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Ecologie : Marine Le Pen répond aux questions d’Hubert Reeves

En plus de la recherche sur l’hydrogène le FN est le seul parti qui défend depuis de longues années la recherche sur les centrales au thorium ( Réacteur nucléaire à sels fondus). Des centrales nucléaires écologiques et totalement inoffensives. La recherche a été abandonnée au profit de l’uranium dans les années 70.  Il serait temps peut-être de mettre les moyens pour la relancer.


Question d’Hubert Reeves : Tout se passe dans cette campagne électorale comme si l’environnement n’était pas quelque chose de grave. La COP 21 a été un moment historique où 195 pays se sont mis d’accord sur un problème majeur, le réchauffement climatique. Comment comptez-vous poursuivre cette action ?

Réponse de Marine Le Pen : Je ne suis pas d’accord avec vous. Nous avons de notre côté beaucoup parlé d’environnement lors de conventions et conférences dédiées. Très récemment, j’ai mené une conférence spéciale sur la France durable mais on en parle trop peu dans les médias. Lors de la COP21, 195 pays se sont mis d’accord après de longues négociations. Mais la COP21 ne fera pas concrètement la transition énergétique en France : c’est aux Français d’agir avec les atouts et les contraintes géographiques et économiques de notre pays.

Une mise au point importante : face au problème du réchauffement climatique, il s’agit de se passer avant toute chose des énergies fossiles. Tous les moyens techniques et technologiques existent, les prix sont comparables aux énergies fossiles, mais il faut faire environ 1600 milliards d’euros d’investissement sur le long terme ! Se passer du nucléaire en même temps que des énergies fossiles est infaisable voire irresponsable. Il sera intéressant de mettre les moyens pour la recherche appliquée sur la filière thorium : ce matériau étant fertile mais non fissile, les centrales au thorium ne peuvent pas s’emballer ; elles produisent nettement moins de déchets dangereux. Elles peuvent constituer une partie de notre mix énergétique si nous avons besoin de renouveler nos centrales nucléaires.

Demain, l’hydrogène

Dans ce nouveau paysage de l’énergie, un vecteur de stockage d’énergie, substitut de l’essence, du diesel et du gaz naturel est Continuer la lecture de Ecologie : Marine Le Pen répond aux questions d’Hubert Reeves

Norvège : Combustible nucléaire, le thorium au banc d’essai

La société norvégienne Thor Energy s’apprête à tester le thorium comme combustible nucléaire alternatif à l’uranium qui alimente les réacteurs nucléaires de 2e et 3e génération. Elle parie entre autres sur les réserves importantes dont dispose le pays nordique et sur une nouvelle orientation de la filière nucléaire.

Plus de ressources, moins de déchets

Le thorium est encore plus abondant que l’uranium dans la croûte terrestre où il est présent sous la forme d’un seul isotope, le thorium 232. Fertile, ce thorium 232 peut se transformer par absorption d’un neutron en uranium 233, élément fissile tout comme l’uranium 235 utilisé dans les réacteurs actuels à eau pressurisée (type des réacteurs du parc nucléaire français). Or, la fission de l’uranium 233 produit un peu plus de neutrons que celle de l’uranium 235, ce qui permettrait de produire davantage d’énergie avec une quantité donnée de minerai.

En outre, les déchets radioactifs de la filière, enjeu sensible pour le secteur électronucléaire, seraient moins abondants dans le combustible usé (bien que très radioactifs) et se dégraderaient plus rapidement. Ceux-ci ne pourraient pas être utilisés dans le cadre de la production d’armement nucléaire. Pour toutes ces raisons, Thor Energy mise sur le thorium, un minerai jugé compétitif par le groupe lorsque les prix de l’uranium s’élèveront (après 2020 selon leurs estimations).

La filière thorium-uranium 233 a toutefois déjà suscité l’intérêt des chercheurs, et ce dès les années 1950. Elle avait alors été Continuer la lecture de Norvège : Combustible nucléaire, le thorium au banc d’essai

Écologie : Et si le FN avait eu raison de croire au thorium ? (vidéo)

Les centrales au Thorium présentent tous les avantages de l’uranium sans ses défauts. La France regorge de Thorium, or à part le Front National qui propose cette alternative  depuis 2007, aucun parti ne s’est intéressé à la question. Dommage car de nombreux pays semblent aujourd’hui considérer l’exploitation du Thorium comme une énergie crédible .
Pour que le thorium puisse être exploité, il est nécessaire de changer la technologie des réacteurs actuels. Des études sont engagées sur les réacteurs à sels fondus. Pour le Suisse Jean-Christophe de Mestral, physicien et auteur de L’atome vert – Le thorium, un nucléaire pour le développement durable,

il y a « des réserves pour 10 000 ans au moins« . De plus le thorium permet une gestion des déchets bien plus simples ; un risque zéro de fusion du réacteur et donc d’accident majeur ; une capacité à incinérer les déchets de longue durée du nucléaire actuel et du nucléaire militaire. »

Tout ces éléments étant connus depuis les 60, on peut légitimement s’interroger pourquoi une telle merveille technologique n’a jamais vu le jour. Pour l’auteur les américains ont du« choisir entre l’uranium et le thorium. Les militaires avaient eu leur mot à dire en pleine guerre froide. Et c’est la filière uranium qui a été choisie, car c’est elle qui permet de développer des armes nucléaires aisément. »

Un réacteur à sels fondus de thorium pouvant produire 200 fois plus d’énergie que la même masse d’uranium avec un risque et un cout écologique proche de zero, cette technologie pourrait nous entrainer vers du nucléaire durable !.

La plus grande barrière pour l’utilisation du thorium ? Le coût du changement selon Didier Julienne du journal LES ECHOS. Il faudra donc attendre avant de crier victoire

Mais les volontés de recherches sont enfin là: La Norvège s’apprête à tester dans le réacteur d’essai d’Halden, le Thorium; en chine et en Inde, les recherches et les essais s’intensifient. En France, c’est le LPSC de Grenoble (CNRS) qui travaille ce sujet… mais que de temps perdu…..

Et si au lieu de le diaboliser on avait écouter le FN, plutôt que les verts ?