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Antoine Peillon avoue que ce sont les épargnants qui paieront pour la spéculation bancaire.(vidéo)

Contrairement à son frère qui prétendait dernièrement que l’Europe a protégé et protégera les épargnants, Antoine Peillon a affirmé que la pseudo-loi sur la réforme du système bancaire avait été écrite par la BNP-Paribas et qu’en cas de nouvelle faillite bancaire ce sont les épargnants qui paieront la note…

http://youtu.be/J_hBPphksQg

Vincent Peillon prétend que l’europe et l’euro protègent les épargnants, en faisant mine d’oublier ce qui s’est passé à Chypre et qu’une directive de la commission européenne exige la mise à contribution des dépôts.

Blanchiment : Enquête sur des banques françaises aux Etats-Unis

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Les banques françaises Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole font l’objet d’une enquête pour blanchiment d’argent et violations de sanctions américaines contre certains pays, a indiqué vendredi à l’AFP une source proche du dossier.

«L’enquête veut déterminer si elles ont potentiellement blanchi de l’argent sale et violé l’embargo américain en faisant des affaires avec un certain nombre de pays comme Cuba, l’Iran et le Soudan», a dit cette source, confirmant des informations du Wall Street Journal.

Selon elle, d’autres grandes banques internationales seraient aussi citées dans l’enquête. Elle s’est en revanche refusée de dire quand cette enquête avait débuté et de préciser les noms des autres banques impliquées.

L’enquête est menée conjointement par le Trésor des Etats-Unis, le département américain Continuer la lecture de Blanchiment : Enquête sur des banques françaises aux Etats-Unis

Les banques françaises présentent le plus important risque systémique en Europe !

Par Philippe Herlin – Chercheur en finance / Contributeur pour Goldbroker.com

Après des déficits publics à la dérive, dont nous avons parlé la semaine dernière, la France doit aussi s’inquiéter pour son secteur bancaire. En effet, selon Euromoney, d’après une étude du Center for Risk Management de Lausanne, les banques françaises présentent le plus important risque systémique en Europe !

Logos of French banks Credit Agricole, left, societe Generale and BNP Paris are seen in Rennes, western France, Monday, Sept. 26, 2011. (AP Photo/David Vincent)

Pour évaluer ce risque systémique, l’institut de Lausanne a mesuré le besoin en capital dont a besoin une banque s’il survient une crise financière mondiale. Cette crise est définie par une chute de 40% des indices boursiers mondiaux sur un semestre.

Et c’est le Crédit Agricole qui arrive en première position, avec 86 milliards d’euros, suivi de la Deutsche Bank (82 milliards d’euros), Barclays (71 milliards d’euros), BNP Paribas (68 milliards d’euros). La Société Générale arrive en 6e position, Natixis et l’assureur AXA en 13e et 14e position. Et encore Dexia est-elle considérée comme une banque belge alors qu’en réalité la France intervient en garantie à hauteur de 45,5%. Au total, c’est 271 milliards d’euros qu’il faudrait apporter aux banques françaises dans une telle situation !

Viennent ensuite le Royaume-Uni (206 milliards d’euros), l’Allemagne (135 milliards d’euros), l’Italie (90 milliards d’euros).

Cette inquiétante première position s’explique notamment par l’effet de levier qui est en France le plus élevé d’Europe selon le Center for Risk Management de Lausanne avec un Continuer la lecture de Les banques françaises présentent le plus important risque systémique en Europe !

Italie: une banqueroute de Monte dei Paschi menacerait l’Europe.

Article lu sur le Monde

On savait que Monte dei Paschi, la grande banque de Sienne, la troisième d’Italie, était en difficultés. Mais ce n’est pas pour participer  à un des somptueux diners donnés dans le superbe Palazzo Salimbeni par cette institution que Mario Draghi s’est envolé ce soir pour l’Italie. Mont de Piété créé en 1472 par les magistrats siennois, elle a pour principal actionnaire une fundazione aussi prestigieuse que peu transparente. AXA en est le troisième actionnaire avec plus de 3% du capital.

C’est au chevet de cette institution systémiquement importante pour l’Europe et le monde bancaires, que le Président de la BCE se rend, à en croire le Financial Times. Une réunion au sommet est en effet convoquée à Rome ce mardi. C’est que la faillite de la BMPS serait une catastrophe à plusieurs niveaux.

Produits dérivés, acquisition surpayée et obligations souveraines

La cause de la culbute est complexe ;  un scandale autour d’activités de la banque en produits dérivés, des opérations appelées Santorini et Alexandria, dont les contreparties sont Deutsche Bank et Nomura.

Elle est accusée d’avoir camouflé 820 millions d’euros de pertes avant l’intervention de sauvetage du Gouvernement, avec l’approbation de la fundazione.

Il y eut surtout une acquisition en 2007 pour de Banca Antonveneta : 9 milliards d’euros. Elle avait payé à Santander (qui l’avait achetée récemment a ABN Amro) une prime de 2,4 milliards. La même erreur que Royal Bank of Scotland et Fortis, au même moment : la crise des subprimes avait déjà commencé depuis mai 2007. La supervision de cette opération et de la banque était exercée par le Gouverneur de la Banca d’Italia, Mario Draghi. Il n’avait paraît-il pas le pouvoir d’arrêter l’acquisition fatale.

BMPS détient en plus des montants importants en obligations d’Etat italiennes, qui, elles aussi, ont perdu leur valeur.

Les conséquences d’une faillite pour les banques, l’Italie, et l’Europe seraient létales

  • Elle entrainerait une faiblesse contagieuse des deux autres grandes banques italiennes, Unicredit et  Intesa San Paolo, ainsi que du réseau de caisses d’épargne du pays. Ce faisant, elle menacerait l’ensemble du secteur bancaire européen à travers le marché interbancaire et provoquerait une crise de liquidité. Parmi elles, un montant substantiel prêté à 1% à 3 ans au début de 2012 par la Banque Centrale Européenne. Ancien Gouverneur de la Banca d’Italia, Mario Draghi connaît parfaitement les fils qui lient les institutions bancaires de son pays avec l’Europe et le reste du monde.
  • Une panique entrainerait un effondrement des obligations souveraines italiennes qui s’étaient améliorées suite à l’engagement pris par la BCE de soutenir l’Italie et l’Espagne. Cet engagement a rassuré, mais n’a pas encore été exécuté. Face à un risque de 2.000 milliards d’euros de titres du Tesoro italien, la BCE pourrait se trouver elle-même en difficulté, vu son bilan déjà largement surexposé en créances bancaires de l’Europe du Sud.
  • L’affaire ne s’arrêterait pas à l’Italie : la France serait aux premières loges, et en particulier BNP Paribas, qui détient la Banca Nazionale del Lavoro, elle-même la quatrième banque du pays et qui célèbre son centenaire en 2013. Qui plus est, on voit mal comment un effondrement de la dette italienne n’affecterait pas d’autres pays européens, relançant une spéculation contre les obligations souveraines.

Ce scenario pourra-t-il être évité ?

La MPS a perdu 91% de sa capitalisation boursière en cinq ans. Elle est de 3 milliards d’euros pour des fonds propres de 17 milliards, soit moins de 20%. Son nouveau Président, Alessandro Profumo, ancien patron de la banque Unicredito, cherche désespérément un investisseur stratégique. On cite JP Morgan, Deutsche Bank ou Nomura.

La Banca d’Italia a décidé samedi d’augmenter un prêt obligataire de sauvetage à 3,9 milliards d’euros. Ce prêt fait déjà hurler dans la péninsule. Mais la banque centrale n’a pas le choix.

Les moyens de cette banque centrale et de la BCE permettront-ils d’endiguer une possible banqueroute ? Il faut le souhaiter. Même si l’on y arrive sans qu’une panique éclate, il ne faudra pas oublier que, malgré quelques mois de répit, l’Europe reste vulnérable à la faillite de l’une quelconque de ses grandes banques, surtout lorsqu’elle est située dans un pays qui a une dette publique de 120% du Produit Intérieur Brut. La combinaison d’une grave faiblesse bancaire dans un pays surendetté peut être létale.

Décidément, la planche sous les pas de Mario Monti semble bien savonneuse. A coté de cette crise, la course du Palio entre les contrade (paroisses) siennoises est un  jeu d’enfant. Dans le contexte italien, à trois semaines des élections, l’ancien Ministre des Finances italien de l’époque, Giulio Tremonti, nommé par Silvio Berlusconi, se demande publiquement comment Mario Draghi, proche de Mario Monti, a pu commettre une telle bévue. Mais c’est Silvio Berlusconi qui a refusé à Mario Draghi le droit de démissionner le conseil de BMPS.

E la nave va…