nouveau smartphone, vous êtes, Monsieur Macron, un ignorant butor dont les propos concernant la colonisation sont doublement inadmissibles.

1) En premier lieu parce qu’ils furent tenus à Alger, devant ces rentiers de l’indépendance qui, pour tenter de cacher leurs échecs, leurs rapines et la mise en coupe réglée de leur pays, mettent sans cesse la France en accusation.
Certains qui, parmi votre auditoire, applaudirent à vos propos d’homme soumis (cf. Houellebecq), et devant lesquels vous vous comportâtes effectivement en dhimmi, sont en effet ceux qui, le 1er novembre 2016, publièrent un communiqué exigeant que la France :

« (…) présente des excuses officielles au peuple algérien pour les crimes commis durant les 132 ans de colonisation et pour les crimes coloniaux perpétrés à l’encontre du peuple algérien afin de rappeler les affres de la répression, de la torture, de l’exil, de l’extermination et de l’aliénation identitaire car l’histoire du colonialisme restera marquée par ses crimes de sang et ses pratiques inhumaines ».

Candidat à la présidence de la République française, vous avez donc donné votre caution à de telles exigences autant outrancières qu’insultantes. Ce faisant, vous vous êtes fait le complice des pressions et chantages que l’Algérie exerce à l’encontre de la France afin d’obtenir d’elle une augmentation du nombre des visas ou tel ou tel avantage diplomatique ou financier. En d’autres temps, vous auriez donc pu être poursuivi pour « Atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ».

2) Ensuite parce que vos propos constituent non seulement un recul de l’état des connaissances, mais également le viol de ce consensus historique auquel étaient arrivés les historiens des deux rives de la Méditerranée. Or, par ignorance ou par misérable calcul Continuer la lecture de Polémique sur la colonisation / Bernard Lugan : « Lettre ouverte à Monsieur Macron »

Syrie: Le retour au réel – par Bernard Lugan

Source : Blog de Bernard Lugan
Comme l’écrit Thomas Flichy dans un article intitulé « Géopolitique : retour aux règles du jeu »[1], les faux paradigmes d’hier ont volé en éclats cependant que les paradigmes prétendument désuets, se sont au contraire révélés opérants.

C’est donc à un retour au réel que nous assistons. Obstinément nié depuis 1945 au nom d’une idéologie désincarnée, ce réel revient en force depuis l’éclatement des blocs à travers la renaissance de la vieille Russie, le retour de l’Iran, l’éveil de la Chine et de l’Inde.
Aveuglés à la perte du monopole intellectuel découlant de ce basculement géographique et géopolitique, les responsables « occidentaux » ont continué à vouloir régir le monde au nom de leurs vieilles lunes. Ils y ont même ajouté de nouveaux impératifs catégoriques comme la féminisation de la société et la place réservée aux minorités sexuelles. Sans voir que ces règles, applicables à eux-mêmes, soit à moins de 15% de la population mondiale, sont rejetées par 85% de l’humanité…

Prisonniers de leurs dogmes, autistes et sourds à la fois, ils sont désemparés quand le réel leur explose à la figure. Comme en Syrie où, au nom des « droits de l’homme », ils ont armé les pires fanatiques et mis à bas une société multi-confessionnelle. Or, voilà qu’après avoir parlé du président Assad comme d’un nouvel Hitler, acculés par les évidences, ils se préparent, toute honte bue, à discuter avec lui.

En Afrique, le mythe universaliste négateur des ethnies (lire des enracinements et des différences) a gravement mutilé le continent. N’est-on pas allé jusqu’au bout de l’absurde avec ces africanistes français (Jean-Pierre Chrétien, Catherine Coquery-Vidrovitch, Jean-Loup Amselle et leurs élèves), qui ont osé soutenir que les ethnies africaines étant des créations coloniales, elles devaient être écartées des grilles d’analyse politiques et géopolitiques. Or, ces errements intellectuels sont une insulte faite à l’Afrique car ils sous-entendent que les peuples africains ont tout reçu des colonisateurs, jusqu’à leur nom et leur identité. Avant la colonisation, le continent n’était-il donc peuplé que de masses indifférenciées ?
Mais là encore, le réel est de retour et ces arrogantes prétentions universalistes Continuer la lecture de Syrie: Le retour au réel – par Bernard Lugan

« Le bilan colonial est en effet apocalyptique pour les anciens colonisateurs »

Dans votre livre, vous renversez le paradigme dominant qui est celui de la prétendue « culpabilité coloniale » pour poser la question des conséquences dramatiques de la colonisation pour les anciens colonisateurs.

Le bilan colonial est, en effet, apocalyptique pour les anciens colonisateurs car ceux qui ne cessent d’accuser l’Europe de les avoir colonisés hier forcent aujourd’hui ses portes pour y trouver de quoi survivre ou pour s’y faire soigner.

Alors qu’il n’y eut au maximum que 1.500.000 nationaux (ou Européens) installés dans tout l’Empire français (dont plus des deux tiers dans la seule Algérie), en 2005, les populations originaires de l’ancien empire vivant en France comptaient plus de 6 millions de personnes, naturalisés compris, soit quatre fois plus qu’il n’y eut de « colons », et elles constituaient alors au moins 10 % de la population métropolitaine. Or, ces chiffres datent d’il y a dix ans… Quelles que puissent être les précautions sémantiques, nous sommes donc bien en présence d’un « Grand Remplacement », selon l’expression de Renaud Camus, phénomène « légitimé » par le postulat de la culpabilité coloniale et qu’il faut être aveugle pour ne pas voir.

Les conséquences de la colonisation font donc porter une véritable « tunique de Nessus » Continuer la lecture de « Le bilan colonial est en effet apocalyptique pour les anciens colonisateurs »

Dictature socialiste: L’historien Bernard Lugan viré de Saint-Cyr par J.Y Le Drian

Rappel: Bernard Lugan avait estimé dernièrement que la visite à Sétif d’un membre du gouvernement français représentait à la fois une insulte à l’histoire et une faute politique car, pour les autorités algériennes, la « répression de Sétif » est l’emblématique exemple de la « barbarie coloniale française ». Pour avoir émis cette simple opinion il vient d’être viré de l’école militaire de Saint-Cyr sur demande du ministère de la défense.


 

Alors que les troupes françaises sont engagées dans plusieurs pays africains, Jean-Yves le Drian a pris la décision, sans consulter la hiérarchie militaire, de virer de Saint-Cyr un spécialiste reconnu de l’Afrique qui enseignait dans cette école.

Dans un communiqué publié sur son blog, Bernard Lugan a annoncé ce matin la décision du ministre de la Défense. Sous le titre « A Saint-Cyr, l’Afrique n’est plus au programme...»,  l’historien indique que « court-circuitant l’ensemble de la hiérarchie militaire afin de lui rappeler -si besoin était-, dans quel mépris elle est tenue, le cabinet du ministre de la Défense vient d’intimer l’ordre au général commandant les écoles de Coëtquidan de suspendre de cours Bernard Lugan.

« Qu’il soit ainsi fait affront à la bienséance, poursuit l’enseignant, nul ne s’en étonnera de la part de technocrates parvenus dont le carriérisme le dispute à la servilité. Ce qui est plus grave c’est que les libertés universitaires soient ainsi violentées par un pouvoir à la dérive.

Il est somme toute assez pittoresque qu’un chef de l’Etat devant l’unique succès de sa présidence à l’efficacité de l’armée de terre en Afrique, décide d’écarter le seul expert qui, du Mali à la RCA en passant par la Libye, le Tchad ou encore la Passe Salvador, la conseille efficacement au quotidien… Mais après tout, le sort de ses soldats est peut-être le cadet de ses soucis. Quant aux joyeux élèves de la Spéciale, le cabinet du ministre vient de leur offrir, sans le savoir, un cadeau inespéré. Ils savent désormais qu’une secte d’idéologues faillis vivant ses derniers jours s’attache à détruire les enseignements ramenant les hommes de terrain à la réalité. Mais en se prétendant  indépendante de la vérité, cette secte est devenue la risée de l’opinion. C’est elle qui la détruira. 

Avant de conclure : « Et puis, après tout, pour de jeunes élèves-officiers, l’interdit Continuer la lecture de Dictature socialiste: L’historien Bernard Lugan viré de Saint-Cyr par J.Y Le Drian

Bernard Lugan : L’Afrique n’est pas « Charlie »

Ouf il y a encore des gens qui réfléchissent dans ce pays…. Lugan pointe du doigt quelques grands paradoxes de nos multiculturalistes et démontre l’inanité de la marche démagogique des chefs d’État qui eut lieu au lendemain des attentats.
Nous vous l’avons dit: le slogan « je suis charlie » est aussi stupide et dangereux que le fut « touche pas à mon pote » dans les années 8O.
« Je suis Français » eut été plus intelligent, plus rassembleur, plus politique, plus guerrier… mais la gauche aurait-elle défilé derrière un tel slogan?! Pour imposer son imprimatur post-moderne et sa censure « antiraciste », la gauche a besoin du markéting nihiliste, émotionnel et dépolitisant qu’elle a elle-même inventé pour nous soumettre à ses choix.

Trop préoccupée à manipuler l’émotion légitime de tout un peuple, la gauche, à grand coup de Pasdamalgame, nous a empêché de voir une réalité qui nous éclate aujourd’hui à la figure: L’attentat contre Charlie Hebdo était un acte profondément islamique, profondément musulman.
Au yeux d’un grand nombre de musulmans, les dessinateurs de charlie hebdo étaient coupables d’avoir insulté ce qu’ils ont de plus sacré. Les frères Kouachi se sont contentés de faire justice en prenant soin de ne pas tuer des « innocents » (les différents chauffeurs auxquels ils ont volé des voitures, le pompiste, le directeur de l’imprimerie…). Aujourd’hui ils apparaissent comme des héros qui ont eu le courage de faire respecter le droit islamique.
L’attentat des frères Kouachi est, selon les musulmans, plus « défendable » que les crimes « aveugles » de Merha contre des enfants juifs ou des soldats français innocents.

Le slogan « Je suis Charlie » et la Une minable du Charlie Hebdo post-attentat auront crée, ici et ailleurs, plus de candidat au djihad que le prêche enflammé et guerrier d’un salafiste.
Nous le paierons cher, très cher…..

On ne dit pas merci à Charlie!

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Lu sur fdesouche

Vu d’Afrique, l’ « affaire Charlie hebdo » illustre les limites de l’universalisme européo-centré. Vendredi 16 janvier, alors que les sociétés de l’hémisphère nord communiaient dans le culte de la liberté d’expression, une partie de l’Afrique s’ insurgeait contre la France des « Charlie ». Du Sénégal à la Mauritanie, du Mali au Niger, de l’Algérie à la Tunisie et au Soudan, le drapeau français a été brûlé, des bâtiments français incendiés et en « prime », des églises détruites. Quant aux imprudents chefs d’Etat africains qui participèrent à la marche des « Charlie », dont Ibrahim Boubacar Keita du Mali, les voilà désormais désignés ennemis de l’islam.

Aveuglés par la légitime émotion et noyés sous l’immédiateté, nos responsables politiques n’ont pas songé à se demander comment l’Afrique percevait les événements. Or, alors que pour nous, il s’agit d’un ignoble attentat contre la liberté d’expression commis contre des journalistes, personnes sacrées dans nos sociétés de la communication, pour une grande partie de l’Afrique, il s’agit tout au contraire de la « juste punition de blasphémateurs ». Qui plus est ces derniers n’en étaient pas à leur coup d’essai et ils avaient même été solennellement mis en garde.

Voilà pourquoi leurs assassins sont considérés comme des « héros ». Quant aux foules de « Charlie », elles sont vues comme complices des insultes faites au Prophète. De plus, comme le président de la République a marché à leur tête, cela signifie que la France et les Français sont coupables.

Les conséquences géopolitiques qui vont découler de cette situation ne peuvent encore être Continuer la lecture de Bernard Lugan : L’Afrique n’est pas « Charlie »

Bernard Lugan censuré par l’Elysée

Rappel: Bernard Lugan est l’un des plus grands spécialistes de l’histoire africaine. 1972 à 1983, il enseigne à l’Université nationale du Rwanda, pays dans lequel il mène également des fouilles archéologiques. De 1984 à 2009, il est maître de conférences à l’université de Lyon III, où il assure différents cours autour de l’histoire de l’Afrique et de la francophonie. Il dispense également pendant cette période des conférences à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) ainsi qu’à l’École de guerre au sein du module « Histoire et géostratégie de la francophonie ». En 2009, il publie une histoire universelle de l’Afrique sous le titre Histoire de l’Afrique, des origines à nos jours. En novembre 2003, Bernard Lugan témoigne en tant qu’expert appelé par les avocats de la défense des génocidaires présumés au Tribunal pénal international pour le Rwanda siégeant à Arusha (Tanzanie)15

La gauche ne peut cependant tolérer qu’il soit politiquement de tendance monarchiste et qu’il fut longtemps engagé dans l’Action française.

Communiqué de Bernard Lugan :

« Le 24 juin 2014, à la demande des Armées, je devais présenter « L’interaction religieuse, culturelle, historique et géopolitique entre les cinq pays de l’Afrique du Nord et ceux de la bande sahélo-tchadienne » aux Attachés de Défense français en poste dans la quinzaine de pays concernés, plus le Nigeria. Le but de cette intervention très spécialisée était de donner à nos AD une nécessaire vision globale ainsi que des clés de lecture dépassant les frontières de leurs affectations respectives.
Quelques jours avant la date prévue, un ordre comminatoire téléphoné depuis l’Elysée contraignit les organisateurs à décommander la prestation bénévole qui m’avait été demandée dans l’urgence et pour laquelle, compte tenu de l’actualité et des enjeux, j’avais annulé des engagements prévus de longue date.

Alors que la complexité des situations locales et régionales nécessite une connaissance de plus en plus « pointue », non idéologique et basée sur le réel, la présidence de la République, avec un sectarisme d’un autre temps, a donc privé les Attachés de Défense français d’une expertise à la fois internationalement reconnue et nécessaire à la bonne compréhension des zones dans lesquelles ils servent…

J’ai attendu des explications. Comme elles ne sont pas venues j’ai donc décidé de publier ce communiqué afin que le public sache que des héritiers de la « section des piques » gravitent dans l’entourage immédiat du chef de l’Etat d’où ils lancent les « colonnes infernales » de la pensée sur les esprits libres.

Le prochain numéro de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront au début du mois d’août contiendra le texte de mon intervention censurée qui sera naturellement amputé des éléments confidentiels que je réservais à l’auditoire spécifique auquel elle était destinée. Les « tchékistes » de l’Elysée le découvriront en primeur puisque la présidence de la République est abonnée à l’Afrique Réelle et qu’elle reçoit mes communiqués… »

Site de Bernard Lugan

Nelson Mandela : l’icône et le néant

Communiqué de Bernard Lugan[1]

(6 décembre 2013)

Né le 18 juillet 1918 dans l’ancien Transkei, mort le 5 décembre 2013, Nelson Mandela ne ressemblait pas à la pieuse image que le politiquement correct planétaire donne aujourd’hui de lui. Par delà les émois lénifiants et les hommages hypocrites, il importe de ne jamais perdre de vue les éléments suivants :
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1) Aristocrate xhosa issu de la lignée royale des Thembu, Nelson Mandela n’était pas un « pauvre noir opprimé ». Eduqué à l’européenne par des missionnaires méthodistes, il commença ses études supérieures à Fort Hare, université destinée aux enfants des élites noires, avant de les achever à Witwatersrand, au Transvaal, au cœur de ce qui était alors le « pays boer ». Il s’installa ensuite comme avocat à Johannesburg.
2) Il n’était pas non plus ce gentil réformiste que la mièvrerie médiatique se plait à dépeindre en « archange de la paix » luttant pour les droits de l’homme, tel un nouveau Gandhi ou un nouveau Martin Luther King.
Nelson Mandela fut en effet  et avant tout un révolutionnaire, un combattant, un militant qui mit « sa peau au bout de ses idées », n’hésitant pas à faire couler le sang des autres et à risquer le sien.
Il fut ainsi l’un des fondateurs de l’Umkonto We Sizwe, « le fer de lance de la nation », aile militaire de l’ANC, qu’il co-dirigea avec le communiste Joe Slovo, planifiant et coordonnant plus de 200 attentats et sabotages pour lesquels il fut condamné à la prison à vie.
3) Il n’était pas davantage l’homme qui permit une transmission pacifique du pouvoir de la « minorité blanche » à la « majorité noire », évitant ainsi un bain de sang à l’Afrique du Sud. La vérité est qu’il fut hissé au pouvoir par un président De Klerk appliquant à la lettre le plan de règlement global de la question de l’Afrique australe décidé par Washington. Trahissant toutes les promesses faites à son peuple, ce dernier :
– désintégra une armée sud-africaine que l’ANC n’était pas en mesure d’affronter,
– empêcha la réalisation d’un Etat multiracial décentralisé, alternative fédérale au jacobinisme marxiste et dogmatique de l’ANC,
– torpilla les négociations secrètes menées entre Thabo Mbeki et les généraux sud-africains, négociations qui portaient sur la reconnaissance par l’ANC d’un Volkstaat  en échange de l’abandon de l’option militaire par le général Viljoen[2].
4) Nelson Mandela n’a pas permis aux fontaines sud-africaines de laisser couler le lait et le miel car l’échec économique est aujourd’hui  total. Selon le Rapport Economique sur Continuer la lecture de Nelson Mandela : l’icône et le néant

B Lugan : Le drame de Lampedusa : une conséquence directe du renversement du colonel Kadhafi

Les vrais responsables du drame de Lampedusa sont ceux qui, pour des raisons encore bien obscures, ont déclaré la guerre au colonel Kadhafi. Comme je l’ai maintes fois dit sur ce blog, mais il importe de le redire, en dépit de tous ses défauts, le « guide libyen » était devenu un partenaire, pour ne pas dire un allié dans deux combats essentiels :

1) La lutte contre le fondamentalisme islamiste qu’il avait entrepris d’éradiquer en Libye.

2) La lutte contre l’immigration clandestine venue depuis l’Afrique sud-saharienne, la Corne ou les régions du Proche-Orient et transitant par la Libye. Grâce aux bons rapports qu’il entretenait avec le président du Conseil italien Silvio Berlusconi, des accords très concrets avaient été conclus en ce sens et la Libye contrôlait ses côtes. Il est important de faire remarquer à ce sujet que la plupart des points d’embarquement libyens étaient situés en Cyrénaïque et que, ruinées par les interventions de la police, les mafias organisant le commerce des hommes constituèrent, avec les islamistes, le noyau de départ de la rébellion à Derna et à Benghazi. En intervenant pour empêcher les forces du colonel Kadhafi de reprendre la région, l’aviation française, sur ordre du président Sarkozy, a donc rendu un grand service aux marchands d’esclaves. Aujourd’hui, ces derniers ont repris leur lucratif « commerce » …

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Nelson Mandela/afrique du Sud : Des vérités qui ne sont pas bonnes à dire (vidéos)

Depuis quelques semaines on assiste à une frénésie irrationnelle de la part de nos média menteurs. L’agonie de Nelson mandela est sous surveillance. Cette hystérie médiatique est à l’image de ce qu’est devenu l’ex-leader de l’ANC : une icône qui sert de cache misère. En effet, l’après apartheid est loin d’être aussi séduisant que ce que laissaient présager les jolis discours des marxistes et autres tiers-mondistes. Dans l’Afrique du Sud d’aujourd’hui règne l’ultra-violence, le racisme anti-blanc, les massacres de Zimbabwéens et la corruption venant d’une petite bourgeoisie noire qui a pris le pouvoir…. mais les média dévots s’en foutent, ils sont en adoration devant un mythe… laissons les sombrer dans la mièvrerie qui si nous n’y prenons pas garde, finira par nous étouffer et nous rendre plus bête et plus servile.

Eric Zemmour : le culte médiatique autour de Mandela


Eric Zemmour : le culte médiatique autour de… par rtl-fr

Bernard Lugan : « Mandela n’a rien fait du tout, il a tout raté ! »
Intervention de l’africaniste Bernard Lugan, expert pour l’ONU au TPIR et chroniqueur sur Radio Courtoisie, à l’émission de Robert Ménard sur i>Télé, lors de l’ouverture de la Coupe du Monde en Afrique du Sud. A ne pas manquer !

Chasse aux blancs en Afrique du sud.

Mandela : quel héritage pour l’Afrique du Sud ? Continuer la lecture de Nelson Mandela/afrique du Sud : Des vérités qui ne sont pas bonnes à dire (vidéos)

Conférence de Bernard Lugan (vidéo mars 2013)

Manipulation historique-idéologie-17 Octobre 1961-Traite Négrière-Esclavage-Déviance des étude en histoire- Mali et islam sahélien… une très bonne conférence sur l’ Histoire mensongère au service idéologique de la gauche.

Bernard Lugan est un historien africaniste. Politiquement, il est proche du royalisme et de l’action française.

Conférence de Bernard lugan sur la colonisation et la démocratie en afrique

Bernard Lugan est un historien proche de l’Action Française. ça en fait un pestiféré. Aucun média n’ose lui donner la parole. C’est clairement une atteinte à la liberté d’opinion et d’expression. Or Lugan est l’un des plus grands spécialistes de l’Afrique et de la colonisation. Et même si on ne partage en rien ses lubies politiques, je ne vois pas pourquoi on devrait se priver de son savoir….

1ère partie

2éme partie

Mali-Algérie : point de situation et éléments de réflexion (B.Lugan)

L’intervention française au Mali conduit à quatre grandes réflexions :
1) Compte tenu des réalités frontalières, l’action de la France ne peut réussir que si l’Algérie la soutient. Or, la prise d’otages d’In Amenas, site stratégique hautement protégé, montre soit qu’Alger ne contrôle pas son territoire, soit que les islamistes ont des complicités au plus haut niveau de l’appareil sécuritaire d’Etat. Dans les deux cas, les conséquences pour l’opération Serval sont de la plus haute importance.
2) Nous payons aujourd’hui au prix fort la politique de désengagement  initiée sous Jacques Chirac puis amplifiée sous Nicolas Sarkozy à savoir, fermeture de bases et abandon de ces irremplaçables implantations qui étaient nos yeux et nos oreilles.
3) La place laissée libre par la France fut  prise par les Etats-Unis qui investirent de gros moyens, notamment au Mali. Ignorant la tectonique ethno-raciale sahélienne, ils y formèrent des cadres qui désertèrent au mois de janvier 2012 et contre lesquels nos soldats sont aujourd’hui engagés.
4) Ceux qui ont lancé la guerre contre le colonel Kadhafi étaient des irresponsables et je n’ai cessé de le dire depuis le premier jour. Outre qu’ils ont provoqué une réaction déstabilisatrice en chaîne, ils ont armé les jihadistes. Il faut en effet savoir que certaines des armes aujourd’hui utilisées contre nos soldats proviennent de nos propres arsenaux et qu’elles furent généreusement parachutées aux « démocrates » libyens  chers à BHL.