Archives par mot-clé : boulevard voltaire

Immigration clandestine : violer la loi crée des droits !

renaud-camusLampedusa : quelles sont les solutions à mettre en place pour éviter de pareils drames à l’avenir ?

Il faut bouleverser de fond en comble le système juridique aberrant, l’ensemble de lois, de règlements, de conventions, de chartes, de traités internationaux qui rend l’Europe follement désirable à la terre entière, laquelle n’en croit pas ses yeux de la somme d’avantages et de droits que garantit le seul fait d’être sur le territoire européen, de l’avoir atteint.

C’est comme un jeu : gagner la case désirée est difficile (et encore, pas toujours… ), mais une fois que vous y êtes, vous vous trouvez hors d’atteinte, le règlement vous protège, le précédent occupant ne peut plus rien contre vous. Il est même tenu de vous loger, de vous nourrir, de vous soigner, d’élever vos enfants et de vous assurer un peu d’argent de poche. Une fois que vous serez chez lui, que vous aurez seulement posé le pied sur son sol, vous pourrez même le narguer et défiler dans ses rues en réclamant plus de droits encore, plus d’avantages et plus de confort. Qui pourrait résister à pareille tentation ?

Qui pourrait être assez bête pour ne pas tenter sa chance, quels que soient les risques courus ? La folie juridique qui sous-tend ce système c’est que, contrairement à toutes les traditions du droit, violer la loi crée des droits, le contrevenant peut se prévaloir de son forfait, transgresser une frontière engendre en faveur du transgresseur des obligations du pays bafoué.

Les Européens, dans leur hébétude, ne croient pas plus à la frontière qu’à la citoyenneté. Or, de même qu’il n’y a de citoyenneté qu’à la condition que tout le monde ne soit pas Continuer la lecture de Immigration clandestine : violer la loi crée des droits !

«Debbouze, les Gaulois t’emmerdent !»

Etienne Lahyre, haut fonctionnaire, répond à Djamel Debbouze qui avait déclaré le 20 décembre «Ils sont moches, les gens de Montbéliard» (Voir Fdesouche)

Par sa petite phrase prétendument anodine, Debbouze affiche ostensiblement un mépris de classe et un mépris de race que manifestent beaucoup plus insidieusement les professionnels patentés de l’indignation sélective et les représentants de la gauche morale

Un footballeur hydrocéphale et hargneux. Un «humoriste» aux connaissances historiques confirmées et à la moralité irréprochable. Nicolas Anelka et Jamel Debbouze sont les idoles de la jeunesse de Trappes.

Une jeunesse symbolisée par Kader, 17 ans, électroencéphalogramme plat, qui ne rêve que « de se faire de la tune » et de « pécho des meufs » ou par Fatou, 16 ans et 80 kilos bien tassés dans un jogging blanc du plus bel effet. Eh oui, à Trappes, il n’y a pas que des intellectuels ou des top-models, et le sabir local est davantage composé de borborygmes que de syntagmes. […]

Il va falloir s’y faire, les quartiers peuplés essentiellement par une population afro-musulmane sont désormais dénommés «populaires».

Mais alors, comment nommer les cités ouvrières telles Forbach, Hénin-Beaumont ou Montbéliard ? Ah, mais, Continuer la lecture de «Debbouze, les Gaulois t’emmerdent !»

« Je préfère encore Bachar el-Assad »

Boulevard Voltaire a rencontré Marine Le Pen. Tour d’horizon des questions économiques, politiques et « sociétales », comme on dit. La Présidente du Front national ne mâche pas ses mots. Quatrième et dernier volet.

BV. Les Occidentaux s’apprêtent à intervenir en Syrie. Vous remplacez Obama par Bush, Syrie par Irak, et armes chimiques par armes de destruction massive : ça vous rappelle quelque chose ?

MLP. C’est la première idée qui m’a traversé l’esprit. C’est étonnant car les Américains sont plutôt bons en story stelling. Finalement, il ont assez peu d’imagination en politique internationale : ils nous ressortent le même scénario…

On nous rejoue l’Irak ?

Absolument. Ça me rappelle les bébés koweitiens sortis des couveuses et dont on éclatait la tête contre les murs. Ou encore les armes de destruction massive. Tout cela n’était qu’une opération de communication américaine, une technique utilisée dans laquelle nous tombons systématiquement pieds et poings liés : la défense du bien contre le mal.

Les Français doivent comprendre — mais personne ne le leur explique — qu’avec les Américains, et en matière internationale, la bonne réponse est toujours le pétrole. Or, quelle est la réalité de la situation géostratégique et géopolitique en Syrie ? Bachar el-Assad a refusé au Qatar et à l’Arabie Saoudite de voir son pays traversé par des pipelines. L’objectif était, notamment, de faire concurrence au gaz russe. Quand vous avez compris cela, vous avez tout compris de ce qui se joue actuellement en Syrie. Ce n’est pas du tout le combat de la démocratie contre la dictature. Tout cela n’est qu’habillage de bons sentiments pour, en réalité, défendre les intérêts stratégiques américains.

Par ailleurs, et au-delà de la violation massive du droit international qu’a constituée la reconnaissance de l’opposition syrienne comme seul interlocuteur du gouvernement français, je trouve délirant qu’on n’ait même pas posé de conditions à cette reconnaissance. La moindre des choses aurait été d’exiger un engagement sur la protection absolue des minorités syriennes ! Car je vous l’annonce, le jour où le régime de Bachar el-Assad tombera, on assistera à un véritable génocide des minorités. Et en premier lieu des Alaouites, avec la bénédiction de l’Occident. Alors, que l’on ne me parle pas de la défense de la démocratie contre le totalitarisme ! C’est la quinzième fois que les États-Unis nous font le coup, et moi je n’hésite pas à dire qu’entre le Shah d’Iran et l’Ayatollah Khomeiny, je préférais le Shah d’Iran. Voilà.

Et entre Saddam Hussein et l’Irak d’aujourd’hui ?

Je préférais Saddam Hussein.

Et entre Bachar el-Assad et la situation qui se profile ?

Eh bien, je préfère probablement Bachar el-Assad. Et je vous le dis avec d’autant plus de facilité que notre mouvement politique n’a jamais eu la moindre compromission avec aucun de ces dirigeants. Ni avec Bachar el-Assad, ni avec Hosni Moubarak en Egypte, ni…

Je me souviens pourtant d’un voyage de votre père en Irak qui avait posé problème…

Qu’était-il parti y faire ? Tenter de libérer des otages retenus en Irak par Saddam Hussein. Je vous rappelle d’ailleurs, pour que vous puissiez constater le niveau de bassesse de nos dirigeants politiques, qu’il avait ramené des otages et que les autorités ont refusé que l’avion se pose en France : elles l’ont fait atterrir en Allemagne !

Comment se fait-il que la France, hier la droite et aujourd’hui la gauche, choisisse chaque fois le Qatar et l’Arabie Saoudite et leurs intérêts ?

Parce que notre classe politique est vendue, au sens propre. Il ne se passe pas une semaine sans un responsable socialiste ou un responsable UMP à Doha. Contrairement à ce qu’ils disent, ils se moquent totalement de la défense de nos valeurs, de nos principes. Ils sont — Madame Najat Vallaud Belkacem l’a dit — dans le « business ». C’est aussi simple que cela. Il est étonnant de voir — et je regarde là le Parti socialiste dans les yeux — que tous ces régimes autoritaires, Egypte comme Tunisie, étaient plutôt des régimes socialisants. D’ailleurs, ils appartenaient à l’Internationale socialiste. Aujourd’hui, on fait le choix de manière délibérée de régimes religieux très durs en interne mais ultra-capitalistes à l’extérieur. Continuer la lecture de « Je préfère encore Bachar el-Assad »

Laurent Delahousse, ou l’envie de privatiser France 2

Qui a regardé le 20 heures de France 2 le 7 décembre ? Son paradoxe : il ne restera pas dans les mémoires alors qu’il est l’idéal-type du suicide du service public, de l’imposture journalistique, du journalisme du vide.

Laurent Delahousse, toujours bien mis et propret sur lui à défaut de travailler en vrai journaliste, a consacré près de dix minutes aux chutes de neige anecdotiques, qui n’ont rien d’exceptionnelles, que le mois de décembre, chose étonnante, s’est amusé à déverser sur quelques régions. Ces images ont déjà été vues mille fois, dix mille fois, cent mille fois ! Ces commentaires ont déjà été entendus des millions de fois. À la faveur de cet épisode climatique, les journalistes de France 2 n’inventent pas ; ils mettent leur cerveau en stand-by, sans doute par besoin de repos, ils répètent à l’envi toujours le même discours, lassant moulin à prières ! Il neige. Ça va s’arrêter. Ça va reprendre. Il fait froid. Il pourrait faire plus froid. Les routes risquent de glisser, Etc. Ils interrogent quelques quidams et pékins. Un camionneur, qui n’a rien à dire, qui dit exactement la même chose que l’an passé, qu’il y deux ans, qu’il y a dix ans. Une institutrice, une parente d’élève, un protecteur de SDF… Plus rarement un SDF. Les SDF ne parlent pas, on parle sur eux.

Plus : Delahousse a fait la totale aux malheureux contribuables qui financent France 2. Continuer la lecture de Laurent Delahousse, ou l’envie de privatiser France 2

« Avec N. Vallaud Belkacem, nous sommes au-delà de la stupidité »

Entretien réalisé par Robert Ménard.

Boulevard Voltaire a rencontré Marine Le Pen. Tour d’horizon des questions économiques, politiques et « sociétales », comme on dit. La Présidente du Front national ne mâche pas ses mots. Troisième volet.

Lire les précédents :

– Montebourg n’a plus aucune crédibilité

J-F Copé n’a pas une once de sincérité !

BV. Qu’avez-vous pensé de la déclaration de Cécile Duflot sur le patrimoine de l’Église ?

MLP. Je lui ai proposé de s’intéresser au patrimoine immobilier de la CGT, qui possède, semble-t-il, quelques châteaux assez vides… Cécile Duflot a besoin d’exister. Et de faire oublier Notre-Dame-des-Landes en créant une polémique assez injuste à l’égard de l’Église. Je ne suis ni l’avocat ni le défenseur de l’Église mais, dans ce domaine, on ne peut pas lui reprocher de ne pas faire le nécessaire à l’égard des personnes pauvres ou en difficulté. C’est un mauvais procès qu’on lui intente.

Les écologistes ont raison de dire que l’EPR coûte de plus en plus cher et qu’il faut tout arrêter ?

Ils ont tort et il faut continuer. Il existe des tas de grands projets qui coûtent une fortune sans contribuer à l’indépendance de la nation. Prenez le TGV Lyon-Turin, par exemple. Vous croyez que ce projet à un intérêt stratégique pour la France ? Je ne le pense pas. Mais puisque l’on parle de coûts importants, j’aimerais comparer avec ce que l’on verse aux créanciers de la Grèce, tout en laissant crever le peuple grec. Les sommes consacrées à l’EPR à côté sont dérisoires ! Or l’EPR représente un progrès dans l’exploitation du nucléaire. On se dirige vers quelque chose de plus en plus propre. Il faut aller vers le progrès. De la même manière, pour le gaz de schiste, il faut rester prudent sur son exploitation, mais je trouve ahurissant d’en interdire l’exploration. Et encore plus au moment où la fracturation hydraulique va probablement être remplacée par la fracturation pneumatique. On peut tirer les leçons des erreurs commises en matière d’écologie par les Américains pour ne pas commettre les mêmes. À l’âge de pierre, les Verts auraient voulu empêcher de casser et de tailler des cailloux pour faire des flèches de peur qu’un jour, il n’y ait plus de cailloux ! Sauf qu’entre temps, on a découvert le fer… Tout est dit.

On ne vous a pas beaucoup entendue contre le mariage gay…

Nous avons toujours été opposés au mariage homosexuel et de manière très claire. Mais ce n’est qu’un sujet de diversion. Le gouvernement cherche à faire croire aux Français qu’il peut changer les choses. En réalité, sa marge de manœuvre est très faible puisque, sur tous les grands sujets, nous avons affaire à un gouvernement technique qui ne fait qu’appliquer la feuille de route de l’Union européenne. Et puis, je conteste formellement la manière dont ce « débat » a été initié par François Hollande : c’est un lancement idéologique. S’il y a de vraies préoccupations chez les couples homosexuels, et que l’on veuille bien réfléchir à certaines améliorations, il suffit d’améliorer le PACS. On peut réfléchir Continuer la lecture de « Avec N. Vallaud Belkacem, nous sommes au-delà de la stupidité »

J-F Copé n’a pas une once de sincérité !

Entretien réalisé par Robert Ménard

Deuxième partie

voir la première partie : Montebourg n’a plus aucune crédibilité

Boulevard Voltaire a rencontré Marine Le Pen. Tour d’horizon des questions économiques, politiques et « sociétales », comme on dit. La Présidente du Front national ne mâche pas ses mots. Deuxième volet…

BV. Comment réagissez-vous face à la crise de l’UMP ?

MLP. On assiste à une déliquescence généralisée du pouvoir politique, de la classe politique, mais aussi de nos institutions, de notre démocratie, de notre société, de notre civilisation. Ce qui se passe à l’UMP est, en réalité, le reflet de ce qu’est devenue la classe politique française, c’est-à-dire une accumulation d’intérêts particuliers. Celle-ci a totalement perdu de vue la défense de l’intérêt général. L’UMP n’était plus qu’un syndicat de défense des intérêts électoraux de ses candidats. Cela pouvait donner une illusion d’unité mais l’échec de Nicolas Sarkozy — et c’est la raison pour laquelle j’avais prévu cette implosion, parce qu’elle était mécanique — a entraîné la confrontation d’intérêts particuliers, et l’unité de façade est en train d’éclater…

Cette implosion fait votre affaire…

Tout ce qui contribue à déchirer le voile du mensonge, à faire tomber les masques, à permettre aux Français de regarder lucidement ceux qui les dirigent et de les juger lucidement va dans notre sens, bien sûr !

Vous renvoyez Copé et Fillon dos-à-dos ? Le premier, même par calcul électoral, est quand même plus proche de vous…

C’est faux. Tout cela ne relève que de la tactique politique, du marketing. J’en ai d’ailleurs un exemple très précis. Nos députés ont déposé il y a quelques semaines un amendement pour supprimer l’Aide Médicale d’État : Monsieur Copé et l’ensemble de ses députés ont voté contre. Quinze jours plus tard, il affirmait y être favorable ! Il n’y a pas une once de sincérité chez cet homme. Il est dévoré par l’ambition. Et la manière dont se déroule cette crise à l’UMP est très révélatrice : les électeurs de l’UMP vont bientôt devoir venir avec une pince Monseigneur car Jean-François Copé s’est cadenassé à son trône. On a le sentiment que deux gladiateurs combattent sans se rendre compte que plus personne ne les regarde, que le cirque s’est vidé. Leurs électeurs fuient et ils s’en moquent ! Ils préfèrent leur combat d’égos, le monde dans lequel ils vivent entre eux depuis tellement d’années. Combien sont-ils ? 1 000 ? Ils ne parlent qu’entre eux et ont complétement oublié qu’ils étaient les représentants d’un peuple.

Pour vous, le clivage droite / gauche n’a plus de sens ?

Plus aucun.

Il a été remplacé par un clivage mondialiste / patriote ? Continuer la lecture de J-F Copé n’a pas une once de sincérité !

Marine Le Pen interviewée par Boulevard Voltaire : « Montebourg n’a plus aucune crédibilité »

Boulevard Voltaire a rencontré Marine Le Pen. Tour d’horizon des questions économiques, politiques et « sociétales », comme on dit. La Présidente du Front national ne mâche pas ses mots. Premier volet…

BV. Florange ne sera pas nationalisé : à qui la faute ?

MLP. Au pouvoir politique. C’est toujours lui le responsable. Le plus grand problème de notre temps, c’est que le pouvoir politique s’est soumis au pouvoir économique. C’est la déliquescence, la mort du pouvoir politique. Florange n’en est qu’une énième démonstration. C’est la disparition de l’État-stratège, qui n’est plus capable de faire preuve d’autorité à l’égard des acteurs économiques dans la défense des intérêts stratégiques de la France.

Est-ce qu’aujourd’hui, avec les carcans imposés par Bruxelles, il est encore possible de nationaliser ? Est-ce seulement envisageable ?

Probablement non, mais c’est le grand secret de la vie politique française. En réalité, la défense des intérêts stratégiques de la France est un concept interdit par l’Union européenne. Ce n’est pas la première fois qu’on le constate. Quand nous avions renfloué l’industrie automobile, Nicolas Sarkozy avait dit qu’il imposerait une clause pour que les sous-traitants français en soient bénéficiaires. Or, il savait pertinemment en le disant que l’Union européenne le lui interdirait, ce qu’elle n’a pas manqué de faire… Donc, le préalable, dans la défense des intérêts stratégiques de la France, c’est le bras de fer avec l’Union européenne. Le problème est que nos dirigeants ont un bras en mousse.

Est-ce que ça veut dire que Montebourg a tenté « d’enfumer » tout le monde en promettant quelque chose qu’il savait parfaitement impossible à réaliser ?

C’est toute l’ambiguïté du personnage. Il est dans le mensonge, et un mensonge de fond… Il ne s’agit pas ici uniquement d’un désaccord de points de vue entre le Premier ministre et Montebourg. Le ministre du Redressement productif obéit à un rôle très précis qui lui a été attribué par François Hollande : il doit faire oublier que le socialisme s’est soumis à l’ultra-libéralisme européen. Il doit faire des promesses, faire mine que c’est possible alors qu’il savait pertinemment que la nationalisation n’aurait pas lieu. C’est d’ailleurs la première chose que j’ai dite dans ce dossier. Cette nationalisation n’aura jamais lieu pour une raison simple : le Parti socialiste est soumis au diktat et à l’idéologie ultra-libérale européenne…

C’était également du cinéma quand Montebourg a laissé entendre qu’il envisageait de démissionner ?

En tout cas, il aurait dû le faire. La fracture de fond était tellement symbolique qu’il aurait dû démissionner. Continuer la lecture de Marine Le Pen interviewée par Boulevard Voltaire : « Montebourg n’a plus aucune crédibilité »

Roberd Menard crée le site Boulevard Voltaire.

Ce que n’est pas 
Boulevard Voltaire

Boulevard Voltaire 
n’est pas la filiale française d’une entreprise commerciale nord-américaine.

Boulevard Voltaire 
n’est pas une officine spécialisée dans les révélations exclusives d’origine policière, politicienne ou ramassées dans le caniveau.

Boulevard Voltaire
 n’est pas une petite succursale adossée à un grand groupe de presse.

Boulevard Voltaire
 n’est pas le cache-sexe d’un parti politique.

Boulevard Voltaire
 n’est pas la vitrine d’une secte.

Boulevard Voltaire
 n’est pas au service secret d’intérêts cachés.

Boulevard Voltaire
 n’a aucun fil à la patte et toute ressemblance de ce nouveau site avec des sites déjà existants ne pourrait donc être que fortuite.

Ce qu’est 
Boulevard Voltaire

Boulevard Voltaire 
est créé et animé par un groupe de journalistes attachés à leur indépendance, réunis par une commune passion de l’information, de l’analyse, de l’investigation, de la réflexion et du débat.

Ils n’auront pour juges que leur conscience et ne devront de comptes qu’à leur public.

Boulevard Voltaire a pour objectif d’intervenir en toute liberté dans le champ de l’actualité, de la politique, de la société, de la culture, avec l’ambition, qui n’est pas mince, de réunir et de fédérer autour de son site, dans ce qui fut le pays des Lumières et des révolutions, le cercle en voie de disparition des empêcheurs de penser en rond.

Ce site ne sera pas à mettre sous tous les yeux. Boulevard Voltaire ne s’adresse pas à ceux qui n’ont pas besoin d’être informés pour porter un jugement. Boulevard Voltaire ne plaira pas à ceux qui admettent toutes les opinions sauf celles des autres. Boulevard Voltaire n’est pas fait pour ceux qui ont d’autant plus facilement réponse à tout qu’ils se posent moins de questions. Boulevard Voltaire ne sera ni un fournisseur ni un vendeur de prêt-à-penser. Tant pis pour ceux qui sont politiquement sectaires, intellectuellement préformatés, moralement indifférents.

Il pourra nous arriver de nous tromper, mais ce sera de bonne foi. Il pourra aussi nous arriver d’avoir raison avant les autres et même contre la majorité. D’avance, nous ne nous en excusons pas. Que l’on ne compte pas sur nous pour voler à la rescousse des idées reçues, des préjugés enracinés et des impostures dans le vent.

Pourquoi, dira-t-on, placer, en 2012, un site sous l’invocation de l’auteur de Candide, de Zadig, de L’Ingénu, de Mahomet, de l’infatigable défenseur des Calas, de l’inflexible adversaire de toutes les Inquisitions ? C’est parce que la lutte est toujours la même, et toujours à recommencer, contre l’ignorance, l’intolérance, le fanatisme et la sottise.

Avec Boulevard Voltaire, il n’y aura ni totem ni tabou. Boulevard Voltaire sera un lieu de rencontres, de dialogue et de débats. Sur Boulevard Voltaire, la liberté sera chez elle.

Nous comptons sur vous pour l’aider à vivre.

Dominique Jamet, le 1 octobre 2012