Archives par mot-clé : Charles Gave

Bistro Libertés avec Charles Gave : Faut-il commémorer mai 68 ?

Charles Gave incarne le libéralisme dans lequel je peux me reconnaitre. Il prouve que l’on peut s’opposer au mondialisme, à l’immigrationisme et au consumérisme sans sombrer dans le communisme le plus con et la posture petite bourgeoise anti-moderne comme celle de la catho barbante Charlotte d’Ornellas.
Le discours de Gave devrait être celui du FN… si les membres de ce parti étaient un peu malin.

L’économiste Charles Gave sur l’UE et l’euro: C’est l’URSS votre truc!

Charles Gave, libéral pur jus, est aussi président de l’Institut des Libertés. Il pousse un coup de gueule en plein direct sur BFM business.

Ça fait 40 ans qu’ils essayent de détruire la France, ils essayent de détruire l’Italie, ils essayent de détruire l’Espagne pour construire ce mythe de la nation européenne. C’est l’URSS votre truc!

L’exception culturelle ou quand de Gaulle inventait l’eau sèche

Nous ne partageons pas le rejet absolu du protectionnisme de la part de Charles Gave. En revanche la critique qu’il formule contre l’hégémonie culturelle de la gauche est à la fois juste et pertinente.

À lire

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Gramsci, le penseur Italien Marxiste du début du XX éme siècle, soutenait que quiconque prenait le contrôle du monde de la culture se retrouverait automatiquement en contrôle du Antonio-gramscimonde politique trente ou quarante ans après, le monde politique tombant comme un fruit mur une fois le lavage des cerveaux terminé.La situation Française actuelle vérifie, ô combien, ce pronostic.Le monde de la culture est totalement dominé par la gauche depuis bien longtemps et de ce fait l’emprise politique de cette dernière ne cesse de s’alourdir sur la société Française, pour arriver à un quasi monopole aujourd’hui.

Mais le plus extraordinaire est que cette conquête de la Culture par la Gauche a été organisée et facilitée par… la  Droite Bonapartiste, c’est à dire par les Gaullistes.Revenons en arrière.Au début des années 60, les « Intellectuels » Français brillent de mille feux, et sont traduits dans toutes les langues, qu’ils soient de Gauche ou de Droite.Quand j’avais vingt ans, je pouvais former mon esprit en lisant Camus, Aron, Jouvenel, Sartre, Foucault, Mauriac,Jean-François Revel, René Girard, Ellul… et dans un mode mineur, Fourastié,  JJSS , Suffert, Vianson Pontet…

Dans le domaine du Cinéma s’illustraient Renoir, Truffaut, Tati, Pagnol, Carné, Godard. Des acteurs immenses illustraient nos théâtres :Gérard Philippe,Raimu,Jouvet, Michel Simon, Gabin, Blier. Montand, Brassens, Leo Ferré, Jacques Brel  Edith Piaf, n’avaient besoin d’aucune protection culturelle pour passer en boucle sur les ondes……. Et,tous  n’étaient pas Gaullistes, loin s’en faut.Et c’est la que le drame se produisit.

Agacé par le manque de considération que beaucoup de ces gens talentueux lui témoignaient, de Gaulle, influencé par Malraux (homme de gauche) décida de créer le « Ministère de la Culture ». L’idée était simple et avait déjà très bien fonctionné sous Louis XIV: si l’Etat distribuait les subventions, les intellectuels Français, à la place d’être des Continuer la lecture de L’exception culturelle ou quand de Gaulle inventait l’eau sèche

TIMBER! par Charles Gave

L’or devrait monter… mais il baisse. Aujourd’hui il s’est même pris une grosse gamelle. La raison ?
l’écroulement de la vélocité de la monnaie. L’inflation n’est pas seulement due à la baisse de la valeur de la monnaie, mais aussi à sa vitesse de circulation…. et c’est là que ça coince… et quand ça coince ça veut dire que ça va se corser…. comme l’explique Charles Gaves dans l’excellent billet qui suit :

TIMBER! par Charles Gave

Comme les lecteurs de l’Institut le savent, je ne suis pas un partisan inconditionnel de l’or.Il y a environ 18 mois, j’avais même consacré l’une de ces chroniques à la nécessité de vendre le métal jaune alors que son cours était aux alentours de $ 1800 par once.

Je devrais donc être satisfait de le voir baisser, et pourtant, je ne le suis pas, pour une raison très simple: Comme le graphique ci dessus le montre, chaque fois que l’or a baissé dans le passé (périodes hachurées en blanc sur le graphique), cela a correspondu à une baisse du taux d’inflation aux Etats-Unis.

Quelques explications

La ligne rouge, échelle de droite, correspond à la variation de l’indice des prix de détail aux USA sur les 12 derniers mois

Le hachurage gris correspond aux moments où le cours de l’or fait mieux que le cash en dollar, ajusté pour les taux d’intérêts que l’on peut recevoir sur ce cash.

Quand l’or fait mieux que le cash, cela veut dire en général que la politique monétaire Américaine est quelque peu « incontinente », ce qui dans le passé a toujours déclenché une hausse de l’inflation.

Fort bien, mais va me demander le lecteur, mais qu’est qui vous ennuie en ce moment?

Une chose: de l’avis général, la politique monétaire serait éminemment laxiste en ce moment  et donc l’or devrait monter, or il baisse, et à cela il y a deux explications.

  •  Celle du grand complot international, à laquelle je ne prête pas d’attention.
  • Celle d’un écroulement de la vélocité de la monnaie (trou noir financier) quelque part dans le système, qui m’ennuie beaucoup plus, et que je vais développer ci dessous Continuer la lecture de TIMBER! par Charles Gave

Tartuffe, Saint patron des socialistes

Extrait d’un texte de Charles Gave

(…) Le danger pour tous nos Tartuffes est en fait que le voile ne se déchire et que les Français se rendent compte d’un seul coup et tous ensemble qu’ils sont gouvernés par des hypocrites malhonnêtes.

Le coup était déjà passé bien prés avec l’affaire ou les affaires DSK,  mais voila qui commence  à  faire-un peu- désordre. Cahuzac+ DSK = Doute existentiel sur la qualité de nos élites, voila qui est dangereux.

Ils essayent  donc  d’expliquer  qu’il s’agit là  d’une faute « individuelle » , que cela n’a rien à  voir avec eux que leurs intentions étaient et restent pures et qu’l ne faut pas oublier que le vrai ennemi n’est pas celui qui vole la richesse , mais celui qui la crée,  la palme revenant  à  un article de Libération expliquant que le crime de monsieur Cahuzac  trouvait sa source dans le Libéralisme ambiant…Las.

La France, comme chacun  le sait a une Presse de qualité qui ne survivrait pas une seconde sans les subsides de l’Etat.  D’ou la  farouche indépendance dont elle fait preuve sans arrêt dans la recherche des vraies responsabilités.Mais est ce bien sur qu’il s’agit là d’un crime individuel?

Se pourrait-il que ce soit non pas la pratique du Socialisme par certains qui serait fautive, mais l’essence même de cette nouvelle religion qui soit pourrie?En toute honnêteté,  je me contrefous de monsieur Cahuzac et de ses turpitudes. La réalité est que Socialisme , Tartufferie et Crime sont consubstantiels et qu’il ne peut pas en être autrement .

Revenons à  la source de toute vraie corruption qui n’est jamais l’argent mais le Pouvoir. Le corrompu est TOUJOURS quelqu’un qui dispose d’un pouvoir POLITIQUE et qui se fait acheter. De nombreuses études ont été faites sur la corruption dans tous les pays du monde, des classements sont publiés chaque année, des think tanks se penchent sur ces problèmes  en temps réel et les conclusions sont toujours les mêmes: ce qui crée la corruption, c’est l’accès sans contrôle par les détenteurs du pouvoir  politique  à de l’argent qu’ils n’ont pas gagné.

Mettez des hommes devant la possibilité de transformer de l’argent public dans de l’argent privé, et un certain nombre d’entre eux succomberont à  la tentation.   C’est ainsi , et cela se passera toujours ainsi. (Voir Zadig (si vous ne trouvez pas demandez à Monsieur Frédéric Lefebvre))En fait, dans tous les classements internationaux de la corruption, il existe une corrélation quasiment parfaite entre le poids de l’Etat dans l’économie et l’indice de corruption, et c’est bien normal , il ne peut pas en être autrement.

Et comme le poids de l’Etat ne cesse de monter dans notre économie (à cause des Socialistes, certes mais aussi hélas à  cause d’une droite Française stupidement  Etatiste), la France ne cesse de reculer dans tous ces classements pour se retrouver à  des niveaux de pays assez peu réputés pour l’éthique de leur classe politique.Et le pire est que la population s’y habitue et trouve cela « normal ».

Prenons quelques exemples de corruption patente et qui pourtant n’ont alarmé personne: Continuer la lecture de Tartuffe, Saint patron des socialistes

Schumpeter et Tocqueville par Charles Gave

Schumpeter, au début des années 20 était dans un café à Vienne avec un ami; entre Max Weber, le grand, l’immense sociologue, et tous les trois de commencer à discuter sur ce qui se passait à ce moment la en Russie, avec la prise de pouvoir par les communistes. Schumpeter, très calmement annonce que l’expérience va échouer et qu’elle sera a l’origine de dizaines voir de centaines de million de morts d’abord en Russie, et ensuite dans le monde entier. Plus Schumpeter développe ses arguments, plus Max Weber devient agité et plus il se met à hurler qu’il est absolument intolérable de prévoir de telles horreurs et de ne rien faire pour les empêcher. Le ton continue à monter au point que Schumpeter se croit obligé de reprendre son manteau pour sortir. Une fois dehors, son ami (qui a rapporte cette altercation) demande a Schumpeter ce qu’il pensait de cette discussion.

Très calme, notre héros lui dit : « Je ne comprends pas comment un homme aussi bien élevé peut crier aussi fort dans un café. « 

Il y a dans cette anecdote tout ce que j’aime chez Schumpeter.

Une capacité incroyable à analyser une situation et à en tirer une conclusion logique sans que ses préférences personnelles influent en quoi que ce soit sur son analyse. Von Mises ou Hayek auront aussi cette capacité, mais il sera toujours possible de leur opposer que leurs conclusions sont douteuses parce qu’entachées par leurs préférences politiques personnelles. Pas Schumpeter. Il analyse froidement la situation, et en tire les conclusions qui lui semblent s’imposer tout en faisant abstraction de tout à priori normatif. C’est ce qu’il appelait avoir l’esprit « scientifique ».
Il avait un humour incroyable que seuls Bastiat, Milton Friedman ou Keynes ont approché, tant il est vrai que la plupart des économistes sont d’un ennui foudroyant. Il disait qu’il avait trois buts dans la vie, être le meilleur économiste de tous les temps, mais aussi le meilleur amant et le meilleur cavalier. Ensuite, il ajoutait « et pour ce qui est des chevaux, j’ai encore des progrès à faire »
Il parlait toutes les langues, était d’une culture incroyable (voir son histoire des idées économiques) et il est mort en lisant les tragédies d’Eschyle dans le texte en Grec ancien. Il était aussi a l’aise en sociologie (son analyse de la sociologie de Karl Marx est un classique) qu’en économie ou en économétrie…Bref, un géant de la pensée, un vrai.

Son grand livre s’intitule » Capitalisme, Socialisme et Démocratie » et c’est dans ce livre qu’il introduit la notion de « création destructrice » qui seule permet la croissance économique, mais ce grand livre est incroyablement pessimiste.

Sa thèse, grossièrement résumée est la suivante :

Le capitalisme permet la croissance économique et une hausse du niveau de vie de tout un chacun et il est le seul à les permettre. Cette hausse du niveau de vie va permettre à la population entière d’être éduquée. Ce besoin d’éducation va créer une classe d’intellectuels qui ne pourront pas ne pas haïr de toutes leurs forces la création destructrice tant ils voudront être les seuls a y échapper (si on avait demandé aux dinosaures si le Darwinisme était une bonne idée, nul doute qu’ils auraient répondu par la négative).

Cette classe intellectuelle allait certainement prendre le contrôle du système démocratique par le vote, et son seul et unique but serait d’empêcher la création destructrice d’avoir lieu, ce qui tuerait toute croissance et amènerait à de plus en plus d’interventions de la part du pouvoir politique et donc à une chute encore plus forte de la croissance, la fin ultime étant un corporatisme protectionniste et la stagnation économique au mieux, un écroulement du système démocratique, au pire.

Schumpeter se hâtait d’ajouter que ce n’était pas ce qu’il souhaitait, mais ce qui lui semblait inévitable…On voit à quel point cette analyse est différente de celle de Milton Friedman, pour qui capitalisme et démocratie étaient l’envers et l’endroit de la même pièce de monnaie. J’ai longtemps cru que Milton avait raison et que Schumpeter avait tort.

Les événements actuels m’amènent à penser qu’il n’avait peut être pas si tort que ca…Partout de pseudo intellectuels ont pris le pouvoir (Obama, Holland, Monti, la commission Européenne), et ils n’ont comme point commun que leur détestation du capitalisme et de la création destructrice.

Partout les prix de marché qui seuls permettent des décisions rationnelles sont supprimés (Euro, taux d’intérêts) ou manipulés (Taux de change, salaire minimum, privilèges de la fonction publiques, capitalisme de connivence,etc…).Partout ou les intellectuels ont pris le pouvoir, partout les entrepreneurs sont vilipendés et taxés a mortJamais l’écart entre ces élites éduquées et le peuple n’a été aussi immense, jamais les procédures électorales n’ont été autant manipulées pour que cette caste des « cognoscenti » reste au pouvoir envers et contre tout. Entre Berlusconi qui manipule l’électorat avec son réseau de télévisions et de journaux et les technocrates français au pouvoir depuis longtemps grâce au contrôle qu’ils ont du monde de la culture et de l’éducation nationale, je ne vois pas bien la différence.Pour éviter de tomber dans un pessimisme Schumpetérien et garder mon optimisme Friedmanien, je peux peut être faire l’analyse suivante.

Il existe des pays où nous n’avions ni liberté économique ni Démocratie. Apres la chute du mur de Berlin, les autorités dans ces pays ont DU donner à leurs peuples la liberté économique et donc permettre à la destruction créatrice d’avoir lieu. La croissance a suiviCette croissance amènera à terme à la Démocratie (thèse de Friedman), qui après quelques décennies sera capturée par nos incompétents sur diplômés (thèse de Schumpeter).

Peut être après tout le cycle long est-il:

-Capitalisme

-Hausse du niveau de vie

-Apparition d’une classe d’intellectuels, qui s’emploient à tout foutre en l’air, avec tout le succès que l’on voit en France en ce moment.

-Stagnation

-Révolution ou Reforme

-Baisse du niveau de vie

-Dictature

-Retour à la case départ?

Ce qui voudrait dire que en ce qui concerne le placement des capitaux, il faudrait être aujourd’hui en Asie ou en Amérique Latine, surveiller les USA et la Grande Bretagne dans l’espoir d’un sursaut et rester en Suède ou au Canada qui sont déjà passés par la case Révolution ou Réforme

Mais Dieu que l’Euroland est mal partie si cette analyse est juste…

Par Charles Gave/ le 11/3/13

Quand les technocrates tuent la croissance en Europe

Texte de Charles Gave

De 1975 a 2000 , la croissance en Europe, telle que l’on peut la mesurer en utilisant les indices de la production industrielle était de 2. 5% par an en moyenne.

Qui plus est, la dispersion autour de cette moyenne était très faible, chacun croissant allégrement de 2.5 % par an, avec cependant des petits à-coups de temps en temps, corrigés très vite, ce qui permettait à chaque pays de revenir dans le peloton sans trop de problèmes. l

A partir de 2000, une vraie catastrophe semble avoir frappé les économies du vieux continent.

La croissance s’arrête NETTE.

La moyenne (ligne orange sur le graphique) passe d’une pente fort régulière de 2.5 % par an à une pente de 0 % par an. Les 12 dernières années sont DE LOIN les pires en Europe depuis les années trente, en tout cas pour les pays de l’Europe du Sud

De plus,la dispersion autour de cette moyenne « explose » pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale et l’Europe se scinde en deux.

D’un coté, l’Allemagne (accompagnée de certains pays du Nord) qui continue sa croissance , et de l’autre la France, l’Espagne, le Portugal ou l’Italie qui perdent entre 10 % et 20 % de leur capacité industrielle (en 12 ans!),ce qui ne s’était JAMAIS produit.

Mais quelle est donc cette catastrophe, ce Tsunami qui a réussi à tuer en si peu de temps toutes ces économies en Europe dont la croissance équilibrée faisait l’admiration du monde entier?

La réponse est simple. Une intervention technocratique dans l’un des prix les plus importants dans tout ce qui touche à l’allocation du capital, le taux de change.

Revenons en arrière: En 1990, l’Allemagne se réunifie, ce qui créé une immense panique en France. Munie d’une banque centrale crédible, la Bundesbank, possédant la plus grande et la plus efficace économie en Europe, l’Allemagne va dominer ses voisins et le DM devenir la monnaie de réserve et d’épargne de chaque Européen, ce qui interdira aux technocrates/élus Français de continuer à vivre au dessus de leurs moyens et d’enregistrer déficits budgétaires sur déficits budgétaires.

Branle bas de combat entre Delors, Trichet and co, et l’Euro est mis en chantier avec comme but ultime de tuer la Bundesbank et de pouvoir continuer à avoir des déficits.

Le prix à payer toutefois était d’avoir un taux de change fixe avec la monnaie Allemande.

Or c’étaient les variations des taux de change entre DM et les autres monnaies européennes qui permettaient aux différents systèmes de s’adapter au travers du temps.

Prenons l’exemple de l’Italie qui doit « porter » une Italie du Sud quelque peu corrompue, inefficace et criminelle.

L’Italie du Nord, extraordinairement efficace, avait comme habitude de gagner des DM et de transférer des Lires vers l’Italie du Sud. Quand le poids de l’Italie du Sud devenait si important qu’il mettait en danger la compétitivité de l’Italie du Nord, une dévaluation de la Lire suffisait à remettre les pendules à l’heure et l’Italie recommençait à croitre de 2 % a 3 % par an, sans problème.

Prenons le cas de la France qui a le bonheur de compter 40 % de fonctionnaires de plus que l’Allemagne par 10000 habitants (autre forme de corruption).

Même scenario: les entreprises recevaient des DM, les fonctionnaires des francs français et tout revenait à l’équilibre par l’intermédiaire d’un changement de parité qui ne faisait qu’entériner les différences qui existaient entre les pactes sociaux des différents pays.

A partir de l’Euro, le Sud de l’Italie et les fonctionnaires Français ne reçoivent plus qui des Lires qui des Francs français mais bel et bien des DM, ce qui rend les entreprises Italiennes et Françaises , à terme , complètement non compétitives avec leurs concurrentes allemandes.

Que le lecteur imagine que les entreprises Italiennes doivent payer une forme de protection et les entreprises françaises un cout du super siège social qu’est la superstructure étatique et que les entreprisses allemandes n’ont a payer ni l’un ni l’autre..et cela dans la même monnaie…c’est entrer dans un ring de boxe contre les allemands avec les mains attachées derrière le dos.

Et donc les usines ferment en Italie, en Espagne, en France pour aller s’installer en Allemagne.

La logique ultime de l’Euro est qu’à terme il n’y aura plus d’usines nulle part en Europe, si ce n’est en Allemagne…

Mais comme il faut bien continuer à payer la Mafia en Italie ou les fonctionnaires en France, et que les recettes fiscales s’effondrent compte tenu du départ des usines Outre Rhin , eh bien il faut emprunter ces transferts et les déficits budgétaires explosent…ce qui amène les génies qui nous gouvernent (et qui ont inventé l’Euro) à augmenter les impôts (pour réduire le déficit budgétaire…ce qui ne marche jamais), mais ce qui rend l’Italie et la France encore moins compétitive, ce qui fait que plus d’usines partent en Allemagne, et ainsi de suite …

En fait, l’Euro est une stupidité économique inimaginable: bloquer le taux de change entre des pays qui ont des productivités différentes n’a jamais marché, nulle part et a par contre toujours amené à des désastres économiques, politiques et sociaux .

Nous y sommes , en plein milieu…

Quand l’Euro a été créée en 2000, j’ai écrit un livre, « des Lions menés par des Anes » dans lequel je disais que l’Euro allait amener à trop de maisons en Espagne, trop de fonctionnaires en France, trop d’usines en Allemagne.

Hélas, j’aurais préféré avoir tort

Le désastre est d’une telle ampleur que j’étais persuadé que l’Euro devait et aller disparaitre, et cela de façon Démocratique.

La classe (au sens Marxiste du terme ) des technocrates qui l’a crée se rend cependant bien compte que son pouvoir ne tient que par l’Euro et fait tout pour que l’Euro survive, même si cela doit amener la ruine des populations Européennes. Eux, ils continueront à tres bien se porter et à aller de symposium en conférence et de Davos a Aspen.

Ce qui veut dire que l’exécution finale de ce monstre sera sans doute révolutionnaire et non pas Démocratique, lorsque l’un des pays martyrisés se souviendra qu’il est SOUVERAIN et sortira sans demander d’avis à personne ce qui sera bien embêtant.

Charles Gave (économiste): C’est une espèce de coup d’État larvé contre les souverainetés qui est en train d’échouer.

Vous avez été un des premiers à prédire les difficultés de l’euro. Vous trouvez-vous aujourd’hui conforté ?

Depuis la création de l’euro, je n’ai cessé de dire qu’il s’agissait d’un système bancal qui ne peut fonctionner puisqu’il n’existe pas de mécanisme d’ajustement des différences de productivité des pays membres. Autrefois, ces différences étaient réglées par des dévaluations ponctuelles devenues impossibles. Ce qui ne peut s’ajuster a vocation à exploser. Aux États-Unis, il existe aussi des différences de productivité entre États, mais il y a une volonté de vivre ensemble, ce qui, pour Ernest Renan, constituait une nation, qui conduit à accepter que l’on taxe les plus productifs pour payer les moins productifs. Cette volonté n’existe pas en Europe, qui est une civilisation et non un pays. L’euro est donc une tentative, faite par une classe politique de créer une nation européenne. La crise, pense-t-elle, forcera la création d’un État fédéral, de transferts entre les pays et d’un ministère des Finances. C’est une espèce de coup d’État larvé contre les souverainetés qui est en train d’échouer. Car, comme l’a montré le cas de l’Union soviétique, la technocratie, cela ne marche pas. C’est la liberté qui marche.

Vous évoquez une « tentative de coup d’État ». Pourquoi cette tentative : par volonté de puissance ou parce que, sincèrement, ces politiques pensent que l’Europe est une solution ?

Depuis soixante ans, coexistent deux idées européennes. La première, celle de De Gasperi, Adenauer, Pie XII et Robert Schumann, voulait recréer l’Europe catholique des XIIe et XIIIe siècles, et voyait dans l’Europe un espace de liberté basé sur le principe de la subsidiarité. En cas de problème entre deux entités, on en appelle à l’échelon supérieur et on crée des instances d’arbitrage. La seconde est celle de Jean Monet et des technocrates français qui ont décidé de créer un État pour faire renaître l’Empire romain afin de s’opposer aux Américains et d’empêcher la domination allemande. Cette vision l’a emporté. Évidemment, la volonté d’augmenter leur pouvoir personnel existe aussi. Ces technocrates pensent que leur rôle est d’assurer le bonheur des peuples malgré eux. Ils ne croient pas à la liberté individuelle. Il suffit d’observer les institutions européennes : il n’y a pas de séparation des pouvoirs.

Pourquoi la classe politique française ne s’est guère opposée à cette dérive ?


Depuis la présidence Giscard, la France est gouvernée par une classe administrative qui, de droite comme de gauche, est représentative de cette idée technocratique. Les référendums sur Maastricht ou sur la Constitution européenne ont montré que le peuple n’acceptait pas cette dérive. Mais il l’admettait. À présent, les gens se rendent compte que cela ruine le pays. La prochaine étape sera donc de se débarrasser de cette classe administrative. Mais j’ignore comment.

La voie fédéraliste ne peut-elle pas l’emporter ?

C’est ce qui s’est passé jusqu’à présent. Tout le monde s’est mis au garde-à-vous au dernier sommet de Bruxelles, mais le diable est dans les détails. Continuer la lecture de Charles Gave (économiste): C’est une espèce de coup d’État larvé contre les souverainetés qui est en train d’échouer.