Archives par mot-clé : Bruno Lemaire

La sortie de l’euro augmenterait nos dettes publiques d’à peine un demi pour cent …

Bruno Lemaire, conseiller économique de Marine Le Pen

Non aux mensonges des tenants du système et des « eurogagas ».

Nous aurons, fin 2014, de l’ordre de 2.000 milliards d’euros de dettes publiques. L’essentiel de ces emprunts, 97 pour cent en fait, a été contracté en droit français. Une loi monétaire (lex monetae) précise que tout montant dû en monnaie nationale peut être remboursé en monnaie nationale.

bruno-lemaireAinsi, si notre monnaie nationale devient un franc nouveau, 97% de nos dettes publiques pourront être remboursés en franc nouveau, pas en euro ‘ancien’.

Que signifie au juste cette loi. «Simplement» que sur les 2.000 milliards dus, seuls 60 milliards (6% de ces 2.000 milliards) devront être remboursés en euros, le reste, soit 1.940 milliards, pourront être remboursés en francs nouveaux.

Si le franc nouveau est ensuite déprécié de 15%, cette dépréciation n’augmentera nos dettes que de 15% de 60 milliards, soit 9 milliards. Si le franc nouveau était déprécié de 20%, nos dettes n’augmenteraient que de 12 milliards : une paille par rapport à l’augmentation de 550 à 600 milliards du quinquennat Sarkozy, et des (déjà) 165 milliards des deux premières années du quinquennat Hollande.

Le contribuable français verra donc la dette publique n’augmenter que de 0.45 à 0.6%, bien loin des 15 à 20 % annoncés.

Certes, nos créanciers étrangers ne seront pas très contents, mais la loi est la loi, même Continuer la lecture de La sortie de l’euro augmenterait nos dettes publiques d’à peine un demi pour cent …

Européennes 2014 : Louis Aliot demande la dissolution des milices de gauche et d’extrême-gauche

Communiqué de Louis Aliot, vice-prési​dent du Front National et candidat tête de la liste Bleu Marine (FN – RBM) pour la circonscription  du Sud-Ouest aux élections européenne​s du 25 mai prochain

Des « Beatniks » du Larzac et leurs milices d’extrême-gauche ont sauvagement attaqué et empêché la tenue d’une réunion publique du FN – RBM à l’occasion de ma campagne pour les élections européennes.

C’est lors d’une réunion publique organisée ce jour à 14h30, pour le compte de la liste Bleu Marine que j’ai l’honneur de conduire, dans une salle du petit village de Belmont-sur-Rance dans l’Aveyron (12), que les organisateurs et le public venu y assister ont été pris à parti par des « beatniks » descendus du Larzac tout proche.

En effet une cinquantaine de manifestants et de milices de diverses organisations de gauche et d’extrême gauche (Front de Gauche, NPA, No Pasaran…), partageant une vision très sectaire de la démocratie, a empêché par la violence la tenue d’une conférence sur l’Euro animée par un de mes colistiers, le Pr Bruno Lemaire, par ailleurs conseiller économique de Marine Le Pen.

Ce dernier, bien qu’essayant d’apaiser les tensions crées volontairement par cette bande de nervis a été violemment agressé pendant que d’autres détruisaient des tracts et s’en prenaient au mobilier dans le seul but d’empêcher la tenue de cette réunion publique.

Pour couronner le tout, la loi française protégeant toujours les voyous au détriment des victimes, les forces de l’ordre sont restées immobiles ne pouvant règlementairement expulser les fouteurs de trouble, la réunion étant publique dans une salle qui l’était tout autant.

Je condamne fermement ces agissements dignes des pires dictatures pourtant ordinairement idolâtrées par ces mêmes organisations et groupuscules de gauche et d’extrême-gauche et je me réserve le droit de les poursuivre.

Je demande également au ministre de l’Intérieur la dissolution de ces milices de gauche et d’extrême-gauche.

Louis Aliot

Moscovici face à Marine Le Pen : quand la mauvaise foi est érigée à la hauteur d’un principe de gouvernement

Communiqué de Bruno Lemaire, conseiller économique de Marine Le Pen

(…) la question des dettes : notre ministre, qui a répété plusieurs fois, tout content sans doute, qu’il parlait en tant que ministre de l’économie et des finances, a confondu sans vergogne le fait que 2/3 de la dette était détenue par des ‘étrangers’ avec le fait beaucoup plus important que seul 3% de cette dette était de droit international. Dit autrement, 97% de la dette doit être remboursée en monnaie « nationale française », l’Euro pour le moment, le franc nouveau si nous assistons à la renaissance de notre monnaie nationale.

La différence n’est pas minime, puisque l’erreur de Moscovici concerne 60 à 65 % de 1950 milliards, soit 1200 milliards bruts, ou, en supposant une dépréciation de 15% (même si Marine a parlé d’une dépréciation/dévaluation de 20%, en s’appuyant sur les chiffres de J. Sapir) l’erreur nette est de 180 milliards: une paille. Quand on pense que le ministre dit disposer de 150 000 collaborateurs à Bercy …

Autre point concernant l’épargne des français et la situation des banques. De récentes études ont montré que les 1500 milliards d’épargne des « petits épargnants français » – ceux qui ont moins que les 100 000 euros prétendument garantis par un fonds d’épargne se montant à … 2 milliards – ne pouvaient en aucun cas être véritablement garantis, en cas de faillite d’une ou de plusieurs banques.

Là encore Moscovici nie cette évidence, et la réalité que plusieurs de nos banques ont insuffisamment de capitaux « propres » – curieuse expression pour des capitaux dont on ne connait pas toujours la provenance – pour que leur survie, une fois de plus, ne dépende pas d’un soutien de l’état, et donc de nouveaux efforts demandés aux contribuables.

Je passerai sur les 70 milliards que le sauvetage – provisoire – de l’Euro a déjà coûté à la France, Continuer la lecture de Moscovici face à Marine Le Pen : quand la mauvaise foi est érigée à la hauteur d’un principe de gouvernement

Quelques mythes monétaires dont il faut se défaire… pour bien commencer l’année

Libre propos de Bruno Lemaire, professeur émérite HEC

  1. Seule la banque centrale crée de la monnaie. Non, la monnaie créée par la banque centrale ne correspond, en France, qu’à moins de 10 % de la monnaie réellement utilisée dans les échanges (Au Royaume Uni, c’est encore moins)
  2. La banque centrale fabrique seulement des billets.
 Non, l’essentiel de la monnaie créée par la banque centrale est sous forme scripturale, électronique, elle ne va servir qu’aux banques privées.
  3. Les banques privées ne créent pas de monnaie, elles se contentent de la faire circuler. C’est faux, les banques privées créent de la monnaie dès qu’elles accordent un crédit (et en détruisent dès que ces crédits sont remboursés)
  4. Les banques sont des intermédiaires entre les épargnants et les investisseurs. C’est en partie faux (voir mythe 4). De très nombreux crédits sont créés « à partir de rien » (ex nihilo)
  5. L’argent créé par les banques va en priorité aux entreprises productives.
 C’est faux : Seule une petite partie des crédits (8 % au Royaume Uni) va aux entreprises, le reste alimente la spéculation boursière et immobilière, directement ou par le biais des marchés dérivés.
  6. La sphère financière est essentielle à l’économie, sans elle pas de richesses créées.
 C’est faux. Seule l’économie réelle, celle qui produit des biens et services, crée de véritables richesses. En revanche, la finance peut, hélas, bloquer l’économie réelle, puisque l’on peut considérer que les circuits financiers correspondent à l’huile ou au sang de toute économie moderne. Mais rien n’impose que ces circuits soient « privés ».

Un dernier slogan, encore plus faux, si l’on peut dire : qui paye ses dettes s’enrichit. Il n’y a qu’à voir la Grèce, le Portugal ou l’Espagne pour comprendre à quel point c’est faux.

source : Nation Presse

Que faut-il penser des nationalisations ?

Entretien avec Bruno Lemaire, professeur émérite HEC, et conseillé économique de Marine Le Pen.

Question : On a beaucoup parlé des bienfaits ou méfaits des nationalisations ces jours-ci, en particulier à propos des aciéries de Florange, et, il y a quelques mois, à propos du système bancaire. Qu’en pensez vous ?

Sur le principe, il n’y a pas de réponses absolues. Tout dépend du contexte. Mais, ce qui est sûr, c’est que la nationalisation d’une seule entreprise n’a pas beaucoup de sens. Ou il faut nationaliser toute une filière, ou il faut s’en abstenir totalement.

Question : Que voulez vous dire ?

Prenons deux exemples, celui de Florange et celui des raffineries. Nationaliser Florange – en supposant que ce soit intéressant, économiquement et socialement parlant – n’a aucun sens stratégique, et donc politique, si on ne se préoccupe pas de l’ensemble de la filière acier.

Q. Pour vous la véritable question serait donc : faut-il nationaliser la filière acier ?

De façon plus précise, il faudrait examiner le rôle éventuellement stratégique de cette filière, et se demander aussi si des entreprises européennes, voire françaises, éventuellement aidées provisoirement par la puissance publique, seraient en mesure de reprendre les rênes de cette filière. Je pense qu’il doit encore rester des spécialistes européens, sinon français, de l’acier, pour faire fonctionner correctement de telles entreprises.

Q. Si je comprends bien, vous ne condamnez pas totalement la phrase de Arnault Montebourg déclarant qu’il fallait « bouter » Mittal hors de France ?

Il n’a pas tout à fait dit cela, et l’expression était sûrement maladroite, mais son intuition n’était pas si mauvaise. Il aurait alors fallu expliquer pourquoi, d’après lui, la filière acier était stratégique, au moins pour l’Europe, sinon pour la France.

Q. Vous avez aussi parlé des raffineries, peut être pensiez vous à Petroplus ? Continuer la lecture de Que faut-il penser des nationalisations ?

Non, la rupture d’une union monétaire n’est pas une calamité

Billet d’humeur de Bruno Lemaire, professeur Emérite HEC et de Jean-Richard Sulzer, professeur à l’Université Paris-Dauphine

Les tenants, ou les ténors, du système UMP-PS nous déclarent, faute d’arguments plus convaincants, que l’euro est irréversible, que l’eurozone est à tout jamais gravée dans le marbre, comme si un être suprême – quel que soit son nom – en avait décidé ainsi : peut-être que certains voient cet être suprême sous les traits de l’ex-employé de Goldman Sachs devenu président de la BCE.

Quand on sait que plus d’une centaine d’unions monétaires – censées être immortelles – se sont défaites au cours des derniers siècles, dont cinq ou six fort importantes depuis la deuxième guerre mondiale, il y aurait de quoi sourire, si la situation n’était pas si grave. Sans remonter à l’éclatement de L’Autriche-Hongrie en 1919, lorsque l’Inde s’est séparée du Pakistan en 1947, ou le Pakistan du Bengladesh (1971), ou la Tchéquie de la Slovaquie (1992), ou l’Argentine de la zone « dollar » d’Amérique du Sud en 2002, y a-t-il eu des tsunamis économiques ou monétaires ? Pas vraiment, comme le montre fort bien John Mauldin dans son excellent article « A Primer on the Euro Breakup » qui mentionne plus d’une soixantaine d’autres cas.

On pourrait aussi citer le cas de l’Union latine, fondée en 1865, et qui s’est délitée peu à peu, après plus de 60 ans d’existence, pour disparaître définitivement en 1927. Cette union monétaire réunissait quatre nations adeptes du franc, France, Belgique, Suisse et Italie. D’autres pays européens s’étaient associées à cette zone monétaire, tels que Autriche-Hongrie, Suède, Russie, Finlande, Roumanie, Espagne, ainsi que des pays de moindre importance économique ou géographique, comme la Crète, le Vatican, St-Marin, Liechtenstein, Monaco. Aucun de ces pays n’avait pourtant renoncé à leur souveraineté monétaire ou budgétaire.

Pour en revenir à des ruptures plus récentes, celles des soixante- cinq dernières années, les faits parlent d’eux-mêmes. Après quelques semaines, quelques mois, voire un an de balbutiements économiques, ces pays sont repartis de plus belle, avec dans le cas particulier de l’Argentine une croissance annuelle de plus de 8 % pendant presque une décennie. Notons cependant que, dans ce dernier cas, cette rupture monétaire s’était accompagnée initialement d’un défaut presque total de sa dette publique, et d’une récession de 12 % en 2002.

Bien entendu, nous ne prétendons nullement que la seule sortie de la zone euro suffira à elle seule pour que la France retrouve le chemin de la croissance. Continuer la lecture de Non, la rupture d’une union monétaire n’est pas une calamité

Le libre-échange dans la mondialisation actuelle : vers une catastrophe annoncée

Tribune libre de Bruno Lemaire, économiste, ancien professeur à HEC, (partie 1 sur 3)

Q. Ses adversaires politiques ont souvent reproché au projet économique de Marine Le Pen d’être archaïque, et d’aller contre le progrès, en particulier lorsqu’elle défend un « protectionnisme intelligent ». Qu’en pensez-vous ?

En fait, les deux principaux piliers de son projet économique sont issus de la même idée, simple à énoncer, plus difficile à mettre en place : une priorité « patriotique » reposant sur un double équilibre, équilibre des échanges extérieurs (flux de capitaux, flux de biens, flux de services, et flux de personnes), et équilibre entre l’État et le secteur privé.
Pendant la campagne présidentielle, on a plus souvent évoqué la question monétaire que celle du libre-échange, et nous avons cherché, sur la première question, à montrer le scandale constitué par le fait que c’était le « privé » qui imposait sa loi à l’ensemble de l’économie, par le biais d’une création monétaire incontrôlée, et ce depuis des décennies – en fait depuis 1913 aux Etats-Unis (avec la création de la « Federal Reserve » – cf. ‘Les secrets de la Réserve Fédérale’, de Mullins).

Q. Ce qui a conduit à la situation actuelle : sacrifier l’industrie pour ‘sauver’ les banques ?

Effectivement. Et la lente agonie de l’Euro, ou plus exactement de la zone euro, n’en est qu’un des effets induits. Cette agonie peut d’ailleurs durer encore des mois, voire des années, tout dépendra de la volonté de la BCE de continuer à accorder des soins palliatifs à cette malheureuse monnaie unique, et peut être aussi du courage, de la lucidité ou de l’honnêteté de nos dirigeants.

Q. Ainsi sans doute de la capacité de certains dirigeants à convaincre leurs concitoyens qu’il n’y a pas d’autre solution, pas de plan B. Le fameux TINA (There Is No Alternative) de Madame Thatcher. Nous serions ‘condamnés’ à rester dans la zone euro, envers et contre tout…

Effectivement. Et le fait qu’il n’y ait guère, dans les 4 plus importants pays industriels de la zone Euro, que 25 à 30 % de personnes qui souhaitent abandonner l’Euro, en tant que monnaie unique, n’incite pas à l’optimisme en ce domaine.

Q. Pourquoi ce terme « optimisme » ? Pensez vous vraiment qu’il faille sortir de l’Euro ?

Ce dont je suis sûr, c’est qu’il faudrait un débat aussi ouvert que possible sur la question. Mais ce serait plus que de l’optimisme d’imaginer qu’un débat sur un tel sujet puisse réellement avoir lieu : le « système » ne le permettra pas. Pensez donc : un siècle après l’événement fondateur, celui de la création de la « Federal Reserve », on continue à nier l’existence de la réunion secrète de Jekyll Island de 1909 qui avait rassemblé, en dehors du sénateur Aldrich, les 5 banquiers les plus influents de NewYork, banquiers qui représentaient aussi les intérêts des banques de Londres et de Francfort. Continuer la lecture de Le libre-échange dans la mondialisation actuelle : vers une catastrophe annoncée

Que cache l’acharnement à laisser la Grèce dans la zone euro ?

Depuis des mois, trois idées passent en boucle dans les médias : la dette publique grecque est « scandaleusement » haute, la Grèce ne doit pas sortir de l’euro, sortir de l’euro serait catastrophique, pour la Grèce, pour l’Europe, voire pour le monde entier …

La première idée est sans doute vraie, même si les responsabilités de ce scandale sont sûrement très partagées. Si certains grecs vivent, peut être, au dessus de leurs moyens, et si la fiscalité grecque n’est ni la plus efficace ni la mieux gérée du monde ‘civilisé’, il est avéré que Goldman Sachs a truqué les comptes publics grecs – avec la bienveillance de certains hauts responsables de Bruxelles – afin de permettre à la Grèce d’être « acceptée » dans l’eurozone. De plus, tous les experts, les vrais ou les « auto-proclamés » savent bien que la Grèce ne remboursera jamais toutes ses dettes : la seule question qui intéresse les créanciers grecs – du moins les plus gros d’entre eux – c’est de savoir comment se ‘refiler’ la patate chaude. Autrement dit, qui va payer, partiellement ou totalement, la facture ? Plus on attend, plus la ‘patate’ grossit, mais plus certains créanciers, ceux qui ont le plus d’influence, se débarrassent, ou tentent de se débarrasser, de leurs créances toxiques.

On ne sait pas trop encore qui seront les véritables gagnants, mais l’on sait déjà que les perdants seront, comme toujours, les plus faibles, les plus démunis, et plus particulièrement la grande majorité du peuple grec, qui a déjà perdu près de 30 % de son pouvoir d’achat. C’est pourtant ce même peuple, lobotomisé par la pensée unique d’une Europe libre-échangiste et mondialiste, qui se refuse à sortir de la zone euro tout en protestant à juste titre contre l’austérité scandaleuse qu’on leur impose, avec plus ou moins de succès, depuis des années.

La deuxième idée, c’est donc le fait que la Grèce ne doit pas, pour son propre bien, sortir de l’Eurozone. Là encore, s’il existait encore une majorité d’économistes honnêtes et sérieux, cette idée aurait du être abandonnée depuis longtemps. Qui peut prétendre qu’un pays peut raisonnablement s’engager à payer en quelques années l’équivalent de 165 % de sa production nationale (le double en pourcentage de la dette française) en accompagnant ces paiements d’une récession de plus en plus marquée ! Comme si le simple bon sens ne condamnait pas toute mesure consistant à produire moins (baisse du PIB de 20 % en 3 ans) tout en remboursant davantage. Continuer la lecture de Que cache l’acharnement à laisser la Grèce dans la zone euro ?

Conférence de Bruno Lemaire sur la crise et l’euro (vidéo)

Bruno Lemaire, conseiller Economie, Budget et Fiscalité de Marine Le Pen, docteur en mathématiques, docteur ès Sciences économiques et diplômé d’Harvard, ancien professeur de Management à HEC, a été responsable Recherche et Développement d’IBM-Conseil, après avoir été doyen associé d’HEC chargé de technologies de communication.

Les raisons de la crise


ProgrammeEconomique de Marine Le Pen, Partie 1 par bonhenry

70 milliards de déficit Commercial


ProgrammeEconomique de Marine Le Pen, Partie 2 par bonhenry

Protectionnisme intelligent


ProgrammeEconomique de Marine Le Pen, Partie 3 par bonhenry

Monétisation partielle de la dette publique francaise


ProgrammeEconomique de Marine Le Pen, Partie 4 par bonhenry

Les Français ont-ils raison de vouloir – comme les Grecs – demeurer coûte que coûte dans l’euro ?

Selon un sondage Harris Interactive pour RTL-M6-MSN Actualités, plus de huit Français sur dix souhaitent que la France se maintienne dans la zone euro. D’un autre côté, plus d’un tiers de ces derniers estiment que d’autres pays devraient abandonner la monnaie unique, sans préciser lesquels.
Le Général de Gaulle disait en son temps: les Français sont des veaux. Il semble que les choses ne ce soient pas arrangés, et qu’ils se soient transformés en mouton bêlants. Mais y a t il quelque chose d’étonnant à cela ?
Quand on voit le niveau du débat politique, l’indigence de nos pseudo-élites minutieusement sélectionnés par les média-complices, l’effondrement de la politisation du peuple français, ainsi que de la déculturation avancée dans laquelle il se trouve, n’est qu’une conséquence de la décadence.

Cependant, si ce peuple moutonnier est assez fou pour continuer à se laisser bercer par les illusions démagogiques de quelques candidats aux répliques soufflées par des communicants en coulisse, il risque de se réveillait avec une camisole de force…. et ses jours restants ressembleront à une série de nuit cauchemardesques.

Bruno Lemaire, Professeur émérite HEC, spécialiste de la pensée économique de Maurice Allais et conseillé de Marine Le Pen, réagit à ce sondage:

Ni Marine Le Pen, ni personne d’autre dans son entourage ne dit qu’il faut sortir de l’Euro par pure idéologie. Nous avons simplement constaté les ravages que cette zone euro avait faits en 10 ans, ravages anticipés par beaucoup, et plus particulièrement par l’économiste Maurice Allais.

Les Français semblent pourtant favorables dans leur grande majorité à conserver cette monnaie. Cela semble aussi avoir été le choix des Grecs – même privés de référendum – alors que, pourtant, la moins mauvaise solution pour eux aurait été de sortir de l’Euro, voire d’aller jusqu’à répudier leurs dettes publiques. Même si aucune comparaison ne vaut raison, les Grecs auraient pu faire comme les Argentins.

Mais revenons aux faits, avant d’essayer de comprendre les peurs, les craintes et les souhaits de nos compatriotes.

La zone Euro, dans sa composition actuelle, et avec les décisions prises par la BCE, ne peut subsister sans causer des dommages de plus en plus irrécupérables, au moins du point de vue de la France et des Français.
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C’est le sauve qui peut au niveau des banques privées et de la BCE : tout cela pour faire semblant de sauver la Grèce

Petites mises au point techniques sur les magouilles des banquiers, de la BCE et du FMI en ce qui concerne la Grèce, la dette et l’euro.

Tribune de Bruno Lemaire, Professeur émérite HEC (spécialiste de la pensée économique Maurice Allais), et Jean-Richard Sulzer, Professeur à l’Université Paris Dauphine. (SOURCE: Nation Presse)

La Grèce ne pourra jamais rembourser la totalité de ses dettes publiques : tout le monde le sait depuis des mois, voire des années. Mais tout le drame, terrible par ses conséquences sur le peuple grec – dont la pensée a irrigué notre vieille Europe – et d’un cynisme scandaleux, consiste en ce qu’il faut refuser de déclarer ouvertement ce défaut.

Il s’agit donc que les créanciers de la dette acceptent « volontairement » de remettre une partie de cette dette, 50 ou 60 %. Si cette « remise de dette » n’est pas volontaire, alors les fameux CDS – ceux que l’on doit à la « créativité financière » de banques comme JP Morgan, et qui ont causé la faillite de Lehman Brothers – se déclencheraient. Dans ce cas, nul ne sait vraiment ce qui arriverait aux créanciers, et au système financier européen, voire mondial. Ce serait sans doute pareil si la Grèce décidait de rompre ces négociations, en quittant, ou non, la zone Euro.

On comprend pourquoi les banquiers, que ce soient ceux de la BCE, du FMI, de la Commission Européenne ou ceux qui ont été placés à la tête des gouvernements grec ou italien ne l’entendent pas de cette oreille : il faut que les grecs payent, et payent encore, même si nos gouvernants et leurs conseillers savent bien que c’est impossible : ce n’est pas un plan d’austérité supplémentaire qui transformera la fin inéluctable de cette tragédie grecque : les grecs ne peuvent s’en sortir ainsi, mais il ne convient pas de le dire.

Et que fait donc la BCE, dans tout cela ? Et bien, elle aussi, elle prête, et elle prête encore, mais cette fois aux banques privées – pas aux Etats. La BCE va d’ailleurs se retrouver au même niveau d’endettement que Lehman Brothers, juste avant sa faillite. Certes, en tant que banque centrale, elle risque moins : on ne peut supposer qu’elle fera défaut, elle, quoique …

La BCE demande aux banques européennes « privées » d’avoir 9 % de fonds propres. Après l’émission monétaire programmée pour février, elle-même n’aura toujours que 80 milliards de capitaux propres (69 milliards seulement d’après ‘Le Monde’) pour asseoir un bilan de l’ordre de 4 000 milliards d’euros, d’où un ratio de l’ordre de 2 %. Là encore, la BCE ne s’applique pas ses propres conseils.

Et c’est pourtant la BCE dont nos adversaires louent la sagacité et la compétence, et c’est le programme de Marine Le Pen que certains font mine de juger dangereux sur le plan monétaire. Or Marine Le Pen propose d’émettre en cinq ans l’équivalent de 225 milliards d’euros (45 milliards annuels) pour financer la dette française – alors que la BCE, en cinq ou 6 semaines (décembre et février) va avoir émis plus de 1000 milliards (voire plus) – ce qui, ramené au poids relatif de la France dans la zone euro (un peu plus de 20 %) correspondrait à 200 milliards : 225 milliards en 5 ans, ou 200 milliards en 5 semaines … voilà le choix proposé aux français !

Quand on sait, de plus, que les banques privées, pour bénéficier de cette manne de la BCE, déposent en garantie des « collatéraux » d’une valeur plus que douteuse – que la BCE n’aurait jamais acceptés ne fut-ce qu’il y a 6 mois – on se demande si ce n’est pas la BCE elle-même qui est en train de détruire, sinon la zone Euro, du moins la valeur relative de la monnaie unique, qui ne vaudra bientôt plus guère plus qu’un billet de monopoly. Ou de la monnaie de singe, puisque, comme le dit le dicton financier : « with peanuts you get monkeys »