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« Achetez de l’or et des maisons car les banques vont bientôt exploser »

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L’œil du cyclone, c’est cet endroit bien connu dans la tourmente, un endroit de calme plat, un endroit où tout semble aller pour le mieux et en réalité… ce n’est qu’un moment, qu’une pause dans le passage du cyclone.

La situation économique que nous vivons correspond en tout point à la définition de l’œil du cyclone. Encore une fois, rien n’a changé depuis 2007, début de la crise dite des subprimes.

Beaucoup d’agitation, beaucoup de plans de relance, beaucoup d’argent dépensé, un nombre incalculable de sommets et de réunions de la dernière chance, des moyens colossaux mis en œuvre mais au bout du compte, rien ou presque n’a changé.

Alors ce soir, en ce jour de baisse de l’or relativement importante, je tenais à partager avec vous ma conviction la plus profonde sur la situation économique.

Vous dire que vraisemblablement ce mouvement baissier va nous conduire sur le seuil des 1.000 dollars l’once, et que nous allons pouvoir nous renforcer à bon compte sur le métal jaune, car encore une fois, rien n’a changé.

Avant de vous faire un petit exercice de prospective, je voulais partager avec vous une information chiffrée vraiment importante car tout le reste en découle logiquement.

Un accord merveilleux sur l’union bancaire

Avant de vous donner cette information chiffrée, petit retour sur l’événement insignifiant d’hier concernant l’accord sur l’union bancaire en Europe, obtenu de longue lutte et d’arrachée ! Un accord qui nous est vendu avec moult tambours et trompettes ! Un véritable concert de louanges où des mamamouchis incompétents et corrompus s’autocongratulent sous le regard bienveillant d’une presse complice relayant le message divin d’espoir sur la solidité des banques.

Alors retenez ceci. D’ici 10 ans (n’oubliez pas que le temps en Europe est une notion très spécifique permettant de bien saisir le principe de relativité cher à Einstein), nous aurons un fonds de garanti doté de 55 milliards d’euros… dans 10 ans ! 55 milliards seulement et pour l’Europe entière. Autant dire rien !

Maintenant, je reviens sur cet article du Monde dont je voulais vous parler avec les chiffres qu’il dévoile et qui sont parfaitement vrais. Ils sont vrais et terrifiants. Jugez plutôt.
Les produits dérivés dépassent leur niveau d’avant-crise

« L’étude publiée mardi 17 décembre par le cabinet d’analyse financière indépendante AlphaValue, intitulée « Quelles banques sont des Fukushima en puissance ? », montre que ce n’est pas près de changer. Celle-ci révèle en effet que la valeur notionnelle des dérivés (c’est-à-dire la valeur faciale qui apparaît sur les contrats de ces produits) dépasse désormais son niveau d’avant la crise des subprimes.

Au premier semestre 2013, elle s’élevait en effet à 693.000 milliards de dollars, contre 684.000 milliards au premier semestre 2008, selon les chiffres que le cabinet a tirés des rapports de la Banque des règlements internationaux (BRI). L’équivalent de dix fois le PIB mondial, contre trois fois le PIB mondial il y a quinze ans. »

« AlphaValue a également épluché les documents officiels des grandes banques européennes afin de déterminer quelles sont celles qui détiennent les montants notionnels de produits dérivés les plus élevés. »

Et voici le classement que je vous conseille d’imprimer et de mettre sur votre table de chevet. Ainsi, lorsque vous douterez de votre stratégie patrimoniale, et certains parmi vous risquent de connaître de fortes périodes de doutes dans les prochaines semaines, regardez quelques minutes seulement cette petite feuille de papier. Regardez-là et rappelez-vous que c’est précisément pour cette raison, et quoi que l’on vous dise, quoi que vous entendiez, quelles que soient les analyses fumantes et fumeuses que l’on vous livre.

1/ Deutsche Bank : 55.600 milliards
2/ BNP Paribas : 48.300 milliards
3/ Barclays : 47.900 milliards
8/ La Société générale : 19.200 milliards
9/ Le Crédit agricole : 16.800 milliards

Maintenant, effectuez par vous-même l’addition pour ces 3 banques françaises, puis comparez la somme totale… au PIB de la France qui est globalement de 2.000 milliards d’euros.

Si une seule banque française explose, c’est toute la finance mondiale qui explose, et Continuer la lecture de « Achetez de l’or et des maisons car les banques vont bientôt exploser »

Les socialistes taxent les pauvres… et l’or !

On vous dit que ce sont des dingues… mais des dingues intéressés… n’est ce pas Fabius ?!

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Par Charles Sannat

La commission des finances de l’Assemblée nationale a porté le 10 octobre la taxe sur la vente ou l’exportation de métaux précieux de 8 à 12%. Voici des informations à ce sujet car, en ces temps de disette fiscale pour notre gouvernement, chaque jour nous avons droit à la création d’un nouvel impôt et autre nouveauté sortie de notre classe politique dépassée par un endettement hors de contrôle.

La nouvelle taxation sur l’or… une stupidité gouvernementale de plus, contre-productive !

Le nouveau projet de taxation de l’État sur les métaux précieux. Accrochez-vous car il faut se pincer pour y croire de la part d’un gouvernement « socialiste » dont je vais me charger personnellement de montrer une fois de plus qu’ils sont des abrutis finis. Vous pouvez faire passer cet édito à votre dépité, heu pardon, député ou directement au Premier sinistre ou encore à notre président de la République.

Soyons clairs et sans ambiguïté. J’aime l’or et je suis un vendeur d’or. Je vends de l’or parce que je crois à l’or comme solution en tout cas partielle (avec les terres et les boîtes de conserves) pour nous aider à passer au mieux cette période de crise en tout cas en terme patrimonial.

Même avec cette augmentation, puisque la taxe forfaitaire passe de 8 à 12%, la fiscalité sur l’or reste avantageuse. Il n’y a aucune raison pour que les détenteurs d’or soient exemptés de toute participation à l’effort fiscal national, je l’ai déjà dit, tout comme j’ai déjà écrit qu’il était évident que les taxes sur l’or allaient augmenter… Ce n’était pas dur à prévoir car toutes les taxes augmentent toujours… 100% de chance de réussir mon pronostic.

Non, ce qui me gêne, c’est que cette « surtaxe » sur l’or vient officiellement compenser une « détaxe » sur les importations en France d’œuvres d’art en provenance de l’étranger…

Et c’est cela qui me met en fureur, mais une saine colère comme le dit l’ex du mamamouchi en chef.

Voilà une taxe juste et bien sôôôcialiste !

Que dit le texte ? La chose suivante : « Le rendement attendu de cette mesure permettra, pour partie, de gager une baisse du taux de TVA sur les importations d’œuvres d’art de 10% à 5,5% ».

Le gouvernement socialiste détaxe donc en partie les achats d’œuvres d’art effectués à l’étranger et compense cette perte fiscale par une augmentation des taxes sur l’or.

Alors je vais vous dire le fond de ma pensée. Des centaines de milliers de Français revendent leur or, harcelés de publicités et de propositions de rachat pas toujours très honnêtes par des officines plus que douteuses, domiciliées en général dans des paradis fiscaux. Ceux qui revendent leur or sont des gens qui ne connaissent pas grand-chose à l’économie. Ce sont des gens qui ont des difficultés financières et qui ont besoin de ces quelques dizaines ou centaines d’euros supplémentaires. Ce sont des pauvres au sens socialiste du terme.

De l’autre côté, j’ai rarement vu un smicard (le cœur de cible de l’électorat socialiste) faire importer une œuvre d’art du musée Guggenheim aux USA…

Cette mesure est donc utile pour les très, très riches, sous couvert bien-pensant de l’exception « Kulturelle » française, elle favorise les immenses, les très grands bourgeois, les très riches et défavorise évidemment les pauvres qui ont besoin de revendre leur or.

Ce que je trouve inadmissible, ce n’est pas d’augmenter cette taxe sur l’or. Ce que je Continuer la lecture de Les socialistes taxent les pauvres… et l’or !

Les Etats doivent pouvoir faire faillite !

(…) Pour Weidmann, la BCE ne peut pas résoudre la crise !

Jens Weidmann n’est pas n’importe qui puisqu’il s’agit du patron de la Banque centrale allemande surnommé la Buba. Il est également membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

Il a fait deux sorties forts passionnantes lors de son intervention devant les zéconomistes sérieux d’Aix en espérant que Mosco était encore là pour l’écouter car il semble avoir besoin de quelques cours de rattrapage intensif en économie, compte tenu de ses compétences et de son poste.

La BCE n’est pas en mesure de résoudre la crise de la zone euro, elle « fait beaucoup » pour « absorber les conséquences économiques de la crise. » « Mais elle ne peut pas résoudre la crise. »

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Il a parfaitement raison car la politique monétaire accommodante ou pas de la Banque centrale européenne ne pourra jamais apporter de réponse par nature politique (n’est pas Monsieur Moscovici) aux causes suivantes :

– La mondialisation doit-elle se poursuivre avec ses cohortes de délocalisations, de fermetures d’usines, de destructions d’emplois, de diminution de notre capacité à produire des richesses donc de la croissance ?
– La politique européenne de l’austérité pardon, de la « consolidation budgétaire » qui amplifie les récessions créant de la déflation dans les pays européens et in fine leur insolvabilité doit-elle être poursuivie ?
– L’euro, une monnaie unique construite pour des raisons politiques et non pas d’efficacité économique, est-il une force pour les 17 économies hétérogènes de la zone euro ? La réponse est bien sûr que non et tout le monde le sait, alors comment sortir de cette impasse monétaire ?
– Les monceaux de dettes accumulés ne pourront jamais être remboursés. Comment en sortir alors que les remboursements étouffent les peuples et des pays entiers sans aucun espoir de réussite au bout du chemin ?

Et il ne s’agit là que des éléments les plus importants, mais cette liste n’est pas exhaustive. Il y a, par exemple, un autre point essentiel qui est la raréfaction des ressources et des matières premières.

Alors non, les réponses à ces questions, nos politiques ne veulent pas les apporter car Continuer la lecture de Les Etats doivent pouvoir faire faillite !

Chypre prêt à puiser dans ses réserves d’or ?

Chypre serait prêt à vendre une partie de ses réserves d’or pour financer sa part du plan de sauvetage du système bancaire du pays.

Par Charles Sannat.

Selon le Financial Times, Chypre considérerait vendre pour 400 millions d’euros de valeur une partie de ses réserves d’or afin de contribuer au plan de sauvetage international. Les investisseurs redoutent que les marchés de métaux précieux soient perturbés par une telle action. Cela pourrait contraindre d’autres nations de la zone euro déjà confrontées aux mêmes difficultés à puiser dans leurs propres réserves d’or.

Une décision aussi importante que vendre une grande partie de ses réserves d’or nous rappelle la crise de la Corée du Sud en 1997-1998 quand le pays demanda à ses citoyens de donner tous leurs bijoux à la banque centrale pour le bien de la nation.

Jonathan Spall, Directeur de Métaux Précieux chez Barclays Capital pense que cela pourrait être un tournant décisif. Les stocks d’or des banques centrales jusqu’alors écartés des processus de sauvetage pourraient rentrer dans la danse maintenant. Un projet du plan de sauvetage, vu par le Financial Times, stipulait : « Les autorités de Chypre se sont engagées à vendre l’excédent des réserves d’or détenues par la République. »

Depuis que la crise a commencé au sein de la zone euro, soit voilà trois ans, Chypre est le premier pays membre à vendre ses réserves d’or. Afin d’arriver aux 400 millions d’euros, il leur faudra vendre plus de 10 tonnes de métal jaune alors que la banque centrale n’en détient que 13,9 tonnes. Les avoirs de la banque centrale représentent environ 62% du total des réserves officielles, selon le World Gold Council. La banque centrale italienne détient 2451 tonnes soit 70% du total des réserves alors que le Portugal en détient 383 tonnes soit 90% du total des réserves. La décision de Chypre sème la tourmente sur les marchés. Ce serait une première pour Chypre et certainement la dernière. Certains analystes déclarent qu’il est presque improbable de voir des grandes nations se mettre à vendre leur or pour réduire leurs dettes. L’approbation d’une telle action demeure dans les mains du Parlement allemand où doit se réunir un Comité de finances du Bundestag et qui donnera lieu à une session pléniaire avant la fin d’avril. L’économie de Chypre se montre bien morose : une récession plus grave serait attendue.

Les banques centrales européennes avaient convenu en 1999 de limiter leurs ventes d’or afin de conforter les prix après que le métal jaune eut connu son prix le plus bas en 20 ans, soit à 250 dollars l’once troy. Depuis, les banques centrales, auparavant vendeuses, sont devenues acheteuses, poussées par les achats massifs en Asie. L’année dernière, les banques centrales n’avaient jamais acheté autant d’or en ces 48 dernières années.

Et si l’euro était programmé pour s’autodétruire prochainement?

Comme je le dis depuis très longtemps l’une des raisons de la crise très profonde que nous traversons (qui est loin d’être la seule) c’est les délocalisations. Nous fermons nos usines ici pour les ouvrir dans des pays à la main d’œuvre low-cost.

Cela provoque dans les pays occidentaux un appauvrissement que certains continuent à ne pas vouloir voir mais en Grèce comme au Portugal ou en Espagne, ils ne peuvent plus dire que la mondialisation c’est le bonheur et la félicité pour les peuples.

Parallèlement, l’exigence de rendement des entreprises monte chaque année. Désormais un « ninvestisseurs » veut du 20% de croissance par an. Il est évidemment illusoire de gagner 20% tous les ans sur des marchés en croissance de … 0. Résultat ? Ravioli aux bœuf finalement au cheval, huile de tournesol avec 40 000 tonnes d’huiles de moteur (ne rigolez pas vous êtes encore en train d’en boire), lait pour bébé plein de produits toxiques moins chers que le lait… d’où la mort de quelques centaines de nourrissons.

Ça ce sont les résultats les plus graves de l’appât du gain. Moins dramatique, on vous vend de la « merdeuuu » comme dirait Jean-Pierre Coffe au prix du caviar et nous sommes dans l’ère du tout jetable, tout devant être remplacé très vite pour gagner encore plus d’argent. Finalement, il n’y a rien de pire pour le big business que quelque chose qui dure et qui se répare.

C’est dans ce contexte et vous savez comme je peux être critique qu’un projet de loi fort intéressant est en train de pointer le bout de son nez. Une loi pour lutter contre l’obsolescence programmée.

Que dit la proposition de loi contre l’obsolescence programmée ?

C’est un article de FranceTVinfo qui tente une première synthèse sur ce sujet.

« Le président du groupe Europe Ecologie-Les Verts au Sénat, Jean-Vincent Placé, doit présenter, mardi 23 avril, une proposition de loi pour lutter contre l’obsolescence programmée. L’élu de l’Essonne dénonce un stratagème de certains industriels pour écourter la durée de vie de leurs produits afin de contraindre les consommateurs à renouveler leurs achats. Pour lui, c’est « une aberration écologique et sociale ».

Je ne suis pas un écologiste idéologique, loin de là. Mais disons-le, la croissance infinie dans un monde fini basée sur une croissance liée à une consommation de masse est une aberration intellectuelle et cela ne sera pas tenable dans le temps. Nous voyons déjà les limites d’un tel système avec la raréfaction des ressources, la pollution etc…

Plusieurs principes devraient donc être rapidement discutés.

Vers la définition du « délit d’obsolescence programmée »

Créer un tel délit permettrait d’engager des poursuites en justice. La proposition de loi prévoit jusqu’à 37 500 euros d’amende et deux ans de prison pour les industriels qui feraient usage de ce procédé.

Le texte prévoit de prolonger de six mois à deux ans le délai durant lequel le consommateur pourrait faire jouer la garantie sans besoin de prouver le défaut de conformité

La mesure qui rend les pièces détachées disponibles pendant 10 ans entend faciliter la réparation des produits. « Le droit d’utiliser des produits fiables, réparables et durables doit être garanti ».

Pour le sénateur Jean-Vincent Placé, cela « permettrait une réindustrialisation locale et la création d’emplois non délocalisables pour l’entretien et la réparation. »

Il a parfaitement raison sur ce dernier point. Réparer les choses et les rendre plus durables c’est enrichir notre pays. C’est également permettre à des entreprises françaises ou européennes de redevenir compétitives avec des offres de produits que l’on vend moins souvent, mais plus chers car beaucoup plus fiables. Logiquement le paramètre coût de la main d’œuvre tiendra moins de place dans le prix de revient.

C’est donc une véritable rupture économique qui pourrait être enclenchée avec cette loi. Les normes sont notre meilleure protection, et pourtant elles sont sous-utilisées comme outil nous permettant de sauvegarder l’emploi et l’activité économique. C’est un excellent début et ce projet de loi est vraiment à suivre. Il est simplement à redouter qu’il soit vidé par de multiples amendements de sa substantifique moelle. Mais pour une fois, je suis content des perspectives positives ouvertes par un nouveau projet de loi qui ne propose pas avant tout… un nouvel impôt !!

Justement à propos d’obsolescence programmée, et si l’euro était programmé pour s’autodétruire prochainement ? C’est en tout cas ce que pensent les analystes de la Banque CITI dont la note a été reprise dans un article de la Tribune étrangement passé sous silence.

« CITI met le feu aux poudres en prédisant la sortie de la Grèce et de Chypre de l’euroland »

« Dans une récente note sur les perspectives économiques de l’Euroland, CITI a ainsi maintenu sa prévision de sortie de la Grèce et de Chypre de la zone euro à court ou moyen terme. Nous nous attendons à ce que la zone euro reste en récession cette année et en 2014, avec des récessions très accentuées dans la plupart des pays de la périphérie, et avec de nouveaux épisodes d’agitation sur les marchés financiers est-il ainsi écrit ».

Et de rajouter : « à raison certainement, CITI considère que Chypre va être contraint de demander une restructuration de sa dette, Athènes est d’ailleurs sur la même ligne d’après des responsables politiques grecs, afin de faire la demande à la troïka d’une nouvelle restructuration ».

On voit donc bien le grand scepticisme des américains sur l’avenir de la monnaie unique. Certains argueront que pour sauver le dollar les américains doivent tuer l’euro. Pourquoi pas. Mais si l’on regarde bien, nous n’avons pas d’aide extérieure à l’Union Européenne pour nous empêtrer tout seul dans des situations économiques inextricables. Nous y arrivons parfaitement seuls et une histoire millénaire de divergences profondes, de guerres et de culture radicalement différente y sont pour beaucoup.

D’ailleurs, la FED n’a pas hésité un instant à prêter directement plus de 8 000 milliards de dollars à la BCE qui ne pouvait pas faire fonctionner sa propre planche à billets…

Le débat sur l’austérité reprend de plus belle en Europe qui s’en meurt effectivement avec comme seule alternative proposée… une relance à crédit avec de l’argent que nous n’avons pas et qui ne fonctionnera pas plus que la relance précédente… puisque nous ne produisons plus rien. Lorsque nous relançons,… c’est la Chine que nous faisons travailler. Nos amis chinois me sont fort sympathiques et ils auraient bien tort de ne pas profiter d’une telle manne, mais nous ne sommes pas obligés d’être totalement stupides.

Avec la loi sur l’obsolescence programmée, pour une fois nous arrêtons d’être bêtes, et franchement de vous à moi, une vraie bonne nouvelle de temps en temps cela fait du bien ! Mais cela n’empêchera pas l’euro d’être déjà obsolète.

Lire plus d’articles de l’auteur ici.

La France a-t-elle à nouveau sa propre sa monnaie ? la dernière rumeur

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Il y avait plein de choses dont je souhaitais vous parler aujourd’hui mais je vais devoir faire un petit passage par la dernière rumeur qui commence a agiter internet.

La France a-t-elle à nouveau sa propre sa monnaie ?

C’est en tout cas le titre du dernier Edito plutôt court au demeurant écrit par Paul Krugman prix Nobel d’économie en 2008 soit dit en passant. Tout va partir de là pour commencer à se mélanger dans un immense maelstrom « internetesque » puisque cette idée va être amplifier par plusieurs articles de la presse allemande qui exprime des inquiétudes non voilées sur l’utilisation par les banques françaises du système d’aide de la BCE intitulé STEP… Cela va donner une série d’articles qui commence à faire flores sur le web français et sur les sites d’informations alternatifs.

(…)

Que nous raconte Paul Krugman ?

En réalité pas grand-chose. C’est même d’ailleurs un article étonnamment plat et vide pour un titulaire d’un prix Nobel. Juste un titre provocant comme il faut (comme je fais la même chose je ne vais pas non plus l’accabler) et essentiellement un constat, le taux d’emprunt à 10 ans de la France s’effondre à moins de 2% ce qui est du jamais vu.

Il s’interroge donc doctement sur ce que pensent les marchés et il pense donc que les marchés pensent qu’en réalité la BCE n’abandonnera pas un pays comme la France et imprimera autant de monnaie qu’il sera nécessaire pour maintenir les taux bas. Pour lui la BCE jouera son rôle de prêteur en dernier ressort. Pourtant il titre bien « La France a à nouveau sa propre monnaie » ce qui n’a strictement rien à voir avec le reste de son (très court) article qui n’apporte rien de plus que l’idée mentionnée plus haut. Mais pour ceux qui ne lisent que les grands titres (tout lire c’est fatiguant même quand c’est court) la confusion s’est déjà installée.

Pour ma part je reste persuadé que les marchés profitent d’une situation d’argent gratuit au Japon avec la nouvelle politique de la Banque Centrale japonaise qui imprime a tout va. Avec cet argent obtenu gratuitement il suffit d’acheter des bons du Trésor français pour empocher la différence sans prendre de risque, puisqu’on peut raisonnablement penser que si la France s’effondre, l’Europe s’effondre. Si l’Europe s’effondre alors le monde s’effondre. Si le monde s’effondre tout le monde s’en fichera pas mal de savoir si vous avez emprunté au Japon pour prêter à la France… Puisque tout le monde sera économiquement définitivement mort. C’est d’ailleurs ce qui explique que des gens prêtent encore à l’Espagne ou à l’Italie… C’est sans doute un raisonnement trop simple pour un prix Nobel, mais c’est un calcul éminemment rationnel que n’importe quel intervenant en salle des marchés vous confirmera.

La nouvelle de la Banque Centrale japonaise a donné lieu à une reprise massive de ce que l’on appelle le Carry Trade. J’emprunte en Yen de l’argent gratuit pour le placer dans d’autres pays et je m’empapaoute la différence sans effort. Franchement, elle n’est pas belle la vie de banquier ?

Ensuite arrive un article d’Agoravox qui mélange à peu près tout et n’importe quoi dans un cocktail absurde d’informations qui n’ont rien à voir les unes avec les autres, ou plus précisément tire des conclusions totalement erronées d’informations très mal interprétées.

Des articles de la presse allemande attaquent le programme de la BCE nommé STEP et voilà que la mayonnaise commence à monter sur tous les forums et blogs. Reprenons et décryptons.

Qu’est-ce que le programme STEP ?

Le programme STEP est une « convention de place » pour le marché européen de titres à court terme (Short‑Term European Paper ‑ STEP). Comme l’indique la BCE sur son site « le 5 août 2010, le Conseil des gouverneurs, ayant pris acte de la nouvelle convention de place STEP et de la responsabilité exclusive du processus d’attribution du label STEP endossée par le secrétariat STEP, a approuvé la cessation de la participation de l’Eurosystème à cette activité avec effet immédiat. De plus amples informations sur le marché STEP sont disponibles sur le site Internet de la BCE ».

Bon ça c’est pour faire sérieux, complexe et docte, passez petit peuple, c’est trop compliqué pour vous, c’est des affaires sérieuses de grands et de banquiers. Comme on m’a toujours dit que ce qui se comprend aisément s’énonce clairement je vais vous traduire le BCE en bon français d’en-bas dans le texte ! JE vais forcer un peu le trait mais c’est pour me moquer du vocabulaire technique de tous ces crétins de banquiers y compris centraux qui ne veulent surtout pas, mais alors surtout pas que les gens puissent comprendre ce qu’il font sinon ils vous diraient les choses à peu près comme ça :

En gros les banques prêtent des sous à des gens, des entreprises ou des états (c’est les agents économiques). Ces sous prêtés s’appellent des crédits ! Quand les gens, les entreprises ou les états (comme la Grèce, Chypre ou le Portugal et bientôt la France l’Italie et l’Espagne) n’arrivent plus à rembourser les crédits au banquier, ces crédits également appelées créances deviennent douteuses, c’est-à-dire pourries ou moisies… au choix, le résultat étant que le banquier concerné l’aura dans le baba ! Quand il a trop de crédit pourris… il fait faillite. Logique. Comme tout le système bancaire est dans cet état et que c’est la faillite qui menace toutes les banques la Banque Centrale Européenne a mis en place le système STEP qu’elle a décentralisée auprès de l’Eurosystème. En clair c’est chaque banque centrale nationale qui gère ce machin dans son pays.
Ainsi la Banque de France rachète aux banques commerciales leurs crédits pourris pour pas qu’elles ne fassent faillite. Et cet argent provient de la BCE qui le redonne à la Banque de France qui le refile en échange aux banques commerciales.

Pour être encore plus limpide une banque la BNP, refile ses crédits pourris qui ne seront jamais remboursés à la Banque Centrale Européenne qui ne regarde pas trop les demandes de refinancements qui arrivent de la Banque de France… Evidemment cet argent est créé de toute pièce, à partir de rien, et comme il y en a pour environ 450 milliards d’euros et que la France utilise ce système pour presque la moitié avec près de 190 milliards d’euros pour soulager nos banques commerciales cela commence à faire un peu hurler nos grands « zamis » allemands qui trouvent que l’on abuse un peu et que l’on pousse le bouchon trop loin !

Ainsi la BNP profiterait de cette facilité à hauteur de 44,5 milliards d’euros, la Société Générale emprunterait elle environ 35 milliards d’euros, 35 milliards d’euros pour Dexia (la banque qui a tout ratée sauf les stress tests), AXA qui en aurait pour à peu près 27 milliards d’euros, le Crédit Agricole pour 25 milliards d’euros, et le Crédit Mutuel pour 21 milliards Natixis… on doit bien en oublier quelques-unes…

Le Système bancaire français est solide !

Quand je repense à ce Cas-huzac qui a osé mentir dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale « droit dans les yeux »… vous vous rendez-compte ? Quelle honte, quel scandale. Je me souviens bien du Ministre Moscovici disant (mais c’était à la télé donc là sans doute que l’on a le droit de mentir) que le modèle de banques universelles à la française était excellent, qu’il était le meilleur, qu’on était les plus fort. Ho, rassurez-vous, il n’y a pas que Mosco, tous ceux d’avant nous tiennent le même discours depuis cinq ans.

Donc les banques françaises sont tellement fortes que l’on est en train de les recapitaliser indirectement pour presque 200 milliards d’euros dans le dos de nos partenaires et avec l’aimable complaisance du gouverneur Draghi qui du coup me devient plus sympathique.

Imaginez un instant que ces sous doivent sortir du budget de l’état c’est-à-dire de vos impôts et là vous voyez mieux l’ampleur du problème.

De surcroît  il serait logique que nous ayons à un moment ou à un autre un gros problème avec l’une de nos grosses banques… (mais on attendra le 23 septembre 2013 pour le dire).

L’euro va bien exploser

L’euro va bien finir par être reconfiguré (je vous rappelle que l’on ne prononcera pas le mot explosion, comme récession on inventera un autre concept positif du genre croissance négative).

La France retrouvera peut-être son franc et l’Allemagne son Mark, mais avant cela on passera sans doute par une étape intermédiaire avec un euro faible du Sud et un euro fort du Nord. Lorsque notre pays se retrouvera avec l’euro faible dans la même position actuelle que l’Allemagne avec la monnaie unique, nous finiront par lacher les autres mauvais… puisque nous serons les moins pires.
Mais pour le moment la France n’a pas retrouvé sa monnaie. Non nous ne battons pas monnaie. C’est bien la BCE qui créée la monnaie à la plus grande fureur de notre partenaire allemand qui va bien finir par en mettre quelques-uns dehors ou par se sortir eux-mêmes.

Nous n’y sommes pas encore. Mais nous y viendrons, sans doute après le 22 septembre date des élections allemandes que je vais vous rabattre les oreilles pendant les prochains mois, car c’est une échéance clef.

D’ici là on va encore essayer de gagner un peu de temps en espérant que tout cela tienne. Après ce sera l’hallali !

Charles SANNAT

Article du Yeti sur Rue89… j’aime ses articles et son travail, mais notre ami va trop vite en besogne sur cette affaire… ce qui ne changera rien à l’issue finale

Idem sur Agoravox

L’article complet de Paul Krugman… le titre n’a rien à voir avec les idées développées…. surprenant!

Document de la Banque de France sur le système STEP

Document de la BCE sur le système STEP

Article de l’AGEFI sur le système STEP

Fier comme un ministre fauché !

François Fillon comme Najat Vallaud-Belkacem nous expliquent qu’ils sont fauchés. Ces numéros de comédiens tentant de jouer les pauvres est la pire insulte que les élus puissent faire au peuple français.

Un billet d’humeur de Charles Sannat.

Voilà, la mode est désormais au grand déballage patrimonial des membres de notre « gouverne-ment ». Cela est indigne et ne sert pas à grand-chose. La moralisation n’a rien à voir avec l’exhibition. La vie privée doit-être préservée. Cela n’empêche nullement le pôle financier du Tribunal de Paris par exemple d’avoir en charge, lui, directement le contrôle du patrimoine des élus. Mais ne rêvons pas trop.

Le concours du plus fauché des Ministres !

Fillon se précipite au JT de France 2 pour nous expliquer qu’après 5 ans de poste de Premier Ministre payé 15 000 euros par mois (logé, nourri, blanchi et voiture de fonction) il n’a pas mis un sou de côté. En gérant comme ça ses finances personnelles il ne faut surtout pas lui laisser gérer la France. Alors il est fier Fillon car il est fauché.

De l’autre côté de l’UMP, Copé, lui, va attendre la loi pour publier quoi que ce soit. Il faut dire qu’être riche en France en ce moment c’est mal vu. Voyons, il faut jouer le fauché. Alors que la réussite est positive et que si Monsieur Copé a créé un beau patrimoine à force de travail et d’économie il doit en être fier.

Je suis inquiet pour Najat Vallaud-Belkacem

Là je frémis pour elle mais surtout pour sa famille. Elle va se retrouver dans une situation financière dramatique très prochainement. Il faut vite le lui dire et lui expliquer. La Pauvre ! Elle risque l’expulsion.

Ma chère Najat, vous devez savoir qu’en France il y a plein d’impôts, notamment sur le revenu. En cherchant un peu, j’ai vu que depuis que vous êtes au gouverne-ment, vous gagnez 12 697€/mois. Aucun procès d’intention de ma part, c’est normal vu le travail que vous fournissez pour la collectivité. Mais Najat, voyons, cela veut dire que vous gagnez plus de 150 000 euros par an ! Vous savez, cela vous classe parmi les français les plus riches – ce qui n’empêche nullement d’être socialiste – et cela va vous coûter cher, très cher en impôts, surtout que votre époux Monsieur Vallaud qui travaille comme conseiller chez Montebourg n’est pas non plus au smic.

Bref, Najat, vous avez dit dans les médias que vous n’aviez rien, que vous étiez locataire et que vous aviez péniblement mis 25 Continuer la lecture de Fier comme un ministre fauché !

Oubliez l’inflation ou la déflation. Voici l’Indéflation (C. Sannat)

« Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

J’expliquais dans mon Edito d’avant-hier qu’il fallait impérativement se désendetter et vite car une dette constante devient vite insupportable lorsque les revenus baissent. Logique. Nombreux sont les lecteurs à avoir fait remarquer que dans ce cas on se trouve dans une déflation et que la théorie économique admise implique de ne pas détenir d’or pendant une déflation puisque le propre d’une déflation est l’appréciation du pouvoir d’achat d’une monnaie. Le principe est simple, comme le prix des actifs baisse (les différentes choses que l’on peut acheter) chaque euro d’épargne vous permet donc d’acquérir de plus en plus d’actifs. Cette idée a été résumée par l’expression anglo-saxonne : « Cash is King ».

C’était vrai jusqu’à maintenant puisque la théorie économique standard n’admet pas la coexistence simultanée de ces deux phénomènes que sont l’inflation et la déflation. Et pourtant.

Revoir notre grille de lecture est indispensable

Einstein disait que « la théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Si la pratique et la théorie sont réunies, rien ne fonctionne et on ne sait pas pourquoi ». Nous sommes exactement dans ce dernier cas de figure dans la crise économique qui nous occupe aujourd’hui.

Quant à Stephen M. Goldfeld il disait qu’un « économiste est quelqu’un qui voit fonctionner les choses en pratique et se demande si elles pourraient fonctionner en théorie ».

Pourquoi ces deux citations ? D’abord parce que j’avais envie de les caser, c’est comme ça, et puis surtout parce que je trouve que cela est révélateur de notre situation.

 

Que nous montrent les faits ?

Les faits nous montrent que nos théories économiques ne fonctionnent tout simplement plus.

Les politiques de relance dites keynésiennes ? Un échec monumental qui n’a fait qu’accroître les dettes des états les rapprochant un peu plus de l’insolvabilité.

Les politiques d’austérité ? Un bilan économique et humain absolument dramatique et ce quel que soit le pays et l’époque. Au bout du chemin, l’insolvabilité par la déflation.

Les politiques baptisées pudiquement « non conventionnelles » qui ne consiste qu’à imprimer des billets à volonté comme le ferait un gamin faux-monnayeur dans une partie de Monopoly, aucun impact durable à part rajouter de la dette encore à d’autres dettes, dévalorisant la monnaie, faisant monter les prix, notamment des matières premières. Dans ce cas au bout du chemin, l’insolvabilité par l’inflation.

Pour la première fois l’inflation et la déflation sont simultanées

Et partout, où que vous regardiez, dans tous les pays touchés par la crise nous avons pour la première fois dans nos économies modernes la coexistence de ces deux phénomènes opposés, de l’inflation et de la déflation. C’est finalement l’économie mondiale qui devient non-conventionnelle par rapport aux théories en vigueur.

L’INDEFLATION c’est quoi ?

C’est ma petite invention linguistique de jour. Les puristes de la langue me pardonneront mais après tout à nouveau concept nouveau terme et autant qu’il soit français !! Nan mais, je ne rentre pas d’Angleterre pour mettre des « ing » à la fin de chaque mot !

Vous l’aurez deviné, c’est la contraction d’inflation et déflation = indéflation.

Lors d’une période « indéflationniste » comme aujourd’hui, on constate la hausse de certains actifs et la baisse de certains autres.

Le prix des produits de base comme les matières premières ou les denrées agricoles augmentent.

De même les actifs qui génèrent des rémunérations eux aussi augmentent et subissent cette inflation. C’est ce que vous constatez avec la hausse des cours de bourse dont les actions versent des dividendes et des obligations qui versent des intérêts sous forme de « coupons ».

De l’autre côté vous avez tout ce qui baisse, à savoir pour faire simple tous les actifs qui nécessitent en général un recours à la dette. Pour toute cette catégorie, on constate actuellement une claire déflation.

Comment expliquer ce qui semble un paradoxe mais qui finalement est d’une grande logique ?

Le prix des choses est fondamentalement basé sur la demande qui est elle-même intrinsèquement liée au volume de monnaies disponibles ou en circulation.

Lors d’une indéflation, il y a d’un côté une surabondance de monnaie, conséquence des injections massives de liquidités par les banques centrales qui vont aller s’investir sur les actifs ne nécessitant pas de recours à la dette et permettant de générer du rendement. Du côté des ménages, s’ils réduisent leurs dépenses et nous allons y revenir, ils maintiennent pour le moment leur demande globale sur les produits de base pour lesquels la demande ne fléchie pas. Bien au contraire. La demande pour les produits de base, que l’on résumera à l’alimentation et à l’énergie, a plutôt tendance à augmenter.

Pourquoi ? Parce que d’un côté les consommateurs occidentaux que nous sommes doivent bien continuer à se nourrir et à se chauffer, tandis que de l’autre côté de la planète, les ménages des pays émergents aspirent eux à plus de confort. Ils se nourrissent un peu mieux et se chauffent un peu mieux… mais ils sont infiniment plus nombreux. Au total la demande sur les produits de base reste donc extrêmement soutenue ce qui provoque un phénomène d’inflation classique et connue.

La déflation pour les produits non essentiels est par contre très violente. C’est là aussi très logique. Prenons le cas extrême de la Grèce. Les politiques d’austérité menées ont conduit à un effondrement des revenus et des salaires. Le peu gagné est donc dépensé dans l’essentiel… la nourriture. Tout le reste n’est tout simplement plus demandé. Il n’y a plus d’acheteur pour de l’immobilier à Athènes. Il n’y a plus d’acheteur pour les voitures.

Vous remarquerez également que l’observation empirique de la situation nous montre clairement que les actifs qui baissent le plus sont ceux qui nécessitent le recours à l’emprunt et dont l’acquisition est réalisée par les « ménages » c’est-à-dire les consommateurs.

Là aussi tout est très logique. Les consommateurs sont confrontés au chômage de masse, à la baisse des revenus, à la concurrence des pays émergents low cost, aux affres de la mondialisation. Ils n’ont plus aucune visibilité, ils ne peuvent plus faire de projets sur l’avenir, tellement le lendemain est incertain.

Conclusion, la demande baisse pour ces actifs, nécessitant un recours à la dette, la quantité d’argent disponible pour ces actifs diminue, leur prix s’effondrent. Vous obtenez une déflation.

L’indéflation était une conséquence prévisible de la globalisation

A ce stade de la réflexion nous avons compris pourquoi et comment les deux phénomènes pouvaient coexister malgré les dénégations catégoriques des théoriciens économiques.

En réalité ce qu’il faut bien voir, c’est que ce phénomène de l’indéflation est une conséquence de la globalisation, de la mondialisation. En ouvrant les frontières, en dérégulant beaucoup trop vite, en faisant tomber toutes les barrières douanières, (ce n’est pas un jugement de valeur sur la mondialisation mais une simple constatation factuelle), nous avons créé les conditions d’une indéflation qui sera redoutable.

Comment ? En réalité l’indéflation est le prix à payer pour la mise à niveau de tous les pays dans le cadre de l’ajustement économique mondial auquel vous assistez en direct.

L’idée est simple. Les pays occidentaux s’appauvrissent d’un côté alors que de l’autre les pays émergents s’enrichissent et voient apparaître une classe moyenne de plus en plus nombreuse.

Nous descendons tandis qu’ils montent. L’économie mondiale trouvant un point d’équilibre quelque part entre les deux.

La mondialisation est donc profondément déflationniste pour les salariés et les populations occidentales, alors qu’elle est profondément inflationniste notamment dans les pays émergents où des taux d’inflation à deux chiffres sont la norme puisque tout y progresse.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Dans un monde pur et parfait, où il n’y aurait aucun déséquilibre financier nous pourrions vivre en indéflation jusqu’à ce que l’ajustement mondial soit achevé et que les pays émergents et occidentaux soient au même niveau.

Or, le problème est double. Nous avons d’un côté des économies émergentes qui restent profondément tournées vers l’exportation et où les surcapacités de production sont criantes, alors que de l’autre côté nous avons des pays occidentaux consommateurs des premiers et qui croulent sous des dettes tellement monumentales que le moment de l’effondrement est proche.

Les pays émergents ne pourront pas survivre à l’effondrement de l’occident. Raison d’ailleurs pour laquelle les pays ont réussi bon an mal an à se coordonner pour repousser l’échéance de l’inéluctable.

Les hésitations de la FED

Aujourd’hui les marchés ont dévissé puisque les minutes de la FED (le compte rendu des débats) a été rendu public. Il apparaît clairement une montée des dissensions au sein du conseil des gouverneurs de la banque centrale américaine sur la politique à mener.

Faut-il continuer à injecter 85 milliards de dollars chaque mois alors que cela n’a presque plus d’effet sur l’économie réelle mais participe à des conséquences inflationnistes d’une part et d’autre part cela commence à fragiliser le bilan de la banque centrale américaine elle-même ?

Ces hésitations pour ne pas dire ces tergiversations montrent bien à quel point nous sommes rentrés dans une « terra incognita » économique depuis le début de cette crise et que les grilles de lecture utilisées jusqu’à présent ne sont plus d’aucune utilité. Ces hésitations nous les retrouvons au Japon, en Angleterre, mais aussi en zone euro.

La conclusion ?

Si les banques centrales occidentales stoppent les injections de monnaies dans les économies alors celles-ci basculeront dans une déflation tellement redoutable qu’elle fera passer la dépression de 1929 pour un bon moment. C’est pour ça qu’elles ne le feront pas et qu’elles continueront d’imprimer la quantité de billets nécessaire à la survie du système jusqu’à ce que les économies basculent en hyperinflation.

Une période d’indéflation peut-elle durer longtemps ? Je dirais que non sans être pour autant en mesure de vous dire quand cette indéflation prendra fin.

Disons qu’à un moment ou à un autre nous aurons à faire un choix. Le choix de l’insolvabilité par la déflation ou de la ruine par l’inflation car nous ne pourrons pas nous maintenir dans cet état indéflationniste de façon éternelle.

Ce qui est certain c’est que cela sera douloureux et que l’indéflation est à la crise économique ce que la drôle de guerre fut au deuxième conflit mondial. Une période étrange. Une période transitoire, une période d’attente. Une période de veillée d’arme et de grand calme avant l’apocalypse.

C’est donc pour toutes ces raisons que le débat sur faut-il ou pas détenir de l’or en période de déflation me semble totalement dépassé, car nous sommes dans un contexte nouveau où à l’arrivée, de très nombreuses personnes seront ruinées, mais encore une fois, il n’y a pas que les pièces d’or, il y a aussi la maison à la campagne ; le potager et le plan épargne boites de conserve ! Mais je vous l’ai déjà dit !

Si l’indéflation actuelle est bien une réalité, il n’en demeure pas moins que c’est une anomalie économique majeure qui prendra fin dans une immense conflagration à laquelle vous feriez mieux d’être préparés ».

Charles Sannat*, Le Contrarien matin du 22 février 2013

*Directeur des études économiques chez AuCOFFRE.com

L’impasse ! (Charles Sannat)

« Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Bon on va revenir dessus longuement, car bien sûr, la double principale information, à savoir, d’un côté la confirmation, pour ceux qui avaient encore des doutes, qu’une nouvelle récession s’abat sur l’Europe, et de l’autre, mais c’est évidemment lié, le gouvernement qui annonce que l’objectif de déficit à 3% ne sera finalement pas tenu… sans blague !

Mais avant un titre. Ce n’est pas de moi, je n’aurai pas osé, étant très respectueux des mamamouchis en tous genres… c’est l’Expansion qui se lâche. Ce qui est bien avec ce genre de titre c’est qu’il contient la réponse.

(…)

Le PIB européen en contraction pour le 3ème trimestre consécutif

(…) Donc en France la récession est de 0,3% du PIB tandis que nos « zamis » allemands font deux fois mieux dans le pire avec – 0,6% de croissance négative inversée.

En Grèce tout continue à aller mieux que bien, puisque d’une part, quand on ne comptabilise pas les dépenses, le budget grec est à l’équilibre (ce qui montre une créativité comptable sans précédent dans l’histoire du monde) et que d’autre part, la croissance négative inverse s’établie dans la péninsule hellénique à un petit -6% avec un chômage en hausse à 27% de la population active, ce qui permet à la Grèce d’obtenir une médaille d’or car ils sont incontestablement les meilleurs, bien que talonnés par les Espagnols qui rattrapent du terrain à grande vitesse ce qui menace l’avance du leader du peloton.

Ce qui compte, c’est la trajectoire

Ce n’est pas de moi c’est de notre premier sinistre. Il était hier l’invité du journal de France 3. J’avais essayé il y a fort longtemps de défendre ce concept auprès de mes parents (et en particulier de mon père) en lui expliquant à propos de mes notes en math, que ce qui était important ce n’était pas le 3%/20 mais la trajectoire d’amélioration de mes compétences mathématiques. Je n’avais pas reçu un accueil triomphal si vous voyez ce que je veux dire. Continuer la lecture de L’impasse ! (Charles Sannat)

Gérard Depardieu obtient la nationalité russe

Par pour économie matin

Gégé devient russe…

Ça y est mes amis, notre Gérard Depardieu n’est plus français. Il est russe désormais. Il faut dire qu’à Moscou, la capitale de l’ancien Empire du mal soviétique et communiste, le taux d’imposition n’est « que » de 13 % !! Vous vous rendez compte, 13 % !! De quoi nous faire rêver nous autres pauvres français abonnés aux taux d’imposition dépassant allégrement les 40 % sur à peu près tout et à tous les niveaux.

 

C’est Vladimir Poutine en personne qui a signé le décret permettant à notre vedette du cinéma de prendre la nationalité russe. Je trouve d’ailleurs cette information très instructive sur ce que nous sommes devenus. En tout cas, Vladimir Poutine envoie un signal clair au monde. Le pays communiste, actuellement, c’est la France et ses taux d’imposition disons-le clairement confiscatoires.

 

En Russie, c’est 13 %. Chez nous, c’est un peu plus élevé. Je ne vous ferai pas toute la liste de nos prélèvements, mais globalement quelqu’un qui gagne bien sa vie sera taxé à 40 % sur ses revenus. Puis, lorsqu’il aura placé (ses économies déjà taxées donc), s’il gagne des sous, il sera à nouveau taxé du même montant sur ses gains. C’est normal, puisque notre gouvernement a décidé d’aligner les taxations du travail et du capital, en nous expliquant que c’est tout à fait normal. Normal, lorsque l’on a un Président Normal. On oublie juste au passage de vous dire encore une fois que le capital est en général issu d’une forme d’épargne et du fruit du travail donc qu’il a déjà été taxé. Enfin, troisième impôt important : la TVA de 20 % sur tout ce que l’on consomme ou presque.

 

Bref, comme nous le montre si bien Vladimir Poutine, l’enfer soviétique c’est la France, ce n’est plus la Russie.

 

« Les gémissements des plus fortunés »

 

Pendant ce temps, Benoît Hamon ironise sur les gémissements des riches en déclarant : « Quand j’entends un certain nombre Continuer la lecture de Gérard Depardieu obtient la nationalité russe

Le gouvernement invente la colocalisation, plus smart que la délocalisation (Maj)

Addendum: Le traître à la France n’est pas Depardieu mais Jean-Marc Ayrault, la preuve

Un coup de gueule de Pierre Jovanovic sur son blog (du 17 au 21 décembre 2012) :

« Depardieu n’est pas le seul a être parti à l’étranger : BFM s’acharne sur lui mais oublie étrangement Yannick Noah. Etonnant, non ? Mais Noah a fait campagne pour Hollande, donc ils le laissent en paix. La paix pour services rendus. Mais là n’est pas le point. Le vrai point se trouve dans cette brève de 20 Minutes de vendredi dernier et je vous ai fait une photo afin que vous puissiez juger sur pièces, car franchement là on frise la folie furieuse.

Mr Ayrault va au Maroc et vante les mérites de la délocalisation, je n’invente rien. Admirez les gens du service de presse de Matignon qui ont fignolé un nouveau mot, « colocalisation » !  Si, si… Alors qui est le vrai traître ? Pour moi, il n’y a pas de discussion, c’est bien le Premier Ministre, celui qui va brader les emplois des Français au Maroc et cela au nom de la France !!! Il lui reste encore l’Algérie, la Tunisie, le Cameroun, le Vietnam, etc. à visiter.

Allez Industriels français, délocalisez vos emplois au Maroc pour faire plaisir à Mr Ayrault.

 

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Addendum 19 décembre 2012:
On ne dit plus délocalisation mais colocalisation Par Charles Sannat

Comme vous le savez, je me délecte de la « Novlangue » utilisée par nos « zhommes » politiques. Aujourd’hui, j’ai fait une découverte absolument extraordinaire, totalement sensationnelle.
Alors soyez informé qu’à partir d’aujourd’hui vous n’avez plus le droit en « Hollandie » de prononcer le mot « délocalisation ». Il vient officiellement d’être banni au profit du terme (accrochez-vous bien car cela vaut son pesant de cacahouètes) « colocalisation ».

(…)

Donc selon la nouvelle doctrine en vigueur en Hollandie, lorsqu’une usine française ferme, que l’on vire les gars qui y bossent, et que l’on transfère en Chine, cela est une délocalisation et c’est pô bien. Lorsqu’une usine française ferme, que l’on vire les gars qui y bossent, et que l’on transfère au Maroc, cela est une colocalisation, et ça c’est bien, c’est super, c’est génial, et c’est extra…

Alors naïvement je me pose une question. Comment un gouvernement socialiste peut-il théoriser l’acceptation de délocalisations, voire les amplifier ou les encourager… (pardon, je me suis trompé, il faut dire colocalisation) et dans le même temps dire publiquement que la lutte contre le chômage est une priorité gouvernementale ?

Car il ne faut pas se leurrer, les emplois qui partiront au Maroc ou ailleurs, que ce soit des délocalisations, des colocalisations ou autres imbécilités linguistiques et conceptuelles de cabinets ministériels, auront les mêmes conséquences. Une perte d’emploi ici, contre une création d’emploi là-bas, et peu importe le lieu du « là-bas ».

Lire la suite de la chronique de Charles Sannat

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Première publication 18 décembre 2012.

Renault a fermé une grande partie de ses usines en France pour en ouvrir au Maroc et en Algérie. Cette industrialisation des pays du Maghreb se fait avec l’assentiment et le concours du gouvernement français.
Mais attention, on ne doit pas parler de délocalisation. La novlangue s’est enrichi d’un nouveau mot pour désigner ce phénomène : la Colocalisation industrielle.

C’est Jean-Marc Ayrault qui lors de son récent voyage au Maroc a employé pour la première fois ce vocabulaire. Il parle bien notre premier sinistre, il est capable d’employer le mot minable et… colocalisation industrielle.

On ne voit pas bien en quoi la colocalisation est différente de la délocalisation. Mais c’est sans doute parce qu’on n’est pas aussi savant que ceux qui nous  gouvernement. Continuer la lecture de Le gouvernement invente la colocalisation, plus smart que la délocalisation (Maj)